vendredi, 12 août 2011
Citytrip à Londres: mes bonnes adresses logement et bouffe
Aujourd'hui, ce blog augmente fortement sa teneur en super bons plans. Oui oui! Parce que j'ai découvert que trouver un logement sympa, facilement accessible et surtout -surtout- pas cher à Londres, c'est possible! Je vous présente donc... TADAAAAAAAAM: Le Palmers Lodge, à Swiss Cottage.
Ca a de la gueule, nan?
M. Palmers, propriétaire d'une usine de biscuits, a eu la bonne idée de se faire construire un truc clinquant et énorme et puis il a fini par mourir. Et son manoir a fini par tomber entre les mains de gens qui en ont fait une auberge de jeunesse. Résultat: on se balade sur de la moquette moelleuse, avec aux murs des lambris, sous de hauts plafonds. Ya pire comme décor! Et quand en plus, on paie royalement 21 euros par personne tout compris (Tout tout? Oui, tout! draps et ptit dej compris!), on touche au bonheur suprême.
Les points positifs:
- Le prix (of course). Evidemment, on parle de bunk beds (des lits superposés) ce qui est beaucoup moins romantique quand on part en amoureux. Le Palmers Lodge propose aussi (mais pas dans ce bâtiment-là) des chambres doubles, avec ou sans salle de bain privative, mais ça fait évidemment grimper les prix (compter 100 euros pour deux dans une chambre avec salle de bain). Ici, 21 euros par personne, c'est tout à fait raisonnable pour la ville. On pourrait même dire inespéré, non?
- La situation: Swiss Cottage, c'est sur la Jubilee Line, à deux arrêts de Baker Street et sur la même ligne que Bond Street (accès direct à Oxford Street). Swiss Cottage, c'est aussi un quartier calme, un peu bourgeois, pas très loin de Hampstead et de Camden Town.
- l'ambiance: calme quand il faut (dormir, par exemple), plus animée si on le souhaite, c'est la chouette ambiance "auberge de jeunesse". Palmers Lodge propose des soirées à thèmes, jeux de société ou happy hour dans son bar au sous-sol. Le ptit déj' (toasts beurrés ou "marmeladés", viennoiserie et boissons chaudes -le jus d'orange est dégueulassement chimique) est plutôt bon, à condition de pas rester des semaines (à force, ça doit lasser).
- Le free wifi, également accessible dans notre chambre au premier :-) Et la possibilité de laisser ses bagages dès qu'on arrive (nous, à 9h alors que le check in ne pouvait se faire qu'à partir de 14h).
Les points négatifs:
- l'"espace" douches-toilettes: enfin, quand je dis espace, je devrais dire cagibi ousque-t'as-pas-intérêt-à-être-obèse-sinon-tu-rentres-pas-ou-tu-sais-plus-sortir. Pas pratique pour un sou quand la séparation entre la douche et l'espace habillage n'empêche absolument pas l'eau de stagner dans la partie habillage. Je vous laisse imaginer les contorsions pour tenter d'entrer un pied mouillé dans un vêtement sans donner l'impression d'être incontinent... Perso, j'ai pas pu éviter le crash de mon pantalon dans la flotte, heureusement que j'avais une robe par dessus... Quoique, comme dit M. Léludemoncoeur, si je m'étais baladée en boxer short, yaurait bien eu quelqu'un pour me complimenter sur mes boucles d'oreilles. On est à Londres, quoi merde!
Dans les toilettes (en face des espaces douche), le lavabo est minuscule, ce qui oblige à jouer les contorsionnistes pour recracher son dentifrice ou se laver les mains.
Bon point cependant: les douches et toilettes sont nettoyées plusieurs fois par jour (cinq ou six, je dirais), ce qui fait que celui qui se lève tard ne se ramasse pas forcément une perruque dans la douche.
Passons au deuxième point super important d'un séjour: la bouffe! Là non plus, on n'a pas été déçues.
Café Caesar: Premier stop le mardi matin pour déjeuner, si possible anglais. On tourne un peu dans le quartier de l'auberge de jeunesse où nous venons de déposer nos bagages, quand nous tombons sur ce petit café. Quelques tables et, dehors, un panneau annonçant un "full English breakfast" à moins de quatre livres. Ni une ni deux, on rentre tester la formule un peu moins full et on se "contente" de ça:
Oeufs, bacon, toasts, thé, le tout (ou presque) avec le gras qui brille
Première expérience salée au ptit déj' pour Massoeur n°5, je crois que ça a été concluant. Faut dire que le beurre salé fondait à point sur les toasts et que des mouillettes avec des oeufs, ya quand même rien de mieux. On s'en sort avec une addition d'environ 8 livres pour deux.
Adresse: 17 Northways Parade, Belsize Park, London NW3 5EN
Prêt à Manger: vers 14h30, pas trop affamées mais assoiffées, nous tentons d'abord le Wagamama pour goûter du japonais. Pas de bol, on nous refuse l'entrée car "le restaurant va fermer pour permettre au personnel de rentrer "safe" chez lui en raison des émeutes"... Mouiiiiiii? comme on cherche plutôt un truc à salades, on finit par atterrir chez Prêt à Manger, le fast-food de tartines et salades qui affirme que "Everyday, (they) start afresh". Hop, une salade et une salade de fruits, bonnes et fraîches (et variées) et nous voilà reparties pour trotter -ou se traîner, au bout de la journée- dans les rues londoniennes.
Eriki: Massoeur n°5 a encore beaucoup de choses à apprendre. Normal, c'est la Ptite (ahah). Par exemple, elle n'a jamais mangé de sushis. Elle n'a jamais mangé libanais, non plus, ni indien. Ni même caribbéen. A Londres, c'était donc l'occasion de lui faire tester certaines de ces cuisines. Après avoir fait chou blanc à Camden Town (pas moyen de trouver un resto ouvert pour cause de lendemain de veille d'émeutes), on se rabat sur "notre" quartier, Swiss Cottage, passablement affamées et fatiguées (remember: lever indécemment tôt pour prendre l'Eurostar...). Il reste quelques lieux ouverts. A notre gauche, le McDo, à notre droite, Eriki, resto indien de son état. On choisit le McDo.
Nan, j'déconne! Eriki, bien sûr! En préparant ce billet, j'ai vu que les avis sur ce resto sont très partagés, soit absolument élogieux, soit complètement cassants. Visiblement, ça ne laisse pas indifférent. Nous, en tout cas, on a très bien mangé (un poulet tandoori tendre et chuteux -on dit juuuuuuteux*-, du poulet à la sauce aux pistaches, des naan nature et ail *aïe* et des légumes frits (?) gracieusement offerts par la maison pour nous faire goûter). Premier contact positif avec la bouffe indienne pour Massoeur n°5. Une addition un peu gonflée par le verre de vin (5£!! contre 10£ pour mon plat), mais dans l'ensemble, assez agréable.
Kensington Place: le dernier endroit découvert durant ce séjour, grâce à mon ancienne collègue Léone, désormais Londonienne d'adoption. Un bel espace lumineux, une chouette déco (leurs chaises sont à tomber) (assis, hein), une petite carte mais vraiment alléchante. Pour continuer dans la découverte, Massoeur et moi avons choisi le fish&chips avec sauce tartare. Que dire sinon: MIAAAAAAAAAAAAM? C'était bon, abondant et les frites n'avaient pas grand chose à envier à nos frites à nous. Damn! Le poisson était fondant et la friture était euh... bien grasse! :D Ils avaient même poussé le détail jusqu'à décorer l'assiette d'une feuille du Times, pour rappeler l'esprit du Fish&Chips de base. Le serveur y est allé de ses trois mots en français et nous a bien fait rigoler. Addition d'environ 40 euros à trois.
Voilà donc le topo des adresses testées. En résumé ça donne: pas de déception côté qualité de la bouffe, seul petit regret pour Wagamama. Allez! Voyons le bon côté des choses: ça donne un excellent prétexte d'y retourner!
*désolée, la pub fait des ravages sur mon pauvre cerveau
16:45 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Le nez en l'air, Loisirs, Popote, Voyage | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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jeudi, 11 août 2011
London blue(s)
Aujourd'hui, je souffre de jetlag. Oui, je sais que Londres, ce n'est qu'à une heure de décalage d'ici! Mais comment expliquer autrement que mon esprit vagabonde -un peu plus alerte que mes petons, le coquin!- allègrement du côté de Notting Hill -à moins que ce ne soit Covent Garden? Comment comprendre que cette journée me sembler passer un million de fois plus lentement que celles d'hier et d'avant-hier? Pourquoi aurais-je envie de ne parler qu'anglais et de faire une pause -bientôt- pour boire un thé bien fort et bien sucré?
Londres, c'était trop bien. Et quand je dis trop bien, c'est pas pour faire genre jeune. C'était vraiment trop bien, rapport que j'ai qu'une envie, maintenant: y retourner fissa. Or bon quand même, la vie à Londres est légèrement plus chère que chez nous. Sans doute pour ça que les gens ont été obligés de casser des vitrines pour aller chercher à manger. Quoi? On me souffle dans l'oreillette que ce n'était pas des biens de première nécessité, qu'ils ont emporté...
Détail de babioles Dorothy Perkins
Joke à part, on n'a pas vu la queue d'une émeute là où on est passées. Bon, Tottenham ne faisait pas partie de nos must-see, mais ailleurs non plus, même sur Oxford Street qui avait pourtant reçu la visite des pillards semble-t-il. On a vu beaucoup de bobbies, ça, c'est sûr. A Camden Town où nous avions prévu de manger mardi soir, il y avait même plus de flics que de civils en rue. Avec les panneaux de bois obstruant les vitrines, ça donnait au quartier un petit air de fin du monde... Notons tout de même que notre dortoir à l'auberge de jeunesse accueillait deux Norvégiennes. On dit de ma malchance
Ce qui s'est confirmé, par contre, c'est que si à Rome, il faut faire comme les Romains, à Londres il faut parler italien. Je ne sais pas s'il restait un ciccio dans la Botte, mais en tout cas, il devait se sentir bien seul! Dans le métro, à Portobello Road, chez Dorothy Perkins, chez Selfridges, au resto, partout on se serait cru dans une colonie italienne. Battus les Français, oubliés les Espagnols! Londres, c'est un peu Rome, comme à la belle époque d'Hadrien (et son fameux wall, construit 1.882 ans avant celui de ce sale copieur de Mark Z.). Je pensais que les Italiens n'avaient pas de thunes, tellement pas qu'ils sont obligés de rester jusqu'à au moins 30 ans chez papa-maman... On nous aurait MENTI? Scandale!
Bref, la virée entre poulettes à Londres a été du pur bonheur. Elle a aussi permis de papoter tout notre saoul, de remettre à jour les connaissances familiales, de faire des découvertes, de déconnecter presque totalement de la Belgique et de revenir plus amoureuses (de nos Léludenotrecoeur respectifs, je précise) que jamais.
Ces prochains jours, je vous proposerai, comme je l'ai fait pour les dernières destinations, une sélection des bonnes adresses découvertes au fil de nos balades. Ce sera l'occasion pour moi de prolonger un peu le plaisir, comme un After Eight qu'on laisserait fondre sous la langue...
17:59 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Ce pauvre M. Léludemoncoeur, Le nez en l'air, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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