jeudi, 09 décembre 2010

Changer, c'est oublier un peu

Il se propage plus vite qu'une bonne grippe A(H1N1) en ce mois de décembre. Il? Le nouveau profil Facebook, pardi!! 28 de mes amis ont déjà opté pour la nouvelle version, d'après le dernier décompte fièrement proposé par Mark Z. et les petits Chinois chargés de compter qui parmi mes amis est attiré par la nouveauté (zallez pas me faire croire que Mark s'en est occupé personnellement, si?).

 

Bizarrement, j'ai pas encore vu de groupe "pour que Facebook nous rende l'ancienne version", pourtant un marronnier bien classique de ces périodes de changement. Faut dire que certains font encore partie du groupe de protestation créé après le dernier changement, j'le sais, j'l'ai vu (mais ne me demandez pas chez qui, je ne m'en souviens plus du tout) (non, n'insistez pas, ma mémoire de poisson rouge m'empêche toute dénonciation calomnieuse).

 

Et pourtant, qui se souvient de comment c'était, "avant"? On sait -je sais- qu'il y a eu plusieurs versions du "home" Facebook depuis 2007. Mais c'est comme si une étrange amnésie me frappait quand on parle de Facebook. Je me souviens m'y être inscrite alors que je travaillais déjà là où je travaille encore (vous suivez?). Je me souviens qu'à ce moment-là, on s'inscrivait en espérant encore secrètement arriver à dénicher le vrai profil du prince William (ZE Will honteusement confisqué par Kate) et à devenir copine avec d'une manière ou d'une autre. *soupir* c'était le bon temps... *soupir*

 

Depuis, Facebook a radicalement évolué, parfois par petites touches presque invisibles, parfois d'un coup, à coup de nouveau profil ou de nouvelles fonctionnalités. Chaque fois, ça râle. Oui, même moi, ça m'emmerde quand Mark Z. et ses potes bousculent mes petites habitudes, me forcent à agir un peu différemment, à habituer ma rétine à d'autres formes, d'autres profils...

 

Et pourtant... On parie que dans quelques mois, je ne me souviendrai même plus de comment c'était "maintenant"? Que ces profils pleins de photos, où on peut indiquer les langues qu'on parle (me demande si ya "langue de pute", tiens, ça m'en ferait une en plus...), où on voit direct les études effectuées et avec qui on est marié (t'es single? Wooooooh!) feront tellement partie de notre quotidien webesque qu'on aura l'impression qu'ils ont toujours été là (tout en sachant que non)?

 

Ca me fait penser à Winston Smith, qui lutte désespérément pour se souvenir d'un passé sans cesse réécrit. Evidemment, ce n'est pas très joyeux. C'est même légèrement flippant sur les bords. Alors moi, je vais profiter encore quelques jours du "vieux profil" Facebook. Il sera bien temps de changer après.

 

 

 

PS: ce qui est assez fou, c'est que j'avais envie de vous parler de cette mémoire qui s'efface il y a environ 15 jours, sans savoir qu'un nouveau profil allait débarquer. Hasard? Vous avez dit Hasard? ;-) (en fait, je suis la confidente de Mark Zuckerberg et j'étais trozimpatiente de vous divulguer ze sîîîcwet)

 

PS2: So Fille! a sa page Facebook. La 50e personne qui l'a rejointe (hier) va recevoir un petit cadeau. Imaginez pour la centième, hein? ;-)

13:25 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Blog, Réflexion, Twitter et tutti quanti | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : facebook, internet | |  Facebook |