cuisine

  • 5 façons de sauver le pain sec (du sac poubelle)

    Pin it!

    M. Léludemoncoeur et moi, nous sommes des consommateurs assidus de pain. De baguette, même. On en achète une par jour, et même parfois deux quand on a grand faim. Problème: on se retrouve souvent avec des restes. Au fil du temps, j'ai donc commencé à réfléchir à ce que je peux faire pour éviter de jeter autant de pain. Voici cinq idées gourmandes pour recycler du pain sec.

    Lire la suite

  • #31Bloggingdays - Une recette que j'aime particulièrement

    Pin it!

    Restons dans l'ambiance des fêtes pour ce billet, avec une recette saisonnière, qu'on ne peut faire que durant un bon mois (le reste du temps, ça n'aurait pas la même saveur): le cougnou.

    Lire la suite

  • Le tiramisù de saison

    Pin it!

    L'autre jour, je me suis retrouvée avec deux données apparemment indépendantes: 1. il me restait un ravier de fraises belges achetées au marché mais que je n'arrivais pas à me décider à préparer, et 2. M. Léludemoncoeur avait invité des amis à manger un jour où je bossais.

    Lire la suite

  • La conspiration du calzone

    Pin it!

    Il y a du bon à s'être rapatriés chez les (beaux-) parents. Logés, nourris, blanchis, on a l'huile d'olive, l'argent de l'huile d'olive et le sourire de la marchande. Mais il y a autre chose, un genre particulier de moments inestimables: la transmission des secrets de cuisine.

     

    A vrai dire, ça avait commencé avant notre retour, avec la sauce aux fruits de mer pour les pâtes. Un jour que je me régalais, Maman Léludemoncoeur avait commencé à m'expliquer comment refaire moi-même cette sauce pleine d'ail, de persil, d'huile d'olive et de fruits de mer. Pas de dosages précis, simplement des "beaucoup d'ail, beaucoup de persil" et des "pas d'oignons, ah ça! non!". Il m'a fallu deux tentatives pour reproduire exactement le goût de cette sauce. Maintenant je sais que "beaucoup d'ail" veut dire "vraiment beaucoup" et pareil pour le persil.

     

    Mais la science culinaire de Maman Léludemoncoeur ne s'arrête pas là, bien sûr. Lasagne, pizza, calzone, "brodo" (le bouillon, surtout à la poule, à se damner), toutes ces choses qui n'ont pas le même goût qu'ailleurs, mais qu'on sait particulièrement authentiques, direttamente di qua.

     

    24 décembre, dans l'après-midi. "Sofiaaaa!" C'est le signal, faut arrêter de glander et descendre voir ce qui se passe. Maman Léludemoncoeur est entourée de plats carrés et rectangulaires pouvant aller au four. Sur la table, une énoooooorme casserole remplie de sauce tomate. Dans un coin, soigneusement étendues sur des nappes en tissu cousues entre elles, les plaques de pâte, déjà cuites et mises à absorber. Il y en a une quantité impressionnante, de quoi faire, en fait, quatre ou cinq fournées. La lasagne, c'est la tradition, on la mange le 25 décembre en (grande) famille. Ici, exceptionnellement, ce sont des pâtes achetées toutes faites au magasin. Mais d'habitude, on fait la pâte soi-même aussi, c'est meilleur, et les spécialistes ne s'y trompent pas. "Ca fait longtemps que je n'ai plus mangé la lasagne de ma soeur", dira son frère à Maman Léludemoncoeur.

     

    Une couche de pâtes trempées dans la sauce, une louche de sauce tomate, du jambon émietté, du fromage râpé, et on recommence jusqu'à avoir rempli le plat. Et puis on recommence avec le plat suivant. La lasagne a un goût différent quand on participe à son élaboration. Si si! Je vous jure!

     

    Hier, j'ai atteint le sommet du nirvana culinaire: j'ai participé à la confection de calzoni. Pour vous situer, les calzoni, c'est ce qu'on vous sert au resto comme une pizza refermée. Autant vous le dire, ceux de Maman Léludemoncoeur sont vaaaaaaaachement meilleurs (et encore plus caloriques, sans doute aussi...). Ils sont plus petits que ceux servis en pizzeria, plus tendres et farcis avec un mélange de sauce tomate/jambon/anchois/oignons/champignons/olives... Je crois que c'est avec ces calzoni que M. Léludemoncoeur m'a attirée et retenue dans ses filets.

     

    Alors hier, mine de rien, une recette s'est transmise, de bouche à oreille. J'ai observé Maman Léludemoncoeur abattre la pâte (dont j'ai raté la préparation, maudit sport!), la farcir de sauce et de fromage, la refermer soigneusement et puis jeter le calzone dans l'huile (eh oui!! ça ne se fait pas au feu de bois). Plus de... une heure (?) après, le plan de travail croulait sous les calzoni faits maison. Il paraît que j'ai un don pour les refermer tout bien comme il faut, pour qu'ils ne s'ouvrent pas à la cuisson. Eh si!

     

    Ce sont des moments magiques, ceux de partage de ces recettes. Il faut les savourer à leur juste valeur car je sais qu'on ne retrouvera jamais de petit calepin avec toutes les recettes notées bien sagement. Maman Léludemoncoeur transmet son savoir comme sa mère et sa grand-mère l'ont fait avant elle. Et quand je l'ai vue hier pétrir la pâte "regarde comment on préparait le pain à la maison!", j'ai soudain vu la jeune femme d'une vingtaine d'années, dans sa maison de Sicile, avec sa mère et ses soeurs. Transportée au coeur du petit village, dans cette maison où les frères avaient construit un four à bois, pour les pizzas et le pain. Et cette boule de pâte, là, m'a soudain semblé magnifique.