lundi, 22 novembre 2010

Les pas mous du cougnou, acte 2

Chose promise, chose due: je me suis attaquée ce week-end à la confection de cougnous -mes pauvres amis Facebook n'ont pas échappé à la tragédie du week-end. "So Fille sent bien que le samedi, c'est cougnou". "So Fille n'a pas résisté à l'appel d'une virée shopping, cougnou repoussé à demain". "So Fille s'y met enfin". Martine peut aller se rhabiller! Celle qui a tenu Facebook en haleine ce week-end, c'est moi!

Bon, je vais pas faire une grosse tartine sur le sujet, déjà que j'en ai déjà parlé la semaine passée et en plus, tartine + cougnou = vous n'aurez plus faim pour le dîner, bande de gourmands!

Sachez seulement qu'on a frôlé le drame, parce que mes cougnous, je devais les faire cuire dans un four au gaz. Or, ce four au gaz, je ne l'avais jamais utilisé pour faire cuire autre chose qu'une pizza surgelée (ou un hachis parmentier), c'est vous dire le niveau d'implication émotionnelle.

Ici, j'ai pétri la pâte de mes petits doigts potelés, je me suis niqué le poignet à mesure que la farine s'incorporait bien aux oeufs, j'ai jeté toute mon âme en même temps que le sucre perlé dans ces petits pâtons. Et puis ça: au lieu de sentir la douce odeur madeleinesque du cougnou, j'ai commencé à sentir le sucre cramé. Un rapide coup d'oeil dans le four m'a confirmé ce que je craignais: tandis que le dessous ressemblait déjà à du pain bien cuit, le dessus commençait à peine à brunir légèrement. Ajoutez à cela qu'on en était à racler le fond de la bonbonne de gaz, genre "arrivera-t-on à cuire ces cougnous à point? Restez avec nous, on le verra après la pub...", bref, je n'exagère pas en disant qu'on a failli avoir des morts...

Au final, le fond est effectivement cramé, mais si l'on évacue le séant, ces premiers tests "au gaz" sont tout à fait corrects :-)

En voici donc la recette (pour deux cougnous d'un kilo ou une douzaine de 150 gr):


Ingrédients :
- 4 dl de lait
- 1 kg farine
- 20 gr levure fraîche
- 50 gr sucre cristallisé
- 4 œufs
- 200 gr beurre
- 10 gr sel (2 c à c rases)
- 200 gr raisins secs
- 250 gr sucre perlé
- 1 peu jaune d’œuf pour dorer

Préparer la pâte sans sucre ni raisins :
- tamiser la farine dans un bassin. Faire une fontaine
- répartir le sel sur les bords extérieurs de la fontaine
- ramollir le beurre jusqu’à consistance d’une pommade
- faire tiédir le lait
- casser les oeufs. Battre à la fourchette, puis les verser dans la fontaine

Préparer le levain :
- émietter la levure
- ajouter qques cuillerées de lait tiède
- délayer la levure à la fourchette
- incorporer un peu de farine pour obtenir une pâte très molle
- saupoudrer le levain d’un peu de farine
- faire lever 5 à 10 min à l’abri des courants d’air (ou dans four T° basse)

Pétrir :
- mêler l’œuf et le sucre dans la farine à l’aide de la fourchette
- ajouter le lait petit à petit
- ajouter le levain en mélangeant soigneusement
- incorporer le beurre en dernier lieu

Enfariner une planche à pâtisserie (ou plan de travail)
Placer la pâte dessus
Incorporer de la farine
Donner une forme arrondie à la pâte
Laisser lever ¾ d’heure

Incorporer le sucre et les raisins
Façonner les cougnous (allonger les pâtons en étranglant les 2 extrémités)
Laisser encore lever une 10aine de minutes sur la tôle beurrée et farinée
Faire chauffer le four à 220°
Dorer les pâtons à l’oeuf battu
Faire cuire à 200° pendant 15 min environ, puis laisser dans le four éteint

02:08 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Popote | |  Facebook |

jeudi, 18 novembre 2010

Sans sucre, merci!

Hier, je suis allée au supermarché. Oui, je sais, j'ai une vie super fascinante. Je pourrais vous faire la liste des courses, aussi, sauf que non. Parce que c'est bien là que réside le problème: je n'avais pas fait de liste. Et mon bel élan consumériste de "chéri, je vais passer au Delhaize parce qu'on n'a plus de faux sucre" a fait pschhhiiiiiit. Car de réserve de faux sucre, il n'y a point. J'ai lamentablement oublié. Pire, je ne m'en suis rendu compte que ce matin, en ouvrant le sucrier. M*rde, le sucre!

Oh! Pas que je sois rentrée bredouille (brocouille, comme on dit dans le Bouchonnois). Noooooon! J'ai même pensé aux chips et à la salade (oui, c'est du grand écart, et alors?). J'ai même -attention, on va friser le surréalisme- arpenté certains rayons à la recherche de ce fameux faux sucre. A quel moment me suis-je laissé distraire? Je ne sais plus. Mais toujours est-il que je suis repartie guillerette, mon sac de courses au bras, Desperate Housewife version région du Centre (irradiant le glamour au milieu de gens en training et cheveux gras, donc). Sans sucre, ni vrai, ni faux.

C'est typique de moi, en fait. Tellement typique qu'il faudrait absolument que je m'oblige à faire une liste à chaque fois. Sauf que même quand je fais une liste, j'oublie d'y noter un truc, c'est forcément obligé. Et je me tape le front du plat de la main une fois derrière mon volant/rentrée à la maison "mais OUI! je le savais que j'avais oublié un truc!!". Parce qu'en plus, je sens que ce n'est pas tout à fait fini, que je devrais rester 5 minutes de plus dans le magasin, sait-on jamais que quelque chose me revienne, genre qu'il faut que j'achète l'ingrédient principal de mon plat du soir... Ca ne rate jamais. J'ai prévu de tester cette merveilleuse recette de poulet au citron? M*rde, où sont ces foutus citrons? Des ccupcakes? Zut, j'ai oublié la farine!

Allez, consolons-nous, au moins, je me balade avec ma passoire bien vissée sur mes épaules. A moins que celle-là aussi, je finisse par l'oublier...


Edit de quelques minutes plus tard: quand je vous le disais que je suis une vieille distraite! J'avais prévu de partager avec vous une petite chanson bien de circonstance, qui me trotte en tête depuis que j'ai découvert mon sucrier desperatement vide...

00:07 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Popote | |  Facebook |

mardi, 16 novembre 2010

Où le schtroumpf troque ses lunettes contre des bras croisés

Moi, j'aime pas le mardi. Enfin, j'aime pas ce mardi-ci. Ni celui de la semaine dernière, d'ailleurs. Donc j'aime pas le mardi. En plus, ya même pas de soleil.

Je suis affectée à l'information économique cette semaine et ça me déprime. Cette violence sociale, les entreprises cow-boys qui virent sans consulter, ces bras-de-fer stériles, ces résultats d'entreprise à répercuter me mettent les nerfs à vif.

Je sens la mauvaise humeur m'envahir petit à petit sans pouvoir tout à fait la refouler. J'en deviendrais presque désagréable avec les collègues et mes remparts contre les râleries de certains commencent à se fissurer.

J'ai envie de ressortir mes aiguilles pour me tricoter une écharpe toute douce et super longue, mais aucune laine ne me plaît.

J'ai envie de décorations lumineuses de Noël tellement kitsch qu'elles me feraient rire, j'ai envie de compenser la nuit et le froid par des promesses de fête.

Allez, pour tenir le coup et faire le plein de vitamines (mais pas que), voici une petite recette testée ce week-end chez mon papa: la macédoine d'agrumes

- prenez quelques mandarines, un pamplemousse et quelques oranges (ça dépend de la quantité que vous voulez préparer ;-) )
- pelez les fruits à vif et coupez-les en petits morceaux. Mélangez-les
- arrosez d'un "sloutch" de rhum (c'est un dessert, pas un cocktail) et de jus de citron (frais pressé, par exemple)
- saupoudrez d'un peu de sucre pour casser l'acidité des agrumes

Et puis...

Dégustez!

Si le rhum est bon et bien parfumé, ce dessert devient vraiment magique. Servez-les à des invités qui restent dormir chez vous, comme ça ils pourront vider leur coupelle jusqu'à la dernière goutte ;-)

01:12 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Popote | |  Facebook |

lundi, 15 novembre 2010

Chez nous, on n'est pas mou du cougnou

Ce week-end, mon père a officiellement lancé la saison du cougnou. Ca faisait quelques jours que l'envie me titillait d'aller repêcher la recette familiale dans ma boîte mail (ma version papier étant enfouie dans une caisse anonyme, les chances de la retrouver rapidement frisent le zéro absolu), tout en me raisonnant: "tout-vient-à point-à-qui-sait-attendre". Et mon impatience a payé: le 14 novembre, j'ai goûté mes premières tranches de cougnou de l'année.


Pour les Françaises perplexes et les habitants incultes de la Région du Centre, le cougnou n'est pas une spécialité africaine douteuse consistant en des couilles de gnou, non non non. Il s'agit d'une sorte de pain brioché au sucre et aux raisins secs (ou pas, si affinités). Que dire, sinon que c'est bon à mourir et que les fesses pleurent toute seules après d'avoir doublé de volume? Ce que ça a de plus qu'une bête brioche? Ben on le prépare juste en période de Noël.

(Petite parenthèse parce que je sais pertinemment qu'en lisant les lignes ci-dessus, certains lecteurs se sont écrié: "mais on dit une cougnolle, pas un cougnou, elle sait pas ce qu'elle dit, celle-là!", non, on ne dit pas une cougnolle, en tout cas pas pour les pâtisseries préparés de nos blanches mains à mon papa et moi: c'est du cougnou, point à la ligne)


Le cougnou, c'est ma madeleine à moi, ça me ramène 15 ans en arrière, quand on tannait mon père en lui tournant autour pour qu'il daigne se mettre à la tâche. Ca ne marchait pas chaque année, ça ne marchait parfois qu'une fois par an (alors qu'à cinq filles -oui, cinq filles- le cougnou disparaissait avant même d'avoir eu le temps de dire miam!), mais quand il en faisait... mmmmmh! quel régal! J'en ai gardé l'idée que faire du cougnou, c'est forcément ardu et qu'il faut dégager une demi-journée au moins pour s'y mettre.

Et puis l'an dernier, je me suis attaquée au monstre sacré -le cougnou, pas mon père. J'en ai fait, refait et rerefait, jusqu'à ce que mes fesses crient "grasse!". Le sucre perlé, faut dire, ce serait sans doute plus inoffensif en collier. Mais quel plaisir de croquer dans cette brioche "mouillée" par le sucre... J'en fonds!

Allez, je m'y remets et puis, promis, je vous publierai photos et recette! :-)

03:28 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Popote | |  Facebook |

samedi, 09 octobre 2010

Je suis une femme pleine et entière (et ça rime avec Tupperware)

Le déménagement, ça a de super bons côtés insoupçonnés. Par exemple, c'est un excellent répulsif anti-achats.

(Enfin, pour moi, en tout cas, parce que M. Léludemoncoeur, c'est pas ça. Chez nous, c'est un peu le monde à l'envers, c'est Madame qui a la carte visa et Monsieur qui téléphone/envoie un mail pour dire "oups, j'ai encore passé une commande Amazon sans faire exprès avec ta carte hihihi". Fermons la parenthèse)


Or donc hier -bad timing- j'ai fait connaissance avec le monde fabuleux (et un peu hors de prix, il faut bien le dire) de Tupperware. Avant ça, mon expérience des petites boîtes en plastique se limitait à celles que ma mère avait achetées et à un vague souvenir de l'avoir accompagnée un jour à une réunion quand j'étais gosse. Point barre.

Or, en 20 ans, Tupperware s'est quand même vachement modernisé. Fou non? Fini les plats vert caca d'oie, bonjour les couleurs pastel ou vives. A côté de la réunion classique, les démonstratrices proposent aussi des ateliers cuisine oùsqu'on utilise que des produits Tupperware comme ça tu te dis "bordel mais comment j'ai pu me passer de ça pour faire mes gâteaux à chocolat/mes boulettes à la thaïlandaise/mon riz cuit à point etc etc etc.?"

Hier, l'objet vedette était un cuiseur vapeur pour le micro-ondes. Recette du soir: boulettes asiatiques. Qu'on doit faire nous-mêmes avec nos blanches mains, un tablier en plastique aussi blanc que nos mimines et plein d'accessoires Tupperware que la démonstratrice (ça sonne presque pareil que clarificatrice, vous trouvez pas? ;-) ) nous présente au fur et à mesure. Bon, j'ai du mal à me convaincre que la cuillère mélangeuse (différente de la cuillère à servir, si si!) va révolutionner le monde de ma cuisine mieux que ma bonne vieille cuillère en bois, mais pourquoi pas.

Mon amie Ingrid, charmante hôtesse dans sa non moins charmante demeure, supplée la démonstratrice avec efficacité et sort une batterie de plats/cuiseurs/couverts/gadgets tupperware absolument impressionnante. Mais ça doit coûter des MILLIARDS!!!! (plus bas, je vous esspliquerai comment elle fait pour en avoir autant)

Nous voilà donc en train de rouler nos boulettes sous les aisselles dans nos petites mimines plus si blanches, du coup, de les placer consciencieusement dans le petit panier vapeur Tupp'. Une fois bien roulées, nos boulettes vont -hop!- dans le four à micro-ondes pendant 25 minutes.

Pas de temps mort, car pendant que ça cuit, hop! on fait un récaputi.... un racépitu... bref, elle nous explique les promos du mois. Les beaux plats-qu'on-dirait-du-guzzini-inversé (blanc à l'extérieur, rouge à l'intérieur), le Mousselait (qui comme son nom l'indique, sert à faire de la mousse de lait pour cappucino*, sauf qu'il faut... brrrrr du lait ENTIER) ou encore les cocottes où on peut faire cuire un poulet fermier entier.

Au bout de 25 minutes, la maîtresse de maison ramène les boulettes. De fait, elles sont délicieuses, tendres comme il faut, moelleuses et pas trop grasses vu que la graisse retombe dans l'eau de cuisson. On se prend à rêver de cuisson vapeur au micro-ondes et on va donc toute guillerette à la page oùsqu'on parle sous.


Heureusement que j'avais une part de fondant au chocolat en main pour en respirer le beurre salé. Parce qu'immédiatement, je me suis dit que le cuiseur vapeur s'évaporerait dans mes rêves: 89 euros, le cuiseur!

Bon ok, c'est garanti à vie, donc même en comptant qu'on le garde 50 ans (et encore! l'espérance de vie augmente, non?, quand on cuisine à la vapeur sans matières grasses), et qu'on l'utilise plus de 4 fois par an, il est laaaaaargement amorti et rentabilisé. Mais sur le moment-même, 89 euros, ça fait mal par où ça passe.

Moi, avec le déménagement, je suis -évidemment- restée raisonnable. Acheter plein de belles choses bien cher pour les stocker dans des cartons, ça n'a que peu de sens (mais regardez comme la Sagesse s'exprime par ma bouuuuuuuuche!).

Mais j'en referai, des ateliers culinaires. Peut-être même chez moi, quand j'aurai trouvé LA maison. C'est une des manières de remplir raisonnablement ses placards de Tupp'. L'autre, mais faut se lever tôt, c'est d'écumer les brocantes. La prochaine fois peut-être...



*de fait, tout n'est pas d'un intérêt vital...

09:08 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Popote | |  Facebook |

jeudi, 09 septembre 2010

La soupe-à-tout

Ca commence à embaumer dans tout l'appart, cette soupe-à-tout. C'est quoi une soupe-à-tout? A peu près la même chose qu'une MastaSalade(TM), version soupe.

Te v'là bien avancé, hein?

La MastaSalade, c'était ma spécialité quand je kotais*. On ouvre le frigo, on en fait l'inventaire et puis on jette tout (ou presque) dans un saladier, on arrose d'huile d'olive et de vinaigre (framboise, balsamique) et c'est prêt. Bon, euh, on met pas du chou cuit avec des pommes de terre, quoique, ça pourrait être concept.

Non, faut une base de salade, ça c'est sûr, sinon ça s'appellerait pas "MastaSalade", voilà, tu comprends vite! Mais après, on laisse libre cours à la gourmandise et à l'imagination. C'est ainsi qu'on a pu déguster des salades avec des fraises, de la pomme, du melon, de l'orange... Comment? Ca s'appelle une salade de fruits? Que nenni mon ami! Parce qu'il reste la vinaigrette et la salade. Et aussi sans doute un peu de fromage, un oeuf, du jambon de Parme.

Et tu manges tout ça toute seule?? (Tu sais que tu as des questions pertinentes, toi?) Que non! La MastaSalade est par définition un plat communautaire. On fait rappliquer les potes, on mange à même le plat, on trie éventuellement suivant les ingrédients qu'on aime (ou pas), on termine par une vaisselle en commun et une dernière conversation. C'est bon.

La soupe-à-tout, c'est donc le même principe: tu ouvres le frigo ou le congélo, tu évalues ce que tu as et puis tu jettes délicatement dans la casserole. De préférence des légumes, hein, on parle de soupe, quand même. Tu prends éventuellement une base de légumes juliennes (mélange carottes, céleri) et puis le reste, suivant l'envie. Tu peux aussi garder ta base de légumes julienne, tu la mixes mêmes pas et ça te fait un bouillon trop bon (surtout avec une dose de fromage râpé dedans).

Ma soupe-à-tout d'aujourd'hui contient cette base + des rondelles de courgette + des oignons + un peu de mix de légumes méditerranéens (tomates/courgettes/aubergines/oignons/poivrons). La fois prochaine, ce sera autre chose. Le point positif: on se surprend soi-même à créer de délicieuses combinaisons. Le point négatif: on oublie vite ce qu'on a créé (à moins de noter consciencieusement chaque essai, mais je ne suis pas une comme ça). Le point positif du point négatif: si c'est pas top top, on oublie vite aussi.

Bon appétit!


(oui, je sais, je traîne encore sur le net alors que je suis censée venir à bout de l'appart. J'ai super honte, si si!)



*pour les Françaises qui me lisent, koter n'a rien à voir avec les gallinacées. C'est juste habiter dans une chambre d'étudiant.

05:12 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Popote | |  Facebook |

samedi, 28 août 2010

Regarder une Dame noire dans les yeux

Je ne sais pas vous, mais moi, j'en suis incapable.

Tenez, encore hier soir. Non, je n'étais ni à la RTBFDJExperience, ni au Mémorial Van Damme. J'étais au resto avec mon amoureux. Arrêtez de vous curer les ongles d'ennui les amis! Vous allez voir, ya du suspense à 2.000 calories!!

Nous avions donc élu un fort sympathique resto pas loin de chez nous, qu'on pourrait considérer comme notre cantine (on y bouffe bien pour pas cher) s'il n'y avait pas la serveuse monosujet. La serveuse qui ne fait absolument qu'une seule chose à la fois. C'est même pas la peine de te taper une gêne en lui faisant des grands signes genre "ouhooooouuuuuu Copine!!! Je suis làààààààààà!! Tu me vois? Tu me vois plus?" Non. Elle, elle apporte le sel à une table les yeux rivés sur le sel et, comme par miracle, arrive à les poser loiiiiin une fois sa mission accomplie. Loin, mais jamais jusqu'à ta table. La loose.

On finit par la choper, par commander pour les trois prochaine fois qu'on vient (soyons prévoyants!) et puis à se baffrer de moules. Et puis vient la grande question existentielle: "est-ce qu'au milieu de tout ça, il reste une mini place pour... la Coup Explosion de Chocolat*??"

Vous sentez le suspense, là? Touchez-le du doigt! Voiiiiiilààààà.

La Coupe Explosion de Chocolat, je vous essplique, c'est une Dame noire, mais en mieux. Parce qu'à la glace chocolat, au coulis de chocolat chaud, à la crème chantilly, on ajoute des morceaux de brownie. Oui, rien que ça. La cerise à 1.000 points WW sur un dîner déjà fort fort calorique.

Et pourtant, rien ne vaut le plaisir d'admirer ce magnifique enchevêtrement. Avant de le massacrer à la cuiller, méthodiquement, savamment, jusqu'à en faire une miche-popote liquide. Une sorte de milk-shake avec moins de mousse.

Je ne peux pas m'empêcher de touiller frénétiquement dans ma Dame, qu'elle soit blanche ou noire. Je touille comme je le faisais déjà à 5 ans. Et à 10 ans. Et à 15 ans. Et à 20 ans. Et encore à 25 ans.


Je crois même que si j'ai un gosse un jour, c'est une des premières bases que je lui apprendrai.



Et aussi à faire sa grosse demi-heure de stepper le lendemain pour éliminer un peu.




* deuxième question tout aussi existentielle "est-ce raisonnable?" mais la réponse est d'office "non".

07:52 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Popote | |  Facebook |

jeudi, 26 août 2010

Le deuxième Italien de la maison

Avoir un Italien à la maison, ça met du soleil dans la maison, du piment dans les conversations et de la nonchalance dans les horaires.

Avoir DEUX Italiens à la maison, c'est tout ça (ou presque), fois deux. Enfin, on va dire qu'on va juste garder le soleil dans la maison. Soyons magnanimes et logiques.

Je vous vois vous regarder d'un air inquiet: mais qu'est-ce qu'elle débloque avec ses deux Italiens? M. Léludesoncoeur n'est pas le seul élu de son coeur? Que si, les amis! Mais il n'est pas le seul à décorer partager l'appartement: ya Guzzini, aussi!

Guzzi qui? Guzzini! Non, pas un coach de basket: une marque d'ustensiles de cuisine, vaisselle et autres objets de déco. J'en suis fan, c'est dit. Et surtout de leur gamme Vintage, mais attention! Pas n'importe comment. Je l'aime en rouge, cette gamme.

Mia suocere (ma belle-mère, Maman Léludemoncoeur) a bien compris le message et a commencé à décliner la passion dans toute la gamme de produits. Je devrais peut-être lui souffler que l'essoreuse à salade... Quand je passe par là, que j'ai envie de me faire souffrir/baver/plaisir, je file au sous-sol de l'Inno de la rue Neuve, où le rayon Guzzini est assez bien étoffé. Mais tous les magasins de déco de bon goût en propose aussi.

Il suffit, le matin, d'un rayon de soleil et d'un coup d'oeil à mon Thermos rondouillard pour me donner la pêche aussi sûr que la tasse de café qu'il me tient au chaud.



Il suffit que je mélange une salade dans ce plat au carré arrondi et ça me donne envie d'inviter des amis.



Il suffit de quelques toasts ou verrines délicatement alignés...



Plus besoin de soleil, de chaleur, de vacances pour se sentir ailleurs. Mon appart avec la Guzzini's touch a des accents de dolce vita!


(ceci n'est même pas un billet sponsorisé. Juste que si vous avez envie d'offrir ou de vous offrir (ou de m'offrir ahah) quelque chose de joli, Guzzini c'est bien! Comment ça, vous aviez déjà compris? ;-) )

09:32 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Ce pauvre M. Léludemoncoeur, Popote | |  Facebook |

jeudi, 19 août 2010

Du soleil easy game dans l'assiette

Le jeudi, c'est pâtes (quoi, pas chez vous?) alors j'avais envie de partager la recette encore testée et encore approuvée ce midi a casa: les pâtes aux légumes méditerranéens.

Disons-le en préambule: les ceusses qui habitent en Belgique seront favorisés. Faut bien qu'il y ait un avantage à vivre ici.


Pour réussir cette recette il vous faut:
- du gyros (moi je prends celui à la volaille de chez Colruyt*, à tomber parce qu'il y a plein de légumes dedans, miam!). Combien? Ca dépend de combien vous êtes, hein. Mais disons 500 à 750 grammes pour deux, histoire qu'il en reste encore une lichette pour le lendemain midi ^^
- des pâtes grecques ou risone (pâtes courtes ressemblant à un gros grain de riz)
- des légumes méditerranéens (et c'est ici que les Belges sont de nouveau favorisés, car le sachet "légumes méditerranéens" surgelés disponible chez Colruyt aussi est juste parfait; pour les autres, il "suffit" -huhu- de découper en petits cubes deux tomates, une (demi) courgette, une (demi) aubergine, un oignon, un poivron rouge et un poivron vert) (effectivement, c'est plus facile en surgelé)
- des olives vertes dénoyautées
- un cube de bouillon de légumes (dégraissé)

+ faites revenir le gyros dans une poêle (pas besoin de matière grasse si la poêle est anti-adhésive)
+ faites dégeler les légumes à feu doux (faut qu'ils cuisent, quoi)
+ faites chauffer de l'eau avec le cube de bouillon. Une fois qu'elle bout, plongez-y les pâtes grecques et laissez cuire le temps indiqué sur le paquet

+ une fois que les pâtes sont cuites, égouttez-les puis mélangez-les aux cubes de légumes. Ajoutez les olives coupées en rondelles.

+ servez les pâtes avec le gyros par-dessus.

(et gardez-en une part pour le lendemain au boulot: réchauffées, elles sont au moins aussi bonnes :-) )



PS: désolée qu'il n'y ait pas de photos mais mon GSM ET l'appareil photo m'ont lâchement lâchée pendant la préparation et puis après ben... on avait tout mangé



*je vous avais prévenus: les Belges sont éhontément favorisés, Colruyt c'est une chaîne de grands magasins belge.

06:20 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Popote | |  Facebook |

dimanche, 25 juillet 2010

Ladurée tient la longueur

(Je vais vous parler de macarons juste pour placer le jeu de mots pourri du titre que j'ai trouvé ce matin)

Or donc en rentrant de Paris l'autre jour, nous n'avons pas ramené que des kilos de bouquins. Nous avons aussi importé huit macarons. Oui, huit. Un "un peu de tout" de chez Ladurée, juste pour goûter. Ben oui, vous allez pas me vendre ça comme un chat dans un sac (c'est la journée de la diction/l'addiction par ici ^^), fallait que je goûte, quitte à être O-BLI-GEE de retourner fissa à Paris pour assouvir cette nouvelle assuétude.

Disons-le tout net: le premier (fruits rouges) ne m'a pas laissé un souvenir impérissable en bouche (mert'! quoi, c'est Ladurée!). Mais j'ai vécu une progression sensorielle rarement ressentie, du cassis-violette à la pomme verte (rhaaa) en passant par citron-citronnelle et caramel salé. Ca donnerait presque envie d'aller à Paris en fin d'année pour voir s'ils ont des goûts spéciaux (genre champagne ou foie gras). J'avoue aussi que je suis tombée amoureuse de la boîte et du joli petit sac estampillé L. (vais pas répéter la marque tout le temps, on finira par croire que je fais de la pub!). J'étais moins fan, sur place, des touristes japonais qui n'avaient même pas l'air de comprendre dans quel magasin ils étaient, ni de l'impatience à la limite de l'impolitesse de certaines serveuses. Bizzness is bizzness, les gars.

Par ailleurs, et parce que j'ai l'esprit d'à propos, tant qu'on en est à parler de trucs délicieux, colorés, totalement girly et mortels pour les fesses, j'ai enfin étrenné mon livre de recettes de cupcakes. C'est assez facile à faire (du moins les "de base"), ça sent bon, c'est joli et ça a l'air tout léger (maaaaiiiiiis... beurre + sucre + farine = pas de miracle hélas!). J'ai juste fait mon glaçage à la 6-4-2 genre "quoi? 250 grammes de sucre glace pour un seul blanc d'oeuf?? Ils ont dû se tromper dans la quantité, certainement! je vais le faire à ma mode!" M. Léludemoncoeur lèvera sans doute les yeux au ciel, lui l'intégriste de la minuterie. C'est vrai. La prochaine fois, promis, je suis bovinement la recette! (en attendant, les photos de la première tentative)


La pâte est absolument euh... à dévorer avec les doigts :D


Vingt minutes après (passées dans un four chaud à 180°)


Les mêmes, sortis de leur moule en silicone


Nappage donc un peu foireux parce que trop liquide, mais malgré ça, on entend clairement leur petit cri "mange-moi! mange-moi!" Voilà de quoi égayer un peu la longue nuit de travail qui m'attend, youpie!

05:55 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Le nez en l'air, Popote | |  Facebook |