dimanche, 24 octobre 2010

Au coeur du bombardéménagement

Mesdames et Messieurs bonsoâââr,

C'est une véritable scène de vie qui se déroule en ce moment à BÎÎÎP: un vrai déménagement, par des vrais gens et nous rejoignons tout de suite notre envoyée tellement spéciale que c'est elle qui déménage:

Ouiiiii, bonjouuuuuur. Alors je me trouve donc ici au coeur du bombardéménagement. Ca a vraiment commencé hier, mais on oscille encore entre vrai bordel et vidage progressif de l'appartement. On peut en tout cas dire qu'il n'est plus possible d'y loger, ni d'y manger, ni de regarder la télé assis confortablement dans les fauteuils car, si ceux-ci n'ont pas encore disparu, les coussins qui les garnissaient ont, eux, levé le camp depuis peu.

Les armoires se vident, le camion se remplit, les forces faiblissent peu à peu, les cartons changent d'emplacement, on peut donc dire que c'est en bonne voie.

Une réflexion nous vient à la vue de ce chambardement: mais qu'est-ce qu'on peut accumuler comme brol en trois années!! C'en est effrayant!

Restent deux choses qui nous sauvent, ici: une connexion internet et Pilouchet le chat, qui ne quitte plus mes genoux dès que j'ai le malheur de m'assoir. Voudrait-il me charmer pour que je le prenne avec que ça ne m'étonnerait pas...

(dégâts collatéraux constatés: de belles grosses griffes sur le visage (tentative pathétique de vengeance du chat "aaaaaaaah! vous ne pensez pas me prendre avec, eh ben tiens! prends ça!") et une planche tombée sur la tête. Bah! Oui, quand on écarte les deux parois qui la tiennent, fatalement, ça tombe... Je le saurai pour le prochain déménagement.)

Allez, à vous les studios, je me replonge dans les rangements et autres vaisselles de dernière minute :-)

mercredi, 15 septembre 2010

En attendant le proprio

Putain les gars, je l'ai fait!!!

J'ai désormais un appart presque digne de passer dans le magazine Gaël Maison, ou dans "Réussir son déménagement" (comment ça, ça n'existe pas? Bah faudrait l'inventer! :D), à deux ou trois caisses près. Toutes les pièces sont rangées, la plupart sont propres nickel (l'en reste deux à vraiment nettoyer à fond, mais ça, ce sera pour le déménagement lui-même...). Le chat prend le soleil sur le fauteuil en ronronnant et ça sent bon la soupe.

D'habitude, la tornade ménagère ne souffle que quand on a des invités (ou à peu près, hein, il m'arrive d'avoir envie de m'y mettre juste pour la beauté du geste, mais c'est très rare). On se concentre alors sur les pièces "de vie", celles où les invités ont le plus de chances d'aller (le living/cuisine, la toilette, la salle de bain), en repoussant ce qu'on n'a pas pu ranger dans les pièces où ils n'iront pas, en gros notre chambre et le "grenier".

Résultat? Au bout de trois ans, s'attaquer au-dit grenier demande un courage sans nom. Pour s'attaquer au bordel sans nom. Mais j'ai survécu! A un bon gros passage à la bulle à verre, à deux passages au parc à conteneurs (encombrants, cartons, papiers, zou!), à du bouffage de poussière, à des touffes de poils de chat (je vous ai dit que cette pièce avait été le premier refuge préféré de Pilouchet?). Cette fois, cette pièce a repris figure humaine.

Pendant ce rangement/nettoyage pliée en deux (le grenier est hyper mansardé, le proprio appelle ça une chambre, mais je ne vois pas trop ni comment y mettre un lit, ni comment éviter de s'assommer en se levant le matin, soit), je n'arrêtais pas de me répéter mon nouveau mantra: "dans notre prochain chez-nous, je n'attendrai pas trois ans pour faire du tri! dans notre prochain chez-nous, je n'attendrai pas trois ans pour faire du tri!". Belle promesse d'ivrogne résolution, non?

Mais pourquoi ce branle-bas de combat? Tout simplement parce qu'aujourd'hui, normalement, le proprio doit venir faire une première visite, une sorte -j'imagine- de premier état des lieux officieux, pour nous faire des petites remarques sur un ton définitif genre "ces trous, là, vous allez les reboucher!" et autre "ce mur, repeignez-le!". Pourquoi aujourd'hui? Parce que c'est le jour que nous lui avons proposé dans le recommandé que nous lui avons envoyé, il y a environ une semaine. Mais depuis, c'est le silence radio. Pas un coup de fil rageur, pas une interpellation au milieu de la propriété, et pourtant, il y est venu.

J'en suis arrivée au point où je me demande même s'il l'a reçu, ce recommandé, ou s'il attend qu'il arrive à échéance (sans aller le chercher) pour qu'on le renvoie une deuxième fois (c'est arrivé involontairement dans l'autre sens, c'est pour ça que je le dis, j'suis pas aussi perverse, sinon). Peut-être aussi qu'il se pointera comme une fleur, au moment qui l'arrangera le mieux, sans vraiment crier gare. Là, il est 13h00, je n'ai pas de nouvelles de lui.

Pas grave, me direz-vous, ce qui est fait n'est plus à faire. Certes, mais vous ne connaissez pas (à part ma mère) notre faculté à foutre le boxon à la vitesse V prime... J'avoue aussi que je l'aurais un peu mauvaise d'avoir super mal dormi à cause du stress (j'en ai même eu des palpitations), parce que, je sais pas si vous l'aviez compris, mais l'histoire des deux procrastinateurs, c'est la nôtre. Quoi? C'est vrai? Vous aviez compris? Rhooo, zêtes trop forts! Moi-même j'étais pas sure de m'être comprise :-)

Donc hier fin de journée, c'était encore le brol partout, M. Léludemoncoeur avait trop de travail, ma nuit a donc -à nouveau- été très courte parce que ce matin, évidemment, j'ai turbiné comme une folle. Pas grave, me répéterez-vous, ce soir, tu dormiras comme une souche!

Ah ouais? Cette nuit, mes amis, je travaille...

04:08 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Ce pauvre M. Léludemoncoeur, Pilouchet le chat | |  Facebook |

dimanche, 12 septembre 2010

C'est l'histoire de deux procrastinateurs...

Deux procrastinateurs en week-end de quatre jours, pris quasiment exprès pour faire un premier gros rangement de l'appartement qu'ils quitteront dans un mois et demi (ça fiiiiiiiile!!) et pour parler de choses importantes, genre "et en fait, qu'est-ce qu'on fait après? Oùsqu'on va?", rien que ça.

Ces deux procrastinateurs étaient fatiguéééés. C'est pour cette raison qu'ils se levèrent fort dépourvus après trois jours et demi de glande farniente passés à rattraper le temps perdu (aka lire des bouquins et des blogs de filles) (ah oui! et manger du fromage avec des copines en prenant des coups de soleil, aussi).

Dimanche 11h00, c'est un peu la crise. Le bilan est assez maigre. Procrastinateur a ramassé la couche de papiers qui tapissait son bureau, Procrastinatrice est passée derrière parce qu'on avait dit que les papiers, on les reliait, on les mettait pas dans les caisses... Une caisse attend dans un coin du salon d'être emportée vers son futur transitoire. C'est tout. Bordel 40 - Procrastinateurs 1,5.

Procrastinatrice est une vraie de vraie, une pure et dure, mais quand elle décide qu'elle doit s'y mettre, ça fait mal (surtout au dos): elle trie, elle soulève beaucoup de poussière, elle se dit qu'heureusement qu'on déménage tous les trois ans et qu'en fait, le concept de s'installer pour 25 ans est carrément dangereux vu ce qu'ils ont accumulé en trois minuscules années. Ils feraient bien mieux de rester nomades jusqu'au bout, de jeter les bouts de vie (et tous les cartons, djûûûû!) au fur et à mesure. Elle envisage même d'aller se taper sur une brocante avec ses trois verres coca-cola du McDo qu'elle ne veut absolument plus revoir dans son nouveau chez-eux. Mais Procrastinateur dit qu'on aura bien le temps de voir demain, et qu'en plus une brocante pour deux verres, c'est un peu ridicule (et il n'a pas tort, le bougre...)

Il faut attendre trois jours, sept heures et quinze minutes pour que Procrastinateur et Procrastinatrice abordent enfin ZE sujet. "Hum euh, dis euh... si on regardait un peu ensemble sur Immoweb? Plutôt maison ou appart? Quels sont les avantages des uns et des autres?" Enfin Procrastinateur et Procrastinatrice ont la conversation qu'ils auraient pu avoir il y a des mois si... bah oui, s'ils n'étaient pas profondément procrastinateurs. Rien que le fait d'en parler leur donne l'impression d'avoir fait un super grand pas.

Jusqu'à ce que leur regard tombe sur le chat. Cette boule de poils qui en perd tellement que c'est étonnant qu'il en ait encore. "Et lui, on l'emmène? Et s'il est malheureux ensuite? Ce ne sera pas toujours facile pour lui..."

Et rien que de se dire qu'ils pourraient le laisser derrière eux en partant, Procrastinatrice en a le coeur qui se serre. Même si le chat a une haleine de crevette avariée qu'il fait humer dès qu'il fait sa toilette.

Pour Procrastinatrice, la page ne sera certainement pas facile à tourner, mais ça, elle y pensera... demain!

09:52 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Ce pauvre M. Léludemoncoeur, Pilouchet le chat, Réflexion | |  Facebook |

samedi, 21 août 2010

Le Chat 11 - Bonnes résolutions 0

J'avais dit que je n'en parlerais plus

J'avais dit que jamais je n'achèterais une boîte de Whiskas

J'avais dit que jamais je ne toucherais une boîte de Whiskas ouverte

J'avais dit que hors de question qu'il dorme à l'intérieur

J'avais dit que ça faisait trop de poils pour qu'on le garde

J'avais dit que c'était dégueulasse quand il glette

J'avais dit que je ne le caresserais plus puisqu'il me mord

J'avais dit que je me fâcherais si je le retrouvais dans la manne à linge

J'avais dit que je m'en foutais, des chats

J'avais dit que, moi vivante, jamais il ne dormirait sur notre lit

J'avais dit qu'on l'abandonnerait ici en partant





Eh bien, figurez-vous que je suis toujours vivante, que le chat a déjà dormi plusieurs fois sur notre lit (berk!), qu'un petit siamois est en train de prendre ses aises et ses quartiers chez nous, que ça m'émeut de le voir faire sa toilette (eh si!) et qu'il est hors de question qu'on le laisse tout seul en partant. Quitte à gueuler Pilouchet partout dans le jardin. Ce chat est diabolique!

07:21 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Pilouchet le chat | |  Facebook |

vendredi, 23 juillet 2010

Paris en quelques clichés

Salut les gens, je suis déjà revenue!

Vous n'aviez pas vraiment remarqué que j'étais partie? Vous lisez ce blog oui ou quoi?? Ouiiiiii, je saaiiiiiiiis, j'avais préparé du billet avec des vrais morceaux de vacances dedans pour que vous remarquiez pas trop que je prenais mes maigres quartiers d'été, zêtes contents, hein? (mais zêtes pas nombreux à les avoir lus, bande d'ingrats! Ca, quand on vous les apporte pas sur un plateau sur Facebook ou Twitter... mais je m'égare...). Je disais donc que j'étais déjà revenue de cet endroit magnifique called Paris, oùsqu'on est toujours bien pour pas parler (trop) de boulot, pour bouffer, pour marcher, pour admirer. Et cette fois, comme la précédente, a été nickel en tout point.

Comme prévu, on n'avait emporté pour tout appareil photo que nos GSM (pardon: mon GSM et le HTC Touch Pro (c) de M. Léludemoncoeur) et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'a pas dégainé. Parce que, comme le dit si joliment M. Léludemoncoeur (c'est pour ça que je l'aime, entre autres), "les clichés, je les prends dans ma tête comme ça je peux me les repasser quand je veux; ils deviennent parfois un peu flous, mais ils ne sont jamais ratés" (c'est joli, hein? hein oui?). Alors voilà, ces instant(ané)s parisiens, je vous les offre en mots.

Le mini-stress du séjour

Paniquez pas, ya pas ici de "p*tain de m*rde! je savais bien que j'avais oublié quelque chose! Ma pilule!!!" ahah, non. Chez nous, la dose de stress, c'est toujours avant le départ. Cette fois: il est 22h30 la veille du départ, arriverons-nous à imprimer correctement nos billets de Thalys et notre réservation d'hôtel avant que le train démarre sans nous??" (La réponse est "oui", finalement, mais pendant cinq minutes, on s'est regardés en chiens de faïence, genre "mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour avoir une copine qui m'offre une imprimante de merde?" vs "Mais c'est pas possible, il va nous faire rater notre train!!"). Un jour je vous raconterai comment on a failli mourir de stress avant nos premières vacances ensemble.

Les touristes du séjour

Genre M. Léludemoncoeur et moi, la fleur au fusil, partis musarder le long de l'avenue de la République (11e arrondissement) le temps que notre chambre au Crowne Plaza soit prête. On marche on marche, et on finit par arriver au cimetière du Père Lachaise. Comme il est plus ombragé que les alentours (et qu'il fait genre huit mille degrés sous un soleil de plomb) on se dit qu'aller saluer Jim (Morrisson), Honoré (de Balzac), Alain (Bashung) et autre Sarah (Bernhardt), c'est trop la classe. Sauf qu'on est rentrés par une porte sur le côté, qu'on n'avait pas de plan, et qu'on a donc fini par tomber -par hasard- sur le monument de Géricault (le peintre) et sur celle d'Alain Bashung (uniquement parce qu'on a entendu quelqu'un dire "eh, t'as vu? c'est la tombe d'Alain Bashung!). On a un peu souri devant la tombe de la famille Marant (comme quoi, la mort, c'est pas si triste), et devant celle de la famille Dubail (vous croyez qu'ils ont une concession à perpétuité?). On a terminé la visite par le plan du cimetière, et donc en se rendant compte de tout ce qu'on avait manqué. Bon ben faudra sans doute qu'on y retourne... *soupir*

Le palace du séjour

Autant le dire tout de suite: le Crowne Plaza, c'est bien! Enfin, c'est sérieusement mieux que le "petit hôtel de charme si typique et dépaysant" de la dernière fois qui ressemblait tellement à notre chambre en Belgique que le seul dépaysement venait du fait qu'elle était plus petite (vous avez suivi?). Ici, au Crowne Plaza, bon on pouvait pas faire de la danse de salon, mais à part ça, lit confortable, salle-de-bain nickel, insonorisation bien insonorisée, la classe. Faut juste se farcir la vision de hordes d'Américains en short, baskets et chaussettes de tennis. L'avantage, c'est qu'on se sent svelte et classe, même en jean's et avec 5 kilos à perdre :-)

Le "oooooh! comme on se retrouve!" du séjour

Gibert Jeune... Je vous avais dit qu'on aurait plus de chances de nous y croiser que dans n'importe quel musée... Eh bien! je ne vous ai pas menti!! On (mais surtout M. Léludemoncoeur) a écumé les rayons de la librairie, sortant à chaque fois avec les bras pleins de bouquins. Mais ce qui est bien, là-bas, c'est que le neuf se mélange à l'occasion. J'y reviendrai... :-)

Le manque du séjour

Chez Gibert Jeune, je suis tombée sur le bouquin "une raison par jour d'aimer votre chat". Et j'ai pensé à Pilouchet. Techniquement, ok, c'est pas le nôtre. On sait même pas à qui il est. Mais il fallait nous voir, là, les deux occupés à s'inquiéter de l'état du chat. "Et tu crois qu'il nous reconnaîtra encore quand on rentrera?" "et tu crois qu'il nous en voudra de l'avoir abandonné trois jours?" "Et t'as vu, il voulait pas sortir quand on est partis, ça m'a fait mal au coeur..." Levons le suspense tout de suite: à notre retour, Môôôssieur a fait sa diva trente minutes et puis il est venu bouffer et faire des stocks de caresses.

La révélation du séjour

Perso, je pourrais très bien passer ma vie à aller prendre un croissant et un cappuccino en terrasse d'un café chaque matin. Mon régime, lui, par contre...

La répétition du séjour

Oui, parce qu'en fait, ya pas eu que Gibert Jeune... Ya eu Eyrolles, aussi. Et le rayon librairie des Galeries Lafayette. Et le Virgin Megastore. Et les bouquinistes. J'y reviendrai.

Les happy hours du séjour

Les cocktails à 4,5 euros, c'est bieeeeen. Quand en plus, ils sont bien préparés, servis en terrasse et avec le sourire en plus, que demande le peuple? (à part "encore!!!" bien sûr ;-) )

L'autre révélation du séjour

Je me ferais bien Parisienne en vacances (pardon, en RTT), moi. Et rester à bouquiner au soleil sur une chaise basse au Jardin du Luxembourg. Ce qui amène le sujet suivant:

Le aïe du séjour

Mais en tant que Parisienne-en-vacances-lézardant-au-jardin-du-Luxembourg, je n'omettrais évidemment pas de mettre de la crème solaire... Parce que écrevisse, comme souvenir de Paris, c'est pas génial génial (dans la rubrique "j'ai testé pour vous").

Le resto du séjour

Un resto coréen... Vive la gastronomie typiquement française, les quinquets titis et toute la clique. Oui, peut-être. Mais on est allés manger deux fois à ce resto coréen à un jet de pierre de l'hôtel, et franchement... ça m'a ramenée dix ans en arrière, dans les rues de Séoul. Ces saveurs... mmmmmmmh! C'est dit, la prochaine fois on y retourne! :D

Le chabadabada du séjour

Je suis entrée dans la pièce, j'ai laissé négligemment mon regard et ma main errer et puis je l'ai vue... Mon coeur s'est mis à battre, j'ai jeté un autre regard à M. Léludemoncoeur pour quêter son approbation, mais déjà je n'entendais plus rien: j'avais trouvé ZE veste de tailleur, cette petite merveille qui vous rend classe, et mode, et féminine et belle, et et et... Merci Comptoir des Cotonniers! (qui d'autre?)

Les macarons du séjour

Gimme a C(itron-citronnelle), Gimme a V(iolette-cassis), Gimme a C(hocolat), Gimme a R(ose) et vous aurez euh... une rangée de macarons Ladurée, rangés dans une jolie boîte, elle-même rangée dans un joli sac. Il n'en fallait pas plus pour que j'atteigne le nirvana fillesque.

Le chiffre du séjour

Onze. On a ramené ONZE kilos de bouquins. Vingt-sept livres, d'après les calculs de M. Léludemoncoeur. Des briques, des poches, des chroniques, des pas moches. Du roman pour vibrer (la collection Douglas Kennedy s'étoffe...), des ouvrages pour réfléchir, des BD pour s'émerveiller, du bouquin pour travailler, pour devenir plus intelligent. Du lourd quoi (onze kilos, c'est pas rien, quand même!).

Il reste plein d'autres trucs à raconter, parfois irracontables. Paris, j'aime, de plus en plus, même. Mais pour y retourner, on attendra d'avoir tout lu, sans doute!!

vendredi, 09 juillet 2010

Pilou qui? Pilouchet!

C'est un mâle, voilà. Je sais que normalement, dans une histoire bien constituée, on garde le suspense pour la fin, pour tenir l'assistance captivée en haleine jusqu'au bout. Moi, j'ai décidé de le dire tout net: le félin squatteur qui sème ses poils partout dans mon appart est un mâle.

Et je suis bien emmerdée parce que mon intuition féminine persistait à me souffler qu'il s'agissait d'une fiiiiiille. "Mais siiii, regarde, ya son ventre qui bouuuuuuuuge, je suis sure qu'il y a des bébés dedans!" "et en plus, regarde, il se couche sur un plaid, je suis sure qu'il se cherche un endroit pour mettre ses petits au monde!!" "et si tu me crois toujours pas, regarde comme il est grooooos!" "euh mais peut-être qu'il mange juste trop..."

M. Léludemoncoeur est la voix de la raison. Et une patte levée en extension -à faire pâlir une danseuse étoile- a fini de dissiper les doutes. C'est un mec, un deux boules, un moustachu.

Les problèmes ont commencé le jour où M. Léludemoncoeur, la tête dans le frigo, a lâché "moooooooooooonh! ya un chat tout mignon dehors. Il reste du jambon?" M. Léludemoncoeur est un ami des bêtes notoire, le genre à nourrir tous les chats errants sur notre lieu de vacances, à avoir eu, enfant, cinquante hamsters EN MÊME TEMPS et à me regarder avec ces yeux-là:



pour qu'on adopte ne fût-ce qu'un poisson rouge... Alors un chat qui tombe du ciel (ou de l'appartement voisin), vous pensez bien que c'est de la pâtée bénie...

La bête s'est peu à peu enhardie, passant d'abord la tête par la porte d'entrée avant de finir par dormir... dans mon tiroir à lingerie (Môôôssieur est connaisseur). Petit à petit, l'autre Bête (le grand, là) a rempli les armoires de croquettes et autres pâtées pour chat. Résultat: les autres chats rappliquent, alertés par leur copain comme-un-chat-en-pâte.

Ma résistance aux animaux à poils s'est effritée lentement. Caresses furtives, coups d'oeil pour voir où se trouve le chat, réapprovisionnement en croquettes, ça ne trompe pas. J'ai toujours du mal avec les touffes de poils qui volettent partout, les croquettes exposées aux mouches et cette pâtée gélatineuse qui attend sagement dans le frigo que le chat la termine. Je continue à résister à l'idée que le chat s'installera chez nous à long terme.

Et j'ai un argument de poids: pour rire, on l'a baptisé Pilouchet. Et ça, non, vraiment, je ne me vois pas l'appeler à tue-tête dans le jardin, à portée d'oreilles des voisins ou des amis. J'en mourrais de honte.

Arghl.

11:02 Écrit par Sophie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : 3615 ma vie, Pilouchet le chat | |  Facebook |