Fringues

  • Marquée, de la tête aux pieds

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    Aujourd'hui, j'ai à nouveau envie de m'insurger. Oui, deux fois en une semaine. Ca doit être ce long été pourrissant sur pied, ou le manque de vacances qui atteint son paroxysme (allez, plus que trois jours à tenir), mais ya un truc qui a tendance à me rendre presque agressive. Un truc que j'ai beau retourner dans tous les sens, je n'en vois toujours pas l'utilité:

     

    Les logos des marques en grand sur les fringues qu'on paie un bras.

     

    J'ai failli tomber de ma chaise quand j'ai appris que les sweat-shirts en coton un peu informes d'Abercrombie&Fitch, vous savez, ceux que vous pouvez pas manquer parce qu'il est marqué en gros sur la poitrine, ou sur le bras (plus difficile à lire, ça, faut tourner la tête, bonjour le torticolis!), que ces sweat-shirts qui n'auraient jamais dû sortir de la salle de sport (après tout, c'est fait pour) ou du cocon familial, les jours de laisser-aller-cheveux-gras-lunettes-et-pot-d'haagen-dasz, ces sweat-shirts, donc, coûtent 70$!

     

    Non, mais c'est une blaaaaaaague? Tout ça pour avoir le droit de porter le logo de la marque un peu partout sur soi, en grand, comme un homme ou une femme sandwich? Eeeeuuuuuuuh...

     

    OK, je veux bien que jusqu'ici, il y avait une forme de snobisme, vu que la marque n'était pas présente en Belgique. Fallait aller les chercher aux Stééééééééétz, ces sweat, alors bon, vu l'investissement de départ (un billet d'avion, quand même), on peut comprendre que les fiers détenteurs de ce genre de... euh... de fringues aient eu envie que ça se sache, genre "Eh, les gars, ABERCROMBIE, quoi!! Nan, mais si t'as pas bien vu de face, c'est écrit de dos aussi". Perso, je m'en tamponne le coquillard, et un sweat-shirt reste un sweat-shirt. Je viens pas au boulot avec mon training en velours éponge strassé, que je sache!*

     

    Entendons-nous bien, je n'ai aucun problème avec les fringues qui coûtent cher. Enfin si, dirait mon banquier, c'est un problème dans le sens où ça ne me dérange pas de payer (relativement) cher pour une fringue. Mais pitié, un peu de subtilité! Ce qui est joli, dans une fringue chère, c'est la qualité, la finition, l'originalité du modèle, les matières utilisées. La laine, le cachemire, le cuir, des cotons de belle qualité.

     

    Et le plaisir de se dire que seuls ceux qui savent savent. Que les gens de bon goût (ceux qui ont le même que le vôtre) reconnaîtront au premier coup d'oeil la patte de votre marque préférée. Et que les autres ne savent pas ce qu'ils ratent.

     

    Alors du Abercrombie, oui, pourquoi pas! Ils font d'adorables gilets, où le seul élément distinctif est l'élan qui caractérise la marque (ce que je viens de découvrir). Du Burberry? Pourquoi pas! Mais pas ces chemises où le motif à carreaux précise tout de suite que vous l'avez payée un demi-oeil.

     

    abercrombie.jpg

    Références

     

    Sinon, autant porter des petites pancartes "je suis en train de digérer un sandwich martino" ou "aujourd'hui, j'suis pas d'humeur". Bah oui, tant qu'à faire dans la transparence, autant y aller à fond, non?

     

     

     

    * C'est une blaaaague aussi, hein! je n'ai pas de training en velours éponge strassé. Je ne suis même pas sure d'avoir un training, en fait...

  • Toi+moi, haut+bas...

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    Aujourd'hui j'ai testé pour vous la combinaison. Non, pas la combinaison des chiffres du Lotto. Ni celle en satin pour dormir, non. Le combiné haut + bas. Oui, je sais, quatre saisons après tout le monde, c'était... euh... courageux? Moutonnier? Bref. Comme je ne fais pas les choses à moitié, j'en ai acheté deux, avant même de savoir si ce type de vêtement me plairait à long terme.

     

    fringues,mode

     

     

    Vu le temps légèrement pourri capricieux du mois de juillet, il m'a fallu un peu de temps pour étrenner mes nouvelles acquisitions (enfin, une des deux, en tout cas, la combi short, je la réserve aux vacances, dans un premier temps).

     

    Première constatation: c'est joli, ce mix top-sarouel, moitié coton (haut) moitié soie (sarouel) couleur bleu pervenche. Le genre de fringue qui peut faire très alternatif-altermondialiste-je-sors-mes-birkenstocks-et-mon-pétard-et-c'est-parti (note to self: jamais au grand jamais ne mettre mes birkenstocks pour sortir) ou plus classe avec une paire de talons et un joli bijou. Qui fait décontracté ou habillé, si on lui ajoute une petite veste. Pour le boulot, of course, pas question de me pointer juste en débardeur genre "salut, c'est où qu'on bronze?", donc j'ai choisi le full option.

     

    Deuxième constatation: la combinaison, ça t'oblige à être encore plus stratège et intelligent que dans Secret Story. Si! Parce que le vêtement tenant tout d'une pièce (le principe même du truc, je rappelle), il faut an-ti-ci-per. Se demander dès le réveil quand on a prévu les premiers pipi-stop, histoire de s'habiller APRES. Je vous raconte pas le planning de ministre, quoi. (enfin si, je vous raconte)

     

    7h30: lever

    7h45: pipi

    7h50: café (neeeed)

    8h15: pipi

    8h19: douche

    8h30: réflexion intense: pipi ou pas pipi?

    8h35: habillage (combinaison mode /on)

    8h40: besoin pressant dû au stress prédépart au boulot *et meeeeeeeeerde!*

     

    Attention, une fois le cap critique du lever passé, on n'est pas encore sauvé pour autant! Pensez: de mon régime M&M's (Meight Matcher's tm), je n'ai gardé qu'une bonne habitude, la bouteille d'eau de 2L, que j'écluse au rythme de ma journée de travail. Un demi-litre toutes les deux heures, c'est pas énorme, mais ça finit par presser. Ca devient alors tout un art de tromper vessie et cerveau afin de repousser l'échéance ultime: la pause-pipi au boulot. Parce que là aussi, il faut rappeler tous ses ancêtres sioux pour trouver une stratégie ad hoc.

     

    Troisième constatation: faut pas être pressé pressé. Bon, peut-être qu'il y a des combinaisons à tirette, dont il est super facile de se défaire. Ce n'est pas pour moi, ça, Madame! Trop "petit joueur", trop facile! Non, la mienne, il faut se tortiller, retenir sa respiration, serrer ses petits bras potelés (tout en faisant descendre ou remonter les bretelles du top), défaire le noeuf de la ceinture. Et même chose dans l'autre sens. Une combi, ça se mérite. Evitez donc de prévoir d'en porter une si votre transit intestinal a décidé de faire du zèle-si-vous-voyez-ce-que-je-veux-dire.

     

    Bilan de l'affaire: oui, c'est joli, oui ça peut être sexy (mais uniquement si on ne partage pas les détails ci-dessus... ;-) ), oui c'est super confortable, mais non c'est pas super pratique. Je vous avoue que j'en ai même été toute perdue quand j'ai remis un vrai pantalon tout simple.

     

    Alors mes délires modesques genre "ouaiiiiiis, ma combi-short, elle serait trop mortelle avec mon body en dentelle et une paire de collants opaques en hiver" beh... vous comprendrez que je vais les revoir drastiquement. A moins que je décide de m'appliquer la maxime "Il faut souffrir pour être belle (et fashion)".

  • L'alibi shopping

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    Se balader doucement, s'arrêter au fil des vitrines, pousser les portes par curiosité. Papoter.

     

    Scruter les prix et les formes, s'interpeller, réagir sur une pièce, son incongruité ou sa beauté. Palper la matière, passer la fourrure sur une joue, comme une caresse. Rigoler.

     

    Se charger les bras, revérifier les prix, rappeler tous ses souvenirs de calcul mental -c'est fou comme on fait des progrès deux mois par ans-, s'enfermer en cabine, guetter le commentaire et le regard, donner son avis. Réfléchir.

     

    Refaire un tour pour être bien sûres de n'avoir rien manqué, d'avoir tout palpé, se redemander une dernière fois si ce petit truc au prix si ridicule, on en a bien besoin. Payer.

     

    Entendre, dans un soupir ou une exclamation amusée "si tu savais depuis combien de temps je n'avais plus fait ça!", se rendre compte qu'un acte aussi banal peut être extra-ordinaire pour une amie. Etre heureuse d'être là, à deux. Partager.

  • Les Press Day, réunions de blogueuses

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    La semaine dernière, je suis allée à ma première présentation de collections printemps/été 2011 de plusieurs marques de vêtements. Toute personne me connaissant et connaissant un peu la mode pousserait sans doute un hennissement incontrôlable: So Fille en repéreuse de futures tendances? MOUHAHAHAHA.


    Pfffff. C'est sûr que je ne suis pas capable de disserter sur les bords francs typiques à Lanvin qui, associés aux matières euh... cheap de H&M, font de la collection capsule Lanvin/H&M une candidate sérieuse à la "loquisation" (et à 200 euros la robe transformée en loque, ça fait mal au Q coeur). Merci à Letilor qui, elle, a l'oeil styliste pour trois ou quatre.

    Natan, pour rêver un peu
    Mais cette présentation, je n'y allais pas que pour voir des vêtements et boire du cava. Non! Je savais qu'il y aurait aussi de vrais morceaux de blogueuses dedans! Et rencontrer de nouvelles personnes, c'est bien ce qui m'avait fait se taper Anvers après une nuit de boulot la semaine précédente. Même pas peur! Pourtant, c'est toujours un challenge, avant de partir à ce genre de rencontres, parce que je pars du principe que ces filles sont tellement "plus" que moi (la non-modeuse, pas très geek, pas très passionnée, cfr ma présentation). Et c'est vrai que je n'ai pas été déçue. Il y avait:

    De la blogueuse plus enceinte que moi (mais c'est pas franchement difficile)
    De la blogueuse plus geek/Mac que moi
    De la blogueuse plus mieux équipée que moi (je vous raconte pas la caméra de fou!! avec mon pauvre  téléphone qui a tendance à s'éteindre tout seul, maintenant, je vous raconte pas comme je suis à la ramasse...)
    De la blogueuse plus sur la balle (le temps que je déplace mes 3 kilos de motivation jusqu'à Bruxelles, elle repartait déjà)

    Alors bon, c'est vrai qu'après, en me baladant gauchement de tringle en tringle pour admirer de fringues en fringues, je me sentais un peu intimidée. Surtout quand une des attachées de presse est venue me demander "et vous, votre blog, il parle de quoi?" Euh bah euh... hem, euh... comment dire?... De tout et de rien, eheh, ai-je répondu en plongeant le nez dans une des collections présentées. Melvin, c'était, je crois.

    Et ça tombe bien, parce que Melvin, j'avais déjà repéré (à l'Inno, notamment) et j'avais déjà trouvé ça joli. Confirmation dans la collection de l'année prochaine: jolies pièces, belles matières, chouettes couleurs. Photos? Non :-)

    J'ai aussi flashé sur les vêtements d'une marque bien de circonstance: Mais il est où le Soleil?* (j'ajouterais bien "bordel!" parce que merde quoi! des journées de huit heures sans un gramme de soleil et avec le thermomètre qui flirte indécemment avec le zéro, on en a marre!) Je connaissais la marque de nom, mais pas de vue et... eh bien ya quelques pièces qui me tentent bien! Si mon portefeuille crie grâce à la simple vue des vêtements (une centaine d'euros la pièce), je pourrais me consoler avec les bracelets en plume de paon (24 euros), par exemple ;-)


    En vrac:
    *Big up à BeOriginal, marque de chaussures que j'aime d'amoûûûûr, même si parfois elles m'ont fait souffrir.
    Luc Duchêne
    (merci à l'agence Top Secret
    pour les photos)
    *J'ai flashé sur les robes en "couir" de Luc Duchêne. Le monsieur a un pedigree intéressant puisqu'il est à l'origine de Mer du Nord et de Chine. Sa collection Luc Duchêne est magnifique, dans de superbes matières, dont le cuir. Mais je n'ose imaginer l'effet de la petite robe en cuir par un soleil de plomb et 35 degrés... ;-)
    *Les sacs Gérard Darel étaient un appel éhonté au vol tellement ils sont chouettes, mais finalement, j'ai résisté et suis juste repartie avec le goodie bag. Qui contenait une paire de gants Melvin, parfaite pour affronter les frimas de l'hiver!

    Et pour le reste? Ce press day valait le déplacement, rien que pour les blogueuses que j'y ai (re)vues et que je serai amenée à revoir très bientôt. Par exemple le 3 décembre, à la soirée de lancement du club VIB (Very Important Bloggers, rien que ça! :-) ) de Skynet Lili, le côté "filles" de Skynet. J'aurai certainement l'occasion de revenir sur ce club en long, en large et en travers, mais en attendant, je propose à l'un(e) d'entre vous, blogueu(r)(se) belge, de m'accompagner à cette soirée qui réunira (attention, ça rigole pas!) le gratin de la blogosphère belge (sans chicons, le gratin) à l'hôtel Aloft Brussels.

    Comme ça fait à peu près une heure que je me torture la cervelle pour trouver une sorte de concours génial à y adjoindre ("dites-moi quelle est votre marque belge préférée et pourquoi", "pourquoi aimeriez-vous venir à cette soirée?") -en vain- je vous propose juste de vous signaler en commentaires et j'effectuerai un tirage au sort impitoyable impartial. Vous avez jusqu'à demain 23h59 pour "postuler" et je vous dirai quoi vendredi!



    *regardez cette intro de malade!! ce défilé de malade!!! mis en scène par Luc Petit, qui a travaillé avec Franco Dragone

  • Honni soit qui Maé y pense

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    Il y a au moins un avantage dans le fait d'habiter la région du Centre: il ne faut pas se taper des dizaines de kilomètres pour aller chez Dod. Je ne sais pas quel cheminement d'idées leur a permis d'arriver à la conclusion "il faut absolument qu'on s'installe dans le zoning de Bray/Péronnes", mais toujours est-il qu'ils y ont implanté un magasin. Dans une sorte de vieux truc qui paie pas de mine, mais voilà, c'est pas vraiment pour la déco qu'on va dans un outlet, si?

    En général, c'est M. Léludemoncoeur qui propose la virée. Depuis qu'il a découvert Dod, il ne s'habille plus que là. Trois à quatre fois par an, une subite inspiration le saisit et une lueur s'allume dans son regard: "on passe chez Dod cet après-midi?" Moi, je n'ai évidemment besoin de rien mais, pour lui, je me plie de bonne grâce à la séance shopping (sans déc'? ;-) ).

    A l'entrée, c'est toujours le même rituel: un dernier bisou, puis un dernier regard et on bifurque. Lui à gauche vers le rayon homme, moi à droite pour aller évaluer la marchandise d'un oeil détaché et serein. Evidemment, je tombe toujours sur au moins une pièce que je verrais bien rejoindre ma maigre garde-robe. J'essaie, je remets, je réessaie, je déniche autre chose. Au moment de nous retrouver au milieu (à la caisse), j'ai quasi autant d'articles sur les bras que mon homme et ses trois virées shopping par an.

    En général, j'aime bien rester une partie d'après-midi dans cette espèce de hangar amélioré et chauffé des années 70. Sauf qu'hier, en entrant, j'ai entendu la bête voix de Christophe Maé. Bon, pas grave, Dod est branché sur Radio Contact qui, dans mon souvenir, a la lumineuse idée de ne pas laisser les chansons se terminer. On sera donc bientôt débarrassés de ce bêleur.

    Sauf que non. La chansons se termine, et après un mini-blanc, la suivante se lance. Horreur!! Un DISQUE de Christophe Maé!! Un CD entier!! Je me suis alors rendu compte que mon seuil de tolérance à la souffrance est extrêmement bas. Je me voyais déjà tomber sur le sol en me tortillant de douleur, genre Harry Potter quand on lui fait un Endoloris, en suppliant de m'épargner et de mettre plutôt, allez, s'il fallait vraiment choisir... du Lara Fabian. Oui, même ça je préfère.

    Christophe Maé chante toujours pareil, c'est un fait. Et il ne chante que des conneries, c'est fou.

    "Je sais qu'on revient pas en arrière
    Et que tu reviendras pas non plus
    Mais si tu changeais d'avis quand même
    J'te jure que tu ne serais pas déçue


    J'ferais des efforts vestimentaires
    Je rentrerais à l'heure prévue
    On passerait les dimanches à la mer
    Comme on faisait au tout début"

    (Dingue dingue dingue <- c'est le titre de la chanson, c'est pas moi qui le dis)


    J'ai eu un sursaut d'espoir en entendant le disque déraper et devenir fou. Mais après un joli silence, c'est reparti jusqu'au bout (merde, je me mets à faire des rimes, faut que j'arrête de chercher les paroles de ses chansons sur le net!!).

    Je vous avoue que j'ai eu un soupir de soulagement quand le fond sonore est repassé sur Radio Contact (eh oui! il en faut peu pour être heureux) et qu'on a pu recommencer nos courses tranquillou. Et c'est vrai qu'après tout le Maé qu'on s'était donné, on a vraiment feelé good!

  • Le paradoxe de la jupe en hiver

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    Parfois, avec mes amies, on a des discussions qui débouchent presque par hasard sur de grandes interrogations métaphysiques. Ainsi de la conversation avec mon amie Anne-Françoise hier:

    Moi: J'ai mis ma nouvelle jupe Comptoir des cotonniers (celle que j'avais commandée sur internet); l'est belle :-)
    Anne-Françoise: :-) suis souvent en jupe ces derniers temps aussi
    Moi: j'aime bien, j'aime encore mieux en hiver, avec les bottes et les bas opaques <3 des robes, des jupes
    Anne-Françoise: clair! en été, j'aime pas!
    Moi: en été j'en mets aussi, mais c'est pas pareil :-)


    La question m'a alors frappée en plein visage (la sal*******pe!): qu'est-ce qui fait que c'est si agréable de se balader en jupe en hiver, alors qu'on risque de se cailler les miches geler les orteils par 0 ou -30* dehors?

    Tentative de réponse n°1: ça efface nos petits kilos d'hibernation

    A mesure que ce mois de novembre super lumineux et ensoleillé (tu parles!) s'égrène, les petites douceurs compensatoires s'installent. Dans les fesses et le bide. Et on peut le dire, il fait moche, cafardeux, noir à 15h (j'en rajoute où on s'organise déjà un car pour aller se jeter dans le canal?), donc on accumule (enfin je, parce que pour vous, je sais pas). Et quand enfin viendra le festif mois de décembre, on se mettra à manger du chocolat et des spéculoos dès le 6 (merci Saint-Nicolas!), du cougnou dès le 8 (merci So Fille :D ) et toutes sortes de mets délicieux et parfois alcoolisés dès, mettons, le 15 (faut bien tester ce qu'on servira aux invités à Noël et Nouvel an).

    La bouée guette. Vous avez déjà tenté de la rentrer dans votre jean's préféré? Aaaaaah! Vous voyez que la jupe et la petite blouse fluide par dessus ont du bon!



    Tentative de réponse n°2: le bas opaque, c'est joli

    Parce que c'est la mode depuis plusieurs années (et que même si ce n'était pas la mode, on en mettrait quand même, on n'est pas des moutons, si?) et qu'en plus ils donnent presque l'illusion que ça protège aussi bien de la petite bise piquante qu'une bonne vieille toile de jean's. Et qu'ils ne se cantonnent plus au strict noir ou à l'un peu plus doux marron, mais s'affichent en rose pâle, jaune moutarde, orange (testé et euh, pas spécialement approuvé...), bleu canard, vert sapin, bref, possibilité de les assortir à tout (ou pas).


    Tentative de réponse n°3: parce que le choix des chaussures est plus vaste

    En été, on a le choix: "mmmmh! avec quoi vais-je porter ma roooooobe? Des sandales ou des sandales?" En hiver, ça se transforme en: "mmmmh! Low boots? Ballerines? Escarpins? Bottes à talons plats? Bottes à talons hauts? Cuissardes?" Le choix est aussi vertigineux que le talon de mes escarpins Guess (portés avec une extrême modération pour cause de forte probabilité de cassage de gueule...). Le fait que j'aie à peu près 25 paires de sandales de toutes sortes et 3 5 paires de bottes est purement fortuit.


    Tentative de réponse n°4: les matières sont plus belles en hiver

    La susnommée jupe commandée chez Comptoir des cotonniers est en soie. Magnifique, toute douce, elle consolerait presque du fait qu'il va falloir sortir dans ce monde violent et tout froid, bouh! Zavez déjà essayé de porter une jupe en soie (doublée polyester) un jour de canicule, vous? J'ajoute: et de prendre le train pour aller au boulot avec cette même jupe en soie? Bah oui, quand vous arrivez péniblement à décoller vos gambettes du siège en skaï, vous devez faire des manoeuvres ni très élégantes ni très discrètes (en gros, décoller votre jupe de vos fesses) en espérant ne pas avoir la trace de sueur de vos jambes flirtant avec le siège. En hiver, point de tout ça! Ca caille, ok! Mais votre jupe en soie, elle ne colle pas! Idem pour la laine toute douce, voire pour le satin. En été, point de salut hors le coton ou le lin.


    Tentative de réponse n°5: le confort des jambes

    Bah oui, il faut bien appeler un chat un chat et une gambette poilue un yéti: en été, si on veut se balader jambes nues, il faut faire la traque à la repousse. Et les poils, ça pousse plus vite en été (je sais, la vie est trozinjuste! Et super mal faite), question de sève ou un machin-brol du style. Résultat: t'as intérêt à montrer tes jambes sitôt sortie de chez l'esthéticienne/de ta séance perso d'épilation parce qu'au bout de quelques jours, c'est déjà plus méga net. Et ça, ça craint (même pour une blonde, snif), à moins de prôner le retour à la nature. En hiver, hop! une paire de bas opaques et l'affaire est jouée! On peut laisser passer son rendez-vous chez l'esthéticienne d'un ou deux jours sans culpabiliser (pas plus, hein, sous peine de devoir ressortir son sexe à pile).


    crédit: Belga
    Evidemment, ya des cas où t'es obligée de mettre des bas de soie sous ta jupe en pleine canicule. Demandez à cette pauvre Mathilde qui, en mission économico-de charme au Mexique, a obstinément porté des bas, même avec ses sandales peep-toes. Ce qui lance une autre grande question métaphysico-modesque que mon amie Anne-Françoise et moi on se pose depuis des mois (et qui mériterait un billet à elle toute seule): existe-t-il des bas "spécial sandales", des qui recouvrent pas les orteils genre "je porte pas de bas mais en fait si"?



    Et vous, vous aimez en porter, des jupes en hiver?

  • Coïtus interruptus version 3 Suisses

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    Quand il s'agit de se mettre dans les meilleurs conditions pour succomber à la tentation, je suis une championne. Décidée à faire des économies? Boah! C'est pas un mini-tour innocent sur le site de Comptoir des cotonniers qui va nous tuer. En plus ils font 40%! Oh! Mais c'est géniaaaaaaal! C'est même plus si cher! On peut acheter plus pour le prix d'une seule pièce. Et là, clac! La carte de banque soupire, elle retourne once again au charbon. Bravo!

    Une fois le colis reçu, je jurai, un peu tard, qu'on ne m'y prendrait plus, que je serais forte. Et j'ai réussi! Je suis passée sur le site de Mango outlet (découvert via le blog de Lorena) et je n'ai même pas acheté les mocassins de Pocahontas sur lesquels j'avais pourtant craqué en magasin. Malgré la forte réduction. Vous voyez un peu la force d'esprit?

    Et puis, évidemment, je suis tombée sur le catalogue 3Suisses chez les parents Léludemoncoeur. Je feuillette -par curiosité intellectuelle, cela va sans dire, après tout, je n'ai besoin de rien (mais envie de tout, aaaaah!)- et je repère quelques menues breloques qui me paraissent jolies. Trois fois rien, hein! (juste une paire de chaussures -ou deux, ou trois-, quelques T-Shirts et deux ou trois robes, rien de plus)

    Par curiosité intellectuelle toujours (elle est insatiable!), je file voir sur le site. Et là, la page m'accueille avec un "jusqu'à -70% sur une série d'articles". Arghl. Vérification faite, la paire de bottes est soldée.


    Mmmmmppppfffff! mmmmmppppffff!



    Il faut toute ma concentration et tout mon self-control (et l'écriture d'un billet blog) pour ne pas craquer, mais dès le billet publié, bam! je clique sur "ajouter à mon panier". Evidemment, l'euphorie me gagne, tous les articles que j'avais repérés dans le catalogue sont en promo. Et vas-y que ma calculette mentale se met en route à la vitesse grand V. "Plus trop cher" + "pas cher du tout" + "pas cher" = "je m'en fous, de toute façon je paie plus de loyer...". Je clique, je reclique, je soupire, c'est trop de bonheur d'un coup. Et j'arrive à l'étape "valider mon panier".

    Avec un sourire béat et satisfait du travail accompli, je passe en revue mes futurs achats.




    QUOI??? Bottes "disponibles sous six semaines", qu'il me dit, le site. Un rapide calcul (je suis très forte, et en plus google agenda est mon ami) m'apprend que dans six semaines... c'est Noël! Ajoute dix jours et c'est les soldes. Si ça tombe, il aura déjà neigé et gelé à pierre fendre d'ici là et "mes" bottes arriveront toutes seules comme la cavalerie d'Offenbach, genre "on a raté quelque chose?".

    Autant dire que j'ai dégrisé en trente secondes, descente en (sur)piqué. 3 Suisses, je crois que notre histoire d'un soir vient de se terminer avant d'avoir (vraiment) commencé...