mardi, 27 décembre 2011
Noël en quelques clichés
Bon, comme vous le savez, je suis censée être en blocus (en période de bloque, pour les Français?). Comme vous le savez aussi, le sport national en blocus, c'est la perte de temps par tous les moyens ;-) Le blog, c'est une exceelllllllleeeeeeeeente manière de perdre du temps d'étude agréablement, mais pour ne pas trop culpabiliser (eheh), je vais la faire résumée (arghl, non, pas ce mot-là!!) avec quelques photos.
Ainsi donc, ce week-end, c'était Noël. Si vous n'avez pas remarqué, c'est que soit vous êtes quelqu'un qui n'a ni amis ni famille et qui joue aux cartes tout seul chez lui même les soirs de réveillon (comme dirait mon prof de droit des biens), soit que vous êtes un étudiant en blocus (pitêtre). Pour les autres, j'imagine que vous avez un minimum fêté ça, que vous avez gâté et été gâtés, que vous avez festoyé dignement (sauf après les trois bouteilles de champagne parce que là, vous vous souvenez plus bien...). Chez nous, ça a évidemment commencé le samedi. Pendant que j'étudiais studieusement (oui oui) (avec boules quies et tout et tout...), le frigo commençait à se remplir...
Et on voit même des cannoli!
en dehors du frigo aussi, les préparatifs allaient bon train
Et du baccalà!!
Après s'être apprêtés:
On a trinqué
et mangé
Le lendemain, on a remis ça, trinqué, et mangé
Et on a reçu plein de cadeaux. Ceux qui ont liké ma page Facebook en ont déjà vu une partie (quoi??? t'y es pas encore???)
Ya des pantoufles de star
Du maquillage de star
Du pliage de serviettes de star
une écharpe bleu klein de star
et puis après, après ces cadeaux de star, ben... back to ze blocus. Ce qu'on ne m'avait pas dit, en commençant ces études, c'est que outre les frais de photocopie (équivalents à deux fois la forêt amazonienne...), il me faudrait compter des frais de kiné, osthéo, bref, de médecin du dos... je commence à comprendre pourquoi les juristes se baladent tous avec une valise à roulettes.
(on parle juste de résumés, ici, hein) (et encore, ya pas toutes les parties de tous les résumés o/ )
(et pourquoi, une fois emmagasiné tout ça, ils ont la grosse tête, ahahahah! ;-) )
10:35 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Loisirs, So fait des études, So Famille | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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jeudi, 25 août 2011
Cinq soeurs
Aujourd'hui, j'ai envie de rendre hommage à TF1 et à son répertoire inépuisable d'émissions débiles à haute teneur réactionnelle. Sauf que si je peux leur faire passer un message pour l'été prochain (oui? merci!): TF1, s'il te plaît, fais un effort pour les gens qui bossent de nuit! L'an dernier tu repassais ton stock d'émissions toutes les nuits, quotidienne de Secret Story en tête et là quasi rien! Bordel quoi! (fin du message)
L'autre jour (ou peut-être une nuit) (ne me remerciez pas pour la chanson que vous allez trimballer toute la journée dans votre petite tête, c'est cadeau!), ils consacraient leur émission "C'est quoi l'amour" aux familles (ultra) nombreuses. Genre minimum six gosses. Mais plutôt huit ou neuf.
Ca m'a fait flipper. Non, comprenez-moi, ça n'est pas que je sois particulièrement impressionnable, après tout, je suis l'aînée de cinq filles (cinq filles?? oui, cinq, oui) et dans la famille, les familles nombreuses, on connaît, mais là, on entrait (pour trois familles sur quatre), dans la France catholique profonde, avec prières familiales et tout le bastringue. (A noter que la nuit précédente, une rediff de "Reportages" portait aussi sur une famille hyper nombreuses dans le genre)
Evidemment, certaines choses dans les reportages ont fait écho à mon enfance à moi. L'accès assez limité à la télévision, pour privilégier d'autres types de jeux/relations (mais ce n'est pas forcément propre aux familles nombreuses), l'envie des parents d'avoir une grande famille, de ne pas forcément se limiter au classique "mariés, deux enfants", les tâches ménagères aussi appelées corvées qu'on rechigne à faire, les jeux de société, les chamailleries, la complicité.
Par contre, même si je ne nie pas que des tribus comme ça doivent être soumises à un minimum d'organisation, je suis tombée de ma chaise en voyant la discipline de fer imposée à certaines fratries. Dans deux des familles (et peut-être une troisième, je suis pas arrivée à le déterminer), les enfants vouvoient leurs parents. Question de respect, il paraît. Moi, j'ai toujours tutoyé mes parents et j't'emmerde, ok?
J'ai aussi ouvert des yeux comme des soucoupes en voyant les horaires hyper stricts auxquels sont soumis les enfants. Lever à 8h30 même le week-end, obligation de faire vingt minutes d'instrument de musique, prière plusieurs fois par jour et autres règles corsetées. Chez nous rien de tout ça, et je n'ai pas l'impression qu'on ait connu le chaos. Bon, bien sûr, on n'était pas la famille Von Trapp et la maison a rarement été digne de figurer dans le Elle Déco, mais c'est vrai qu'on pouvait se lever (le week-end en tout cas) à peu près à l'heure qu'on voulait. Ca a parfois créé des moments de solitude, par exemple quand Massoeur n°4, grande dormeuse devant l'éternel, s'est retrouvée à l'école en robe de nuit parce qu'elle n'avait pas voulu se lever.
On récitait bien un bénédicité appris chez les scouts avant de manger, mais l'habitude a fini par se perdre. On a par contre longtemps gardé le "que le petit jésus te garde et te bénisse" du coucher et la messe du dimanche matin. Mais jamais je n'ai eu l'impression de baigner dans ce catholicisme rigide comme j'ai pu le voir dans ces reportages. Chacune, chez nous, a été très vite libre d'aller à la messe, ou pas, et un passage par l'université libre de Bruxelles a décapé les restes. Dans les maisons de ces familles nombreuses, yavait des photos du pape au mur et des autels érigés dans certaines pièces. Au secours!! dans le genre "nous on est contre le préservatif parce que le pape l'a dit", c'était assez affolant.
Après, j'ai commencé à réfléchir sur ce que ça change, d'être d'une famille nombreuse (et d'en être l'aînée, en plus). J'ai sans doute été responsabilisée plus vite, plus tôt que mes copines. Babysitter de mes soeurs à douze ans, d'autres gosses à 14, c'est sans doute pas donné à tout le monde. Ca s'est accompagné d'une certaine latitude par ailleurs (j'ai pu sortir jeune, j'en ai pas vraiment abusé), j'ai pas de regrets par rapport à ça.
Après une période de tensions à la fin de l'adolescence et du début du départ du nid -difficile de trouver sa place en équilibre dans une famille qui se transforme-, je pense avoir trouvé pleinement ma place de grande soeur, à mi-chemin entre le guidon et la selle (comme disait une psy dans une interview ya bien bien longtemps). Une grande soeur certes pas encore parfaite (qui l'est?), mais sans jalousie (et pourquoi elle elle peut alors que moi je pouvais pas, à son âge?) ni dédain. Une grande soeur disponible (j'espère!) et qui a toujours autant de plaisir à retrouver "les ptites".
Est-ce que ça me donne envie d'avoir moi aussi une famille nombreuse? Pas forcément, même si j'ai toujours plaint les enfants uniques. Est-ce que ça me rend plus solidaire, plus attentive aux autres, plus je-sais-pas-quoi? J'en sais rien. Mais j'imagine que ça continuera à se révéler au fil du temps...

Il en manque une, mais c'était pas facile de la faire revenir d'Australie juste pour la photo...
10:45 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Ma télé bien-aimée, Réflexion, So Famille | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : fratrie, famille |
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mardi, 16 août 2011
Plaisir de se retrouver
L'autre jour, c'était le grand trek vers ma maison d'enfance. Motif: l'annif de Massoeur n°4, l'occasion de se retrouver autour de plein de bonnes choses à manger. Et de papoter. Et de s'offrir des cadeaux trop top Koul. Samedi n'a pas failli à la règle.
En vrac: des bijoux, du vernis Chanel, du CD d'Agnès Obel (en plus, ça riiiime), du DVD Inception et No Strings Attached et encore d'autres choses que j'oublie certainement.
En vrac (2): des toasts au tarama (miaaaam), des crudités, des champignons au boursin, des fagots de haricots, des pommes de terre farcies, du melon/jambon marinés au porto et des wraps saumon/pomme verte préparés par mes blanches mains.
D'ailleurs c'était tellement bon et tellement simple à faire que, cadeau!, je vous file la recette. Je vous la file d'autant plus volontiers que je l'ai à peu près bricolée selon ma gourmandise et mon inspiration (et ça, pour le moment, c'est TRES rare).
Ingrédients:
- des wraps (sans déc'?)
- du Saint Morêt (ici, j'avais pris une barquette de 250 grammes)
- du saumon fumé (deux "planches" pour 4 wraps, selon mes calculs de samedi, mais ça dépend sans doute de la coupe du saumon...)
- une demi-pomme granny
- persil (perso, c'est du surgelé haché)
- échalote (même chose que pour le persil)
To Do:
- Ajouter du persil haché et de l'échalote hachée aussi au Saint-Morêt. Doser en fonction des goûts et bien mélanger (le Saint-Morêt devient alors un peu plus liquide)
- Etaler le Saint-Morêt customisé sur les wraps préalablement un peu réchauffés au micro-onde
- Disposer des tranches de saumon fumé en ligne au milieu du wrap
- Disposer par dessus des lamelles de pomme verte
- Rouler le wrap et l'emballer dans du film fraîcheur
- Au moment de servir, couper les wraps en tronçons d'un petit centimètre de large et piquer des cure-dents pour (éventuellement) tenir les morceaux de pomme
- Déguster! :-)
(ah oui! perso, j'ai légèrement arrosé les lamelles de pomme de jus de citron pour éviter qu'elles brunissent)
15:36 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Popote, So Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 10 février 2011
La conspiration du calzone
Il y a du bon à s'être rapatriés chez les (beaux-) parents. Logés, nourris, blanchis, on a l'huile d'olive, l'argent de l'huile d'olive et le sourire de la marchande. Mais il y a autre chose, un genre particulier de moments inestimables: la transmission des secrets de cuisine.
A vrai dire, ça avait commencé avant notre retour, avec la sauce aux fruits de mer pour les pâtes. Un jour que je me régalais, Maman Léludemoncoeur avait commencé à m'expliquer comment refaire moi-même cette sauce pleine d'ail, de persil, d'huile d'olive et de fruits de mer. Pas de dosages précis, simplement des "beaucoup d'ail, beaucoup de persil" et des "pas d'oignons, ah ça! non!". Il m'a fallu deux tentatives pour reproduire exactement le goût de cette sauce. Maintenant je sais que "beaucoup d'ail" veut dire "vraiment beaucoup" et pareil pour le persil.
Mais la science culinaire de Maman Léludemoncoeur ne s'arrête pas là, bien sûr. Lasagne, pizza, calzone, "brodo" (le bouillon, surtout à la poule, à se damner), toutes ces choses qui n'ont pas le même goût qu'ailleurs, mais qu'on sait particulièrement authentiques, direttamente di qua.
24 décembre, dans l'après-midi. "Sofiaaaa!" C'est le signal, faut arrêter de glander et descendre voir ce qui se passe. Maman Léludemoncoeur est entourée de plats carrés et rectangulaires pouvant aller au four. Sur la table, une énoooooorme casserole remplie de sauce tomate. Dans un coin, soigneusement étendues sur des nappes en tissu cousues entre elles, les plaques de pâte, déjà cuites et mises à absorber. Il y en a une quantité impressionnante, de quoi faire, en fait, quatre ou cinq fournées. La lasagne, c'est la tradition, on la mange le 25 décembre en (grande) famille. Ici, exceptionnellement, ce sont des pâtes achetées toutes faites au magasin. Mais d'habitude, on fait la pâte soi-même aussi, c'est meilleur, et les spécialistes ne s'y trompent pas. "Ca fait longtemps que je n'ai plus mangé la lasagne de ma soeur", dira son frère à Maman Léludemoncoeur.
Une couche de pâtes trempées dans la sauce, une louche de sauce tomate, du jambon émietté, du fromage râpé, et on recommence jusqu'à avoir rempli le plat. Et puis on recommence avec le plat suivant. La lasagne a un goût différent quand on participe à son élaboration. Si si! Je vous jure!
Hier, j'ai atteint le sommet du nirvana culinaire: j'ai participé à la confection de calzoni. Pour vous situer, les calzoni, c'est ce qu'on vous sert au resto comme une pizza refermée. Autant vous le dire, ceux de Maman Léludemoncoeur sont vaaaaaaaachement meilleurs (et encore plus caloriques, sans doute aussi...). Ils sont plus petits que ceux servis en pizzeria, plus tendres et farcis avec un mélange de sauce tomate/jambon/anchois/oignons/champignons/olives... Je crois que c'est avec ces calzoni que M. Léludemoncoeur m'a attirée et retenue dans ses filets.
Alors hier, mine de rien, une recette s'est transmise, de bouche à oreille. J'ai observé Maman Léludemoncoeur abattre la pâte (dont j'ai raté la préparation, maudit sport!), la farcir de sauce et de fromage, la refermer soigneusement et puis jeter le calzone dans l'huile (eh oui!! ça ne se fait pas au feu de bois). Plus de... une heure (?) après, le plan de travail croulait sous les calzoni faits maison. Il paraît que j'ai un don pour les refermer tout bien comme il faut, pour qu'ils ne s'ouvrent pas à la cuisson. Eh si!
Ce sont des moments magiques, ceux de partage de ces recettes. Il faut les savourer à leur juste valeur car je sais qu'on ne retrouvera jamais de petit calepin avec toutes les recettes notées bien sagement. Maman Léludemoncoeur transmet son savoir comme sa mère et sa grand-mère l'ont fait avant elle. Et quand je l'ai vue hier pétrir la pâte "regarde comment on préparait le pain à la maison!", j'ai soudain vu la jeune femme d'une vingtaine d'années, dans sa maison de Sicile, avec sa mère et ses soeurs. Transportée au coeur du petit village, dans cette maison où les frères avaient construit un four à bois, pour les pizzas et le pain. Et cette boule de pâte, là, m'a soudain semblé magnifique.
11:16 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Ce pauvre M. Léludemoncoeur, Popote, So Famille | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
| Tags : cuisine, italienne, tradition |
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vendredi, 28 janvier 2011
Attention! Grande première!
Aujourd'hui, je vais parler de moi. Non, c'est pas ça, la grande première, arrêtez de lever les yeux au ciel. Non non, ce qui est une grande première, c'est que je le fais dans le cadre... tadaaaaaaaa! d'un tag! Kézako, se demande le lecteur newbie. C'est Marie qui m'a virtuellement touché l'épaule dans une ronde effrénée où on jouerait virtuellement à chat (c'est bien dit, hein? :-) ). Je vous propose donc d'embarquer pour un voyage dans mes souvenirs d'enfance. Attention, ya (presque) du Cosette inside!
* Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question "Et toi, que veux-tu faire quand tu seras grand(e)?"
J'ai bien dû vouloir faire policière et fermière (mouuuuuh, les vaches!) ainsi que religieuse (on ne dénoncera jamais assez l'influence des profs de religion sur de fragiles petits êtres). Je me souviens même avoir demandé à mes parents à quel âge on pouvait entrer au couvent... oui oui ouiiiiii.
Mais tout cela a été balayé le jour où on a eu la télévision à la maison et où j'ai définitivement décidé que je finirais par remplacer la madame qui présentait les infos. Depuis je n'ai presque pas dévié. J'ai fait les études pour, mais je me suis rendu compte que la télé, j'aimais bof, que je préférais nettement écrire. Vingt ans après être tombée en arrêt devant Françoise Palange (c'était elle) et ses vestes de tailleur -en fait, je voulais devenir présentatrice du JT pour avoir d'aussi jolis vêtements-, je n'ai qu'une veste de tailleur (oui, mais laquelle! une Comptoir des cotonniers) et je suis journaliste en presse écrite.
* Quels ont été vos BD et dessins animés préférés?
Mes parents n'ont fait entrer la télé à la maison que contraints et forcés, parce que mon prof de 2e primaire s'inquiétait que je ne sache même pas que des Jeux Olympiques étaient organisés en 1988 et qu'ils se déroulaient à Séoul. J'avais six ans :-) Pour compenser cette concession au tube cathodique, ils ont toujours refusé de s'abonner au câble. Résultat: on louvoyait entre les dessins animés de Nouba Nouba et puis Bla Bla et ceux de Disney, sur cassettes vidéo.
J'ai bien aimé Clémentine (même si Malmoth me foutait les jetons), de même que Les Animaux du Bois de quat'sous, Albert le Cinquième mousquetaire et Alana ou le Futur imparfait, une série de science-fiction avec des transkinèdes (pfiou, ce dont on se souvient!)
Donc oui, j'étais plus livres et BD par la force des choses. Je me rappelle les Lucky Luke et les Modeste et Pompon de chez mes grands-parents. J'aimais aussi Boule et Bill, Astérix, Gaston Lagaffe. Puis sont venues toutes les découvertes faites au fil des pages du Journal de Spirou pendant la grande époque du Boss. On se battait chaque semaine avec mes soeurs pour avoir le droit de le lire en premier, en pestant que Massoeur n°5 (appelons-la Chanel ^^) l'emportait alors qu'elle n'était pas encore trop expérimentée en lecture...
* Quels ont été vos jeux préférés?
En jeu de société, on a énormément joué au Nain Jaune, avec des pièces de plastique pour "miser". On jouait aussi des parties endiablées de Puissance 4, au point qu'on a fini par casser le mécanisme. Je me souviens aussi de Memory et d'autres jeux Ravensburger. C'était chouette :-)
Pour le reste, on jouait dans le jardin, en se créant des maisons imaginaires. On se rendait visite, on se déguisait en allant puiser dans les vieux vêtements mis à notre disposition. On transformait une vieille jupe portefeuille en voile ou en tablier, une robe anglaise genre Laura Ashley achetée par ma mère lors de son séjour londonien en robe de princesse (j'y ai même cousu du fil de clôture Bekaert pour faire une robe de Sissi à cerceaux!)
Enfin, j'étais une grosse joueuse de Barbies. Avec mon amie Cassandre ou avec mes soeurs, j'ai joué jusque tard. Et je trouve ça dommage que les gamines aujourd'hui n'y jouent plus autant...
* Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi?
Euh. Je n'ai pas de souvenir saillant. Je sais que mon anniversaire s'accompagne souvent d'un repas de famille toujours chouette, mais impossible de me rappeler un anniversaire particulièrement sauvage ou surprenant. En la matière, sans doute, the best is yet to come... :-)
* Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire et que vous n'avez pas encore fait?
Apprendre sept langues. Pourquoi sept? Parce que la reine de Suède, Silvia, en parle sept, et je me souviens qu'à l'époque, ça m'avait scotchée. J'en parle trois bien, une à peu près (même si l'exubérance sicilienne latine sur-vante mes mérites...) Si j'avais le temps et l'argent pour le faire, j'apprendrais encore l'arabe, le suédois, l'espagnol et le japonais. Ce qui me permettrait sans fausse modestie de surclasser la reine de Suède.
Sinon, ben voyager beaucoup beaucoup, mais je commence à rattraper mon retard.
Depuis que je sais que je veux être journaliste, la question de l'équilibre vie privée-vie professionnelle m'interpelle beaucoup. Pas encore vraiment eu l'occasion d'en tester les applications dans la vie réelle, mais ça finira par venir aussi, j'imagine.
* Quel était votre premier sport préféré?
J'aimais, et aime toujours d'ailleurs, la danse. Classique, moderne.
Zut, "premier sport préféré", ça sous-entend qu'il y en a eu d'autres... bah non! je suis une fade et une musicienne, na! Piano, chant, solfège, histoire de la musique, c'est fatigant tout ça!!
* Quelle a été votre première idole de musique?
Henri Dès? :-) A la maison, entre Henri Dès et la musique classique, il n'y avait que Abba (Gold), Help des Beatles, et Philippe Lafontaine. Je connais encore Coeur de Loup et Alexis m'attend par coeur :-)
Sinon, pas d'idole, même encore maintenant. Le seul pour qui je suis capable de faire un malaise vagal, c'est Bénabar.
* Quel a été le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous ayez reçu?
Mmmmmh. A Noël, sans doute la jolie bague qui orne ma main droite depuis trois ans. Attention! Ce n'est PAS une bague de fiançailles, c'est une bague de Noël. Le cougnou de fiançailles suivra.
En même temps, peut-être que mon cadeau de Noël 2010 sera encore mieux. Hum. -_-
Mon plus beau cadeau d'anniversaire, c'était une séance d'analyse couleur/relooking. J'en rêvais depuis des mois, M. Léludemoncoeur me l'a offert. Bon, le rendez-vous n'a pas été aussi personnalisé que ce que j'avais espéré, mais l'un dans l'autre, les conseils continuent à me servir (je ne fais toujours pas dépasser mon string de mon jean's, par exemple).
Voilà, c'était à peu près tout ce que j'avais à dire. Marie, je ne t'avais pas menti, on a quelques points communes.
A qui vais-je refiler la patate chaude, maintenant?... Unicks, Mlle Toutouille, Lalydo et Joufflette, par exemple?
11:15 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Blog, Ce pauvre M. Léludemoncoeur, Jeux, Livre, Loisirs, So Famille, Travail, Twitter et tutti quanti | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
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jeudi, 13 janvier 2011
J'arrive!
Muette depuis dimanche? (vendredi, si on compte que les billets du week-end avaient été pré-écrits) C'est vrai... C'est même pas que j'ai rien à vous dire, j'aurais bien voulu rigoler de Miss Belgique (ça commence à périmer un peu) ou de mon super chouette week-end à Lille (ça viendra), mais j'ai pas vraiment eu le temps ni l'énergie.
Depuis lundi, le procès en appel de la catastrophe de Ghislenghien a repris à Mons. C'est passionnant, mais ça m'occupe de 9h à 20h du lundi au mercredi. Ca me laisse donc moins de temps de cerveau disponible (tm) pour mûrir de jolis billets rigolos et pleins de réflexion (on peut rêver!). Je reviendrai peut-être ici sur le procès, mais pas maintenant. J'attendrai d'avoir du recul, j'attendrai de connaître l'ensemble. Rendez-vous donc en juillet ou en septembre, après l'arrêt :-) Je peux déjà vous dire que j'y côtoie des personnes extraordinaires, j'entends des histoires intéressantes, émouvantes, rigolotes. J'ai l'impression d'être à l'endroit juste. Les lundis, mardis et mercredis, si je ne poste pas ici, allez faire un tour sur la page skynet et cherchez, dans les actualités, les news concernant Ghislenghien. Il y a de fortes chances que je me cache derrière.
Puisqu'on en est à parler d'actualité, j'avais envie d'avoir une grosse pensée pour ma petite soeur, qui fête ses 25 ans aujourd'hui les pieds encore au sec. Il n'y a pas qu'en Belgique qu'il pleut et que ça déborde: elle, elle se trouve Down Under, au pays qu'il faut 24h d'avion pour rejoindre, l'Australie. Et elle est dans la zone des inondations, dans le Queensland (vous allez me dire, quand la zone d'inondations est équivalente à la France et l'Allemagne réunies, il y a un certain risque de s'y trouver, mais l'Australie, c'est graaaaaaaaaand). Brisbane, sa ville si paradisiaque, est aussi démunie que le reste de la région face à l'eau qui monte. Mais visiblement, la pluie s'est arrêtée et l'eau a arrêté de monter aussi. Avant d'atteindre son appartement, chouette cadeau d'anniversaire.
C'est pas facile d'être aussi loin quand une situation de crise se présente. De ne pouvoir agir que par petits messages de soutien, via Facebook, mail ou téléphone portable. Mais ma courageuse soeur, partie à l'aventure il y a quelques années pour tomber amoureuse de l'Australie, a l'air d'affronter ça comme un chef, entourée de ses amis australiens. 25 ans aujourd'hui, ma soeur, et une telle évolution en quelques années... Je suis trop fière d'elle et je pouvais bien le dire aujourd'hui.
(mais maintenant j'arrête avant de me noyer dans mes propres bons sentiments)
11:39 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Réflexion, So Famille, Travail | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : australie, actualités, ghislenghien |
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lundi, 27 décembre 2010
Fêter Noël, ça se mérite
Ouf! Ca y est, on a survécu!!
Survécu aux nuits trop courtes, aux joues râpées par les embrassades, au foie même pas éclaté par la surabondance de super bonne bouffe, aux cadeaux reçus, aux cadeaux offerts, au placement à table, aux blagues, à l'alcool.
Et à la neige!
Je sais pas vous, mais nous, on a pas mal morflé, niveau poudreuse. Rien à se mettre dans le pif, hein, mais tout de même un petit vent du nord bien piquant vendredi soir, des monticules de neige entre la route et les places de parking. Les monticules font s'affoler le système d'aide au parking qui finit par voir des obstacles partout. Une ofois garés, il fallait encore sortir de la voiture, les deux jambes qui s'enfoncent dans de la neige qu'on croyait durcie. I'm dreaming of a white Christmas, vraiment?
Samedi, back to my roots, on rentre dans mon Condroz de presque-origine. Déjà en temps normal ça semble loin et aventureux, alors ajoutez des dizaines de centimètres de neige et ça vous donne 1h30 de trajet dans chaque sens et un subit retour de foi, des... fois qu'on ne parviendrait pas à grimper les côtes enneigées. Oui, un dîner de Noël en famille, ça se mérite et il faut prouver tout son art de la maîtrise glissale pour enfin parvenir à destination (et repartir quelques heures plus tard la peau du ventre bien tendue et les bras remplis de cadeaux).
Et vous, vous avez passé un chouette Noël? :-)

16:24 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, So Famille | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : neige, fêtes, cadeaux |
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vendredi, 24 décembre 2010
All I want for Christmas is you (et un Pliage Longchamps)
Nous y voilà enfin!! Enfin, presque. Dans quelques heures, on fera péter les bouchons, on regardera amoureusement les huîtres et nos amoureux(ses), on jettera des coups d'oeil curieux vers le pied du sapin: C'est Noël!!
Avant de plonger délicieusement dans les bras de Morphée pour un cinq à sept réconfortant, j'avais envie de vous souhaiter:
un Noël blanc? ahah, la bonne blââââk! Je vous souhaite que ce Noël ultra blanc ne vous gâche pas la fête.
Je vous souhaite un Noël chaleureux, intimiste, doux, festif, convivial, familial, un Noël à votre image, qui corresponde parfaitement à ce que vous en attendez.
Je vous souhaite du plaisir d'offrir (et de recevoir, on n'est pas que des saints ;-) )
Je vous souhaite des délices délicieux.
Je vous souhaite un Noël fabuleux!
16:25 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Blog, Loisirs, So Famille | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : cadeaux, fêtes, noël |
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jeudi, 23 décembre 2010
J'traîne des pieds...
Wooooow! Presque une semaine sans écrire une note et c'est même pas parce qu'on m'a interdit de toucher à mon clavier... C'est pas (vraiment) l'inspiration qui manque, ni l'envie. J'ai même parfois le temps, mais ma "procrastination touch" refait des siennes: pourquoi faire maintenant ce qu'on pourrait remettre à plus tard, hein??
Alors je prends un air très occupé, affairé, je cours à Namur pour le boulot, j'essaie de prendre des trains qui arrivent en retard en puant le vomi (véridique, une colonie de gosses dont certains atteints de gastro, c'est bruyant et ça pue) (le jour où je regarderai un baby d'une manière un peu trop enamourée, gueulez "vomi!!", je comprendrai et je me ressaisirai, promis) ou qui n'arrivent jamais (les trains, au cas où les parenthèses vous auraient fait perdre le fil), je lis, je lis je lis, je me balade doucement sur les routes enneigées, je regarde des séries (j'y reviendrai...), je réfléchis à toutes sortes de choses.
Par exemple, aux cadeaux de Noël. Là, c'est plus réfléchir, c'est se torturer grave les méninges. Bordel, pourquoi c'est si compliqué?? J'ai trouvé la plupart de mes cadeaux et je crois qu'ils feront mouche, surtout pour ma "cacahuète". Je suis trop trop impatiente de la voir déballer son cadeau et trop excitée à l'idée de sa réaction... Pour les autres membres de la famille proche aussi, j'ai trouvé de chouettes idées.
Mais n'offrir des cadeaux qu'à certaines personnes au réveillon, au motif qu'on privilégie la famille Léludemoncoeur (papa, maman, soeur, beauf et nièces), en snobant les autres oncles et tantes, c'est moyen. Et inclure les oncles et tantes en snobant les cousins, c'est moyen aussi. Résultat: le nombre de cadeaux à trouver a doublé insidieusement.
Et le champ des questions a doublé aussi:
- qu'est-ce qu'on offre à quelqu'un qui a déjà tout (et pourrait s'offrir le reste)?
- qu'est-ce qu'on offre à quelqu'un qui n'a pas une valise extensible (ou n'a pas envie de payer un méga supplément pour ses bagages)?
- qu'est-ce qu'on offre à quelqu'un qui aime les bonnes choses de la vie mais doit se limiter, conseil d'ami médical?
J'aime trouver le cadeau qui fait mouche, le truc que la personne n'attendait pas forcément mais qu'elle reçoit avec plaisir. J'ai horreur des cadeaux bateaux, ceux qui sentent le manque d'inspiration sous le papier cadeau, ceux qu'on offre faute de mieux, faute de temps pour mûrir la réflexion.
Il paraît que 54% des Belges se sentent obligés d'offrir des cadeaux. Moi, j'espère juste que je n'en serai pas réduite à offrir des cadeaux "bateau". Pitit Papa Noël, là, allez, file-moi des idées...
12:39 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Loisirs, Shopping, So Famille | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : cadeaux |
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vendredi, 17 décembre 2010
Récit d'une journée presque parfaite
C'était hier, cette journée presque parfaite, et je reste sous le charme ce matin encore (comment ça, "c'est plus le matin"? Bah oui, j'ai bu mon café matinal ya moins d'une heure, récup' quand tu nous tiens...). En vrac:
- j'étais en récup' hier aussi, mais je suis allée bosser quand même. Comme ça, juste pour le plaisir. Ya pas à dire, le travail c'est vachement plus chouette quand on décide soi-même qu'on VEUT y aller :-)
- Attention, je ne l'aurais pas fait pour le simple plaisir d'aller m'asseoir 8 heures devant le PC qui m'accueille déjà d'habitude. Non. Hier, le dossier de la catastrophe de Ghislenghien passait devant la Cour de cassation (cessez ces regards perplexes, c'est intéressant, que diable!) (si si! je vous jure!) et, comme je suis le procès en appel, je me suis portée volontaire pour suivre l'audience.
- Ca m'a permis de retrouver le Palais de Justice de Bruxelles et sa magie. Ce bâtiment grandiose, voire un peu mégalo, qui donne cependant une douce impression de sécurité et de chaleur. Cet endroit à l'architecture magnifique où les lumières sont tamisées et où les passions semblent comme étouffées par de l'ouate. J'ai découvert la salle des audiences solennelles de la Cour de cassation, ses fresques murales, son velours et suffisamment de place pour accueillir 25 conseillers au bas mot. J'ai fait connaissance aussi avec la première chambre de la Cour, salle plus petite et plus sombre, mais tout aussi impressionnante. Certaines choses restent visiblement immuables... J'ai écrit des textes adossée à une colonne, dans la pénombre. J'ai levé le nez vers le bleuté de la coupole centrale. Vraiment, si vous passez près de la place Poelart, je vous conseille de faire un crochet de dix minutes par ce magnifique Palais de Justice, de vous placer au centre de la salle des pas perdus, de lever la tête vers cette coupole et de croiser les doigts pour que ce bâtiment reste utilisé.
- Durant la (longue) pause entre l'audience et l'arrêt, je me suis baladée dans le centre de Bruxelles, d'abord pour manger, et puis pour faire quelques courses de Noël et compléter le cadeau pour ma "cacahuète". J'ai testé le restaurant japonais "Anata", conseillé il y a quelques mois par mon amie Bab's et définitivement adopté vers 13h40, une fois la soupe, les sushis (maki et nigiri), les raviolis, les sashimis et les légumes marinés engloutis. Le resto est coincé entre un snack pita et un marchand Mövenpick, mais il est resté bondé tout le temps où j'étais là. Signe de qualité: il est fréquenté aussi par des Japonais... ;-) Ya moyen de manger "simplement" de la bonne cuisine japonaise ou d'aller faire les guignols en haut avec un "maître teppan yaki" qui vous lancera de l'omelette à la figure. Cool non? Cherry on the cake, l'addition est tout à fait raisonnable!
- J'ai aussi acheté ce que j'offrirai à ma cacahuète la semaine prochaine. Je ne préciserai pas quoi, parce que ce blog est dangereusement fréquenté par les membres de ma famille et je veux garder la surpriiiiise :-)
- J'ai siroté un jus d'orange frais au Roi des Belges en écoutant les autres parler flamand et en me disant quand même que Bruxelles est une ville magnifique.
- Je suis allée tester un resto yougoslave avec mes collègues. On a ri, on a trinqué, on a bien mangé, on a papoté.
-Sur le chemin du retour, spectacle féérique: des arbustes enneigés sur le bord de la route étaient éclairés. Comme si l'éclairage avait été placé exprès pour mettre en valeur ce joli spectacle hivernal, pour les 3 jours de neige annuels à Bruxelles ;-) Ca a constitué la conclusion enchantée de cette journée qui aurait été parfaite si:
- je n'avais pas dû me lever atrocement tôt :-)
- il n'avait pas plu comme vache qui pisse
- M. Léludemoncoeur et mon amie Flo avaient pu venir au resto le soir.
Et si j'avais pu publier un billet blog hier, of course!
14:15 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Popote, Réflexion, Shopping, So Famille, Travail | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
| Tags : bonheurs, restaurant, épicurien |
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