mardi, 20 décembre 2011
J'voudrais bien, mais j'peux point
Si j'avais vraiment du temps, je m'accorderais une pause Love Actually. C'est de saison, ça parle de Noel et tout!
J'adore ce film, ces histoires apparemment indépendantes mais qui révèlent tous leurs fils au fur et à mesure. Tous ces excellents acteurs anglais. Ce doux-amer, certaines histoires qui finissent bien, ce sentiment global de bien-être.
Une chaîne pour se dévouer un de ces soirs à le passer pendant une de mes pauses?? (après tout, on repasse bien Le Père Noël est une ordure pour la 25e année d'affilée!)
Allez, pour les convaincre, une vidéo kitschy kitschy.
Joyeux Noël, les gens! :D
09:55 Écrit par Sophie dans Film, Futilités, Ma télé bien-aimée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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dimanche, 30 octobre 2011
Secret Story et la relativité de la méchanceté
Deux semaines, cela fait deux semaines qu'on survit sans les quotidiennes de Secret Story, sans les complots, les mensonges, les petites trahisons et les grandes réconciliations de la Maison des Secrets... Mais comment arrivons-nous à vivre normalement?? Heureusement, j'ai envie de dire, que Benja Castaldi nous a d'ores et déjà annoncé le casting de Secret Story 6... tiens, et si je m'inscrivais avec le secret "j'ai un blog"? Non?
A peu près concomitamment (non, en fait, je pourrais pas participer à Secret Story, j'ai trop de vocabulaire...) on apprenait que la téléréalité fait des ravages chez les filles. Ca les rendrait plus méchantes et menteuses que les adolescentes "normales". Bizarrement, l'étude ne s'est pas penchée sur les effets de la téléréalité chez les mecs, comme s'ils ne la regardaient pas ou étaient immunisés de ses effets... permettez-moi d'en douter: après tout, ya autant de mecs que de filles qui participent à ce genre d'émissions, non?
Ce qui m'a frappée, moi, dans ces émissions, c'est l'inanité et la vanité des candidats, prêts à tout pour être connus, prêts à tout pour gagner 150.000 euros (notez que pour 150.000 euros, je commencerais moi aussi à être prête à tout, même à jouer au Lotto, c'est vous dire... ;-) ). Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai tiqué en entendant: "Public, vote pour moi!" ou "je voudrais remercier mon public de me soutenir comme ça. Je t'aime, public!" Voilà donc des jeunes gens pour qui "Public (le)" est devenu la norme de référence, celle qui leur dit s'ils sont sympas, bons, drôles et envers qui ils sont redevables, attachés, ultra-attentifs... Le message qu'ils véhiculent, c'est "modèle ta personnalités, changes-en de semaine en semaine jusqu'à ce que "Public (le)" te soutienne".
Le "meilleur" exemple, c'était cette émission éphémère, Carré VIIIP, où des "VIP" (bonjour, j'ai participé à une émission de téléréalité, on a vu ma gueule -et pas que- en une d'Entrevue, je suis un VIP) côtoyaient des "wanna-VIP". Des gens qui étaient là uniquement pour devenir célèbres à tout prix. Travailler pour y arriver? Ben non, pourquoi? ya la télé, quand même, hein! Pourquoi je me casserais le cul à bosser puisqu'avec des caméras pour me filmer 24h/24, je peux devenir une STAR? Et ce raisonnement-là, il n'est pas tenu que par les filles, loin de là. Et pour moi, c'est plus préoccupant que d'être méchantes et menteuses.
Car quand on dit que les filles sont plus méchantes et menteuses et prêtes à tout pour arriver à leurs fins, en fait, n'est-ce pas leur reprocher de se mettre au niveau des garçons et d'essayer elles aussi, enfin, de se gagner leur place au soleil? On dit souvent que la gentillesse ne paie pas, surtout si on veut progresser dans sa carrière, par exemple. Plutôt que de se pousser pour faire de la place à un mec, peut-être se défendraient/défendront-elles bec et ongles. Est-ce cela être méchante? Si on part du principe que la petite fille "normale" doit être gentille, c'est-à-dire sourire, ne pas faire de vagues, prendre sur soi, alors oui, une fille qui s'affirme, qui prend la place qu'elle estime intéressante, cette fille-là, oui, pourrait être considérée comme méchante, "anormale". Mais c'est de la bonne méchanceté. Celle qui pourrait amener les filles à grimper dans la hiérarchie sans atermoiements.
Et si, au fond, Secret Story et les émissions du même genre étaient un formidable outil d'aide à l'égalité hommes-femme?
11:27 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Blog, Ma télé bien-aimée, Réflexion, So fait sa féministe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : secret story, égalité hommes-femmes |
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dimanche, 16 octobre 2011
Secret Story c'est fini, et c'est peut-être mieux comme ça
Je suis anéantie. Depuis deux jours, je cherche une explication, j'erre comme une âme en peine, remettant en question mon style de vie -ma VIE toute entière.
Vendredi soir, j'ai appris qu'Aurélie collectionne les boules à neige des endroits où elle est déjà allée. Comme moi. Cette dinde grimaçante qu'on engraisse pour Noël (au rythme actuel, elle devrait même être prête pour Thanksgiving...) a un point commun avec moi (et non, ce n'est pas d'engraisser exponentiellement d'ici Noël), je ne m'en remets toujours pas. Bon, ok, elle est Belge, aussi, ça fait un deuxième point commun, mais il est tellement commun que Jean-Claude Van Damme aussi, il est Belge, you know what I meaaaaaan?
Mais là... Mes pauvres petites boules à neige chéries, ternies par la fille qui ne peut pas parler plus de trois minutes sans passer dans les aigus, la boule posée sur des talons aiguilles... Je ne suis pas sure de survivre au choc.
Quoi? qui a gagné? Marie, du couple Barbie et Ken. Moi, j'suis contente. Dans l'ensemble, c'était ma préférée. Un peu crucruche, certes, mais sans doute une des plus gentilles. Enfin, ce n'est peut-être qu'une apparence, puisqu'Aurélie, classieuse, l'a accusée après l'émission de n'avoir fait que la trahir tout le temps et lui avoir planté couteau sur couteau dans le dos.

Quand je vous disais que la dinde était presque prête...
11:01 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Ma télé bien-aimée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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mercredi, 14 septembre 2011
Les hommes pas dégourdis, c'est aussi notre faute
Aujourd'hui, on cause ménage, répartition des tâches et, sans doute, un peu du fonctionnement hommes-femmes.

Or donc hier, je suis tombée un peu par hasard sur "Une semaine sans les femmes" sur France2. No mystère au niveau du contenu (tout est dans le titre): pendant que les femmes d'un village du Nord (lo où on porle comme ço) partent en goguette, ces messieurs se retrouvent avec tout le train-train quotidien (gosses, ménage, bouffe, etc). Histoire sans doute de montrer à ces messieurs ce que c'est de gérer tout un ménage et que-c'est-pas-si-facile-que-ça-hein-on-fait-moins-le-malin-?-?.
A première vue, l'idée a l'air séduisante: Madame les doigts de pied en éventail pendant que Monsieur s'occupe de tout, moi je dis oui, oui, je like (M. Léludemoncoeur, ceci est un appel du pied à peine voilé pour quand ce sera le moment, hein!)! Mais très vite, on se met à réfléchir, voire à ha-llu-ci-ner.
Exemple: évidemment, les Madames, pour les neutraliser et qu'elles ne fassent vraiment rien, on les expédie loin, très loin. Genre aux Etats-Unis, à Las Vegas. Oooooouh! Madame qui va claquer des liards pendant que Monsieur s'occupe des chiards! Le taux de beaufitude a atteint des sommets que je suis difficilement capable d'absorber... Mais ça, c'est rien!
Exemple 2: les derniers conseils avant le départ. "Et ça, c'est l'avant de la couche, et ça c'est l'arrière, tu vois?" Vite vite, Madame explique une dernière fois à Monsieur comment changer le gamin. Quand on sait que le grand projet de Monsieur c'est que Gamin marche quand sa mère rentrera, ça vous donne une idée du niveau de participation aux soins du bébé sur sa première année de vie...
Exemple 3: les maris tout perdus. Bon, pas tous. Mais dès le départ de Madame, on en a vu certains se heurter aux meubles comme une chauve-souris prise en pleine lumière. Entre l'un qui ne sait pas cuisiner parce-qu'il-a-jamais-eu-à-le-faire, l'autre qui sue au magasin avec ses huit gosses parce-que-d'habitude-c'est-madame-qui-fait-les-courses et le troisième qui redécouvre son gosse, on croit rêver!
Et c'est là que le constat prend sa forme définitive: et si c'était ces femmes (mais généralisons à "les femmes") qui en faisaient des empotés comme ça? Pour qu'un type dise "c'est la première fois que je fais autant de câlins à ma fille, d'habitude c'est sa mère qui la colle" ou pour qu'un autre ne sache même pas changer une couche (ou faire à manger), il faut quand même qu'à un moment, les mères se soient dit "je m'occupe de tout, ça va, je gère". Ca s'est peut-être fait insidieusement, "comme ça", peut-être que Monsieur n'a pas insisté en voyant que la corvée couches lui échappait once again ou n'a pas protesté en trouvant son repas prêt à son retour. Mais ça m'a quand même laissé la désagréable impression que ces femmes sont en partie responsables de leur charge de travail. Et ce n'est pas le geste de l'une d'elles, gérante d'un gîte qui remet "à l'endroit" l'oreiller posé par son mari, qui me fera changer d'idée...
Deuxième constat: il semblerait bien que pour s'occuper de leur marmaille/ménage, ces messieurs aient, pour la plupart, pris congé toute la semaine, ce qui biaise un peu l'expérience, non? Parce que la merdeuf', elle, elle cumule la marmaille susnommée avec un emploi, en général. Ca sent donc un peu la triche derrière les coins...
On termine en beauté par la phrase du père de 8 gosses: "J'aime mes enfants, mais je préfère ma femme". L'histoire ne dit pas si le neuvième est en route... ;-)
08:49 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Ma télé bien-aimée, Réflexion, So fait sa féministe | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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jeudi, 25 août 2011
Cinq soeurs
Aujourd'hui, j'ai envie de rendre hommage à TF1 et à son répertoire inépuisable d'émissions débiles à haute teneur réactionnelle. Sauf que si je peux leur faire passer un message pour l'été prochain (oui? merci!): TF1, s'il te plaît, fais un effort pour les gens qui bossent de nuit! L'an dernier tu repassais ton stock d'émissions toutes les nuits, quotidienne de Secret Story en tête et là quasi rien! Bordel quoi! (fin du message)
L'autre jour (ou peut-être une nuit) (ne me remerciez pas pour la chanson que vous allez trimballer toute la journée dans votre petite tête, c'est cadeau!), ils consacraient leur émission "C'est quoi l'amour" aux familles (ultra) nombreuses. Genre minimum six gosses. Mais plutôt huit ou neuf.
Ca m'a fait flipper. Non, comprenez-moi, ça n'est pas que je sois particulièrement impressionnable, après tout, je suis l'aînée de cinq filles (cinq filles?? oui, cinq, oui) et dans la famille, les familles nombreuses, on connaît, mais là, on entrait (pour trois familles sur quatre), dans la France catholique profonde, avec prières familiales et tout le bastringue. (A noter que la nuit précédente, une rediff de "Reportages" portait aussi sur une famille hyper nombreuses dans le genre)
Evidemment, certaines choses dans les reportages ont fait écho à mon enfance à moi. L'accès assez limité à la télévision, pour privilégier d'autres types de jeux/relations (mais ce n'est pas forcément propre aux familles nombreuses), l'envie des parents d'avoir une grande famille, de ne pas forcément se limiter au classique "mariés, deux enfants", les tâches ménagères aussi appelées corvées qu'on rechigne à faire, les jeux de société, les chamailleries, la complicité.
Par contre, même si je ne nie pas que des tribus comme ça doivent être soumises à un minimum d'organisation, je suis tombée de ma chaise en voyant la discipline de fer imposée à certaines fratries. Dans deux des familles (et peut-être une troisième, je suis pas arrivée à le déterminer), les enfants vouvoient leurs parents. Question de respect, il paraît. Moi, j'ai toujours tutoyé mes parents et j't'emmerde, ok?
J'ai aussi ouvert des yeux comme des soucoupes en voyant les horaires hyper stricts auxquels sont soumis les enfants. Lever à 8h30 même le week-end, obligation de faire vingt minutes d'instrument de musique, prière plusieurs fois par jour et autres règles corsetées. Chez nous rien de tout ça, et je n'ai pas l'impression qu'on ait connu le chaos. Bon, bien sûr, on n'était pas la famille Von Trapp et la maison a rarement été digne de figurer dans le Elle Déco, mais c'est vrai qu'on pouvait se lever (le week-end en tout cas) à peu près à l'heure qu'on voulait. Ca a parfois créé des moments de solitude, par exemple quand Massoeur n°4, grande dormeuse devant l'éternel, s'est retrouvée à l'école en robe de nuit parce qu'elle n'avait pas voulu se lever.
On récitait bien un bénédicité appris chez les scouts avant de manger, mais l'habitude a fini par se perdre. On a par contre longtemps gardé le "que le petit jésus te garde et te bénisse" du coucher et la messe du dimanche matin. Mais jamais je n'ai eu l'impression de baigner dans ce catholicisme rigide comme j'ai pu le voir dans ces reportages. Chacune, chez nous, a été très vite libre d'aller à la messe, ou pas, et un passage par l'université libre de Bruxelles a décapé les restes. Dans les maisons de ces familles nombreuses, yavait des photos du pape au mur et des autels érigés dans certaines pièces. Au secours!! dans le genre "nous on est contre le préservatif parce que le pape l'a dit", c'était assez affolant.
Après, j'ai commencé à réfléchir sur ce que ça change, d'être d'une famille nombreuse (et d'en être l'aînée, en plus). J'ai sans doute été responsabilisée plus vite, plus tôt que mes copines. Babysitter de mes soeurs à douze ans, d'autres gosses à 14, c'est sans doute pas donné à tout le monde. Ca s'est accompagné d'une certaine latitude par ailleurs (j'ai pu sortir jeune, j'en ai pas vraiment abusé), j'ai pas de regrets par rapport à ça.
Après une période de tensions à la fin de l'adolescence et du début du départ du nid -difficile de trouver sa place en équilibre dans une famille qui se transforme-, je pense avoir trouvé pleinement ma place de grande soeur, à mi-chemin entre le guidon et la selle (comme disait une psy dans une interview ya bien bien longtemps). Une grande soeur certes pas encore parfaite (qui l'est?), mais sans jalousie (et pourquoi elle elle peut alors que moi je pouvais pas, à son âge?) ni dédain. Une grande soeur disponible (j'espère!) et qui a toujours autant de plaisir à retrouver "les ptites".
Est-ce que ça me donne envie d'avoir moi aussi une famille nombreuse? Pas forcément, même si j'ai toujours plaint les enfants uniques. Est-ce que ça me rend plus solidaire, plus attentive aux autres, plus je-sais-pas-quoi? J'en sais rien. Mais j'imagine que ça continuera à se révéler au fil du temps...

Il en manque une, mais c'était pas facile de la faire revenir d'Australie juste pour la photo...
10:45 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Ma télé bien-aimée, Réflexion, So Famille | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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samedi, 20 août 2011
Secret Story, c'est mortel
Aujourd'hui, je dois bien me résoudre à mettre en garde les personnes qui seraient tentées de céder aux sirènes de Secret Story. Secret Story tue.
Non non, rassurez-vous, chers lecteurs, ils n'ont pas introduit une petite touche de trash pour doper les audiences genre "vous êtes le maillon faible, au revoir *pan*", l'éliminé qui porterait encore mieux son nom.
Non. C'est surtout nuisible pour les ex-candidats. En une semaine, deux anciens sont morts. Le 10 août, c'est FX, candidat de la troisième saison, qui s'est suicidé. L'après-télé réalité était trop difficile. Hier, c'est Isabelle, de SS2, qui est décédée d'une rupture d'anévrisme. Elle qui côtoyait la mort de près (elle était croque-mort) est passée de l'autre côté de la barrière.
Notez, c'est peut-être un concept à développer, l'élimination définitive à la sortie de la maison. On ne ferait que gagner du temps, c'est tout. Et puis il suffirait de rendre à Zelko, le jumeau j'ai-un-problème-à-l'oeil-mais-pas-que-là-à-mon-avis, son AK-47 de chevet, celle avec laquelle il dort depuis tout petit, et le tour serait joué. Non, parce que là, il fait un peu pitié à mimer toujours des rafales de mitrailleuse.
Notez, c'est à peu près la seule chose qu'on comprend, venant de lui. Quand il parle? On se gratte l'occiput. On le laisse recommencer sa phrase et c'est pas beaucoup plus clair. Jusqu'ici, il se baladait avec son décodeur, son double en plus intelligible (intelligent, c'est pas encore vérifié), mais hier soir, c'est Zarko qui a été éliminé. Reste donc le BBT (Bête, brute et un peu truand), parfait pour quelques sessions d'éliminations.
Par exemple, il pourrait éliminer Juliette, la plus des plus des plus horripilantes du monde entier de tout l'univers. Un mètre quarante-cinq de poses, de fausseté, de pas naturel, d'éclats de rire forcés, de phrases pseudo rebello-philosophiques. C'est aussi celle qui passera pour la salope de service, vu qu'elle a légèrement foncé sur son "Saïmone", son double rebelle masculin (oui, Secret Story, c'est du haut niveau...), alors que celui-ci était légèrement en couple. Et s'est fait larguer hier en "direct" par une mystérieuse Sofia lassée de plus pouvoir passer les portes et de passer pour la cocue magnifique aux yeux de toute la France TFesque.

Tant qu'il y serait, le Zelko, il pourrait faire un strike, deux pour le prix d'un, Saïmone et Juliette, hein. Suffit d'attendre qu'ils soient collés l'un à l'autre, c'est-à-dire 85% du temps.
La suivante sur la liste pourrait être Ayem, la top biche, candidate préférée de tout ce qui porte un pénis sur cette terre, dixite Jérôme. Depuis le début de l'aventure, Benjamin Castaldi a quand même déjà au moins placé mille fois sa feinte pourrite du début "Ayem enchanté, Ayem pas enchanté". Le comique de répétition, ya que ça de vrai! Ayem, c'est donc de la plastique de rêve, qui cache en fait -de plus en plus mal- une hyène. Tout sourire devant, mais prête à bondir sur la bête blessée.

Elle s'est attaquée à Morgane (dont le père s'appelle Brigitte), elle s'est attaquée à Barbie Marie, aux jumeaux, et pense que les mecs qui ne lui tournent pas autour agissent par dépit qu'elle les ait repoussés. A ce degré de narcissisme, ça devient pathologique, non? :-)
Enfin, bientôt, il ne restera plus que des filles, dans cette maison, au rythme où les éliminations de mecs se succèdent. Ya eu Rudy le mytho, mauvais perdant comme jamais et tellement peu élégant qu'il donne envie de vomir. Ya eu Morgan le pompom boy, dont l'élimination m'a brisé le coeur (oui oui) tellement cette gentille commère un peu sosotte était divertissante (la preuve, c'est qu'il est là sur chaque after praïme depuis ;-) ), Jonathan le beau franc-maçon et puis maintenant Zarko, l'autre commère.
Finalement, je me suis tellement prise au jeu des praïmes que j'ai moi aussi un secret à garder. Mon secret est: mes préférés dans Secret Story sont Barbie Marie et Ken Geoffrey. Eh oui! Ken continuerait sans doute à me faire peur dans une maison sombre, le soir, mais je trouve Marie touchante de gentillesse et finalement, ce sont parmi les meilleurs joueurs.
La mauvaise nouvelle, c'est qu'avec mes vacances, je vais rater les deux prochains praïmes. La bonne, c'est que c'est un peu comme les Feux de l'Amour, t'as beau avoir raté 10 épisodes, tu rattrapes vite ton retard!
12:26 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Loisirs, Ma télé bien-aimée | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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samedi, 16 juillet 2011
Secret Story c'est reparti (ooooooh!)
Parmi les plaisirs divers de l'été, on notera la viande cramée par une exposition trop longue au charbon de bois, les bouchons sur l'autoroute de la mer, la gueule de bois du lendemain à-cause-de-ce-petit-rosé-un-peu-traître, les lits de piscine même sans piscine, l'importance des bulletins météo (QUOI? Encore un samedi pourri??) et les glaces Magnum double chocolat. Sans oublier bien sûr le retour de Secret Story.
Aaaaaah! Secret Story! Vous pensiez en être débarrassés? Qu'après quatre Belges hystériques dans la baraque, ils auraient décidé de mettre définitivement la clef sous le paillasson de la maison des Secrets? Que nenni mes amis! Et même si le taux de Belges a dangereusement diminué, il y a bien de quoi se divertir rassurer sur son état mental et son QI. (même si certains diront que pour regarder ça, il faut être sérieusement dérangé. Ou débile.) (c'est même pas vrai d'abord).

Il ne faut pas avoir fait bac+5 pour tilter dès la troisième minute que la prod mise tout (et le reste) sur "Ayem enchantée". Déjà, Benja Casta a décidé de placer le plus de fois possible cette bête feinte pourrite et puis, hier dans le praïme, on n'a vu qu'elle. Ayem se passant discrètement la langue sur les dents (pour voir si yavait pas de salade coincée?), Ayem dans la chambre des révélations essayant de scruter les réactions de ses petits camarades pour savoir qui l'a nominée à vie, Ayem-qu'est-trop-sympa-c'est-la-fille-que-j'aime-le-plus-dans-la-maison-elle-apporte-trop-de-bonnes-choses-en-plus-elle-est-trop-bonne-tout-court, Ayem qui peint ses yeux en bleu, Ayem qui est perspicace, joueuse, manipulatrice. Ayem qui a une histoire difficile avec son père.
Oui, parce que cette année, on leur a offert un digest de "la psychologie pour les nuls", donc toutes les filles ont un secret en rapport avec leur enfance douloureuse, une histoire difficile, donc, avec leur père. Mais c'est de là qu'elles ont puisé leur force pour être manipulatrices et winneuses à tout prix.
Ya aussi des intellos, hein, faut pas croire. Yen a qui vont même encore à l'école. Enfin, à l'université. En droit ou en biologie animale, 'tention, ça rigole pas! Bon, le reste est composé de "danseuses-performeuses", de "barmen" et même d'un plombier et d'une infirmière, en couple, cela va de soi, sinon ce serait pas assez cliché. Il y a de la folle, évidemment bien sûr, de la demi-pute et même une ancienne bonne soeur, dont c'est le secret. On parie sur la Canadienne? (qui est la seule suffisamment âgée pour avoir pu être bonne soeur et puis changer de vie)
La Maison accueille également le plus jeune taximan de France, Rudy, qui affirme que "personne ne lui donne d'ordres" (plutôt embêtant quand on est taximan, comme le faisait remarquer Jérôme). Il a aussi l'air particulièrement paranoïaque... et crétin. Persuadé qu'il en connaît un bout sur la nature humaine, il se vautre lamentablement dans ses buzz (destinés à révéler le secret de quelqu'un) et même dans ses débuts de pistes... Enfin, ce n'est pas vraiment grave, vu qu'on ne comprend pas trois quarts de ce qu'il dit.
Un autre in-con-préhensible, c'est Zelko (prononcez Gecko, oui oui, comme le lézard), rentré avec son frère jumeau Zarko (non non, c'est pas une blague, ils s'appellent vraiment comme ça! perso, j'aurais plus honte d'appeler mes faux jumeaux Othello et Desdémone si le cas devait se présenter...). Les deux se ressembleraient comme deux gouttes d'eau si Zelko n'arborait pas un air particulièrement stupide qui lui va fort bien au teint (et ne rigolait pas aussi stupidement) (vous avez déjà entendu une otarie? voilà, il rigole comme ça). Zelko, en plus d'être fort stupide, est persuadé d'être le maître du monde, le bourreau des coeurs ultime et ce, "parce qu'il prend sa revanche sur le sort". Oui, Zelko et Zarko sont Serbes, c'est déjà pas facile, mais en plus, le petit Zelko a eu un problème à l'oeil qui lui a valu beaucoup de moqueries à l'école et donc une fille séduite = une revanche sur la vie. Easy, non? Bon, comme je vous disais, je pense que son problème à l'oeil a dû toucher le cerveau à un moment donné, parce que quand il parle, on comprend un mot sur trois (et puis il se met à rire et là, c'est carrém's foutu), mais en gros, il dit toujours qu'il est le maître du monde. Sauf qu'il ferait bien de revoir un peu ses ambitions à la baisse: avec son frère, leur secret est qu'ils sont "les maîtres des souterrains". Ca veut dire qu'ils ont le droit de se balader à quatre pattes dans des conduits d'aération et d'espionner les autres. Ca vous fait penser à rien? Tout juste! Des rats! je dis ça je dis rien, mais se voir coller une étiquette de rat espionneur, ça la fout un peu mal, non?
Que retenir du praïme d'hier? Que Julie avait des trop petits seins pour sa robe, qu'elle était donc sans cesse obligée de réajuster d'un geste euh... élégant? non, pas élégant et pas discret non plus d'ailleurs. Que Ken-le-plombier et Barbie-l'infirmière s'aiment d'amour très fort très fort tandis qu'on sent bien qu'il n'en faudra plus beaucoup pour que le couple belge n'explose. Que certains candidats font très très peur (spéciale dédicace à Juliette et Morgan) et qu'on espère bien que le vrai Johnny Depp est moins niais que son sosie suisse italianophone.
Quoi? Qui a été éliminé? C'est Anthony, le tireur d'élite. En langage Secret Story, ça doit vouloir dire acteur porno célèbre, non?
Allez, Secret Story sur So Fille, c'est déjà fini pour aujourd'hui. Je sais, c'est triste. Mais comme dit le grand poète serbe (voir plus haut): "Mes yeux y vont pas pleurer, mais mon coeur y va pleurer".
13:07 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Loisirs, Ma télé bien-aimée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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dimanche, 22 mai 2011
Non, les Français n'ont pas le monopole de la connerie!
Depuis une semaine, l'"affaire DSK", comme il convient visiblement de l'appeler, met en lumière les différences de perceptions entre Vieux et Nouveau Continents, entre anglo-saxons et latins. Elle éclaire également d'un jour nouveau et peu reluisant des personnalités médiatiques qui cherchent à tout prix (ils en ont même vendu leur dignité, pour certains) à disculper, excuser, décharger Dominique Strauss-Kahn. A vous donner envie de vomir.
Il faut dire qu'en matière de faits bruts, vérifiés et connus, ils ont bien peu à se mettre sous la dent. On sait que l'homme nie les faits qui lui sont reprochés, on sait que la victime maintient sa version. A part ça, rien ou quasi. On glose sur Rikers Island, sur l'avocat des stars, sur le montant de la caution, sur "l'admirable Anne Sinclair". Et sur ce qui a pu se passer dans cette chambre.
Je ne vous reproduirai pas ici les propos les plus outranciers, entendus très vite après l'arrestation de DSK. On a appris qu'il "n'y avait pas mort d'homme" (ou alors une petite mort, hein!), qu'il s'agissait d'un "troussage de domestique" et qu'il n'y avait pas de mal à être un séducteur. Perso, dans la séduction, j'ai toujours cru qu'il fallait une personne séduite, ce qui implique un minimum de consentement. Mais j'ai dû me tromper. La langue française est si nuancée...
En Belgique, on regardait ça avec une sorte de neutralité. On suivait, bien sûr, et ça a presque fait oublier l'autre sujet qui déchaînait les foules jusqu'au samedi 14: la potentielle libération de Michelle Martin. Zou! Rayée de la carte médiatique, la Martin, dès que SK a été arrêté. On s'est indigné du traitement médiatique qu'il subissait, on a parfois -très peu- parlé de la victime. "Normal", on n'en connaît presque rien et même ceux qui se prétendent de sa famille ne sont parfois que des affabulateurs en mal de pub pour leur resto.
Le débat n'a eu lieu que ce dimanche midi. Avant, ça aurait été un peu disproportionné de consacrer à cette affaire une soirée spéciale. Après tout, l'homme n'est pas Belge. Alors dans les débats dominicaux, on est revenu sur le sujet "dont on sait qu'il vous passionne", dixit un des présentateurs. Mouais.
Mais c'est là qu'on a pu entendre que le paysage médiatique français ne détient pas le monopole de la connerie. Interrogé sur l'affaire, un ancien bâtonnier de Bruxelles a semblé très sûr que DSK n'avait rien fait. La preuve? L'article que la DH a consacré à l'affaire, sur base vraisemblablement de dépêches d'agences... Et l'illustre plaideur de souligner "Une femme qui dit oui a commencé par dire non".
Vivement interpellé par une avocate qui s'indignait de ses propos ("alors une femme qui dit non, elle dit en fait oui peut-être? Et si elle dit oui, c'est une pute?!"), il persiste: "si un jour vous vous faites violer... je ne vous le souhaite pas, mais ça ne m'étonnerait pas que vous le fûssiez -c'est un compliment!-"
PARDON?? Si j'avais été assise, je crois que j'en serais tombée de ma chaise. Voilà un homme qui considère donc qu'être violée peut être une sorte d'honneur, car c'est un hommage rendu à la beauté et à la "sexytude" de la femme... Faudra-t-il bientôt remercier (à genoux?) le violeur de nous avoir fait l'honneur de nous prendre contre notre gré? Faudra-t-il s'interroger sur notre "sex-appeal" si par (mal)chance nous échappons au viol? Un "non peut-être!" équivaut-il à un "oui"? Et un "non" ferme à un "allez oui"?
Je sais qu'un avocat peut parfois être amené à faire le grand écart dans ses propos. J'imagine qu'ici, il n'a pas résisté au plaisir de plaider fictivement sur un plateau de télé. Mais de grâce! La décence, comme le ridicule, n'a jamais tué personne!
Une pétition lancée par des associations féministes en France
14:01 Écrit par Sophie dans Ma télé bien-aimée, Réflexion, So fait sa féministe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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samedi, 30 avril 2011
Obéissance, fidélité, soumission, toussa
Tout a commencé il y a quelques jours quand la presse -et le monde entier avec elle- s'est gaussée d'une petite phrase glissée par Clarence House: Kate Middleton, dans ses voeux de mariage, ne prononcerait pas le voeu d'obéissance.
KOUAAAAA? OH. MY. GOD.!. Cette petite... dévergondée bourgeoise allait faire fi de la tradition?!?! Et tout le monde de rappeler en choeur que Diana la première avait omis de jurer obéissance à son mari, avant que ses (ex) belles-soeurs, Sarah puis Sophie, s'engagent elles à obéir à leur husband. Je veux pas être méchante langue, mais on voit ce que ça a donné...
Je trouve ça dingue qu'en 2011, on souligne le fait qu'une jeune femme moderne omette de jurer obéissance à son mari. Qu'on l'ait fait pour Diana, ça peut encore se comprendre. C'était une attitude presque aussi rock 'n roll que de voler un baiser à son tout frais mari au balcon de Buckingham, surtout pour une jeune femme dont on s'est plu, à l'époque comme maintenant, à rappeler la pureté et la virginité jusqu'à la nuit de noces (tout en rappelant, à l'époque comme maintenant, que son futur, lui, n'avait pas attendu la nuit de noces pour tremper son biscuit, AHAHAH, James, amenez le cigare!).
L'"information" des voeux a été reprise en boucle, ad nauseam, par tous les envoyés spéciaux à Londres, qui n'avaient de leur propre aveu rien de vraiment neuf ou croustillant à se mettre sous la dent. Jusqu'à ce matin où, course à l'audience oblige, il fallait bien meubler depuis 9h du matin heure belge pour essayer de choper les premiers les téléspectateurs de tout poil (et en chapeau à plumes).
La télé en direct, c'est dangereux, ça mène à toute sorte d'envolées lyriques que le bon goût a parfois du mal à suivre. Et vas-y qu'on meuble à grands coups de clichés en attendant ZE moment que forcément toutes les midinettes du monde veulent voir arriver: la découverte de la robe. Et vas-y qu'on entend "c'est forcément le plus beau jour de sa vie, ah là là, elle s'en souviendra toute sa vie!" "Et voilà, elle va vivre le moment dont elle a rêvé depuis toute petite: rejoindre le prince William et l'épouser..."
Une fois dans l'église, c'est le prêtre qui prend le relai des âneries. Je crois que c'est à cause de ça que j'ai de plus en plus de mal à imaginer un jour me marier -en tout cas à l'église- : le nombre de sornettes qu'on peut dire et de schémas "trop-ditionnels" qu'on perpétue au nom de la religion, ça m'affole.
On a quand même souligné qu'une bonne épouse devait être douce, soumise et fidèle à son époux. Bizarrement, rien de tel dans l'autre sens (d'ailleurs, je veux pas être méchante langue, mais... hein). On lui a rappelé que se marier, ça sert à faire des enfants qu'on élève dans la crainte de Dieu. Moi, à ce moment-là, j'avais déjà la main sur le téléphone pour appeler ma gynéco et lui demander si, lors de mon prochain rendez-vous, on pourrait pas en profiter pour faire une petite intervention chirurgicale très simple: enlever tout ça.
Je suis toujours frappée, quand j'assiste à des mariages, de voir le message sous-jacent négatif: il faut éviter le péché, et déjà en se mariant, on redresse une situation de péché (bouh, habiter ensemble avant le mariage, c'est mal!). Certains prêtres n'avaient même que ce mot-là à la bouche (le premier qui fait une plaisanterie graveleuse là-dessus peut sortir ;-) ) pendant toute la cérémonie. Un mariage sous le signe du péché, pas mal, n'est-ce pas?
Ici, bon, pas trop, mais un mariage sous le signe de sa fonction principale: faire des gosses. D'ailleurs, Kate, en devenant Catherine, est désormais réduite à une seule partie de son corps: son ventre. C'est là qu'on va jauger si elle remplit bien sa nouvelle mission: attendre famille. Oui parce que désormais, travailler, c'est exclu. Elle peut éventuellement cuisiner en attendant que Wills rentre de la base, créer une fondation à son nom, mais gagner de l'argent, over. Les prochaines années vont être longues...
(baïdewéy, je retire ma candidature pour quand si jamais ils divorcent dans dix ans. Je préfère un M. Léludemoncoeur et pas de prêtre, si possible, merci.)
Edit du matin même: j'avais, j'avoue, pré-écrit ce billet hier, pour garder bien fraîches dans ma tête les "meilleures" expressions entendues à la messe. Je ne pensais pas si bien écrire quand, en me réveillant ce matin et en faisant un tour sur les réseaux sociaux, j'ai vu que la photo qui resterait dans les mémoires 2.0 serait celle-ci:

)
11:04 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Ce pauvre M. Léludemoncoeur, Futilités, Ma télé bien-aimée, Réflexion, So fait sa féministe | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
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lundi, 25 avril 2011
Comment avancer dans la vie si t'es fauché, pingre ou les deux
Dans la série "je n'arrive pas à trouver ma maison tout seul", examinons une dernière possibilité d'assistanat assumé: la maison gratuite. Oui, vous avez bien lu, GRA-TUI-TE. Encore mieux que la maison toute pourrite retapée par Marc-Emm' ou celle dénichée par un expert pour vingt mille de plus et aucun de vos critères impérieux, hein?
Attention, c'est pas tout à fait tout à fait gratuit. Je vous entends penser d'ici qu'on ne vous la fait pas, à vous, et que vous saviez bien qu'une maison totalement gratuite, c'est impossible. C'est vrai qu'à moins d'avoir tué l'occupant de la maison que vous convoitez en faisant croire qu'il est parti sur une île déserte sans relais GSM, il faut toujours mettre un minimum la main au portefeuille. Ici, cependant, c'est très simple: il suffit d'investir dans quelques journaux, toujours les mêmes, ceux de Sud Presse. Ca demande aussi un investissement en temps, parce qu'il faut découper des vignettes et les coller sur le bulletin de participation, mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour une baraque gratos. Bon, il faut aussi parfois supporter des articles un peu sexistes, mais il y a aussi plusieurs éditions régionales, ça fait de la variété.
Evidemment, tout le monde ne gagne pas. Ils n'en distribuent pas à la chaîne. Non, c'est une maison par opération. Valeur: 200.000 euros, quand même. J'imagine qu'il faut avoir à l'avance le terrain sur lequel construire la bicoque, parce qu'avoir 200.000 euros virtuels qu'on ne peut pas utiliser faute d'espace pour placer la maison, ça doit être assez frustrant.
Mais si on a le terrain et que hop! La chance tombe sur nous, bicoque payée, on peut passer à la suite: le mariage gratuit. (entre-temps, vous aurez pris le temps d'appeler le rouleau compresseur de peinture Valérie Damidot en lui disant que vous voulez réaménager votre intérieur -menteurs! vous venez de faire construire une baraque gratos!- et que vous n'avez pas d'idées, mais que vous voulez un truc de bon goût. Vous ne serez jamais déçus)
Le mariage gratuit, donc. C'est LE gros buzz du moment, par Les Pages d'Or (et en tout petit, Club RTL). En gros, faut s'inscrire, inviter les gens à voter pour votre couple (évidemment le plus génial de toute la Belgique, c'est ça le principe) et le couple ayant reçu le plus de votes remporte un mariage d'une valeur de trente mille euros. Avec trente mille euros, ya déjà franchement moyen de moyenner, non? Enfin, je dis ça... j'en sais que ce les déjà-mariées ou soeurs-de-déjà-mariées ont bien voulu lever comme coin du voile sur ce dossier hautement stratégique...

Depuis le lancement de cette opération de pub (KEWAA, c'est pas de la philanthropiiiiiiiie?), mon newsfeed facebook se partage en deux catégories: les candidats déclarés qui te demandent de voter pour eux et les déjà mariés qui pestent d'avoir dû payer le leur et qui votent rageusement. Ah non, ya une troisième catégorie: Massoeur n°5 et son amoureux, qui trouvent les descriptions les plus "savoureuses" et les partagent dans la joie et l'allégresse.
Seul inconvénient de l'opération: t'as pas le choix dans la date (ma contrepéterie préférée <3 ). T'es obligé de te marier le 10 septembre. Clac, comme ça! Bon, t'as de la chance, ce jour-là, je serai tout juste revenue de vacances, éclatante de beauté et bien bronzée (on y croit, hein!) et je pourrai venir illuminer ta cérémonie (mais grouille-toi de te porter candidat, il te reste 4 jours pour péter les scores!). Mais début mai-dix septembre, ça fait assez short pour tout organiser, et un mariage en short, c'est moyen, surtout s'il pleut.
Reste l'autre option: Sud Presse, toujours, qui propose de t'offrir ton mariage (mais faut répéter le même genre d'opération que ci-dessus, avec collage de vignette et tout le tralala). Valeur du cadeau: 50.000 euros. Bon, tu peux pas choisir tes intervenants: tu seras obligé d'arriver en limousine et de choisir un des plats du traiteur imposé, même si t'aimes pas sa cuisine. Mais c'est potentiellement gratuit, alors on va pas chipoter, si?
Quand tu auras franchi ces deux grandes étapes dans la vie d'un être humain, tu pourras faire des gosses (avant le mariage? tu n'y comptes pas, j'espère!). Tu pourras essayer de rogner sur les frais en exposant leur tête (et leur sourire) dans des concours sur Facebook. Tu gagneras au choix: du matériel de puériculture, du lait maternisé, des bons d'achat chez prémaman ('ttention, 50 euros, ça rigole pas!) et des commentaires genre "rho là là, trop mignon!! On en croquerait bien un bout!"
A propos de croquer et de sourires, tu pourras aussi tenter ensuite de gagner une brosse à dents électrique! Eh oui! Si tu es le plus beau sourire de Belgique, tu as toutes tes chances...
Et puis pour d'autres biens de consommation relativement courante, suffit de rejoindre le club des testeurs de la DH et promis, votre budget "achats divers" va sérieusement diminuer. Ils ont même offert l'apéro pendant tout le mois d'avril dans des cafés bruxellois...
Si avec tout ça, t'e encore dans la dèche le mois prochain, je ne vois plus qu'une seule solution: postuler dans une émission de téléréalité (Carré VIIIP0, Secret Story 7) et essayer d'acquérir la célébrité. Gratuitement, sans avoir jamais rien fait pour la mériter.
18:06 Écrit par Sophie dans Blog, Futilités, Ma télé bien-aimée, Réflexion, Shopping | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : immobilier, mariage, gratuit |
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