vendredi, 17 mai 2013
Une soirée presque parfaite
Chose promise, chose due: voici un mini compte-rendu de la soirée pipolo-bloguesque du printemps: les Weekend Blogs Awards! (aaaaaaah!)
Bon, tuons tout suspense: j'ai pas gagné (ooooooooh!), mais le blog faisait partie des trois finalistes, ce qui est déjà franchement cool, et c'est ma copine Marie qui a remporté le magnifique award en bois (c'est durable, Madame!). Mais pour le reste, la soirée a tenu les promesses que je m'étais faites :-)
Mon but, finalement, c'était de retrouver de chouettes gens que j'ai plaisir à voir, de papoter, de réseauter, de saluer d'autres blogueuses dont je suis régulièrement le blog, d'en découvrir d'autres. Mission largement accomplie! Dorothée, Gwendoline, Nadia, Mélissa, Madame/Monsieur, Valérie, Blanche, on dirait (oh!) la liste des chouettes blogs que je vous avais conseillés! ;-)
La soirée se déroulait dans le temple du chic louboutinesque Smets et on pouvait bien sûr découvrir les derniers cocktails/glaces/chips à la mode, tout en bavardant et en s'en payant une bonne tranche. On pouvait admirer les looks des blogueuses mode même-qu'on-n'oserait-jamais-porter-la-même-chose, boire (un peu), rire (beaucoup) et admirer des Louboutin et des Manolo Blahnik.
J'vous raconte pas comme le coeur s'accélère quand on voit qu'on est dans les trois derniers, c'était juste super. Et c'était pareil pour les copines de blog, dans les autres catégories. Chaque fois des petites montées d'adrénaline et puis la fête aux lauréates et aux autres.
La soirée aurait été parfaite si la remise des prix pour les blogs francophones s'était déroulée... en français plutôt qu'en anglais, et s'il y avait eu des goodie bags pour tout le monde.
Partie relativement tôt pour aller travailler (bonjour le monde des nuits*!), j'en ai eu un et mon dilemme à présent, c'est de savoir si je choisis les vertes ou les bleues pour aller affronter le crachin bien installé. ;-)

*ça explique le style un peu décousu du billet, sorry.
15:44 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Blog, Futilités, Twitter et tutti quanti | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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mardi, 14 mai 2013
L'arnaque de la propriété
Quand tu deviens propriétaire, c'est souvent après avoir entendu de nombreux "c'est quand même dommage de donner de l'argent à quelqu'un d'autre" et autres "au moins, quand t'es propriétaire, tu paies pour toi".
Du coup, tu as retenu la deuxième partie de la phrase (le "pour toi") tout en occultant bien que tu allais surtout payer. Le brave gens du coin (celui qui est assis devant sa porte sur un tabouret) te dira "on n'a rien sans rien, que voulez-vous!" et autres "ah ça! plus rien n'est gratuit de nos jours!" et ce sera le bon sens même.
Mais évidemment, comme tu paies cher et vilain pour toi (et aussi beaucoup pour la banque, hum), tu te dis que cette fois, c'en est fini d'ikea, merde quoi, tu mérites mieux et ton chez-toi aussi. Alors tu te mets à chercher de l'inspiration.
Tu découvres avec surprise que tu as extrêmement bon goût puisque tu adoooooores (sans le savoir) des designers américains genre Ray et Charles Eames (rhaaaa, leurs chaises DSW et leur porte-manteaux Hang it All...), voire aussi Arne Jacobsen (c'est Danois, c'est bien). Tu deviens incollable sur les styles, tu reconnais la patte d'un designer au premier coup d'oeil et tu feins d'ignorer le prix des pièces originales.
Et puis tu as toujours un magazine de déco sous la main pour te ramener gentiment à la réalité (soit en affichant un prix à 4 chiffres soit, pire!, en indiquant "prix sur demande", ce qui veut dire très très très très très cher-n'y-pense-même-pas). Ils te font des propositions que tu ne peux pas refuser, genre deux chaises pour le prix incroyable de 850 euros au lieu de 1.200 et tu commences à te demander si elles sont vraiment solides, ces chaises, parce qu'à ce prix-là, tu n'en prendras que deux, de chaises, et tu assoiras tes invités sur tes genoux pour le repas festif "pâtes au beurre à volonté".
Ouais, t'avais oublié que dans "tu paies pour toi", il y avait surtout "tu paies". Mais c'est pas grave, t'as 25 ans pour arriver à t'offrir un porte-manteaux. Si ça, c'est pas un beau projet de vie! :-)
10:30 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Home, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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dimanche, 12 mai 2013
Du sucre, pour foooondre
Avant d'ouvrir l'emballage, se servir un chocolat chaud à la machine, puis s'installer confortablement en se réjouissant d'avance du festin. Commencer par le début, les petites tranches, celles où il y a plus de croûte que de mie (et quelle mie!), sentir éventuellement crisser un peu de sucre. Progresser comme cela au fil des tranches, sentir le sucre fondu sur la langue et la mie briochée fondre elle aussi, juste parce qu'elle est fraîche, tellement fraîche.
Je ne me lasse pas de manger du craquelin le matin, sans rien dessus, juste pour le plaisir du goût. C'est tellement bon que j'en oublie presque la bombe calorique que c'est. Attention! Je ne le mange pas en une fois, non, je suis raisonnable! J'en mange une moitié et laisse l'autre pour le lendemain. Mais le vrai plaisir, c'est le premier matin, quand le craquelin est tellement frais que les tranches ont du mal à se décoller les unes des autres, quand le sucre colle aux doigts.
A ce moment-là, plus rien n'a d'importance, c'est le retour en enfance, à ces goûters de Noël avec les cousins où on pouvait choisir entre cramique (avec raisins secs) et craquelin (juste le sucre) pour accompagner son chocolat chaud. On se dépêchait d'en dévorer avant de se lancer dans des parties endiablées de Quizzard qui nous faisaient hurler de rire.
Oui, peut-être que dans ces quelques tranches pleines de sucre, c'est la nostalgie de Noël qui s'exhale, nostalgie d'une période cosy où le cougnou est roi. Le cougnou... un autre petit plaisir du quotidien plein de sucre :-)
10:06 Écrit par Sophie dans Futilités, Petits bonheurs de So Fille, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 10 mai 2013
Mes rituels du bonheur
Je suis une obsédée du bonheur microscopique. Je chéris mes rendez-vous clandestins avec des moments banals et magnifiques. J'ai des TOC du bonheur (et pas du bonheur en toc, du moins j'espère...). Je suis capable de m'émerveiller devant le dôme doré du Palais de Justice de Bruxelles, même si c'est la 16.254ème fois que je le vois. Je salue intérieurement la beauté du "bon marché du Foyer Schaerbeekois", façade sublime rappelant le temps passé, ou ces immeubles Art nouveau parsemés dans Bruxelles. La lumière du soleil sur les murs blancs et le bois blond de mon escalier me remplissent de joie, chaque jour qui passe.
Je crois intensément dans le fait que le bonheur s'enracine dans cette capacité à s'émerveiller du banal, de l'anodin. Je crois intensément que le flotteur du bonheur s'élève quand on arrive à profiter de chaque moment pour ce qu'il est, à savourer le beau, à remarquer l'insolite et ses alentours. Je crois que se créer des rendez-vous amoureux avec son environnement permet de mieux résister aux mauvaises nouvelles, aux stress, aux incertitudes. Tout ne peut pas aller si mal puisque cette superbe maison est encore plus superbe quand le soleil joue avec. Tout n'est pas si sombre quand cette cage d'escalier est éclairée sous ce jour.
Je me suis déjà souvent demandé si ce côté Bisounours genre "la vie est géniale, d'ailleurs ça sent le lilas dans la rue" n'était pas un peu exagéré, décalé. Je comprends en fait que c'est vital, que ça participe de mon équilibre. S'émerveiller, célébrer le quotidien, se rappeler qu'à côté des tracas, il y a tellement de belles choses, et de personnes géniales. En être pleinement consciente.
Si l'overdose de "sucre" et la célébration du quotidien ne vous effraient pas, j'aimerais bientôt inaugurer une rubrique "petits bonheurs du quotidien", pour partager certains enchantements.
Julie Andrews le chantait beaucoup mieux que moi ^^
10:30 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
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mercredi, 08 mai 2013
Mon blog mérite un Award!
Non, pas celui de la procrastination! (quoique...)
Non, pas celui du retour fulgurant mais qui s'essouffle vite! (quoique...)
Mon blog est nommé aux Weekend Blog Awards! Quand, il y a environ un mois, une amie d'enfance (coucou Marie! :-) ) m'a envoyé un message pour me signaler qu'elle venait d'inscrire mon blog au concours des Weekend Blog Awards, ça m'a touchée en plein coeur. J'avoue, jamais je ne l'aurais fait moi-même -une forme de répugnance à me vendre, je serais pas très bonne en marketing...- et je suis ravie que quelqu'un m'ait jetée dans la "bataille" et me permette de vivre cela :-) Ca fait un peu candidate Miss Belgique, genre "naaaan, c'est ma mère/ma meilleure cop's/ma grand-mère/mon amoureux qui m'a inscrite au concours", mais c'est vrai: je suis ravie d'en être (et d'aller boire du champ' avec de chouettes nanas et gars ^^).
Comme les campagnes électorales, c'est pas mon fort, voilà qu'il ne reste plus que jusqu'à vendredi pour voter et mettre en lumière de bons blogs belges (yen a plein plein plein!). Et si vous voulez de l'inspiration, je vous dirais que j'aime particulièrement:
Dorothydancing et Simple&Funky en mode (et elles sont VIB, en plus!)
What a Girl can Do et Valerie's Web en beauté
Des Filles à retordre et Mon Atelier déco en... déco ;-)
Mel loves travels pour voyager autour du monde
La Fille de 1973 en blog perso (le deuxième vote, c'est pour moi :-p )
La pinardothèque, Madame Monsieur et/ou La Dînette des grandes en gastronomie (c'est un peu comme dans un resto, tout a l'air délicieux ;-) )
Voilà! D'ores et déjà un énorme MERCI de me permettre d'y participer et de pouvoir à mon tour afficher ce magnifique macaron:
(ça claque, non? ^^)
13:54 Écrit par Sophie dans Blog, Futilités, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 12 avril 2013
Vieille conne
Hier, pour la première fois depuis longtemps, je me suis rendue à l'université où j'ai fait mes "premières études". La faute à la bibliothèque de ma nouvelle "alma mater" qui n'a pas toutes les publications dont j'ai besoin et à ce scrogneugneu de travail que je tarde à commencer...
J'ai décidé de tenter ma chance et de laisser ma voiture dans l'avenue où j'habitais à l'époque. C'est résidentiel et calme, et je me doutais qu'en période de vacances, je ne devrais pas tourner des heures pour trouver une place de parking. Bingo!
Ca me donne l'occasion de passer devant le bâtiment universitaire où j'ai koté (le kot étant une chambre d'étudiant, pour les Français ;-) ) pendant quatre ans. On me l'a dit, je peux le vérifier de mes propres yeux: le bâtiment est en travaux (et donc inaccessible à la location). A mon époque (bouh!), la rumeur "l'an prochain, de toutes façons, ils vont raser les Courses (le nom du bâtiment) et reconstruire quelque chose de moderne" revenait comme un monstre du Loch Ness serpentant dans les couloirs vieillis, sur la moquette fatiguée. On finissait par en rire. Ouais ouais, c'est ça.
2013, nous y voilà. On a changé les châssis, on renforce l'isolation, ça s'affaire, c'est pas du luxe. En face, les sublimes appartements qui nous faisaient baver ("un jour, j'aurai un appart comme ça!") et nous motivaient à prendre l'ascenseur social ont super mal vieilli. Les façades crème ont noirci et il n'est plus possible d'aller vérifier au 9e étage qu'en face, le mobilier est toujours de bon goût et d'un luxe discret. Tant pis.
Les abords de l'université aussi ont changé. Adieu le parc arboré où les étudiants lézardaient dès les premiers rayons printaniers, place au bâtiment moderniste qui abrite la Solvay Business School. A côté, le bâtiment qui accueille LE grand auditoire de l'unif, celui où on parquait accueillait les grosses sections genre journalisme, semble ridiculement riquiqui.
C'est là que l'évidence m'a frappée: l'université où Massoeur n°5 termine ses études n'est plus tout à fait celle que j'ai connue. Ses repères ne sont pas tout à fait les miens. Je me suis dit que j'étais sans doute définitivement passée dans la catégorie des "vieux cons".
(et puis j'ai pu tester la désorganisation, le manque de moyens et d'infrastructures informatiques de la bibliothèque et j'ai été rassurée ^^)
09:47 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Réflexion, So fait des études | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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vendredi, 05 avril 2013
Springbreak
T'as vu comment j'utilise des mots trop hype? (ouais, avant ya deux semaines et les premières bandes annonces fluos pour le film Springbreaker, le Belge moyen n'avait jamais entendu parler de cette coutume étrange qui veut que les (grands) ados se saoulent la gueule-and-much-more pendant les vacances de Pâques, aux Stéééétse) (bref)
Dans quelques heures, je m'envole pour la Slovénie, faire mon springbreak à moi avec mon amie Bab's. Un peu comme on avait fait à Copenhague l'an dernier, ou en Suède ya deux ans. Petit à petit, ça devient une tradition, ces citytrips entre filles :-)
Quoi? Non, on ne va pas se saouler la gueule-and-much-more. Ce qu'on va faire? A vrai dire, je n'en sais rien. Vu que j'ai répondu "oui" à la question "est-ce que tu aimes danser?", je subodorre qu'il y aura quelque chose du genre. Je soupçonne aussi des séances de spa, vu que l'hôtel propose l'accès gratuit au sien (hiiiii!). Il y aura sans doute aussi du tourisme (bah oui, sinon, autant aller aux thermes ici à Bruxelles, hein!), des découvertes culinaires et architecturales, mais pour le reste, surprise! La folie des dernières semaines ne m'a pas vraiment laissé l'occasion de faire des recherches ou de planifier quoi que ce soit.
Et finalement, c'est peut-être mieux comme ça. Je pars les mains dans les poches, et un minuscule sac eastpack au dos. Ce week-end, je me laisse porter, et je lâche prise. Un vrai springbreak, en somme.
09:20 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Le nez en l'air, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 26 mars 2013
Mobilité très douce
Passer vite fait à l'agence bancaire de la rue d'à côté. Rigoler quand le guichetier demande le code postal de Schaerbeek - bah oui! ici, c'est la commune d'à côté, et lui en plus, il vient de Liège -, en profiter pour faire un crochet par l'institut de beauté d'Yves Rocher, voir si par hasard il n'y aurait pas de la place, là, maintenant. Soupirer d'aise en se disant qu'on pourra le refaire, vu que c'est à une distance de marche raisonnable même pour un boîteux sur béquilles.
Passer faire quelques courses d'appoint, s'arrêter à la boulangerie, puis chez le maraîcher qui-fait-aussi-les-meilleurs-poulets-rôtis-à-ce-qu'il-paraît. Se dire qu'on repassera chez les poissonnier, tranquillement, toujours tranquillement.
A pied, en profitant du soleil, malgré le froid.
Tout est à distance de marche, exactement comme je l'avais rêvé. La ville, c'est ça, pour moi: n'avoir que quelque (dizaines de) mètres à faire pour entrer en contact avec le banquier, le poissonnier, l'épicier, le boulanger, le tenancier du snack pitta ou la gérante du resto chinois oùsqu'on peut aussi commander un "mezze de sushis".
Plus je sillonne mon quartier, plus je l'aime. Il ne me faudra pas longtemps, je pense, pour devenir une citadine convaincue. Je crois qu'au fond de moi, je l'ai toujours été.
12:59 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Home, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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samedi, 10 novembre 2012
Court
Passer la main dans les cheveux et sourire à l'idée qu'ils restent ébouriffés. Sentir ses oreilles liiiiiiiibres de tout poil intempestif. Balader négligemment un sèche-cheveux et les voir prendre forme en cinq minutes. Blondir, à nouveau. Savoir qu'on aurait la même tête, correcte, pendant au moins deux semaines, sourire.
Voir que c'est encore mieux quand on s'est débarrassé de la couche de cire généreusement appliquée par le coiffeur.
Le bonheur, c'est simple comme une coupe de cheveux bien réalisée.
08:39 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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vendredi, 02 novembre 2012
De la légèreté, que diable!
Légèreté: n. f. Caractère de ce qui est léger. Fig. Défaut d'une personne qui manque de profondeur, de constance dans ses opinions, qui agit de manière inconsidérée, imprudente - Caractère d'une personne qui ne prend pas les choses au sérieux. (synonymes: désinvolture, frivolité, insouciance).
C'est pas moi qui le dis, c'est Robert. Le Petit. Hier, une cousine perspicace faisait remarquer que je ne laisse plus beaucoup de place à des trucs légers, ici ou sur Facebook.
C'est vrai que ces derniers temps, j'ai une large tendance à causer politique, justice, droit, ici mais surtout ailleurs comme dirait la godiche de Meetic qui voit pas que tous les mecs autour d'elle la reluquent amoureusement (ah! la pub! qu'est-ce que ça m'éneeeeeeeerve!). Je balance des liens et une réflexion bien sentie, je me fâche, je débats, j'embraie, je réfléchis. Rien de grave, hein, mais c'est vrai que ça change. Et que je n'arrive plus à voir ma/la vie par le petit bout de la lorgnette.
Faut dire que je l'ai déjà beaucoup fait, mettre sous le microscope -déformé à l'humour, j'espère- des petits événements du quotidien, fâcheux ou rigolos, en essayant de les rendre au mieux. Mais ça, pour le moment, je n'y arrive plus. Et même, je n'ai plus vraiment envie. Je n'ai pas eu l'inspiration au moment de vous parler de l'enchantement de deux virées coup sur coup entre soeurs à Paris puis à Londres. Pas eu envie non plus de c(h)ro(ni)quer le mariage princier au Luxembourg ou les derniers beaux jours avant le froid.
Alors depuis hier, je me creuse la cervelle: serais-je devenue une vieille chieuse moralisatrice? Une sorte de prise de conscience que cette fois, ça y est, j'ai les deux pieds dans l'attitude d'une trentenaire bon teint? Pour conjurer le sort, j'ai tenté de rassembler les trucs légers que je fais ou qui me sont arrivés ces derniers temps.
- J'ai savouré des verres de vin blanc -ou rouge- autour d'un repas avec des amies chères. Et ce n'est pas fini.
- je me réjouis des couleurs éclatantes qu'offre l'automne, ma seule consolation à l'installation durable du vent, de la pluie et des températures franchement caillos. Je profite de la lumière torturée et magnifique de cette saison.
- j'ai acheté des chaussures en partie pailletées, et je les mets parfois en journée
- je me suis abonnée à la Deauty Box, la première boîte beauté belge, dont j'ai eu la surprise (ravie) de recevoir l'exemplaire de septembre, pourtant réservée à quelques happy few. J'ai adopté le produit le plus cher de la boîte (évidemment), le Bi-Sérum antisoif de Clarins et je passe du coup un temps assez incroyable à me caresser le visage, vachement plus doux depuis ;-) j'instaure petit à petit des rituels de soin, ce qui ne m'était jamais arrivé (plus de 5 jours d'affilée) auparavant.
- j'ai dévoré une fan fiction (eh oui!) d'Orgueil et Préjugés, de Jane Austen. Un bouquin qui imagine une intrigue policière au domaine de Pemberley et permet de retrouver avec bonheur les jolies soeurs Bennet, heureuses avec leurs séduisants maris.
- j'admire toujours mes ongles de plus en plus souvent vernis
- j'ai commenté rock 'n rollement le mariage princier sur Facebook avec quelques esprits corrosifs, ce qui faisait passer tout commentateur télé pour une sorte d'ersatz de pape assommant. Vraiment, c'était plus fun chez nous.
- j'ai fait mon top des plus belles princesses ce jour-là. La princesse Tessy (oui, bon...) l'emporte haut la main, devant Maxima des Pays-Bas et la princesse Mary de Danemark. Je suis toujours une midinette, dans le fond.
- je me sens vivre et progresser, et il reste encore tellement à faire.
10:41 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Blog, Futilités, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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