Loading

Et si c’était le moment de devenir végétarienne?

Cela fait un bon bout de temps maintenant que je vis de plus en plus mal le fait de consommer de la viande. Je suis de plus en plus consciente de la souffrance animale que consommer de la viande implique et, même sans regarder les vidéos filmées en caméra cachée dans les abattoirs, je m’interroge sur la nécessité de perpétuer cette tradition barbare juste pour mon plaisir de manger de la viande.

En 2017, cela faisait d’ailleurs partie de mes bonnes résolutions: réduire ma “dépendance” à la viande et introduire une bonne dose de plats végétariens dans mon quotidien. Ca a marché un temps, on a mangé végétarien deux fois par semaine (bon, c’est pas encore énorme, mais au moins on avançait un peu) et puis la résolution s’est diluée dans le quotidien, et j’ai cessé de chercher de nouvelles recettes. En 2018, j’ai repris à peu près la même résolution, avec à peu près le même résultat jusqu’ici.

En fait, en matière de viande, je mange assez peu varié. Un peu de steak cru en tartare, un peu de rosbif cuit, du poulet rôti, les cordons bleus de la boucherie près de chez moi, de temps en temps de la saucisse ou du haché, et c’est presque tout. De la charcuterie italienne, aussi, c’est vrai. E basta.

Lors des Journées Emergences, dont je te parlais dans mon billet précédent, un témoignage m’a particulièrement marquée: celui d’un ancien inspecteur d’abattoir devenu sauveteur d’animaux. L’homme a passé du temps en hôpital psychiatrique, et reste marqué encore maintenant, tellement ce qu’il a vu et vécu dans son ancienne vie l’a traumatisé. Il a montré quelques photos, et raconté quelques histoires, et c’était insoutenable. Je me suis à nouveau retrouvée écartelée entre ce que je sens – je ne veux pas que des animaux souffrent à cause de moi – et ce que je fais – je mange viande et poisson. Outre les souffrances infligées aux animaux, ce témoin était aussi la preuve vivante des souffrances que ce mode de production de nourriture inflige aux humains, en leur retirant progressivement une part d’humanité – ou en les condamnant à d’horribles souffrances psychiques s’ils gardent cette empathie pour les autres êtres vivants. Prendre soin de la vie, ça ne s’arrête pas à la vie humaine, nous a-t-il rappelé. Ma dissonance cognitive allait encore grandir.

Et puis la nouvelle est tombée, pour moi un vendredi après-midi: le boucher chez qui je vais toutes les semaines depuis deux ans et demi ferme boutique. Deux jours plus tard. Je leur ai dit, d’ailleurs, en allant une dernière fois m’approvisionner chez eux: peut-être était-ce le signe que cette fois c’est la bonne, il est temps de transitionner vers le végétarisme.

J’écris transitionner, parce que j’ai été un peu prise de court: d’habitude mon samedi matin est rythmé par les visites au marché, où je passe chez mon marchand italien, chez le maraîcher, chez le poissonnier et puis chez le boucher. J’y trouve de quoi garnir mes sandwiches et ceux de M. Léludemoncoeur, du steak pour nous et pour nos chats (oui, nous avons les chats les plus gâtés au monde, sans doute), bref je ne réfléchissais plus trop. Et là, ce samedi, galère en me rendant compte que d’un coup, je n’avais plus grand chose pour garnir les sandwiches, et pas non plus beaucoup d’idées pour faire des repas végétariens cette semaine.

les difficultés seront:

  • les habitudes: évidemment, les habitudes ça se change, mais il faut un peu de temps pour trouver des alternatives, se créer de nouvelles routines, de nouveaux plats favoris, de nouveaux réflexes aussi. Quand on a mangé de la viande toute sa vie, ça nécessite un temps d’adaptation.
  • M. Léludemoncoeur: pas réticent à l’idée de devenir végétarien, ce n’est pas sa priorité. On devra peut-être avoir des régimes différents pendant un temps.
  • l’inspiration: ça rejoint les habitudes, mais bon: il faut que je me trouve une série de recettes de base qui seront faciles à faire, et qui n’impliqueront pas spécialement du tofu ou du seitan (pour le moment, c’est pas trop mon truc). Si tu as de bons livres/blogs de recettes végé à conseiller, n’hésite pas!

Et toi? Tu es végétarien.ne? Tu y es parvenu.e comment? Tu as des tuyaux à partager?

About Author

Comment ( 1 )

  • Caro la vie en rose

    Une recette délicieuse et si simple (à condition d’avoir un robot ménager) : un bocal de pois-chiches, deux betteraves rouges (précuites et emballées sous vide – sorry pour le “zéro déchets”), un peu de tahini, le jus d’un petit citron, un peu d’huile d’olive, une gousse d’ail, poivre, sel et cumin… mixer le tout. C’est délicieux et d’un très joli rose 😀 <3

Leave a Comment

[instagram-feed showbutton=false showfollow=false num=8 cols=8 imagepadding=0]