Loading

Participer aux 20 km de Bruxelles: check!

Il y a trois semaines, j’ai réalisé un des objectifs que je m’étais fixés pour l’année 2018: j’ai participé aux 20 km de Bruxelles. C’était un défi lancé à la tablée de Noël, en fin de repas, quand les ventres bien remplis permettent à une douce euphorie de flotter. Voir M. Léludemoncoeur s’engager dans ce brol m’a fait comprendre que cette fois, ce serait difficile de faire comme si de rien n’était, et qu’il faudrait s’entraîner.

Dès le 26 décembre, nous avons sorti les baskets et nous avons commencé à suivre le programme proposé sur le site des 20 km pour les débutants. Il y a eu plein de moments où je me suis demandé pourquoi on s’infligeait ça, il y a eu des moments où j’ai eu peur qu’on ne soit jamais prêts à temps, il y a eu des moments où j’ai pris mon pied (honnêtement, surtout une fois que t’as fini de courir, cette satisfaction d’avoir tenu et d’être allé.e au-delà de ce que tu te croyais capable de faire… grouaaar!).

Les derniers jours avant la course, je n’en menais pas large: on annonçait un temps plus qu’estival – et je DETESTE courir quand il fait trop chaud! -, j’avais eu plusieurs sorties festives, et la – pourtant mini – course de la veille n’était pas bonne. Autant dire que le 27 mai au matin, j’étais un peu stressée.

 

La première étape, ça a été d’aller chercher nos t-shirts et dossards. Je courais, comme deux de mes soeurs, pour/avec la Plateforme citoyenne d’aide aux réfugiés, pour laquelle je m’étais engagée à lever des fonds. M. Léludemoncoeur, lui, courait pour/avec une association d’aide aux chats. Première (mauvaise) surprise, nous ne partons pas du même box. Les départs se font par vagues, pour fluidifier quelque peu le flux de 42.000 coureurs, et on est normalement placé dans un box en fonction du temps estimé. Or, M. Léludemoncoeur est placé dans l’avant-dernier box, et moi dans le dernier, bien que nous ayons estimé le même temps. Bon, rien d’irrémédiable: M. Léludemoncoeur se glisse dans le dernier box avec nous (deux de mes soeurs et un beau-frère sont dans le box vert aussi), et nous attendons ensemble le dernier coup d’envoi au milieu de la foule.

La foule, c’est impressionnant. Il y a des gens partout, des flux d’humains qui vont dans tous les sens, mais sans trop de nervosité. Chacun se dirige vers sa place, ça plaisante, ça prend des photos, ça s’encourage. On attend avec impatience et appréhension. C’est bientôt parti pour 2H20 (j’espère) de course.

 

 

Je ne vais pas raconter toute la course de long en large, je dirai simplement ceci:

  • j’ai marché beaucoup plus que ce que j’aurais voulu: au total, j’ai sans doute fait 10km en marchant et 10 en courant, et après coup, je m’en suis vraiment voulu. Mais sur le moment-même, je ne me suis pas toujours sentie bien, et je ne me sentais pas capable de courir plus (même si je m’en voulais). Je dois sans doute revoir mon alimentation avant la course, et apprendre à utiliser gels sucrés et plaquettes de glucose pendant la course. Je suis quand même fière d’avoir couru les deux derniers kilomètres non stop, malgré la fatigue intense.
  • une des choses qui m’a aidée à tenir, c’est le fait de savoir que je verrais des têtes connues sur le parcours: plusieurs amies avaient promis de se poster à différents endroits du parcours, et ça m’a vraiment remonté le moral de savoir que j’allais bientôt les voir, et puis d’aller leur avouer que j’étais au bout de mes forces. Voir mes soeurs et mes beaux-frères à l’arrivée m’a aussi réconfortée.
  • juste après avoir arrêté de courir, j’étais vraiment exténuée, du genre à ne plus avoir l’énergie de me passer la médaille de finisher autour du cou ^^ j’avais très mal dans le bas du dos, je n’avais qu’une seule envie: me coucher par terre et ne plus me relever, mais c’est la plus mauvaise idée, sauf si on veut ne plus se relever. résultat: j’ai continué à marcher un peu et à rester debout, pour continuer à faire fonctionner mes muscles. j’ai croisé quelqu’un couché sur une civière, et c’est la première fois où je me suis félicitée d’avoir marché (et écouté mon corps) même si c’était frustrant et décevant. J’ai terminé en 2H41, soit bien plus que ce que j’aurais voulu. Il m’a fallu quelques jours pour accepter cela.
  • J’ai terminé la course sans bobos majeurs. Une cloque au pied, et un mal de dos qui s’est estompé assez vite, c’est très raisonnable. Pour le reste, les chevilles, les genoux et les cuisses ont tenu, et je n’ai pas vraiment eu de courbatures les jours suivants.
  • Fun fact: dans la précipitation, j’ai… emmené le dossard de Massoeur n°4 et lui ai filé le mien. Je m’en suis rendu compte au moment de checker les temps de course (et les photos ^^).

 

 

Mes trois soeurs, mes deux beaux-frères et M. Léludemoncoeur ont tous terminé, sans se faire mal et parfois dans des temps appréciables (tous un peu au-dessus de 2h, mais j’aurais adoré pouvoir faire ça!). Mon seul regret, c’est d’avoir perdu de vue M. Léludemoncoeur dès le premier ravitaillement. J’avais pensé qu’on courrait les 20km ensemble, et ptêtre que j’aurais plus mordu sur ma chique si j’avais pas été toute seule pendant la majeure partie de la course. L’an prochain, faudra qu’on s’organise mieux.

 

L’an prochain?? Bah oué, passé les premiers jours de frustration, cette première expérience m’a donné envie d’en vivre d’autres!

About Author

Comments ( 2 )

  • Caro La vie en rose

    <3

  • Régine

    Pierre de Coubertin, disait “L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu.” Tu n’as pas seulement fait les 20km mais aussi toute cette préparation avant, dans le but de se préparer, d’essayer de tenir, ce n’est pas rien. Félicitations

Leave a Comment

[instagram-feed showbutton=false showfollow=false num=8 cols=8 imagepadding=0]