Rarámuri, des sandales belges et confoooooooo

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L'an dernier, pendant ma diète shopping, j'ai noté qu'il me manquait une bonne paire de sandales plates et confortables. J'ai passé l'été 2016 en alternant Converse et sandales à petit talon et je m'en suis fort bien portée, mais tout de même, les orteils à l'air par beau temps, c'est plutôt agréable.

J'avais bien plusieurs paires de sandales, mais je suis un cas désespéré des pieds, le genre de nana qui finit par rentrer en pleurant dans une pharmacie parce que ses Birkenstocks lui font souffrir le martyre (#truestory, même si je n'en étais pas encore aux larmes). Exit aussi les Tropéziennes qui me donnent au bout de quelques heures l'impression d'avoir les pieds en feu, et toute autre paire ne permettant pas de prendre en compte ma demi-pointure (boulet du pied jusqu'au bout, évidemment).

 

Un an sans faire de shopping, ça laisse aussi pas mal de temps pour réfléchir à ce que devrait ressembler la paire idéale: semelle "intérieure" un peu rembourrée pour éviter les pieds qui brûlent, pas de passant entre les orteils pour éviter les frottements et les cloques (alors que je trouve ça tellement joli, les passants entre les orteils <3), pas de trucs qui remontent sur la cheville, ni de liens qui donnent l'impression d'avoir des saucissons ficelés à la place des pieds et des jambes.

 

Tu me vois venir ou pas? J'ai voulu profiter des soldes pour partir à la recherche des trésors made in Europe (oui, tant qu'à faire, je préfère toujours faire vivre les artisans pas trop lointains), mais les rares paires essayées - je n'ai fait qu'un seul magasin, aussi, faut dire - ne m'ont pas convaincues.

 

D'autant que parallèlement à cela, j'avais repéré sur le site de Made&More des sandales d'un genre un peu particulier. Imaginées en Belgique, réalisées en Espagne, avec du cuir recyclé et du caoutchouc volcanique*, les sandales Rarámuri** sont fournies avec un ruban interchangeable. Evidemment, il y a un passant entre les orteils, évidemment ça remonte sur les chevilles et évidemment on pourrait avoir le sentiment d'une jambe saucissonnée. Bref, à peu près tous mes non-critères.

 

Maaaaaiiiiiiiis... c'était trop joli, et assuré "confortable" alors ben... j'ai craqué et commandé une paire (en croisant les doigts puisque je n'avais pas pu essayer). Quelques jours plus tard, je recevais les semelles et deux rubans, le "de base" noir en suède et un "fantaisie" noir et blanc (en supplément). Premier bon point: on peut donner l'impression d'avoir plusieurs paires de chaussures avec une même base.

 

Il m'a fallu deux essais pour bien porter ces sandales, c'est-à-dire, essentiellement, m'assurer que les rubans soient suffisamment serrés pour soutenir le pied et éviter de se retrouver au bout d'un kilomètre avec une sandale qui se détache.

 

Le premier vrai test, par contre, c'est quand je les ai emmenées à Paris. Quand je marche beaucoup, je finis toujours par me rabattre sur mes Converse, seules chaussures dont je suis réellement assurée du confort. Mais quand il fait beau, c'est dommage (comme je le disais déjà plus haut). Alors ouais, n'ayant peur de rien, j'ai enfilé mes nouvelles sandales dès le premier jour, me disant que si réellement Massoeur n°5 devait me porter au bout d'une demi-journée, je rentrerais simplement - et piteusement - à l'hôtel retrouver mes fidèles Converse.

 

Ce jour-là, nous avons marché à peu près 13,5 km, soit 20.504 pas selon mon iPhone (un peu plus selon le Samsung de Massoeur n°5). Et. Je. N'ai. Pas. Eu. Mal. Aux. Pieds. #testdelextrême. Je n'ai pas eu la plante des pieds qui chauffe. Je n'ai pas eu de cloques entre les orteils ou sur la plante des pieds (ouep, chez moi c'est un classique #glamour). Je n'ai pas eu l'air d'un saucisson fraîchement déballé ou d'un adepte du bondage serré un peu trop fort. A peine mes chevilles portaient-elles la marque du ruban.

 

Des pantoufles, en plus joli. Voilà. Je n'ai pas pu faire de (test de l'extrême)³ parce que le temps le samedi et le dimanche était plus mitigé et que mes Converse ont bien rempli leur office, mais quelque chose me dit que si j'avais été stakhanoviste de la sandale, je n'aurais pas eu mal aux pieds, ni le samedi ni le dimanche. Le pied, si j'ose dire.

 

Je les porte avec tout, et je les aime avec tout. Un pantalon un peu court, une jupe, une robe - longue ou courte, mon combishort parisien traditionnel (je ne le porte quasi que là ^^). Bref, je crois que je vais rentabiliser à fond ce troisième achat de l'année.

 

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Combishort et jolies sandales <3

 

 

 

 

* en faisant des recherches - pour ce billet - sur ce que pourrait bien être ce "caoutchouc volcanique" au nom si prometteur de nature, je ne trouve rien, sauf des explications assez précises sur le caoutchouc vulcanisé, c'est-à-dire une technique permettant de le rendre plus élastique (mais rendant par contre plus difficile son recyclage :-/ dommage que je ne me sois pas renseignée avant...)

** les Rarámuri sont une communauté au Mexique qui font leurs chaussures avec des morceaux de pneu et du tissu, tu vois l'inspi? ;-)

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