Chronique radio #2 - Bye bye poubelle!

Pin it!

Deuxième épisode de mes aventures radiophoniques, dans lequel je raconte comment j'ai viré la poubelle de notre salle de bain. Bon, pour toi lecteur fidèle de ce blog, ce n'est pas forcément une surprise, vu que je t'avais déjà détaillé ma salle de bain zéro déchet (ou ici), maiiiiiis il faut faire preuve de pédagogie et expliquer au plus grand nombre qu'on peut y arriver facilement. Allez, je te laisse avec le texte brut (c'est-à-dire sans les ajouts survenus par la magie du direct) de ma chronique et surtout... le son! <3

Bye bye poubelle !

 

V : Bonjour Sophie ! vous tenez le blog sofille.be et aujourd’hui, vous nous proposez de découvrir votre salle de bain et sa particularité…

 

S : Bonjour Véronique ! Rassurez-vous, je ne vais pas dévoiler les tubes que *L’élu de mon cœur* et moi chantons sous la douche ! non, la particularité de notre salle de bain, c’est qu’on n’y trouve plus de poubelle depuis une bonne année et, franchement, elle ne nous manque pas du tout !

 

V : Vous n’avez plus de poubelle… ça veut dire que vous n’avez plus de déchets ?

 

S : voilà, exactement ! Enfin, pour être tout à fait précise, nous n’avons plus assez de déchets non-recyclables pour justifier la présence d’une poubelle dans notre salle de bain. En fait, à part le plastique qui emballe les rouleaux de papier toilette, nos rares déchets sont recyclables, ou même compostables.

 

V : Comment êtes-vous arrivée à cette situation ?

 

S : Ca a commencé avec du shampoing solide. A la base, je ne suis pas trop du genre parano en ce qui concerne ma santé, sans doute parce que je n’ai pas à m’en plaindre. Je n’ai jamais trop traqué les composants de mes produits de beauté pour voir s’ils étaient mauvais pour ma santé.

Mais quand une de mes amies a parlé de shampoing solide, ça a allumé une loupiote dans mon cerveau. Parce qu’en plus d’être bio et naturel, ce shampoing a la bonne idée de se présenter emballé dans un emballage en carton compostable !

De fil en aiguille, de recherche google en visites sur des sites de beauté bio, j’ai découvert un monde dont je ne soupçonnais même pas l’existence : la communauté zéro déchet. La toile fourmille d’idées pour réduire ses déchets, et notamment dans la salle de bain.

 

V : c’est vrai que quand on y pense, on peut vite générer pas mal de déchets, dans la salle de bain…

 

S : Ben oui ! Pensez à votre « routine beauté » du matin : vous prenez votre douche avec votre gel douche et votre shampoing en bouteille, vous appliquez des lotions avec des rondelles d’ouate, vous vous lavez les dents avec votre brosse à dents en plastique et votre dentifrice en tube, vous utilisez peut-être un coton-tige ou deux… vous voyez le potentiel « déchets » là-dedans ?

 

V : Ok, mais est-ce que c’est pas un peu contraignant, de ne plus produire de déchets dans sa salle de bain ?

 

S : En fait, ça dépend du degré d’implication qu’on veut y mettre. Si on tient à faire tous ses produits d’hygiène et de cosmétique soi-même, ça prendra forcément un peu de temps, même si, somme toute, cela reste assez raisonnable. Mais si on achète les produits tout faits, ça prendra juste le temps de se renseigner sur les meilleurs, les plus bios et naturels, etc. et puis de les acheter.

Une fois les nouvelles habitudes acquises, ça devient un mode de vie comme un autre. D’ailleurs je ne claironne pas que je n’ai pas de poubelle de salle de bain à chaque personne que je rencontre… jusqu’à cette chronique, évidemment. Là, maintenant, c’est cuit !

 

V : est-ce que vous pouvez nous donner des exemples d’alternatives zéro déchet pour la salle de bain ?

 

S : Avec plaisir ! On reprend la « routine beauté » dont je parlais tout à l’heure ?

Pour la douche, j’utilise un pain de savon bio, en plus du shampoing solide que je vous ai déjà présenté. Comme après-shampoing, j’utilise du vinaigre blanc dans lequel je fais macérer des écorces de citron pour atténuer l’odeur, qui, de toute façon, s’en va assez vite. C’est un des deux produits que je fabrique moi-même, dans la salle de bain, avec le dentifrice en poudre (oui, c’est une question d’habitude).

Je me mets aussi un peu de déodorant solide et naturel, et j’applique quelques gouttes d’huile d’amande douce sur mon visage.

Quand j’ai besoin de me nettoyer les oreilles, j’utilise un oriculi, une sorte de tige en bambou dont l’extrémité est recourbée. Pour se démaquiller (bon, ok, normalement ça ce n’est pas le matin), on peut utiliser des cotons démaquillants lavables plutôt que les rondelles jetables.

Et puis il y a aussi toute la question des protections hygiéniques, qui se règle – c’est le cas de le dire, ahah – très facilement, avec la cup menstruelle et/ou les protections hygiéniques lavables.

C’est assez dingue le nombre de déchets qu’on ne produit pas quand on utilise ces différentes solutions simples et vraiment économiques sur le long terme.

Et pour les enfants, la même chose ! Le pain de savon et le shampoing solide peuvent être utilisés pour eux aussi, les cotons démaquillants peuvent servir à les débarbouiller quand on n’a pas de gant de toilette sous la main, le liniment pour les fesses de bébé, et les couches lavables si on s’en sent capable.

 

V : C’est vrai que dit comme ça, ça a l’air assez simple… mais est-ce que ces solutions sont aussi efficaces que les produits industriels ?

S :Oui, tout à fait ! Moi, je ne reviendrais pour rien au monde au gel douche et au shampoing « classiques ». Certes, ma peau et mes cheveux dégagent moins la fameuse « odeur de propre », mais c’est justement dans cette odeur que se cachent les perturbateurs endocriniens et autres crasses du genre.

 

Certains vont même plus loin, en n’utilisant rien du tout comme produit. C’est la technique du no-poo – no shampoo – qui consiste à laisser tomber les shampoings classiques et même, à long terme, tout type de savons pour les cheveux.

Vous avez peut-être aussi vu passer l’expérience de ce journaliste français, Guillermo D’Alessandro, qui a arrêté de se laver pendant un mois sans que sa vie sociale et amoureuse en pâtisse. Il a même remarqué qu’une fois débarrassée des produits classiques, sa peau était devenue plus soyeuse.

Et puis, même s’ils ne le crient pas forcément sur tous les toits, certains sont aussi adeptes du lavage à l’eau, sans savon, sans que là non plus ils ne se fassent pister à l’odeur.

 

Adopter le zéro déchet dans sa salle de bain, c’est en fait aussi renouer avec son corps tel qu’il est, c’est se défaire du marketing qui nous dit que notre corps pue ou qu’il est honteux ou qu’il doit être « amélioré » (ce même marketing qui, évidemment, a toujours une solution pour nous). C’est respecter plus son corps, retrouver une forme d’authenticité. Et au final, arriver à s’aimer comme on est.

 


podcast

Écrire un commentaire

Optionnel