Faire ce qu'on aime

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Tu l'as sans doute vu si tu me suis sur Instagram ou sur Facebook, il y a deux semaines, j'ai rencontré le réalisateur du film Demain, Cyril Dion. Il était à Bruxelles pour le lancement du Corps européen de solidarité et, tant dans l'interview qu'il m'a accordée que dans son intervention ensuite, il a émis le souhait que chacun trouve ce qui le passionne et en fasse son métier, plutôt que de s'abrutir dans des métiers alimentaires.

Depuis, ça résonne en moi, et cette phrase tourne et retourne dans ma tête. Faire de ce qui nous passionne notre métier... Quel beau programme!

 

Entendons-nous bien: j'adore ce que je fais, j'ai une chance folle d'exercer le métier que j'ai choisi quand j'avais huit ans et dont je n'ai jamais dévié. Je bosse avec des gens brillants, mon boulot est varié et m'emmène parfois à l'étranger. J'ai de la chance, je le sais. Intellectuellement, je le sais.

 

Mais dans mes tripes, je sens qu'il manque quelque chose. La question "et toi? C'est quoi la trace que tu laisseras dans le monde? Comment tu changes le monde à ton échelle?" reste sans réponse pour le moment.

 

Et puis il y a l'autre question, "qu'est-ce qui te passionne?", à laquelle il n'est pas toujours facile de répondre non plus. Lire, certainement. Ecrire, aussi, même si je me demande toujours si j'arriverais à rester assise huit heures (ou plus, ou moins) à bosser sur des projets persos d'écriture sans me lasser.

 

La vérité, c'est que j'admire les gens qui arrivent à se focaliser sur un truc qu'ils aiment, sans se lasser, jusqu'à devenir méga balèzes dans leur domaine d'expertise. M. Léludemoncoeur est comme ça: il se saisit d'un sujet, bosse dessus à fond jusqu'à devenir tellement calé qu'il en devient une référence.

 

Moi, je papillonne beaucoup plus - c'est d'ailleurs pour ça que la diversité de mon job me plaît -, et j'ai même tendance à me dérober dès que quelque chose devient un tant soit peu sérieux (sauf si tu me fixes des règles, genre "azy, fais des études et t'as intérêt à étudier parce que je t'attends en janvier et en juin avec des examens!") mais je me rends compte que sur le long terme, ce n'est pas ça le plus satisfaisant. Je me rends compte aussi que c'est une question de peur, aussi: peur de choisir (et donc de renoncer à autre chose), peur de me planter, peur de ne pas avoir d'idées. Ouep, un de mes objectifs de cette année était (est) de m'affranchir de mes peurs, et donc, d'une certaine manière, de sortir de ma zone de confort. Va falloir que j'y travaille sérieusement ces prochains mois.

 

Peut-être qu'en fait, je ne suis pas censée "laisser de trace", ou ptêtre d'une façon pas aussi visible que ce que je pourrais imaginer. Ptêtre qu'après tout, la seule trace que je dois laisser, c'est d'essayer d'être la meilleure version de moi-même, et d'être là tant que faire se peut pour ceux que j'aime. Ca n'a l'air de rien, mais finalement c'est déjà ça.

 

Et toi? Tu fais quelque chose qui te passionne? Tu fais quelque chose d'utile/qui a du sens? T'as envie de me raconter comment tu y es arrivé.e/comment tu y travailles?

Lien permanent Catégories : 3615 Ma vie, Réflexion 1 commentaire

Commentaires

  • Voilà une série de questions qui se bousculent dans mon cerveau depuis un petit temps, et de façon beaucoup plus pressante depuis quelques mois...
    Qu'est-ce que j'aime faire? Qu'est-ce qui pourrait m'apporter du plaisir? Me stimuler au-delà de quelques mois? Me donner envie de me lever le matin? Comment donner du sens à ma vie pour pouvoir en être satisfaite le jour où elle se terminera?
    Mais je n'ai encore aucune réponse. Je ne fais rien d'utile, rien qui fasse du sens, je bosse pour payer les factures et je n'ai pas encore réussi à trancher entre la résignation et l'acharnement.
    Donc, si c'est une réflexion que tu décides de mener ici, je te lirai avec encore plus d'intérêt que d'habitude ;-)

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