Les bases du zéro déchet - Composter

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Et si on repartait du début? Si on reprenait la base du zéro déchet, et qu'on approfondissait un peu? Je te propose d'explorer les cinq principes de base du zéro déchet (selon Béa Johnson, dans l'ordre: Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et "Rot"/Composter), en cinq billets publiés cinq lundis d'affilée. L'avantage, c'est que ça t'assure (et à moi aussi) cinq billets sur un sujet intéressant, et ptêtre qu'on peut développer un peu la réflexion, qui sait?

Composter, c'est le dernier des cinq principes de base du zéro déchet, mais il mérite vraiment l'expression "last but not least". Tu savais que les déchets organiques constituent environ un tiers de la poubelle du Bruxellois moyen? (et j'imagine que ça doit être à peu près pareil pour les autres habitants du pays)

 

Un tiers! Rien que cette proportion rend superflue toute explication approfondie de pourquoi c'est intéressant de créer un compost ou d'avoir une solution similaire...

 

Oui, parce que autant c'est assez facile d'avoir un compost quand on est à la campagne (en gros, faut simplement y dédier une partie de jardin et aller y déposer régulièrement ses déchets organiques), autant ça se corse *légèrement* quand on habite en ville, et singulièrement en appartement. Quelles sont alors les solutions?

 

 - Le compost classique -

Si on a la chaaaance d'avoir un jardin de ville, on peut y placer un fût/une installation qu'on remplira des déchets organiques. L'avantage avec un compost "perso", c'est qu'on peut y mettre à peu près ce qu'on veut (et par exemple la litière biodégradable de ses chaaaaaats) pour peu qu'on fasse gaffe en utilisant le compost qui sera produit (ou qu'on lave bien bien ses légumes cultivés avec ce compost).

 

 - Le compost collectif/de quartier -

Alternative intéressante quand on n'a pas de jardin, le compost collectif permet en sus (huhu) de rencontrer d'autres tarés personnes concernées par la gestion/réduction des déchets. Ca peut être une bonne façon de sociabiliser et de rencontrer des gens de son quartier, donc. Mais parfois, il faut aller assez loin de chez soi (voire prendre la voiture) pour le rejoindre, et ça peut être rédhibitoire.

Pour moi, c'est le cas, il y a des composts à dix minutes/un quart d'heure à pied de chez moi. Je sais que ce n'est pas énorme, mais je me/nous connais aussi: en été on trouvera toujours bien la motivation d'y passer, par contre sous la pluie/le froid d'hiver... Du coup, je suis en train de monter un projet de compost collectif dans mon quartier! Enfin, quand je dis que je suis en train de le monter... j'ai en tout cas l'accord de principe du service des espaces verts de ma commune, on a même trouvé un endroit idéal pour eux et pour moi (littéralement dans ma rue!), maintenant faut que je trouve des futurs composteurs intéressés et que je trouve un/des endroits qui seraient ensuite intéressés par le compost produit... C'est mon prochain défi ;-)

 

 - Le vermicompost -

La solution compost pour les "fainéants d'appartement": un contenant, des vers à compost et c'est parti! On peut soit acheter un fût tout fait (en fait, c'est un assemblage de plusieurs niveaux perforés pour permettre la circulation des vers), soit le faire soi-même, par exemple avec de vieux seaux récupérés en friterie. Hop! On perce des trous à la foreuse, on ajoute des vers et une base de matière et hop! c'est parti! Ca se range très facilement dans un appartement, même petit, ça ne sent pas, ça ne fait (normalement, si on fait ça bien) pas de mouchettes. Bref, ya beaucoup d'avantages.

MAIS (mais) faut passer le cap psychologique de travailler avec des vers. Moi, j'y suis pas encore tout à fait, mais je n'exclus pas, dans un avenir plus ou moins lointain proche d'y parvenir, notamment pour réduire encore plus mes déchets verts.

 

 - Le sac orange (à Bruxelles) -

C'est l'autre solution, celle un peu par défaut, à adopter pour réduire ses déchets organiques. Nous, on le fait à la maison depuis janvier 2016, avant même qu'on commence à s'intéresser au compost, et ça a eu un effet magique! Notre poubelle blanche a fameusement dégonflé! Faut dire qu'à notre grande honte, on jetait quand même pas mal de bouffe (ça reste notre point faible, même si la démarche zéro déchet nous a déjà bien permis de réduire le gaspillage alimentaire) et tous ces déchets organiques contribuaient fortement au fait qu'on sorte un sac de 30L bien rempli à chaque passage du camion poubelle...

Pour le moment, le résultat de la collecte des sacs oranges est envoyé dans une usine de biométhanisation à Ypres, mais l'objectif à terme, quand ça aura atteint une certaine masse critique, sera de construire une telle usine à Bruxelles pour traiter les déchets organiques de la région directement là.

L'inconvénient du sac orange, c'est qu'on ne peut pas tout y mettre: ni os de viande, ni déchets de poisson, ni litière compostable (snif!), ni coquilles d'huîtres ou de moules... J'y mets par contre les cheveux que récolte mon peigne, les emballages compostables de mes shampoing et pain de savon, et aussi les mouchoirs en papier qu'on continue à utiliser (gloups #notperfectyet ^^)

 

 

Comme tu vois, il y a plein de solutions possibles pour réduire ses déchets en compostant. Une ressource importante, c'est l'ASBL Worms, qui propose des conseils sur les différents types de compostage, qui recense sur une carte tous les composts collectifs, et qui propose aussi des formations pour devenir maître composteur ou pour faire du compost en appartement notamment.

 

Il paraît que quand on se met à composter, on finit par adorer son compost et presque le considérer comme une personne vivante. Ptêtre que l'année prochaine, je vous parlerai de ce nouveau membre de la famille, après M. Léludemoncoeur et les deux (plus si) chatons (toujours) mignons... ;-)

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