Les bases du zéro déchet - recycler

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Et si on repartait du début? Si on reprenait la base du zéro déchet, et qu'on approfondissait un peu? Je te propose d'explorer les cinq principes de base du zéro déchet (selon Béa Johnson, dans l'ordre: Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et "Rot"/Composter), en cinq billets publiés cinq lundis d'affilée. L'avantage, c'est que ça t'assure (et à moi aussi) cinq billets sur un sujet intéressant, et ptêtre qu'on peut développer un peu la réflexion, qui sait?

Recycler, c'est presque inscrit directement dans les gènes belges, tellement c'est passé dans les moeurs. Bon, on est d'accord qu'il reste quelques mutants bien résistants, du genre à jeter leurs tetrabrick et leurs bouteilles en plastique avec leurs ordures ménagères...

 

 

Par chez moi, il y a pas mal de mutants, et je vois que je suis en train de me radicaliser, parce que j'ai envie de sonner chez eux pour leur demander des comptes et leur apprendre la vie à trier. Hey! N'appelle pas tout de suite les flics, hein!, j'en reste encore au stade de l'envie, sans plus ^^

 

Bref, revenons à nos moutons: le Belge trie, au point de figurer parmi les meilleurs élèves européens en la matière #fierté (en 2014, 53% des déchets belges étaient recyclés, pour te donner une idée). Et c'est vrai qu'on pourrait se dire: ben moi, je trie super bien mes déchets, je sais exactement dans quel sac va quel truc (et si je sais pas, il y a l'application Recycle, disponible gratuitement sur toutes les plate-formes - android, itunes et même windows, youhou!), donc le zéro déchet, c'est bon, je gère. Certes. Sauf que pas vraiment.

 

D'abord, tu remarqueras que "recycler" vient en quatrième position dans cette énumération des principes du zéro déchet, après refuser, réduire, et réutiliser. On ne parle pas de  recycler d'abord un max avant même de réduire les déchets. Non. On refuse d'abord tout ce qu'on peut, pour prévenir la formation du déchet. Et puis après, on pense recyclage.

 

Pourquoi? Parce que c'est super, le recyclage, mais ça pose aussi des questions point de vue écologie? Par exemple, le cycle de recyclage n'est pas infini pour toutes les matières. Certains plastiques ne se recyclent qu'une seule fois, le papier va jusqu'à sept ou huit fois, le verre peut être recyclé infiniment mais le processus pour le recycler demande une énergie de fou.

En outre, beaucoup de matières "à recycler" sont envoyées loin, parfois même jusqu'en Chine, pour être traitées. Bref, on est loin du local et du durable...

 

Pourtant, c'est vrai que le recyclage peut paraître séduisant quand on se lance dans le zéro déchet parce que chaque chose que l'on détourne de la poubelle blanche (ou noire, selon les endroits ^^) est une petite victoire en soi. Moi-même, quand je me suis lancée dans la démarche, je me suis concentrée surtout sur l'éradication des déchets non-recyclables, ceux qui atterrissent dans ma poubelle blanche. Et je pense toujours que quand on n'a pas de solution en vrac/sans emballage, l'alternative recyclable est toujours préférable.

 

C'est vrai aussi que plus on avance dans le zéro déchet, moins on produit de déchets, globalement. Simplement parce qu'on a moins besoin/envie de produits emballés. Néanmoins, il reste des irréductibles: les tomates pelées/concassées, d'autant que mon test de tomates pelées maison a échoué lamentablement (à mon grand désespoir), le lait de coco, que je ne fais pas moi-même, des briques de lait (quand on tombe à court de lait cru-de-la-ferme), les paquets de pâtes (je préfère les pâtes longues et mon magasin de vrac n'en propose pas encore), les enveloppes inévitables, le journal communal (huhu), etc.

 

A chacun aussi de mettre son curseur sur le nombre de déchets recyclables qu'il est prêt à accepter en échange de ses plaisirs culinaires ou cosmétiques. Parce que c'est ça qui est beau dans le zéro déchet: plus on pousse la démarche mieux c'est, mais chaque geste adopté est déjà super positif, ce qui laisse de la marge pour vivre sa vie avec plaisir.

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