Ma salle de bain (presque) zéro déchet

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C'est sans doute la pièce où on atteindra le plus vite le zéro déchet presque total: la salle de bain. Je dis presque total parce qu'il restera quelques irréductibles que je n'ai pas envie d'éliminer.

En fait, c'est bien simple, depuis plus de deux mois, nous n'avons plus de poubelle dans la salle de bain. Fini! Il nous fallait une poubelle pour les déchets organiques à la cuisine et, après avoir longuement hésité face au prix des poubelles brabantia, j'ai eu une idée lumineuse: puisque l'objectif était de supprimer un max de déchets non recyclables, nous n'aurions plus besoin de poubelle de salle de bain, et la brabantia pouvait donc prendre place dans la cuisine! #génie

Les (de plus en plus) rares déchets non-recyclables seraient jetés directement dans la poubelle, les recyclables rejoignant de toutes façons les bacs ad hoc. Ainsi fut fait et je dois dire que jusqu'ici, ça n'a pas posé de problème particulier.

 

Parallèlement, j'ai progressivement mis en place des alternatives zéro déchet, au fur et à mesure des besoins.

 

Sont déjà zéro déchet:

- Les produits de douche: Je vous ai déjà parlé de ma nouvelle "routine cheveux" (ahah, ça m'éclate toujours de le dire/l'écrire). Adoptée mi-janvier, elle est testée et plus qu'approuvée. Mon shampooing solide, entamé en janvier donc, devrait encore tenir un bon mois, ce qui fera une longévité de 4 mois pour ce petit cannelé (sur cheveux de plus en plus longs)! Inutile de dire que je ne grimacerai plus au moment de payer 12,50€ pour un truc qui semble si minuscule. Ca marche bien, ça dure longtemps et c'est sans déchet, que demander de mieux? J'arrive aussi au bout de mon vinaigre mariné au citron (comptons que j'ai utilisé 50cl environ de vinaigre en quatre mois -> 25 centimes dépensés en quatre mois, ouh!)

J'utilise par ailleurs un pain de savon bio et vegan, et je sens la différence sur ma peau. Plutôt que le film que déposait le gel douche "industriel", le savon se contente de laver. Son parfum de citron ne reste pas longtemps sur la peau, mais j'ai tendance à croire que c'est un bon signe.

Shampooing et savon sont vendus dans un emballage en papier (ou carton léger) imprimé d'encre végétale, ce qui permet théoriquement même de les composter! Zéro déchet!

 

- Le démaquillant: j'utilise de l'huile démaquillante que j'applique avec mes doigts. Je rince à l'eau et hop! fini! Ni lingettes (jetables ou en tissu), ni rondelles d'ouate, le minimalisme dans toute sa splendeur. Bon, le récipient de mon huile deviendra un déchet que je ne pense pas recyclable, mais on n'y est pas encore.

 

- Les oreilles: c'est un de mes derniers achats, pour remplacer les cotons-tiges (non-recyclables): l'oriculi. Il s'agit d'une petite tige en bambou pour nettoyer l'entrée de l'oreille. Il suffit ensuite de nettoyer l'oriculi et hop! Magie! :-) Je ne l'ai pas encore utilisé parce que je l'ai commandé récemment et que j'essaie d'arrêter d'être une maniaque de l'oreille (avant, j'en arrivais à me blesser l'intérieur de l'oreille à force de les nettoyer #truestory).

 

- L'hygiène intime: c'était sans doute une des sources les plus importantes de déchets non-recyclables (et soyons honnêtes: aussi une source de questionnement santé): les protections hygiéniques. On a tous lu les infos sur le fait que la plupart des tampons sont contaminés par du glyphosate, un composant d'herbicide classé comme potentiellement cancérigène par l'OMS, et faut pas s'être penché très fort sur des serviettes hygiéniques pour voir tout le plastique utilisé (et le coton éventuellement utilisé dedans, voir ci-dessus les risques de contamination au glyphosate). Moi, je suis toujours interpellée par l'odeur censée être "de frais" que dégagent ces produits, pour permettre aux femmes d'être "belles et fraîches toute la journée" et qui n'a rien de naturel. Bref, j'ai investi dans des protections lavables et dans une cup. Bien meilleur, au final, pour l'environnement, la santé et le portefeuille.

 

Ne sont pas encore zéro déchet:

- Les produits de douche de M. Léludemoncoeur: même si les contenants peuvent être mis dans le bac à PMC, M. Léludemoncoeur utilise encore des gel douche et shampooing dans des bouteilles en plastique. A moi de trouver les bons produits qui le convaincront.

 

- Le déodorant: j'utilise pour le moment un roll on dont je suis très très contente. Mais c'est du plastique. Je vais tester, je pense, l'option bicarbonate de soude pour voir si c'est une alternative qui me convient.

 

Ne seront sans doute jamais zéro déchet:

- La brosse à dent et le dentifrice: j'ai reçu une brosse à dent électrique peu avant de décider de réduire mes déchets, et je l'ai vraiment adoptée. Je me vois mal revenir à une brosse à dent "classique" pour faire dans le durable (par exemple, une brosse à dent en bambou qu'on peut composter une fois usée). Je me console en me disant que je ne remplacerai que la petite partie brosse, et que je l'use moins vite qu'une brosse à dent classique, que j'avais tendance à frictionner avec un peu trop de vigueur. Pour le dentifrice, je n'ai pas (encore) envie de tester des recettes maison. J'utilise pour l'instant un dentifrice bio qui me convainc moyennement (question texture et goût "de frais") mais qui a l'avantage d'être bio (et gratuit, parce que je l'avais reçu dans une box).

 

- Le papier toilette: ou plutôt l'emballage qui le contient. A moins que vous ayez une solution eco-friendly (et pas trop onéreuse) à me suggérer, je pense que je n'arriverai pas à supprimer l'emballage qui entoure les rouleaux de PQ.

 

Bilan: les seuls déchets non-recyclables produits sont donc: un emballage plastique du PQ, les embouts de brosse à dent et le tube de dentifrice. Rien, donc, qui nécessite une poubelle à temps plein! :-)

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