Réduire ses déchets - la mise en place

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Progresser sur la voie du zéro déchet est à la fois exaltant et un peu frustrant. Chaque bonne habitude qui se prend est un pas dans la bonne direction, mais s'y mettre progressivement, "one step at a time", peut donner l'impression de ne pas avancer très vite, et de ne pas engranger de résultats très visibles.

C'est le dilemme auquel je suis confrontée depuis que je me suis mis en tête de réduire la quantité de déchets produits à la maison: faut-il frapper un grand coup, en faisant table rase des mauvaises/anciennes habitudes d'un coup, comme on arrache un sparadrap, ou plutôt corriger la trajectoire en douceur, au fur et à mesure des besoins qui se présentent, en implantant durablement les nouvelles habitudes?

 

J'ai plutôt choisi la seconde voie, le changement en douceur. Pour éviter de braquer M. Léludemoncoeur, déjà (puisque, à la base, l'initiative et l'envie viennent de moi). Pour éviter de me retrouver avec des produits à moitié utilisés qui resteraient là, désormais inutiles. Pour prendre le temps, aussi, de tester et choisir les méthodes qui nous conviennent le mieux.

 

Mon premier but, c'est surtout de supprimer autant que possible les emballages en plastique - ces sachets dans lesquels on emballe fruits et légumes, ces sacs que les petits commerces continuent à fournir inlassablement (à mon grand désespoir) -, de réduire autant que possible aussi les papiers vite utilisés vite jetés (essuie-tout, mouchoirs en papier, serviettes en papier).

 

Je nous ai mis aux serviettes en tissu, utilisées aussi quand nous avons des invités et, progressivement, pour les lunches à l'extérieur (au boulot, notamment). Je n'ai finalement pas dû en acheter, ayant retrouvé un set nappe + serviettes qu'on m'avait offert. L'ensemble n'est peut-être pas ce que je choisirais si j'allais moi-même maintenant en magasin, mais les serviettes font leur job, et après tout, c'est ce qu'on leur demande en premier lieu. Ceci dit, le jour où je me déciderai à en acheter des alternatives, j'irai chez Dille & Kamille.

 

Je me suis remise à utiliser des lavettes en microfibre plutôt que du papier essuie-tout. Le réflexe "essuie-tout" n'est pas encore totalement abandonné, mais la quantité utilisée a déjà diminué. C'est assez magique, en fait, de questionner ses habitudes et de chercher des alternatives. On se rend assez vite compte que ces alternatives existent et qu'elles demandent peu d'efforts supplémentaires.

 

Quant aux mouchoirs en tissu, ils sont victimes d'un autre dilemme: faut-il en acheter ou en fabriquer? L'astuce, c'est évidemment que je ne sais pas (encore) utiliser une machine à coudre, donc la fabrication dépend de mon inscription à un atelier couture, ou d'une âme charitable sachant coudre. Je crois donc qu'en attendant, j'irai acheter quelques mouchoirs pour chacun.

 

A propos de DIY et de couture, j'étais assez impatiente de participer à un atelier de confection de sacs pour le vrac, hier, et de bientôt pouvoir étendre mes possibilités d'acheter en vrac, mais l'atelier a été annulé en dernière minute en raison du désistement d'autres participantes. C'est reporté de trois semaines. Changement en douceur, on a dit.

 

Quand je fais mes courses, je veille bien à ne plus emballer les rares légumes que j'achète au supermarché dans des sachets à usage unique. Pareil quand j'achète des petits pains pour mon lunch. Ces non-déchets n'allègent pas forcément ma poubelle à la maison (pour les petits pains, ça allège plutôt celle du boulot), mais globalement, je jette moins.

J'ai aussi commencé à essayer de demander aux commerçants de ne pas suremballer ce qu'ils me vendent. La première fois, le boucher m'a dit "non, mais ça va, ça ne me pose pas de problème!" (sous-entendu: de vous mettre un papier en plus), et je n'ai pas osé lui dire qu'à moi, ça en posait un. La fois suivante, c'était chez le fromager, au marché, et là, aucun souci pour entreposer ses fromages dans les pots que j'avais apportés. Il m'a même confié que la pratique était de plus en plus fréquente chez ses clients, youpie! En fait, le plus difficile (au début) c'est peut-être justement de s'organiser pour avoir des contenants appropriés avec soi.

 

Restent les petits sacs plastiques blancs. M. Léludemoncoeur les trouve bien pratiques pour recueillir la litière du chat, et il n'hésite donc pas à en ramener. Je lui ai proposé de placer les "productions" de notre chat dans les sachets en papier qui emballaient nos légumes, ce qui est fait avec plus ou moins d'assiduité.

 

Enfin, nous avons enfin commencé à utiliser les sacs pour déchets organiques, après avoir à peu près résolu le problème de la poubelle. Ca prend quand même de l'espace en plus dans la cuisine, mais j'ai l'espoir qu'on voie l'effet sur la "poubelle blanche" et qu'on ne sorte plus, bientôt, qu'un sac blanc par semaine. On y est arrivés cette semaine-ci, espérons que la tendance et les efforts continuent.

 

Bref, vous le voyez, on est encore dans les petits pas, plus que dans la grande révolution.

Commentaires

  • Je suis entièrement d'accord avec toi. Faire table rase de tout, et balancer à la poubelle des flacons à moitié rempli, ce n'est pas la solution. Chez nous on essaye aussi de faire la transition en douceur, ça braque moins et on teste les différentes possibilités. Je constate quand même qu'avoir des stocks ça aide. J'ai investi dans des serviettes (de chez D&K ;-) et dans des loques en microfibres pour remplacer les essuies-tout. J'ai une vingtaine de serviettes en tout et une dizaine de loques. ca me permet de ne pas trop hésiter à les utilsier et de pas devoir les laver tous les deux jours.

    Autre astuce : achète quelque bouteille de jus pajottenland (délicieux jus bio) - les grosses bouteilles se nettoient facilement avec un goupillon - je les utilise pour faire des "soft drinks" - thé glacés, limonades, pamplemoussades -> moins cher, moins sucré et moins de canettes dans le sac bleu - bisous

  • Je suis pas très consommatrice de jus (moi, à part l'eau et le vin... ^^), mais je regarderai! Je suis assez fan de la passata bio de chez Carrefour, proposée en bouteilles de verre qui permettent de transporter facilement de la soupe maison, par exemple ;-)

  • J'ai déjà complètement abandonné les lingettes pour bébé (une grande fierté!) et là, je m'attaque aussi aux sachets en plastique, mais encore plus en douceur que toi ;-)
    On va y arriver, c'est obligé. Dans mon Bio Planet par exemple, à la boucherie, tu peux venir avec tes boites... On avance on avance...
    Bravo Sophie

  • C'est top!! Après tout, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Changeons petit à petit, on finira par être les plus nombreux :-)))

  • Bonjour, connaissez-vous le guide du "Mieux vivre" (éditions de Terran)? Un des rares guides pratiques sur le thème de la simplicité volontaire, que j' ai eu la chance d'illustrer (et abondamment: des recettes sous formes de BD, des plans, des schémas, des dessins en tous genre qui font de ce livre un marchepied ludique vers la simplicité volontaire). Un livre qui montre (de manière colorée et humoristique parfois) que se désencombrer n'est pas une punition, bien au contraire?

  • Bonjour Benoi! Je crois que vous me l'aviez déjà conseillé sous un autre billet. Je vais me renseigner un peu plus, promis!

    Mais c'est clair que le désencombrement n'est pas une contrainte. Au contraire, même, ça libère! Je prévois d'écrire dessus un de ces quatre aussi :-) Bonne journée!

  • Si jamais aussi : des sacs en lin cultivé en Belgique et en France, fabriqués en Belgique par des entreprises de travail adapté. Ils peuvent emballer les fruits et légumes frais, mais aussi les aliments secs tels que les fruits sechés ou le pain.

    http://www.d-ici.be/fre/producteurs/p/bag-to-green

  • Ah! Merci Jean-Luc! :-) En plus, Maillen, c'est tout près de là où j'ai passé une partie de mon enfance! Je note le bon tuyau!

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