• Internet et les belles personnes

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    Ce billet pourrait avoir deux types d'accroche.

     

    Soit: Ce n'est plus un secret pour personne, j'essaie au maximum de privilégier une alimentation locale et bio.

     

    Soit: Internet est tout de même un brol formidable, qui permet de faire des rencontres intéressantes.

     

    Normalement, il faudrait choisir l'accroche la plus alléchante, celle qui va chercher le lecteur par la cravate et l'emmène dans les méandres d'un billet tellement bien fichu que le lecteur en sortirait tout grandi et plus savant qu'avant. Ca c'est pour la théorie. En pratique, je vais juste essayer de vous raconter:

     

    Or, donc, vous commencez à le savoir parce que j'ai une tendance à vous bassinner avec ça vous l'expliquer régulièrement, j'essaie d'être attentive à la provenance de ce que je consomme. Et of course, à ce que je propose à mes invités quand je les reçois. J'aime aussi que tout se marie au mieux, repas et boissons, ça me semble un minimum.

     

    C'est pour ça que je suis heureuse d'avoir, à deux pas de chez moi, une caviste à qui je peux dire "je cherche un vin pour aller avec ma raclette/mes pâtes/mon poisson de ce soir". Mais ma caviste, elle a un gros défaut: plutôt que de me parler du vin qu'elle me propose, de qui le produit et quelle est la démarche derrière, elle me dit qu'on a de la chance avec le temps, qu'il fait beau pour la saison et que la lumière est belle. Certes, mais bon, ça me fait une belle jambe.

     

    A côté de cela, internet est tout de même un brol formidable, qui permet de découvrir des personnes intéressantes. Tenez, Sandrine, par exemple. Elle est caviste près de Liège, elle est féministe, elle est blogueuse, et sur son blog, tiens tiens, elle mixe le vin, le féminisme et rarement la météo, parce qu'il y a des trucs bien plus intéressants à dire sur le vin et sur ceux qui le font. Avec elle, le vin devient poésie et aventure, et engagement, aussi. Engagement au sens politique, presque, si on considère qu'est politique le choix de privilégier un type d'alimentation plutôt qu'un autre (pas au hasard du tout: bio/local vs supermarché).

     

    Alors quand j'ai décidé de réunir ma famille chez moi, pour fêter un anniversaire en retard, une convalescence éclatante et un diplôme, j'ai pas hésité, et j'ai consulté Sandrine. Je lui ai demandé si elle serait d'accord qu'on trouve un arrangement pour qu'elle me conseille, me vende du vin presque à distance. Elle a dit top là! Et elle s'est mise au boulot: un délicieux crémant de Loire "Le Sot de l'Ange", un vin blanc extra du domaine Fondrèche et un joli vin rouge de la Maison Pur en syrah et cinsault. Pour chacun, elle avait ajouté une explication sur le vigneron, sa démarche et le vin qui en résultait. Tous des artisans du vin, des "petits domaines", des rêveurs, aussi, et finalement, ça a fait mouche: c'est exactement ce que je voulais, privilégier des artisans plutôt que la grosse artillerie des supermarchés.


    Mais pour en revenir à Sandrine, je dirais que j'ai une sympathie instinctive pour elle, pour ses emballements, sa générosité, sa coolitude, et je ne dis pas ça parce qu'elle m'a morpho-psycho-winisée sur son blog. Elle fait partie des belles personnes dont il serait difficile de croiser la route sans internet et dont je suis sure que la rencontre IRL (tavu je parle comme dans les débuts des chats des internets!) serait un véritable bonheur.

     

    En attendant, je me borne à la lire parler de vins, de bonne bouffe et de gens intéressants,en me disant de plus en plus que le prochain domaine dans lequel j'essaierai d'en savoir plus, c'est celui-là, le vin.

  • C'est quoi un rêve?

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    Le bic est resté suspendu un moment. Je reste étonnée par la question.

     

    Jour 19: "Que me manque-t-il pour réaliser mes plus grands rêves?"

     

    On est au dix-neuvième jour du carnet d'écriture offert avec le magazine Flow et je sèche. Grave. Il y avait déjà eu des questions auxquelles j'avais dû répondre de manière détournée, et qui m'avaient permis de me rendre compte - par exemple - que je ne suis nostalgique de rien, que je suis résolument tournée vers l'avenir, tout en m'appuyant sur des souvenirs heureux. Je me suis rendu compte aussi que la réflexion sur soi-même que veut encourager le carnet, je l'ai déjà bien entamée.

     

    Mais là... "Quels sont-ils, ces 'plus grands rêves'?", ai-je commencé. C'est vrai, quoi! J'avais des rêves, ou - plutôt - des objectifs. Des rêves d'enfant ("un jour, je présenterai le JT!") poursuivis et - presque - accomplis, des promesses faites à moi-même ("en tout cas, moi, j'habiterai en ville!") ou des opportunités ("oh tiens! ma voiture préférée à un prix pas trop élevé!"), mais de "plus grands rêves", ceux à qui on voudrait mettre une majuscule, je sèche.

     

    Alors j'ai demandé à M. Léludemoncoeur: "dis, c'est quoi mes plus grands rêves, selon toi?", me disant que peut-être je les aurais dits, et un peu oubliés. Mais il a séché aussi. "Tu voulais aller à New York, mais était-ce ton plus grand rêve?" C'était un rêve tenace, de plus de dix ans, mais rien qui me fasse dire "maintenant que j'ai fait ça, je peux mourir tranquille".

     

    Plusieurs jours après ce Jour 19 et sa question, je réfléchis toujours: se pourrait-il que je n'aie aucun "plus grand rêve"? Que j'adapte mes envies et mes objectifs à mes capacités? Que je sois réaliste? Est-ce que c'est triste, ou grave?

     

    Je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est parce que je suis heureuse ici et maintenant et que poursuivre l'inaccessible étoâââle, comme chantait l'autre, c'est la quasi-certitude d'être insatisfait, façon "caillou dans la chaussure".  J'ai l'impression, aussi, qu'avoir confronté les rêves d'enfant à la réalité, ni forcément bonne, ni forcément mauvaise, m'a appris qu'un rêve d'hier peut se délaver, et que les aspirations d'aujourd'hui ne sont peut-être pas celles de demain.

     

    Je n'arrive pas à décider si c'est de la sagesse, ou si c'est triste, de ne pas/plus avoir de "plus grand rêve". Ou alors c'est que je ne vois rien qui me manque pour réaliser ce que je souhaite? Je suis curieuse...

     

    Ettoi, t'as encore des "plus grands rêves"? C'est de la sagesse ou de la tristesse d'appeler ses "rêves" des objectifs? ;-)

     

  • New York: une longue suite de hamburgers

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    On dit de New York qu'elle est le lieu de toutes les cuisines du monde, un lieu où on mange très bien et où on peut trouver tout ce qu'on veut. C'est sans doute vrai, mais sans doute pas non plus toujours à petits prix (ou alors, on n'a vraiment jamais eu de bol). Nous sommes passés devant moult endroits où on pouvait manger bio-sans-lactose-sans-gluten, devant des restos de cuisine fusion (dont les commentaires mitigés - soit dithyrambiques, soit franchement critiques - sur Yelp, notamment, nous ont souvent découragés), mais finalement, nous avons régulièrement atterri devant un hamburger et des frites, même si nous ne sommes jamais entrés dans un fast-food.

     

    Récapitulatif des endroits où nous avons mangé:

     

    * Fort Defiance: Premier contact avec la bouffe à New York, on a choisi l'endroit parce qu'il propose des burgers pas trop trop chers (15$) (le pourquoi de ce raisonnement sera expliqué dans le prochain billet, hiiiii, le teasing de fouuu!). Quinze dollars, c'est le tarif du hamburger "de base". Si tu veux des trucs un peu olé olé, genre du fromage ou du lard, faut ajouter 1,5$ l'ingrédient, ce qui fait un peu grimper les prix (c'est un truc que les restos new yorkais semblent avoir bien intégré, ce "je te file un prix pour un machin de base et vas-y douille si tu veux du "deluxe").

    Ces considérations financières mises à part, Fort Defiance est un chouette endroit assez couru par les gens du coin (Red Hook, toujours), avec un barman hipster-barbu-tatoué (le pléonaaaasme!), une serveuse qu'on croirait sortie d'un magazine de mode des années 40, une cartes de cocktails à boire en fonction des plats, et des hamburgers... délicieux! Une viande goûteuse et tendre, des pommes de terre délicieuses aussi, pour un premier essai, c'est plus que réussi! La bière de Brooklyn choisie un peu par hasard ressemble fameusement à une Guinness, c'est bon mais un peu beaucoup.

     

    * Edward's: samedi après-midi, après avoir arpenté Brooklyn Heights Promenade, le Pont de Brooklyn, Lower Manhattan et TriBeCa, nous décidons de nous poser pour boire un verre dans ce que le guide Cartoville pointe comme un "de ces lieux sympathiques, vivants et authentiques dont New York a le secret". Nous tombons de nos chaises en voyant les verres que la serveuse nous apporte: le verre de vin à 11$ (!!!) est une sorte de petit verre à eau et la sangria à 9$ a le mérite d'avoir des fruits frais. Nous n'avons pas testé de nourriture, donc impossible de donner un avis, mais franchement, je crois qu'à l'avenir, on évitera de s'y installer.

     

    * Hope and Anchor: Autre adresse à Red Hook (paresse de début de séjour bonjooouuu!), autre test de burgers. La carte est vraiment étoffée, les burgers sont à 10$ en moyenne, comme les cocktails. C'est bon et copieux (même si le hamburger de la veille n'est pas détrôné) (il ne le sera jamais vraiment, en fait). Il paraît que le karaoké les vendredis et samedis soirs vaut le détour, mais on n'a pas eu l'occasion d'y passer. Service sympa aussi.

     

    * Nom Wah Tea Parlor: Conseillé par mon amie Céline et par la plupart des guides, ce restaurant spécialisé dans les dim sums se trouve (of course) dans Chinatown. La première fois que nous y sommes passés, il y avait une file pour y entrer, mais après un tour dans le quartier, on a pu rentrer tout de suite. On coche sur une carte ce qu'on veut (et il y a l'embarras du choix!) et peu de temps après, hop! ça apparaît sur la table. Nous avons pris chacun une soupe avec des dim sums et chacun un plateau de dim sums à la vapeur, pour 33$ au total (sans les boissons).

     

    * O'Hara Pub: Pause rafraîchissement après la visite du Musée du 11 septembre, ce pub irlandais est installé juste en face de la caserne des pompiers à un jet de pierre de feu le WTC. On avait choisi de prendre du cidre (irlandais), ce qui n'était semble-t-il pas l'option la moins chère, mais c'était bon et l'endroit vaut le coup d'oeil (les lieux sont remplis d'écussons de corps de pompiers du monde entier).

     

    * Brooklyn Crab: je vous en ai déjà parlé dans mon billet précédent, ça a été la grosse mauvaise surprise du (sé)jour. Imaginez un pain à hot dog avec des morceaux de crabe, un peu de beurre fondu et des chips au sel en accompagnement. à 24$ hors taxes et service le sandwich. Mangé en quatre bouchées. Si on vient purement pour manger à cet endroit, je pense que ça ne vaut pas la peine (et les commentaires hyper critiques sur Yelp allaient quand même souvent dans ce sens-là: complètement overpriced. Bref c'est ptêtre cool de siroter une bière ou un vin bien frais en jouant à des jeux en bas, mais pour manger (et ne plus avoir faim en sortant sans se ruiner), on ira ailleurs. (le seul point positif, c'est qu'ils ont des guirlandes lumineuses au plafond, et c'est sans doute ça qui m'a aveuglée).

     

    * Grand Canyon Diner: Dans Park Slope, pas loin de Prospect Park, nous cherchons un endroit où manger abondamment (grosse faim!) pour pas trop trop cher. C'est parfois un challenge, vu que certains restaurants n'affichent pas de carte des prix à l'extérieur. Adieu joli endroit proposant des hamburgers bio, donc... on n'avait pas envie de découvrir à la fin qu'en fait on allait payer 24$ pour pas grand chose. (l'échec du Brooklyn Crab était encore bien cuisant.) Nous finissons par tomber sur cet endroit qui ne paie pas trop de mine mais propose une carte à des prix raisonnables. Nous recevons des hamburgers et pleeeiiiiin de frites. C'est copieux et c'est bon. (si on s'en tient aux commentaires sur Yelp, cet endroit est infect, mais franchement, c'est injuste)

     

    - Petit intermède sur Yelp: Je pensais que ça nous aiderait vraiment à nous faire une idée des endroits à fréquenter et à éviter. Ce qui est vrai pour Bruxelles semble l'être beaucoup moins (ou encore beaucoup plus) à New York. A Bruxelles, les avis sont généralement assez nuancés, alors qu'à New York, on peut avoir le genre de commentaires "je mets une étoile parce que le jour où j'ai décidé de me bouger le cul jusque là, c'était fermé!" (véridique). La tendance à se mettre en scène dans des commentaires ultra longs à la limite du billet blog, déjà observée à Bruxelles, est démultipliée à New York. Au final, pour avoir des commentaires plus... proches de la réalité (?), j'allais voir les avis google, ça m'a bien plus servi. Fin de l'intermède. On reprend? -

     

    * Steve's Authentic Key Lime Pies: ce n'est pas un restaurant, mais un atelier de fabrication de tartes au citron vert *baaaaaaaaave* installé à Red Hook, bon Dieu que le hasard fait bien les choses! Tout est fait artisanalement (croûte et appareil au citron) et frais du jour. C'est le seul endroit à Red Hook où on a vu des touristes, des Italiens (un jour, faudra que je fasse un billet sur ces Italiens qui sont PARTOUT) venus spécialement en bus bouffer de la tarte au citron. Mais ils ont eu raison de faire le détour, parce que c'est une vraie tuerie. (pour ceux qui voudraient maximiser l'efficacité, l'atelier-magasin est à trois minutes à pied du Watertaxi, et juste à côté du Valentino Pier dont je vous parlais lundi)

     

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    * La Botta di Vino: un marchand de vins spécialisé dans les vins italiens, à Red Hook. Adorable, tout comme son chat et sa compagne (?) et de jolis petits vins à aller siroter discrètement en regardant le coucher de soleil sur le Valentino Pier *bonheur*

     

    * Cipriani Le Specialità: Près de Grand Central Station, ce restaurant italien (quelques tables) qui propose aussi du take away (sandwiches, salades, pâtes) est bondé quand nous y arrivons. Nous prenons des sandwiches à la bresaola qui sont préparés à l'arrière. Mais soit je me suis mal exprimée, soit la vendeuse n'a pas bien compris, ils n'en préparent qu'un. Quand je le fais remarquer, la vendeuse qui s'est occupée de nous se met à remplir un petit sac de muffins et de croissants au chocolat: cadeau pour s'excuser! Du coup, c'est nous qui sommes un peu gênés. Les sandwiches sont délicieux et, en fait, pas chers (environ 7$ le sandwich) (t'as vu comme au bout de quelques jours, ma notion du "pas cher" a déjà fameusement évolué? ;-) ).

     

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    * Pizzeria Don Giovanni: Après quelques jours à New York, la perspective d'aller manger aux alentours de Broadway, où nous allons voir une comédie musicale, nous donne quelques sueurs froides. Par curiosité, nous allons voir chez Sardi's (dont je t'ai touché un mot lundi), un resto mythique du quartier où tout le peuple de Broadway se retrouve depuis des décennies et où a germé l'idée des Tony Awards (l'équivalent des  Molière). Le restaurant propose toujours un menu démocratique pour les artistes en galère. Problème: du coup il se rattrape sur les autres ;-) #paietonexpérience

    Nous continuons à tourner dans le quartier, qui n'est clairement pas notre préféré (vulgarité je crache ton nom!) et nous nous résignons à nous asseoir à la terrasse d'une pizzeria au même niveau que le théâtre où nous allons après (44e rue). Comme ailleurs, les pizza ne proposent, pour le prix affiché, qu'une combinaison de deux ou trois ingrédients, tout le reste (et surtout la viande) étant en supplément. Mais ce qu'on nous apporte est étonnamment correct. Ma pizza, avec des champignons portobello et de la mozzarella fumée, est même plutôt bonne. Pour celle de M. Léludemoncoeur, il faut se souvenir du descriptif de la carte (les palourdes sont un peu cachées), mais c'est bon aussi, reconnaît-il. A 14$ la pizza, c'est réellement une bonne surprise.

     

    * Cafe One (American Museum of Natural History): je le mentionne juste pour prévenir: si vous avez le choix, fuyez (ou ne choisissez pas les sandwiches froids ridiculement froids, secs et chers).

     

    * DeFonte's Sandwiches: Comme nous sommes des gens intelligents, qui apprennent de leurs mésaventures, nous avons décidé, avant de partir pour le MET et le Guggenheim, de faire un crochet par un magasin de Red Hook. Que dis-je un magasin: une institution! DeFonte's Sandwiches existe depuis les années 20 et ne fait, comme son nom l'indique, que des sandwiches, des sandwiches pour nourrir les valeureux ouvriers des chantiers tout proches. Les "Specials" sont à environ 11$ pour une demi-baguette (bien) garnie. J'opte pour un sandwich au pastrami (on est quand même à New York!) et au fromage fondu, M. Léludemoncoeur pour le spécial Red Hook avec dirait-on à peu près tous les ingrédients possibles. Au final, c'est tellement bon et copieux qu'on fera tous les deux l'impasse sur le souper! Et qu'on y retournera le lendemain avant d'affronter la Statue de la Liberté et Ellis Island. Là aussi, ça nous tiendra lieu de seul repas de la journée.

     

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    * Corner Bistro: Partis un peu tard le dimanche pour une promenade sur la Highline, nous avons décidé de manger avant de monter sur l'ancienne voie de chemin de fer. Au abord de la promenade, autour de Gansevoort Street (la pointe sud de la promenade), les restaurants sont branchés et bondés, bref un peu trop m'as-tu-vu pour nous. Comme nous sommes partis en dilettante, je n'ai pas eu l'occasion de vraiment repérer où se trouver Chelsea Market où paraît-il on mange très bien et de tout. Soit! Nous suivons les conseils du Cartoville et nous éloignons un peu jusqu'au Corner Bistro qui, selon le Cartoville, propose le meilleur burger de New York. Affirmation quelque peu péremptoire, et présomptueuse... Le BistroBurger (fromage et bacon) est à 9,75$, les frites à 2,75$. Le resto n'est pas bondé et a un cachet "oldschool". Le hamburger est bon (mais il ne surpasse pas celui de Fort Defiance...) et les frites aussi. Nous irons ensuite les digérer au soleil sur la Highline.

    (s'il y a un truc que j'ai appris à NYC, c'est qu'il est dangereux de tirer des conclusions et de faire des généralisations. C'est une ville si changeante, avec des habitants si différents, qu'il est difficile d'être péremptoire et d'asséner des vérités).

     

    * Hometown Bar-B-Que: pour - quand même! - manger un peu autre chose en restaurant que des hamburgers, nous sommes allés... dans un truc spécialisé dans le barbecue. Il y a un côté brut de décoffrage, avec commande en cuisine, tout est mis sur un plateau, tu vas chercher tes assiettes en carton, tu te sers de l'eau à la fontaine si tu veux, tu vas au bar commander tes boissons (seul bémol, parce que quand la serveuse est seule, que ton plat est déjà à table et que tu dois attendre qu'elle te repère, dise bonjour à des potes, termine la préparation d'un cocktail, prenne ta commande, dise au revoir à un autre pote, prépare tes bières, oublie qui lui a donné la monnaie, etc. Tu peux quasi manger froid). Mais c'était plutôt cool de regarder du foot américain sur fond de musique américaine en mangeant du poulet chipotle (c'est pas cochon, jle jure!) délicieux et un coleslaw maison. (A Red Hook évidemment).

     

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    Drapeau américain brut de décoffrage sur un mur du Hometown Bar-B-Que

     

    * Baked: Je ne pouvais pas quitter Red Hook sans passer par chez Baked, une sorte de pâtisserie proposant tout ce que l'Amérique fait de mieux en sucré: cookies, brownies, pies, Wedding cakes, j'avais lu qu'il y avait un avant et un après "cookies de chez Baked". J'y suis passée juste avant de partir, dans l'idée de nous offrir encore un morceau de New York à notre arrivée à Bruxelles et... rhaaaa! en ouvrant le sac à dos où j'avais mis le sachet, ça sentait délicieusement bon, le biscuit et le chocolat. Il n'a pas fallu quatre jours pour tout terminer en se léchant les doigts et je crois que clairement, ce sera à refaire lors d'une prochaine visite.

     

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    Si vous avez tenu jusqu'ici sans vous ruer sur de la bouffe, félicitations! Si vous me détestez un peu parce que maintenant vous avez faim, je ne peux pas totalement vous en vouloir.

    Vous voyez que mes avis sont parfois un peu mitigés, essentiellement en raison du rapport qualité/prix que je ne peux pas m'empêcher de comparer avec Bruxelles. Je crois qu'on s'attendait tous les deux à se voir servir des portions de dingue, comme on s'imagine dès qu'on pense aux Etats-Unis, et ça n'a pas été le cas, la plupart du temps. Il n'en reste pas moins qu'on a plutôt bien mangé, dans notre segment "hamburger obsessed" ;-)

     

    Rendez-vous vendredi pour une sorte de bilan/budget!

     

    (La première partie de cette semaine New Yorkaise se trouve donc ici )

  • New York: mes tops et mes flops

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    (on dirait presque un titre d'article de presse, hinhin)

    On va commencer par les flops, parce que finalement, ils sont assez peu nombreux (et puis c'est mieux de terminer sur une note positive).

     

    LES FLOPS:

    - une partie du City Pass: le City Pass, c'est cette invention assez pratique qui permet de voir parmi les plus grands immanquables de New York sans trop se ruiner. L'Empire State Building (deux visites sur une journée, une le jour et une le soir), le Metropolitan Museum of Art et l'American Museum of Natural History sont les trois incontournables (en ce sens qu'ils ne sont pas présentés avec une alternative) et pour le reste, nous avions choisi de visiter le Musée du 11 septembre, la Statue de la Liberté/le musée de l'immigration à Ellis Island et le Guggenheim (plutôt que le Top of the Rock, vu la montée déjà prévue à l'Empire State Building). La (très) bonne surprise, c'est l'Empire State Building, dont nous avions lu tout et son contraire (files atroces, franchement pas intéressant) et pour lequel nous n'avons fait la file ni en journée ni en soirée. Les moins bonnes surprises, c'est la fermeture de l'espace principal du Guggenheim, qui nous a obligés à nous rabattre sur le Top of the Rock. Top of the Rock où c'était un peu beaucoup le foutoir, comparé à l'Empire State Building et où nous avons finalement renoncé à monter à l'observatoire, puisqu'il fallait attendre une heure et demi pour le premier créneau libre. L'autre truc moyen, c'est l'accès à Liberty Island et Ellis Island, avec longues files sous le soleil, embarquement de flots d'humains sur les bateaux, annonces tonitruantes et répétées dix fois. Nous avons préféré ne pas descendre sur Liberty Island et filer directement au musée (très bien fait) sur Ellis Island.

     

    - payer pour "l'expérience": un sandwich au crabe, avalé en quatre bouchées mais que tu paies 24$, ça fait légèrement mal au Q. Encensé par les uns, décrié par les autres, Brooklyn Crab nous a semblé un petit scandale à lui tout seul: une addition d'à peu près 80$ (bouteille de vin comprise) pour sortir de là même pas rassasiés. Certes, tu peux jouer à des jeux d'extérieur en attendant qu'une place se libère, et ya une vue sur la Statue de la Liberté (coucou toi!) mais franchement, autant se préparer un bagel à la maison et aller le manger sur la jetée un peu plus loin. J'ai l'impression que New York est rempli d'endroits comme ça, où tu paies la blinde pour te faire à moitié bien traiter, boire des cocktails un peu dilués mais vivre "l'expérience". Peut-être que si les circonstances avaient été un peu différentes (on devait quand même regarder au budget sur place), on aurait testé le Campbell Appartment, ou peut-être le Sardi's, juste en face du théâtre le Majestic où nous allions voir une comédie musicale, ou un rooftop bar. La prochaine fois, peut-être.

     

    - les perches à selfie et ceux qui les utilisent: Je reste assez stupéfaite et irritée de cette manie d'allonger la perche à selfie, de produire son meilleur duckface sous son meilleur profil pour prendre une photo dos au truc intéressant. Dans les musées, il faut slalomer entre les tarés du selfie, c'est assez insupportable. (bon, on a fini par craquer complètement et faire les cons un soir au coucher de soleil)

     

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    Meet M. Léludemoncoeur! <3

     

    LES TOPS (aaaaaaah!):

    - Le quartier: J'avais choisi un appartement à Red Hook un peu par hasard, par le croisement des critères "appart sympa", "appart disponible", "appart pas cher". Bingo! Red Hook, personne ne connaît vraiment, mais c'est pas plus mal, ça en laisse plus à ceux qui prennent la peine de creuser un peu ;-) Quartier "résidustriel", mix d'anciennes maisons de pêcheurs et d'ouvriers et de grands espaces de stockage, il a le potentiel hipster, avec un côté roots qui reste présent. On croise beaucoup de barbes et de tatouages (le proprio de l'appart, notamment ^^), des ouvriers encore, et quelques touristes et new yorkais en goguette (parfois pour aller au Brooklyn Crab susnommé...). Calme comme il faut pour dormir, animé pour trouver à boire, à manger et à fêter, le quartier abrite aussi un Fairway Market, un supermarché du type Delhaize, avec plein de trucs bio, gluten-free, lactose-free, sans OGM et tout le bordel.

     

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    - Le Valentino Pier: il est parfois repris dans le top des meilleurs endroits pour regarder des couchers de soleil de fous sur la Statue de la Liberté et je confirme (même si je sais pas quels sont les autres). Il y a un certain bonheur, voire un bonheur certain, à regarder le soleil se coucher en sirotant tranquillement un petit verre de vin italien acheté au magasin du coin. Le petit parc abrite paraît-il des films en plein air durant l'été. C'était un de mes passages obligés lors de mes runnings matinaux. On voit aussi une petite partie de la skyline de Manhattan, et notamment le One World Trade Center. Petit frisson quand même le premier soir, le 11 septembre, en voyant les deux faisceaux lumineux symbolisant les deux tours disparues trouer les nuages.

     

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    - Le watertaxi (aussi appelé le Ikea Express): gratuit le week-end, il permet de relier Ikea et le bas de Red Hook à Lower Manhattan en environ 15-20 minutes, en offrant là encore des vues de fou sur la Statue de la Liberté et la skyline du bas de Manhattan. Ca peut être pratique pour se faire une demi-journée à Red Hook quand on loge à Manhattan et c'est rigolo de voir débarquer tous les gens armés de sacs bleus typiques Ikea, avec des tapis, des poubelles, des bambous, des packs de meuble. La globalisation at its best ;-)

     

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    Red Hook et Lower Manhattan vu du Watertaxi

     

    - L'autre partie du City Pass: Il faut le dire, les musées new yorkais sont vraiment géniaux (et immenses). Même le Musée du 11 septembre est top et ne tombe pas (trop) dans le "tourisme catastrophe". Tout est bien expliqué, richement documenté, mis aussi à hauteur d'enfants. Il est souvent impossible d'en faire le tour en quelques heures ("Mais?? Ca va déjà fermer?? et on n'a pas tout vu??" s'est désolé M. Léludemoncoeur à l'American Museum of Natural History, après quatre heures de visite sans avoir vu la moitié du musée, presque. On reviendraaaaa!). Résultat: il faut cibler ce qu'on a vraiment vraiment envie de voir, se laisser un peu surprendre au passage (minghia les reconstitutions de pièces de palais français au MET!), et compter sur le fait qu'on sera OBLIGES de revenir pour voir le reste.

    Mention spéciale aussi au musée de l'immigration à Ellis Island, dont l'intérêt reste cruellement actuel. Tous les aspects de l'immigration aux USA sont abordés, des raisons aux difficultés, de la richesse aux tensions racistes. Du vrai "food for thoughts".

     

    - Le zoo de Prospect Park: of course, il y a le zoo du Bronx, très connu. Il y a aussi celui de Central Park. Nous, nous avions décidé de passer une journée à Prospect Park, à Brooklyn, le petit frère préféré et plus sauvage de Central Park (mêmes concepteurs, qui préféraient celui de Brooklyn, dit-on). Le zoo est assez petit, mais - à nouveau - très didactique. Il nous a permis de voir un panda roux, des émeus, des oiseaux exotiques, un chat de Pallas (le chat impossible à domestiquer), des babouins s'épouillant joyeusement le cul (au grand dégoût des enfants présents :D ) et le nourrissage des otaries, accompagné d'explications très bien faites sur leur comportement, les jeux et les stimulations proposés par les soigneurs, leurs conditions de vie au zoo. Un vrai plaisir, même pour deux adultes (grands enfants?), à 8$ par personne.

     

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    - la Galerie des murmures, à Grand Central Station: on s'est sentis cons une demi-minute, le temps de s'entendre parfaitement alors qu'on était tous les deux à un bout de ce con fréquenté de la gare. En gros, tu parles à un mur et, de l'autre côté, l'autre t'entend comme si tu lui parlais clairement à l'oreille. Plusieurs heures après, le ravissement et la magie étaient encore palpables (même si M. Léludemoncoeur n'en a pas profité pour me demander en mariage, pffff!)

     

    - Phantom of the Opera: c'est quand même une grande chance de pouvoir (se) dire: je suis allée à Broadway et j'ai assisté à une comédie musicale. Pour pas cher, en plus. Et sans faire la file pendant des heures pour avoir des tickets, en plus. J'avais réservé des billets pour Phantom of the Opera via l'opération "Deux billets pour le prix d'un". Le show était réellement impressionnant, plein d'effets spéciaux hyper bien foutus, et le fait de ne pas connaître toutes les chansons aidait à ne pas chanter avec :D Le seul mini-bémol, c'est que nous étions trop loin de la scène pour bien voir tous les détails (difficile par exemple de réellement voir les visages des acteurs), mais nous voyions toute la scène et les effets spéciaux en hauteur.

     

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    - Century 21: nous n'avons quasiment pas fait de shopping, parce que nous n'en avons jamais éprouvé ni l'envie ni le "besoin". Nous avons tous les deux suffisamment de vêtements comme ça (si si!) et mis à part une incursion par curiosité au (mini) shop HBO pour voir le type de merchandising que la chaîne fait sur ses séries et émissions phares (Sex and the City toujours, Game of Thrones, Girls, Last Week Tonight - mon chouchou de tous les temps -, The Newsroom), je n'avais pas prévu d'entrer dans le moindre magasin qui ne vende pas de bouffe. Et puis finalement, en fonction de nos pérégrinations (en gros, nous nous baladions dans le quartier où se trouvait l'attraction du City Pass que nous avions sélectionnée pour ce jour-là), nous avons poussé la porte de Century 21, un magasin un peu fourre-tout où on trouve des fringues/chaussures/accessoires de marque à prix cassés. C'est comme ça que.. tadaaaaa!... je me suis offert ma première (tu le sens que je veux clairement pas que ce soit la dernière??) robe Diane Von Furstenberg! J'aime assez bien l'idée d'acheter à New York une pièce iconique d'une Belge ayant réussi à New York, en fait. Bon, le problème, c'est que maintenant que j'ai porté cette robe, il va être assez dur de revenir à des robes "normales", tellement elle est belle, et confortable, et sexy... (encore une raison de retourner à New York: zoner chez Century 21).

     

    - Et puis tout le reste... Opter pour le Pont de Manhattan et faire un double win (éviter la foule et avoir une jolie vue sur le pont de Brooklyn), le monsieur qui parcourt Central Park à vélo en diffusant du jazz (trop cool!), la gentillesse spontanée des New Yorkais (qui t'aident sans que t'aies besoin de demander si tu as l'air perdu), la digestion au soleil sur la HighLine, la session de Bluegrass dans l'arrière-salle d'un café de Red Hook un samedi soir, les pauses au soleil un peu partout parce qu'il y a souvent des bancs, Bryant Park,...

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