• Premières impressions new yorkaises

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    Que dire de New York qui n'ait jamais été dit? Que montrer qui n'ait jamais été montré? Rien, sans doute, et c'est -sans doute- ça l'expérience new yorkaise: confronter tout ce qu'on a déjà lu, vu et entendu sur New York à la réalité la plus prosaïque. Se mesurer aux gratte-ciel, observer le ballet des taxis jaunes et verts (eh oui, sont pas tous jaunes!), descendre dans la fournaise du métro, manger des hamburgers, marcher, marcher, marcher. Se poser au parc.

     

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    J'ai encore du mal à mettre des mots sur l'expérience globale, bien que j'aie noirci de nombreuses feuilles de mon carnet rouge de mon écriture en pattes de mouche. J'ai consigné le plus soigneusement possible des impressions, quelques indignations, des émerveillements, des sensations, mais j'ai encore du mal à voir la "big picture". J'ai su très vite, dès les premiers jours, que ce ne serait pas ma seule visite, j'ai dit tout de suite "je reviendrai". Parce qu'en dix jours, il est impossible de tout voir, à moins de marcher non stop du matin au soir (et même comme ça...). Je me rends compte que ce billet risque d'être décousu, alors essayons de structurer un peu:

     

    - mon objectif de déconnexion: atteint à 90%. Je n'ai pas ouvert Facebook durant les sept premiers jours, environ, puis je me suis rendu compte que ça me stressait, de toute façon. Je n'ai pas pu éviter les alertes info en push sur mon iPhone, ni les alertes professionnelles par sms. J'ai vu aussi défiler sur Time Square que la police hongroise utilisait des gaz lacrymogènes et des matraques sur les réfugiés, et j'ai eu un peu honte d'être Européenne. Mais pour le reste, quasi jamais de wifi pendant la journée, ma montre restée sur la table de nuit pendant tout le séjour, le pied (et une batterie d'iPhone qui tenait enfin toute la journée, huhu).

     

    - prendre des photos: avant de retourner à New York, j'apprendrai à utiliser correctement l'appareil photo. avant de retourner à New York, j'apprendrai à utiliser correctement l'appareil photo. avant de retourner à New York, j'apprendrai à utiliser correctement l'appareil photo. avant de retourner à New York, j'apprendrai à utiliser correctement l'appareil photo. avant de retourner à New York, j'apprendrai à utiliser correctement l'appareil photo (x20). Coucou les photos méga floues, heureusement qu'il y a l'iPhone pour sauver un peu le truc, hum. Par ailleurs, j'ai développé des crises d'urticaire assez sévères face aux nuées de preneurs de selfie absolument partout. (J'avoue que du coup, cette news sur les selfies mortels m'a bien fait ricaner ce matin ;-) )

     

    - aller courir: I did it! Quatre fois, même que. Mais le seul parc que j'ai arpenté se situait à proximité de notre appart. Par contre, sillonner "mon" quartier m'a permis d'aller saluer la Statue de la Liberté de bon matin et de l'avoir pour moi toute seule, ou presque. New York est définitivement une ville de coureurs. Ils sont partout, tout le temps, même aux heures les plus chaudes (courir par près de 30 degrés, respect!)

     

    - alterner visites et glandouille: plus ou moins check ;-) on a pris une journée vraiment off où on est restés dans notre quartier, à lire au soleil en regardant la statue de la Liberté (ah bah oui! elle, on l'a regardée tout notre saoul). On s'est posés un jour à Prospect Park (mais en marchant pour y aller et pour revenir + dans le parc même, donc un bon dix kilomètres dans les pattes à la fin de la journée ^^), puis à Central Park à plusieurs reprises, et à Bryant Park aussi. On avait pris des City Pass pour voir au moins les six "inmanquables" de New York. J'y reviendrai dans un prochain billet.

     

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    - faire un truc inattendu: allez, check. On est allés chercher des tomates bio à même le potager, même si M. Léludemoncoeur n'était pas très convaincu ^^

     

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    (la prochaine fois, on parle des "tops et des flops" et puis aussi de la bouffe, par exemple ;-) )

  • Grandie

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    Je ne te l'ai pas encore dit, mais j'ai réussi mes études. Il y a deux semaines, j'ai pu rire, et frissonner, et rire encore, en entendant mon nom parmi les "maîtres en droit avec distinction". Je boucle mon Master comme ça, avec une dis' pour l'ensemble du cycle et si certains m'ont dit "bah c'était évident, non?", pour moi ça a été le suspense jusqu'au bout.

     

    J'avais fait une première année de Master médiocre, pour plein de raisons: nouveau boulot aux horaires plus flous, nouvelle unif moins "chouchoutante", situation personnelle parfois au bord du gouffre, le simple fait de réussir, en fait, était déjà en soi presque un exploit. C'est marrant, la vie, quand même. Ou l'être humain. Moi, allez. Durant mes premières études, j'ai fait une dis', la première année, puis le reste du temps, je me suis contentée de passer en première session, peu importe le grade sur la feuille. Je faisais ce que je voulais et je voulais le faire le plus vite possible.

    Quand j'ai commencé des études universitaires en cours du soir, que j'ai vu que j'accrochais vraiment au droit et à tous ses aspects et qu'en plus, en fin d'année, ça se traduisait par une distinction, j'ai aimé. Et j'en ai voulu plus. Au final, j'ai bien réussi toutes mes années, sauf la première de Master, que j'ai "juste" réussie, avec tout ce que cela comporte comme mini-miracles quand même.

     

    Même si tout cela est essentiellement le fruit de mon cerveau retors, de mes jours de congés sacrifiés, de mes nuits écourtées, de quelques crises de nerfs et de larmes, je suis aussi persuadée qu'il faut être bien entouré.e pour y arriver.

     

    Il faut un amoureux ou une amoureuse compréhensif.ve, qui ne râlera pas de passer ses soirées seul.e (ou bien reprendra des études, big up à M. Léludemoncoeur qui l'a fait et réussit brillamment! <3 ), de voir les week-ends et les vacances consacrés à des têtes-à-têtes torrides avec des bouquins presque ésotériques et  qui ne prendra pas ombrage qu'à un certain moment, on se mette à parler en citations latines (ou qu'on lui explique comment on pourrait l'entuber avec un simple contrat de mariage).

     

    Il faut aussi un bon réseau de potes. Des potes de cours, pour partager les galères et les joies, pour se motiver quand on est tellement crevé qu'on n'arrive plus à bouger, pour étudier ensemble, se foutre des coups de pied au cul quand il faut, tendre la main quand c'est nécessaire, bref se serrer les coudes. En ce qui me concerne, ça aurait été presque impossible sans mes amies Caro et Semra et vachement plus coton sans Pierre-Yves et Nico.

    Des potes de la vie, les ami.e.s qui étaient là avant et sont toujours là. Ils ne se sont pas vexés que les études bouffent plein de temps. Ils ont envoyé des messages, encouragé, cru que c'était possible et que j'y arriverais. Je vous suis tellement, tellement reconnaissante. Anne-Françoise, Babs, Céline M., Céline L., Caro, Lise, Naàlia, Mehdy, Tiphaine, Cindy, Aurore's (S. et P.) et toutes les autres belles personnes que j'ai la chance de connaître.

     

    Il faut aussi une famille, même si son rôle est sans doute moins prépondérant que dans de "premières études" (où, sauf exception, c'est Pôpa-Môman qui paient). C'est beaucoup plus facile avec des proches qui comprennent et encouragent et qui ne demandent pas  (trop) "et les enfants, c'est pour quand?"

     

    Bref ces quatre ans m'ont enrichie (enfin, déduction faite de tous les bouquins horriblement chers :-p ) et m'ont fait grandir. Gérer des études et tout ce qu'il y a à côté (la Vie, en gros) m'a rendue plus sereine et plus confiante en mes capacités. Ces quatre années sont également passées à une vitesse folle.

     

    Je suis fière du chemin parcouru et méga contente de pouvoir trinquer à ma jolie réussite à Big Apple ;-)

  • Déconnexion new yorkaise

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    New York J-1, on touche le rêve de tous les doigts de la main, maintenant.

     

    Alors? Alors?? Comment tu te sens?? Excitée? Surexcitée? Méga excitée?? Concentrée, en fait. Pour ne rien oublier, prévoir un max de trucs, être certaine qu'on a ce qu'il faut (et puis pour faire des choix déchirants entre les mille tenues qui attendent à côté de ma valise).

     

    A moins de 24h du départ, j'attends surtout de ce voyage qu'il me mette une claque, parce que c'est ce que tout le monde m'a dit: New York, tu crois la connaître par coeur parce que tu la vois dans toutes tes séries préférées (Suits, Blue Bloods, Sex and The City) mais en fait, c'est tellement plus, c'est tellement wouaaah!

     

    J'attends aussi de déconnecter vraiment. Non sens, m'ont dit mes potes, tu vas dans LA ville de la connexion. Tu n'y arriveras pas, ont parié d'autres. Et pourtant, j'ai bien l'intention d'y arriver. Je l'ai déjà fait l'an dernier lors de notre semaine en Crète et cela m'a fait un bien fou. Certes, les conditions étaient légèrement différentes (les seuls points "d'intérêt" éventuels étant des selfies de mes pieds et des #foodporn) mais bon Dieu, s'affranchir des réseaux sociaux, des polémiquettes, de la bêtise, de la souffrance, de l'autopromo, quel pied!

     

    Je veux pouvoir savourer mon voyage pour ce qu'il est, c'est-à-dire une rencontre avec une ville qui m'attire depuis longtemps, sans évaluer son succès au nombre de like que j'obtiendrai. Je veux laisser pour dix jours l'actu dans laquelle je baigne quasi en permanence. Je veux une parenthèse de dix jours. J'emporte un carnet rouge pour noter mes impressions et consigner des souvenirs à vif. J'emporte un appareil photo pour me libérer encore de mon téléphone et de son appareil photo intégré.

    De l'an dernier, j'ai gardé l'habitude de supprimer plus systématiquement mes mails, toutes ces newsletters qui font grossir les boîtes inutilement. Je suis curieuse de voir ce que ces vacances new yorkaises vont permettre...

     

    Je sais, ami lecteur, amie lectrice, que tu ne verras pas beaucoup de différences par rapport à la situation actuelle, où les billets se font rares. Mais comme j'ai l'esprit de contradiction, je dirais qu'il y aura un billet la semaine prochaine. Il se méritera, puisque je ne le partagerai pas sur les réseaux sociaux, faudra venir le chercher ici. Je te souhaite une belle (fin de) semaine.

     

    (tiens, je partage le "board" pinterest où j'ai rassemblé ce qui me semblait intéressant sur New York :-) )

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