• Choisir, être acteur

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    On a toujours le choix. C'est la réponse lapidaire que je fais quand j'entends quelqu'un se lamenter et dire "je n'avais pas le choix".

     

    Par exemple, quand un ancien-président-qu'avait-dit-qu'il-quittait-la-politique-pour-de-bon explique son retour deux ans plus tard par un "Mais Laurent Delahousse je n'avais pas le choix!" Menteur

     

    Ou quand un collègue te dit qu'il a accepté une promotion contestable, ou de mener des licenciements, ou...

     

    Certes, certains choix sont (beaucoup) plus difficiles que d'autres. "C'est ça ou la porte" dans le bureau du directeur fait quand même sérieusement plus trembler que "cornet ou petit pot?" chez le marchand de glace, mais il n'empêche: quand tu optes pour "ça" plutôt que pour la porte, tu fais un choix, et c'est bien d'en être conscient. D'autant qu'on ne choisit pas automatiquement "ça" et ceux qui choisissent la porte, parce que ça correspond mieux à leurs valeurs, font plus souvent la une des journaux et l'admiration de tous.

     

    Je suis convaincue que quand on pense sa vie en terme de choix, on devient plus conscient, et plus acteur. Et au final, plus serein, voire plus heureux. Fini de subir, on redécouvre qu'on avait les rênes de sa vie en main depuis le début. C'est grisant et flippant à la fois. Grisant parce qu'on se retrouve enfin en pleine possession de ses moyens, et conscient qu'on a toujours deux options. Je sais pas vous, mais moi, je fais plus facilement la vaisselle ou le ménage si je sais que j'ai choisi de faire cela plutôt qu'autre chose. Et je sais aussi que si la plupart du temps, c'est le bordel chez moi (que jamais Marie Claire Maison ou La vie rêvée des Maisons n'auraient l'idée de venir y faire des photos), c'est que j'ai choisi de donner la priorité à autre chose (au hasard, l'apprentissage, le boulot, la vie sociale) (mais en-dehors de la maison).

     

    C'est flippant, aussi, parce que quand on choisit, on est censé ensuite assumer son choix. Et puis on est soudainement conscient qu'on est sans cesse placé devant des choix.

     

    Et pourtant, je n'arrive pas à y voir du négatif. Parce qu'en étant conscient des choix que l'on fait, il est beaucoup plus facile de mesurer le chemin parcouru. On peut aussi plus facilement rectifier le tir en cours de route, parce qu'au fil du temps, on commence à choisir en pleine conscience de ses valeurs. On n'est plus dans l'automatisme -plus toujours- et on peu s'écouter.

     

    Certes, ce n'est pas évident, surtout quand l'éducation ne nous en a pas donné toutes les clefs, et qu'on est "un homme/une femme de devoir". Mais réfléchissez-y: la prochaine fois que vous êtes confrontés à un "il faut", transformez la phrase en "je choisis". Et si ce choix vous semble absurde, tirez-en les conclusions.

     

    Cet exercice, je l'ai trouvé pour la première fois dans la Communication nonviolente (on y reviendra bientôt, je pense), et ça s'intègre assez bien dans la philosophie de la pleine conscience aussi.

     

    Ce n'est pas étonnant qu'à la page 142 de L'Homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle, je sois tombée sur ceci:

     

     

    Une photo publiée par @sle06 le 26 Déc. 2014 à 5h19 PST

     

    Suivi de ceci à la page 143:

     

     

    Une photo publiée par @sle06 le 26 Déc. 2014 à 5h19 PST

     

    J'en ai pleuré d'émotion, j'avoue, de voir écrit noir sur blanc ce que je pense intimement. Mais si vous n'êtes pas encore persuadés qu'on a en effet toujours le choix, je laisse le mot de la fin au plus grand (et plus beau), Harvey Specter (si tu ne connais pas Suits, tu passes à côté d'une pépite d'humour et de jolies robes -et de jolis garçons)

     

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    Lien permanent Catégories : 3615 Ma vie, Réflexion 0 commentaire
  • A mon rythme

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    Ah, mon rythme... Je continue à courir, un an après avoir mordu à l'hameçon. J'ai progressé, j'ai pris mon pied, j'ai maigri, aussi, même si le running n'a pas été le seul facteur. J'ai pesté et appris la patience. J'ai découvert l'ostéopathie. Et les courses à jeun, à l'aube.

     

    En ce début 2015, je m'étais dit que je me fixerais bien un objectif, du genre participer au printemps à ma première course organisée. 10 kilomètres, par exemple, qui me semblent plus faisables que les 20 km de Bruxelles. Je m'y voyais presque: mes dernières sorties de 2014 m'emmenaient dans une course ininterrompue de 7,5 km, en moyenne.

     

    Et puis d'un coup, on était fin janvier, les fausses bonnes excuses s'étaient accumulées, le nombre de kilomètres parcourus avaient fondus tandis que les kilos eux... bon, je ne vous fais pas de dessin.

     

    C'est là qu'il a fallu que je mette en pratique ce que j'ai déjà écrit maintes fois sur ce blog: la vie - fût-elle sportive - est faite de cycles, certains positifs et d'autres moins. Il faut pouvoir accepter les deux, et c'est une réalité que de nombreux runners connaissent bien. Et malgré tout, c'est dur. Dur de gérer la frustration des sorties qui tournent court, de la respiration qui ne se stabilise jamais vraiment et de la tête qui renonce avant même que les jambes aient pu s'échauffer.

     

    Bien sûr, quand reviennent l'une ou l'autre bonne sortie, le moral repart et la confiance en soi est reboostée, mais cela reste fragile.

     

    En y réfléchissant, le constat est valable pour l'ensemble de mes activités en ce moment. Je voudrais bloguer (ce billet traîne depuis des semaines), je voudrais avancer sur des projets, des travaux, du rangement, mais les seules choses qui progressent sont le nombre d'épisodes regardés pour Suits, Grey's Anatomy et Blue Bloods. Je regarde filer les jours sans arriver à affermir ma prise dessus. C'est temporaire, je sais, je vais réessayer, je le sais aussi.

     

    Je ne voulais pas que ce billet devienne une longue lamentation et il en prend dangereusement le chemin ;-) il y a plein de chouettes trucs dans ma vie aussi, hein, juste que les moments où tout est sous contrôle parfait sont absents pour le moment, ou différents.

     

    Je n'imaginais pas à quel point la philosophie et le sport pouvaient être entremêlés, en fait. J'y réfléchirai -brièvement ou longuement, ça dépend- lors de ma prochaine course ;-)