• Le bonheur du dimanche matin

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    Il existe une bonne façon de booster le quotient cozyness d'un dimanche et d'augmenter le taux de Bien-Etre Ressenti par Equivalence (BiERE, en abrégé ^^): prendre une petite heure en se levant pour confectionner des chaussons aux pommes maison qui seront délicieux, encore tièdes le dimanche ou froids le lundi matin. Et l'odeur de pomme cuite + cannelle donnerait envie à n'importe quel mort de se réveiller et de venir voir un peu ce qui fristouille.

     

    Tu ne me crois pas? Qu'est-ce que tu penses de cela?

     

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    Tu sens jusque là l'odeur alléchante? Eh ouais!

     

    Allez, on y va! Pour douze chaussons mignons, tu auras besoin de:

     

    - 3 belles pommes (par exemple, les Pinova de Temploux que propose Efarmz)

    - trois rouleaux de pâte feuilletée (jusqu'à ce que j'ai les nerfs de faire ma propre pâte feuilletée, je prends de la "bête de chez Carrefour", mais ça marche aussi avec celle du Delhaize, du Colruyt et des autres magasins)

    - de la cannelle

    - du sucre roux/de canne

    - du beurre (on a dit BiERE, t'auras remarqué, pas régime du lundi) (j'aime bien le beurre au lait cru de où tu sais)

    - un oeuf

    - un peu de lait

     

    Comment tu vas faire?

     

    Tu préchauffes ton four à 180°. Tu épluches tes pommes, tu les coupes en quartiers, puis en petits morceaux (n'oublie pas que ça servira de farce* à tes chaussons).

    Fais fondre ton beurre dans une poêle, ajouter les morceaux de pommes. Saupoudre de cannelle à ta convenance (c'est toi qui sais si t'aimes ça ou pas), puis de sucre. Laisse tout ça cuire un peu (ça va légèrement caraméliser, et sentir très bon, surtout).

    Pendant ce temps, découpe ta pâte. Perso, j'utilise un bol que j'appuie sur la pâte, puis je détoure. J'arrive à en faire trois au départ, puis je réunis les restes de pâte feuilletée et je l'étale au rouleau pour faire un quatrième chausson (un peu plus grand et épais que les autres, j'avoue).

    Au centre de chaque cercle, dépose un peu de pommes cannellisées et caramélisées. Badigeonne les contours de ton cercle de ton oeuf battu et mélangé avec le lait. Rabats un côté sur l'autre et scelle le tout avec une fourchette (en appuyant les dents de la fourchette sur les bords, c'est ce qui donne les jolies stries sur la photo).

     

    Tu répètes les opérations ci-dessus pour les deux autres rouleaux de pâte feuilletée et tadaaaaaa! au final, tu as 12 chaussons bien sagement alignés sur ta plaque de four. Tu pratiques une petite ouverture sur le dessus du chausson (perso, je fais une petite croix avec des ciseaux), puis tu badigeonnes de ton mélange oeuf/lait, puis tu saupoudres encore d'un peu de sucre, et puis tu enfournes, et tu laisses la magie opérer.

     

    Quand ils sont dorés, tu les sors et tu résistes à la tentation jusqu'à ce qu'ils soient tièdes. Ou bien tu te jettes dessus tout de suite, comme tu veux.

     

    Puisqu'on en est à parler de choix, tu peux aussi ajouter un peu de zeste d'orange à l'étape "cuisson des pommes". c'est très bon, mais perso, j'ai trouvé que ça éclipsait le goût du chausson aux pommes (mais ptêtre que j'en avais mis trop).

     

    Allez, j'te laisse, j'ai de la gourmandise à satisfaire!

     

     

    * et la farce c'est important, parce qu'on n'a pas souvent l'occasion de rire... (pardon)

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  • Intensité

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    Elle s'approche et s'assied. Regarde, intensément, tranquillement. Elle observe, absorbée, totalement absorbée, ce qui se passe à l'écran. Son regard, je le sais, ne va pas tarder à se fixer sur le curseur, avant de le suivre obstinément. Pense-t-elle à un plan d'attaque? Je n'en suis même pas sûre. Elle est simplement là, intensément là.

     

    Plus tard, elle s'allonge doucement et goûte le repos. A nouveau intensément. On sent qu'elle va glisser dans un sommeil heureux et paisible, peut-être mené d'un seul oeil.

     

     

    Une certaine idée de la béatitude ❤️

    Une photo publiée par @sle06 le 4 Janv. 2015 à 11h23 PST

     

    Elle, c'est Suni, notre chat de 11 mois. Elle est curieuse, fofolle, un peu sotte parfois, un peu sauvage aussi parfois. Et profondément concentrée et intense, comme si elle avait lu des dizaines de bouquins sur le pouvoir de l'instant présent et sur la pleine conscience. Je l'admire souvent, d'être aussi présente au présent. De ne pas se laisser distraire par la notif' Facebook ou mail. De juste faire ce qu'elle a à faire, observer le curseur sur l'écran ou le moindre mouvement de ses humains (je n'ose pas dire maîtres, parce que hein, c'est un chat, et on sait qui commande...).

     

    Je me dis qu'il faudrait souvent prendre plus exemple sur elle, se recentrer et se concentrer, juste savourer l'instant présent avec intensité.

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  • La popote qui dépote

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    La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de tester un truc sympa: le cours de cuisine. Ca avait fait rire mes collègues quand je leur avais dit que ma soeur m'offrait cela pour mon anniversaire, genre "ah ouais, c'est tellement terrible qu'il faut t'offrir de quoi t'améliorer..."

     

    Je n'ai pas besoin de te le rappeler, ami Lecteur, j'aime beaucoup cuisiner, et en général, je ne m'en tire pas trop mal (sauf quand je laisse cramer des trucs parce que je suis "vite allée voir sur Facebook ce qui se dit" pendant à peu près une demi-heure). Mais c'est vrai que parfois, je suis en panne d'inspiration, et j'ai tendance à revenir toujours à mes fondamentaux, ceux qui marchent bien et que je maîtrise. Ou alors des trucs festifs-mais-qui-ne-demandent-pas-de-rester-en-cuisine-pendant-tout-le-repas, comme une raclette ou une fondue.

     

    Le hasard du calendrier des cours a voulu que ce soit un cours de cuisine dispensé par Aline, du blog La Table d'Aline, blog gourmand s'il en est. Il s'agissait, à dix "élèves", de préparer un repas complet, de la mise en bouche au dessert, avec des produits de saison pile comme ceux que je commande chaque semaine sur efarmz. Ce qui est marrant, c'est qu'Aline leur a déjà proposé des recettes et a même élaboré une recette "chef in the box" pour eux, des flans aux pleurottes que, hasard à nouveau, j'ai un jour "gagné" et pu tester et approuver.

     

    De la mise en bouche, disais-je, au dessert, nous nous sommes appliqués par mini groupes, chacun ayant son plat à concocter. Ma soeur s'était portée volontaire pour la mise en bouche (une mousse de betterave à la feta et à la grenade, une vraie tuerie!), moi pour la soupe de patates douces romarin, amandes et huile d'olive (certains ont léché les assiettes), ce qui nous a permis d'aller observer les autres étapes (côte à l'os, purée de céleri rave à l'ail et poires caramélisées au balsamique, j'en meurs encore de plaisir en y repensant; et mousse de citron au pavot avec tuile de chocolat noir aux graines de sarrasin, deuxième petite mort).

     

    L'ambiance dans le groupe était vraiment bonne, et la soirée est passée à toute vitesse. A peine avions-nous commencé à nous tapoter la peau du ventre (bien tendue) qu'il était déjà passé 22h.

     

    Ca a parlé de cuisine, bien sûr, de bons produits, de la Sicile, comme une évidence, du goût des choses, de l'audace qu'il faut assumer pour tester et savourer. On s'est échangé quelques conseils, on a trinqué ensemble et on n'a même pas dû faire la vaisselle (ce qui, avouons-le, est quand même un sacré ingrédient de la réussite d'une soirée :D ). Bref, je ne peux que conseiller de se faire plaisir avec un cours de cuisine, chez Les Filles, par exemple, dont j'avais auparavant testé la formule "en groupe le soir" et le brunch un dimanche matin. Petit plus: le cadre est superbe.

  • Une question d'influence

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    Tout a commencé en 2010, quand un jeune homme au chômage s'est dit qu'il allait se balader en rue avec son appareil photo, et croquer 10.000 inconnus qu'il rencontrerait au hasard. Il leur ferait la conversation pour les mettre à l'aise, les pousserait parfois à la réflexion, recueillerait des confidences, et lierait photos et conversations sur son blog. Humans of New York était né.

     

    J'ai découvert ce projet au hasard de Facebook et j'ai aimé, adoré, ces perles d'humanité distillées au fil des jours. Il y a là du comique, parfois, de l'émotion, souvent, de la réflexion, aussi. Une énorme empathie pour ces inconnus qui se livrent durant quelques minutes. Vraiment, le travail de Brandon me touche et m'émeut profondément. Je ne suis pas la seule, visiblement, puisqu'il est suivi par plusieurs millions de personnes à travers le monde. Il faut dire que "ses" histoires ont quelque chose d'universel.

     

    C'est sans doute pour cela qu'il y a quelques mois, il a été invité par les Nations Unies à faire le même travail dans des pays touchés par des conflits ou une situation difficile. Pendant 50 jours, il a visité l'Irak, l'Ukraine, la Jordanie, Jérusalem, l'Inde, le Congo Kin, et les photos qui en sont sorties sont souvent interpellantes, par les histoires qu'elles racontent. A nouveau, c'est l'universalité, l'humanité qui ressortent et qui nous rappellent que ces personnes sont nos soeurs humaines.

     

    De retour à New York, Brandon a repris ses activités et a recommencé à shooter les quidams. Il a fini par tomber sur Vidal, un jeune adolescent à qui il a posé une de ses questions: "qui t'a le plus influencé dans ta vie?". A cela, Vidal a répondu que c'est sa principale, Mme Lopez, qui a (eu) la plus forte influence sur lui, parce qu'au lieu d'exclure les élèves qui font des conneries, elle leur rappelle qu'ils comptent, qu'ils sont issus des rois africains, et que chaque fois qu'un élève est exclu, c'est une cellule de prison qu'on construit.

     

    Brandon décide alors de rencontrer cette Ms Lopez, principale d'un lycée situé dans un des quartiers ayant le plus haut taux de criminalité à New York. De cette rencontre naît l'idée d'ouvrir un crowdfunding pour permettre à l'école d'organiser des voyages pour les élèves à Harvard, afin de leur montrer que l'université leur est accessible à eux aussi. En moins d'une semaine, la levée de fond permet de récolter 1 million de dollars et les médias s'emparent de cette belle histoire. Entre-temps, Brandon continue à alimenter son blog de photos des profs, des élèves et de l'environnement du lycée.

     

    Avec l'emballement médiatique, le trio Brandon-Vidal-Ms Lopez est invité au Ellen DeGeneres Show et puis... dans le bureau ovale à la Maison Blanche, pour rencontrer Barack Obama himself! Et des rues de New York aux salons feutrés de Washington, la question reste la même: "qui vous a influencé le plus dans votre vie?". C'est assez dingue de voir la photo du président des Etats-Unis avec sa réponse, sa mère, qui lui a donné de vraies leçons de courage.

     

    Alors bien sûr, l'opération de communication est bien jouée, mais je reste bluffée par le parcours d'un gars appareil photo à la main. J'ai eu la chance de recevoir le livre qu'il a tiré d'une partie de ses rencontres new-yorkaises et j'aime en parcourir les histoires et les rues de Big Apple. Ca donne envie, et des idées, d'ailleurs... ;-)