• Comme une envie...

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    De mieux consommer, plus raisonné, plus saisonnier, plus local.

     

    Ce n'est pas neuf, et ça s'inscrit dans une démarche plus large. Ca a commencé quand on s'est installés en ville. Ca peut paraître paradoxal, ça ne l'est pas tant que ça: on s'est rapprochés de nos boulots respectifs, on a laissé tomber une voiture (et puis les deux) pour privilégier les transports en commun, on habite dans un quartier avec des commerces de proximité et des petits restos facilement accessibles à pied. Autant dire que dans 95% des situations, on s'en sort très bien avec nos pieds et les transports en commun.

     

    Donc il y avait l'envie de consommer plus local. J'ai essayé, régulièrement (en fonction de mes disponibilités, et, j'avoue, parfois de ma motivation), de passer faire un tour au marché le samedi matin, chercher des fruits et légumes, un peu de fromage de chèvre et de la viande bio en ligne directe de la ferme. Ya pas de secret, la viande est vachement (ahah) meilleure. Plus goûteuse, plus tendre, il en faut peu pour toucher le paradis des papilles. Mais ça coûte plus cher, évidemment. Alors entre achats responsables et budget à tenir quand même un peu, j'avoue que je ne suis pas toujours hyper régulière.

     

    Ceci dit, l'idée fait son chemin, et la semaine dernière, un peu comme ça, sans raison, j'ai enfin passé ma première commande sur efarmz. Le concept est pile dans ce que je cherche (produits essentiellement belges, beaucoup de bio ou de produits artisanaux), certains produits viennent de la région où j'ai passé une bonne partie de mon enfance (isn't it ironic?), sauf qu'on n'a pas besoin de faire le tour de la Belgique pour les récolter, ils arrivent livrés dans des boîtes en carton et dans des sacs isothermes.

     

    J'avais déjà lu des récits positifs, notamment chez Belle Ginette ou chez Lowett mais la procrastination ou une dernière dose de crainte m'avaient retenue.

     

    Dans ma première commande, j'ai pris quelques légumes, un peu de viande, un peu de fromage, pour tester. Les carottes violettes font de l'effet, râpées ou en rondelles avec un morceau de saumon en papillote. Le fromage au spéculoos et miel est un vrai petit délice, et la viande bio est délicieuse aussi. Premier test validé!

     

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    (salade de carottes violettes au sésame et à la coriandre, une tuerie)

     

    Résultat, j'ai réitéré l'expérience cette semaine, avec une dose supplémentaire de lâcher prise: j'ai commandé un panier bio dont le contenu est "surprise" jusqu'à la livraison (à vélooo!). J'ai attendu mes boîtes avec l'impatience d'un gamin quelques jours avant Saint-Nicolas et, à nouveau, j'ai été super contente. J'ai dû googler certaines choses (cresson des jardins, Jack be little), mais c'est justement ça que j'aime: découvrir de nouvelles saveurs.

     

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    déballage de la deuxième commande

     

    On refera certainement le point plus tard, quand -j'espère- l'habitude se sera installée, mais jusqu'ici, voici les points qui me séduisent très fort:

     

    - c'est local et de saison

    - c'est (éventuellement) livré à vélo, un bon point en plus (et le livreur est sympa)

    - les légumes sont emballés dans des sacs en papier (autre chose que le bio de supermarché systématiquement emballé dans du plastique, mais POURQUOI?!)

    - ça oblige à varier ce qu'on mange, et ça fait découvrir de nouvelles saveurs (et des légumes anciens)

    - ça conscientise, aussi. Je me suis fait la promesse de ne jamais rien jeter dans ce que j'ai commandé, par respect pour les producteurs et pour rester cohérente. C'est notre grande honte, à M. Léludemoncoeur et moi, ce gaspillage de nourriture que nous "commettons" par désorganisation, un peu de fatigue et parfois de la négligence. Ici, je vais essayer d'utiliser tout en temps et en heure. Ca oblige à cuisiner, à prévoir et planifier, mais finalement, c'est pas plus mal. J'ai déjà repéré pas mal de recettes alléchantes et, avec le froid qui arrive, les soupes diverses -pour les restes- feront du bien.

     

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    Jack be little farci aux champignons et échalotes

     

    (et si vous vous laissiez tenter, je peux même vous parrainer!)

  • Le chat, les livres et nous

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    L'autre jour, dans un sursaut de motivation et d'enthousiasme qui nous prend une fois tous les deux ans, on s'est dit, avec M. Léludemoncoeur, que notre chat méritait bien une magnifique aire de jeu. Comme on est des bricoleurs du dimanche, on s'est dit qu'il faudrait pleeeeiiiiiin de cartons à empiler les uns sur les autres que ce serait trop cool de se cacher dedans.

     

    Je suis donc allée chez Ikea. Et j'ai ramené quatre bibliothèques Billy (chez nous, quand on a un sursaut d'enthousiasme, on fait pas les choses à moitié, t'as vu?).

     

    Il n'a pas fallu longtemps pour monter un tas de cartons n'importe comment pour que le chat y batifole joyeusement. Le bonheur, c'est simple, finalement.

     

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    Vu qu'on avait pas mal de meubles en kit, du coup, on en a profité pour "tapisser" un mur de notre futur bureau (jusqu'ici rebaptisée "pièce de la honte" pour sa propension à devenir un vortex à tout et n'importe quoi -mais surtout n'importe quoi) d'une graaaaaaande bibliothèque capable d'accueillir une petite partie de nos livres.

     

    Nous avons passé une partie de notre samedi, de notre dimanche et puis plic-ploc pendant la semaine à monter les quatre meubles et les surmeubles qui vont avec, à les fixer dans le mur pour garantir la stabilité et à agencer les planches. On n'imagine jamais à quel point ça peut être philosophique, l'installation des planches de la bibliothèque: il faut estimer la proportion de livres de poche dans le total des bouquins et voir si on privilégie la symétrie ou l'efficacité.

     

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    Il se trouve que, pour booster mon capital Do it Yourself (pas très élevé, jusque là, faut dire...), j'étais allée faire un tour sur Pinterest pour glaner des idées d'agencement de Billy. Je suis tombée sur du High Level, de la bibliothèque de compétition totale. MAIS je me suis dit qu'il y avait matière à s'inspirer et j'ai convenu avec mon moi-même de reboucher avec de la pâte à bois les ptits trous non utilisés pour poser les planches.

     

    "Mais c'est génial comme idée!! Je me demande comment je n'y ai jamais pensé jusqu'ici!", s'est écriée Mon Amie Anne-Françoise, qui n'est jamais la dernière pour faire des trucs canons en déco avec du matos de base (genre ikea, si tu suis). "A mon avis, c'est tellement simple qu'on oublie d'y penser", lui ai-je approximativement répondu.

     

    Après avoir rebouché environ 125 trous et demi, je peux le dire: si on n'y a jamais spontanément pensé, C'EST QU'IL FAUT UNE SACREE DOSE DE PERVERSITE! Et je sais que cette dose de perversité, Mon Amie Anne-Françoise ne l'a pas.

     

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    Hop! plus de trous! Magiiiiiie!

     

     

    Au final, je suis assez contente du rendu: le fait d'avoir masqué les trous rend la Billy moins "ikéesque". Je ne désespère pas, un jour, d'ajouter une moulure et un raccord en bois pour faire plus "bibliothèque intégrée", mais pour le moment, on va se limiter à cela, je pense. Et ranger enfin nos livres à un endroit approprié. Et passer au chantier suivant, maintenant qu'on sait que ce n'est quand même pas la mer à boire.

     

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    On voit un peu le rebouchage, suivant l'angle sous lequel on se place (et oui, je suis nulle en photo)

     

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    Chat honteusement exploité pour monter des bibliothèques

  • Vampirisée!

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    Je ne suis pas fan de science-fiction et de morts-vivants bouffeurs de cerveaux, tant en films/séries qu'en livres. Le truc le plus science-fiction/fantastique que j'aie lu, c'est 1Q84, de Haruki Murakami (et Harry Potter, aussi, dans un autre genre :D ).

     

    Mais en vacances, une fois digérée la brique de Belle du Seigneur, je me suis trouvée fort dépourvue: J'avais emporté quatre ou cinq livres, pas plus, tablant sur le fait que Belle du Seigneur (plus de 1.100 pages) me tiendrait occupée quatre ou cinq jours.

     

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    Ok, bon, en deux jours et demi, c'était plié (enfin, si j'ose dire) et la crise du "mais j'ai plus rien à me lire!" menaçait. C'est là que j'ai mis une option sur le bouquin que M. Léludemoncoeur venait de finir: L'Echiquier du Mal, vol.1.

     

    Ce bouquin de Dan Simmons est, comme vous l'aurez compris après cette longue intro, de la science-fiction et une histoire de zombies. Ou plus spécifiquement, de zombies et de vampires. (WOOOOW! les deux?! oui, les deux!)

     

    L'histoire s'ouvre dans les années 80 dans une ville du sud des Etats-Unis. Trois vieux amis se retrouvent et font le point sur un jeu qu'ils ont entamé des décennies auparavant: il s'agit pour eux de commettre des crimes spectaculaires, ou de masse, et de les comparer. Ils ne les commettent cependant pas personnellement, mais en s'introduisant dans l'esprit de leurs victimes, qui deviennent alors des détourneurs d'avion ou... l'assassin de John Lennon. Ces trois amis, Melanie, Nina et Wilhelm, sont des vampires psychiques, d'autant plus forts qu'ils Utilisent (c'est leur terme) leurs victimes pour commettre leurs crimes.

     

    Les trois vampires vont être intensément traqués par un psychiatre juif ayant été Utilisé par Wilhelm (dans un camp de concentration) et une jeune photographe noire dont le père a été tué par un des vampires. Cela donne des affrontements spectaculaires et tendus qui ne donnent qu'une seule envie: connaître la suite! (que nous n'avions évidemment pas emmenée en vacances, sinon c'est pas drôle...)

     

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    Pourquoi j'ai quand même aimé cette histoire de vampires et de zombies? Parce qu'elle mêle habilement faits historiques et fiction, qu'on se laisse embarquer dans la quête de Saul et Natalie (les gentils), que ça se termine en feu d'artifice, que ça fait froid dans le dos, que ça ressemble par certains côtés à Game of Thrones (pour le côté hécatombe dans tous les sens).

     

    Je crois que j'ai préféré le tome 1 au tome 2, mais il fallait aller au bout de l'histoire et cela reste passionnant.

     

    L'avantage de bouquins qui se passent dans les années 80 (et écrits à peu près à cette période), c'est qu'on les trouve facilement en format Poche. Si vous ne devez frissonner que sur deux livres ces temps-ci, foncez sur ceux-là!

  • L'enfer c'est les autres

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    (pas mal, cette formule, j'aime bien, faudrait que je la réutilise...)

     

    J'adoooooore les gens. (bon, sauf ceux qui puent et ceux qui mangent bruyamment) Fréquenter des gens contribue en général à mon bonheur, parce que j'aime être bien entourée (et j'ai cette chance d'avoir une famille et des amis formidables). Mais parfois, il arrive que ces gens, les autres, soient acteurs de notre malheur, souvent à leur insu.

     

    "Je ne vais plus sur Facebook: voir tous ces gens à qui tout réussit alors que moi ça va pas fort, ça me déprime encore plus!"

     

    On en connaît tous, de ces amis qui sur Facebook affichent une banane d'enfer, des projets en veux-tu en voilà, qui enchaînent rencontre chabadabada, mariage de conte de fée, maison de princesse disney, enfants coordonnés, boulot de rêve et j'en passe. Parfois, ils ne franchissent qu'une seule de ces étapes, mais justement, c'est celle qui nous titille.

     

    On fait le bilan de notre vie à cet instant T, ce qu'on a réalisé, nous, par rapport à tout ça, et on déprime un ptit peu.

     

    Tout est dans le "par rapport à cela". On a tous des projets, des envies, des rêves-les-plus-fous. On a tous aussi des difficultés, des moments de stagnation, d'autres de découragement. C'est la vie, c'est comme ça. Simplement, tout le monde ne le dit pas, ou pas de la même manière. Cette amie qui multiplie les voyages dans des coins paradisiaques, peut-être cache-t-elle sa souffrance de ne pas tomber enceinte. Cette autre qui semble tellement s'amuser en soirées et autres concerts, peut-être fuit-elle une relation conjugale plus trop satisfaisante. Cette autre encore qui semble réussir tout ce qu'elle entreprend, qui sait l'angoisse qu'elle ressent à l'idée du moindre soupçon d'échec?

     

    Il y a parfois une pudeur à taire ses tristesses et ses difficultés, à faire bonne figure pour éviter de craquer. Le revers de la médaille, c'est que d'autres peuvent en arriver à complexer ou à déprimer, parce qu'ils oublient. Ils oublient que si leur vie est loin d'être parfaite, c'est la même chose pour tout le monde, sans exception.

     

    L'essentiel, c'est la perception qu'on en a. De sa propre vie, bien sûr: savoir que si c'est dur, ou si ça stagne, ce n'est que temporaire -même si ça se prolonge- et qu'il n'en reste pas moins du positif, même en paillettes, même en pépites. De la vie des autres: OK ça a l'air idyllique, tant mieux pour elle/lui, peut-être aussi que ça ne l'est pas tant que ça, mais que la personne est pudique.

     

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    Alors, la prochaine fois qu'on aura envie de se comparer à Miss Réussite, on respire un grand coup: soit on se réjouit pour elle et on en profite pour faire le point sur ses propres envies, ses propres buts, et ce qu'on peut mettre en place pour y arriver, soit on se rappelle que Miss Réussite a elle aussi connu ses moments de doute et de découragement, et on relativise. (Indice: la première option augmente quand même fameusement plus le niveau de bien-être)

     

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    Au final, on en arrive à transformer "l'enfer, c'est les autres" par "le paradis, ça commence par nous-mêmes".

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