• Et toi, après quoi tu cours?

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    Quand je me suis écroulée en pleurant sur le bureau du médecin (première visite en -genre- quinze ans), elle m'a conseillé de manger équilibré. "Et puis faites du sport, c'est efficace pour lutter contre la fatigue et se donner de l'énergie."

     

    Je l'ai regardée un peu bizarrement. Du sport, oui... alors que je venais de lui expliquer que je n'arrivais déjà pas à faire entrer dans mes 24 heures quotidiennes tout ce que je me mettais sur le dos. J'voudrais bien (ouin ouin ouin), mais j'peux point (ouin ouin ouin), comme disait la philosophe. Bref, j'ai gardé ça dans un coin de ma tête, comme un objectif culpabilisant et inatteignable.

     

    Mais j'en voyais d'autres, avec des vies de dingue, différentes de la mienne mais quand même, s'éclater en allant courir, poster des photos du parc de leur jogging, ou les résultats chiffrés de leurs séances d'entraînement, et je me disais qu'ils avaient bien de la chance, ou du courage, ou de la volonté. J'admirais (et j'enviais, un peu).

     

    En janvier, je suis passé par une sacrée phase de fatigue et de problèmes de concentration (dans le jargon, on appelle ça une session d'examens) et l'envie de bouger est venue. Il fallait aller prendre l'air, se changer les idées, se défouler un peu.

     

    La première séance a duré dix minutes (environ un kilomètre, un tour du pâté de maisons...) et je suis revenue en crachant mes poumons (je vous laisse deviner la tête de Léludemoncoeur...). Pas brillant. Je me suis mise à chercher un plan d'entraînement sur internet et, of course, j'ai trouvé. Je l'ai téléchargé sur mon smartphone (mais comment faisait-on, avant??) et j'ai commencé à planifier mes sessions.

     

    Coup de pouce du destin, l'application Runtastic Pro est devenue gratuite pour un jour. C'était un signe, bim bam boum, téléchargé aussi, et c'était parti.

     

    Depuis plus d'un mois, je cours trois fois par semaine. D'ici la fin de cette semaine, je devrais être capable de courir 28 minutes sans m'arrêter, et la semaine prochaine 5 km en une demi-heure, normalement. J'ai confiance, mon plan me convient parfaitement jusqu'ici.

     

    J'aime ces moments seule avec ma tête et mes jambes, en négociation permanente avec moi-même pour persévérer et aller plus loin. J'aime me sentir progresser sans hâte, j'aime me vider la tête et les tensions. J'aime aussi découvrir une ville d'une autre façon (j'ai couru le long de l'Ill à Strasbourg, en allant dans des quartiers que je n'avais pas encore visités). J'aime ce nouvel équilibre qui est en train de se créer.

     

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    A mon tour de faire des photos de mes baskets! :D

     

    Et finalement, trois-quarts d'heure, ça reste relativement facile à trouver, même (surtout!) quand il pleut ou qu'il fait froid.

     

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  • Petit billet sans queue ni tête

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    (j'aurai prévenu)

     

    A chaque silence bloguesque qui s'éternise, c'est la même chose. Plus ça dure, plus je me demande si j'arriverai à m'y remettre. Si j'ai encore des choses (intéressantes) à écrire. Si je ne lasse pas, en fait. Si je ne suis pas trop impudique. J'ai l'angoisse de la page blanche, mais surtout celle de tomber à plat, vraiment.

     

    Je devrais sans doute écrire des bouquins, parce qu'on dirait bien des angoisses d'écrivain. Oui, c'est vrai. Pour le moment, je me cache derrière de bonnes mauvaises excuses, dont la principale est "les journées ne font pas 48h, sorry".

     

    Ma vie est à la fois banale et complètement folle. Je continue mon travail et ma réflexion quotidiens sur le bonheur, les semaines s'emballent (bordel, on est déjà presque en mars!!) avec leur lot d'échéances et de questionnements (serai-je à la hauteur de tout ce que je me suis fixé?), et en même temps, il y a très peu d'événements marquants ou rigolos à raconter.

     

    S'il y en a, ils concernent la vie des autres, mais des autres dont je me soucie, pour lesquels j'espère le meilleur. Ce sont des réflexions que j'accompagne, que je suis, qui stimulent la mienne. 

     

    Bref, je ne suis pas sûre que l'ataraxie soit très facilement traduisible en mots sur un blog. Ce n'est pas très grave. Je suis là, pas loin, je pense au blog (beaucoup), reste à voir comment ça s'exprimera.

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