• La mort, la Vie

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    Dans la lignée de mon billet sur le bonheur et l'hiver, j'avais envie de partager une vidéo avec vous, concernant une personne qui irradie et illumine la vie, malgré les épreuves. En fait, j'avais prévu de l'inclure dans mon billet, mais je suis une impulsive dotée, parfois, d'une mémoire de poisson rouge, ce qui me fait penser à plein de trucs, et les oublier très vite aussi.

     

     

    Je vous préviens, cette vidéo, c'est larmes aux yeux assurées, tellement il y a de l'amour et de la Vie dedans. Je repense souvent à ce garçon dont je n'avais jamais entendu parler avant sa mort. Comme quoi, les traces qu'on laisse dépendent de nous, de ce que nous sommes intrinsèquement, souvent.

     

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  • Les pieds, miroirs de la vie?

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    "Vous ne prenez pas beaucoup soin de vous, n'est-ce pas?"

     

    La question, posée sur un ton neutre à la fin d'un rendez-vous impromptu chez l'esthéticienne, me prend sous le menton et m'électrise comme un uppercut. D'abord un moment de panique et d'effroi (y aurait-il chez moi un manque d'hygiène que je n'aurais pas perçu?), puis très vite, je bafouille. "Quoi?"

     

    "Vos pieds, ils sont tout râpés. Vous n'en prenez pas beaucoup soin..."

     

    Je me tortille, je détourne le regard. "C'est que je cours beaucoup, je veux dire... je n'ai pas beaucoup de temps, je ne prends pas beaucoup de temps pour moi."

     

    Longtemps après avoir quitté l'institut, cette petite phrase m'a collé aux baskets, comme un vieux chewing-gum poisseux. Est-ce que vraiment je ne prends pas soin de moi?

     

    J'ai l'impression de nourrir mon âme, depuis quelques années. Je satisfais ma curiosité, j'étanche petit à petit ma soif d'apprendre. Est-ce que, ce faisant, je me néglige, je m'oublie?

     

    J'essaie aussi de réfléchir à ma façon d'être. Je travaille à être une bonne personne, à être heureuse et à savourer mes bonheurs. J'ssaie aussi, modestement, de mettre en lumière les pépites de bonheur des autres, d'être, en plus de faire.

     

    Je veux être mon amie, être amène et me pousser à mieux. Je n'y parviens pas toujours, il m'arrive encore de me donner des claques. Mais je progresse.

     

    J'essaie d'être soignée, d'accorder mes bijoux à ma tenue, de choisir de belles chaussures confortables (hum), de me maquiller.

     

    Je suis un chantier permanent, mais c'est vrai qu'il faut que ça aille vite, du moins pour l'aspect extérieur, et que certaines périodes (au hasard, janvier et juin) sont moins propices au bichonnage. Mais je suis sur la bonne voie: moins de crasses, plus de sport, peut-être que l'aspect de mes petons finira par bénéficier de ce cercle vertueux. Avant l'été, si possible.

     

    J'aurais voulu lui dire tout ça, à l'esthéticienne. Au lieu de ça, j'ai acheté une râpe pour les pieds.

  • Miracle!

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    Plus d'un mois qu'il est là, et je me rends compte que je ne vous ai pas parlé de lui: notre Miracle de Noël.

     

    Les fidèles de la première heure s'en souviendront peut-être: il fut un temps où M. Léludemoncoeur et moi avons accueilli le chat du voisin, l'attirant à coup de jambon et de steak, pour nous attacher son affection, ses caresses et ses kilos de poils. En quittant l'appartement, nous avions laissé le chat derrière nous (il avait un maître et un autre nom). Le trou au coeur ne s'est jamais vraiment refermé.

     

    Alors quand nous avons trouvé notre chez-nous, le sujet du chat est revenu régulièrement, comme une blague sérieuse, un truc qu'on dit à moitié en l'air et à moitié en le pensant vraiment. On disait que bientôt, peut-être, quand on aurait des beaux meubles (la logique masculine m'échappe...), qu'on serait totalement bien installés, alors là oui, le chat...

     

    Et puis un jour de décembre, j'ai poussé la porte d'une association, Catrescue. J'avais vu sur son site une annonce pour adopter un joli chat norvégien (c'est un chat à poils longs) et ça m'avait incitée à aller faire un tour jusque là. Immédiatement, France, la responsable, m'a présenté un chat à poils longs, blanc et noir. Un pacha(t) aux yeux gris verts qui aime surtout dormir (et un petit peu manger quand même). J'ai passé un petit moment en tête-à-tête avec lui et puis le lendemain, je l'ai présenté à M. Léludemoncoeur.

     

    Son histoire l'avait déjà presque convaincu: écrasé par une voiture, à l'agonie, abandonné par ses maîtres qui ne pouvaient pas faire face aux frais d'une opération de la dernière chance, ce warrior a non seulement survécu, mais ressemble à n'importe quel chat, sans séquelles si ce n'est un mini morceau de langue en moins.

     

    Pas étonnant qu'il ait été rebaptisé Miracle. Et un Miracle à dix jours de Noël, franchement, ce n'était pas du hasard.

     

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    Depuis un mois, notre quotidien est donc enjolivé par des ronronnements, des éternuements, des poils partout (hum). On rigole de ses rares "bêtises", qui nous montrent que notre chat s'adapte de mieux en mieux et se sent chez lui chez nous. On le contemple quand il dort, on se bat pour qu'il nous accorde ses faveurs, bref... on en est devenus tous les deux complètement gagas.

     

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    Si vous êtes bruxellois (ou alentours) et que vous souhaitez adopter un chat, n'hésitez pas à passer par Catrescue. Le boulot que ces bénévoles abattent pour recueillir, soigner et sociabiliser des chats, et leur rendre une famille est absolument impressionnant.

  • Le bonheur et l'hiver

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    Dans ma série de réflexions sur le bonheur, entamée subrepticement il y a quelques vendredis, j'avais envie de partager avec vous celle-ci:

     

    Peut-on être malheureux et heureux à la fois?

     

    Quand j'écris "malheureux", je devrais plus dire tracassé, ballotté par les turbulences de la vie, perdu dans une traversée du désert.

     

    On passe tous par des périodes plus difficiles, des problèmes de santé qui nous touchent soit dans notre chair soit dans celle d'un proche, des soucis de boulot, des difficultés relationnelles. Et on connaît tous -ou du moins, on en a entendu parler- des gens qui, malgré les kilos de problèmes qui leur tombent sur le coin de la tronche, continuent à sourire, être heureux, être positifs.

     

    J'ai longtemps cru que quand on passe par des périodes troublées, c'est normal d'être mal-heureux, entièrement acquis à la tâche de survivre à ces moment pénibles. J'ai longtemps eu du mal à assumer l'idée d'être heureuse et chanceuse dans ma vie quand ça n'allait pas forcément bien dans celle des autres, de ceux qui me sont chers.

     

    Et puis j'ai lu "Etre heureux, ce n'est pas nécessairement confortable", de Thomas d'Ansembourg. Ce livre fait partie, avec une paire d'autres, de ces béquilles sur lesquelles j'appuie ma réflexion et mon envie de progresser en tant que personne.

     

    Dans son livre, Thomas d'Ansembourg décortique ces choses qui nous empêchent d'être (totalement) heureux et propose des solutions pour augmenter son bien-être personnel. Deux passages m'ont particulièrement marquées.

     

    D'abord, Th. d'Ansembourg postule que la vie est faite de cycles, à l'image des saisons, et qu'on passe tous par des périodes plus rudes avant le retour de la douceur de vivre,. Certains hivers rudes durent juste plus longtemps que les autres.

     

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    Je ne sais pas vous, mais moi, depuis que j'ai lu ça, je ne prends plus les mauvaises nouvelles comme la fin d'un monde (bon, j'avais déjà commencé à relativiser avant, mais ça aide quand même). J'acte que oui, ça fait partie de la vie, et j'essaie de les vivre avec confiance et sérénité.

     

    L'autre "révélation" concerne la pensée binaire. La pensée binaire, c'est cette croyance que l'on est soit aux petits soins, soit négligent, soit craintif soit confiant, soit heureux soit malheureux.

     

    En raisonnant comme cela, on exclut de facto, en cas de problèmes/malheurs, qu'au milieu coule une rivière naissent des moments de joie et de grâce. En remplaçant le "soit/soit" par "et en même temps", on permet de concilier des sentiments, des besoins, des idées a priori pas faites pour se fréquenter.

     

    Essayez! "Je vis une situation difficile et en même temps, je me réjouis tellement d'être dans cette période de Noël", ou "Je suis en deuil et en même temps, j'apprécie tant la compagnie de mes amis"; "j'ai très envie de passer du temps avec toi et en même temps, pas trop envie de te partager avec une bande de potes."

     

    Ce n'est pas évident, certainement à exprimer aux autres, mais je trouve que ne plus opposer deux sentiments ou besoins est tellement doux à l'âme que ça vaut la peine de pratiquer petit à petit.

     

     

    Etre heureux, ce n'est pas nécessairement confortable est disponible en Pocket à environ 7 euros dans toutes les bonnes librairies, virtuelles ou non ;-)

  • L'orée

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    Nous voici à l'orée d'une nouvelle année, pas encore tout à fait différente de celle d'hier, plus tout à fait la même. Je suis un peu nulle pour faire des bilans et des résolutions -surtout-, même si j'ai appris à faire des listes de mes envies les yeux ouverts.

     

    Quand je jette un coup d'oeil en arrière, je vois un nouvel appart, un nouveau diplôme, une nouvelle fonction, plein de petits voyages pour s'en mettre plein les mirettes et la panse, des sentiments vécus tellement intensément, des vagues de joie pure, quelques gros épisodes de stress, de la solidarité, de l'amour, surtout de l'amour.

     

    Comme chaque année, je me désole aussi de ne pas suffisamment prendre soin de mes amitiés. Je ne les chouchoute pas autant que je ne le voudrais. Je porte mes amis dans mon coeur, mais jusqu'à preuve du contraire, on n'a pas encore inventé la télépathie pour qu'ils le sachent sans que je leur dise. Ca reste au top de mes priorités cette année.

     

    Je vais aussi poursuivre la réflexion, entamée il y a longtemps mais systématisée ces derniers mois, sur le bonheur, sur l'état de conscience personnelle, sur la découverte de soi et sur l'apaisement et l'épanouissement. Je continuerai, si vous êtes d'accord, à partager ces réflexions comme j'ai pris l'habitude de le faire durant quelques vendredis.

     

    Je vous souhaite de la joie pure, de l'enthousiasme, des projets qui vous font lever tôt (très tôt), des amis, des amours et pas trop d'emmerdes (et de la sérénité pour passer à travers). Je vous souhaite d'apprendre tous les jours et d'aimer ça.