• Strasbourg, la belle de Noël

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    Si vous suivez un tant soit peu ce blog, vous commencez à savoir qu'on entre (est entrés?) dans une période que j'adore: Noël. J'aime ses lumières, son côté convivial et cosy, ce point au milieu de l'hiver qui dit que non, on ne déprimera pas, d'ailleurs les jours vont bientôt recommencer à s'allonger un peu.

     

    Je suis une petite fille dont les yeux s'illuminent en même temps que les décorations qu'elle découvre, qui bat des mains devant la magie que ça crée.

     

    Imaginez donc mon taux de bonheur quand je suis arrivée à Strasbourg lundi après-midi. Pour le boulot, certes. Mais c'est le soir, n'est-ce pas?, que les loupiotes prennent toute leur dimension. Accueillie dans la sortie de la gare par les premières effluves de vin chaud, et les premiers chalets du Marché de Noël, j'ai savouré ma chance d'être là, de retour dans une ville que j'aime, à une période de l'année que j'adore. Strasbourg s'est proclamée "capitale de Noël", je crois qu'on n'en est pas très très loin. Chaque place a ses échoppes de Noël, chaque façade est décorée, on voit que tout le monde, la ville, les commerçants, les particuliers, tout le monde est réuni autour de ce titre et cette réputation à tenir.

     

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    Il faisait froid cette semaine à Strasbourg. Froid mais magnifique, rien qui soit de nature à décourager la promenade, un verre de vin chaud à la main.

     

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    Et au détour d'une ruelle calme, face aux maisons à colombages illuminées par des décorations de Noël, oui, il y avait moyen de toucher du doigt la magie des fêtes.

     

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    (et en matière de magie de Noël, big up à la compagnie WestJet qui sait visiblement comment s'y prendre)

     

  • Européenne

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    Elle est là, figée, un sourire un peu crispé collé au visage, tandis que quelqu'un, son amoureux ou un simple ami, la prend en photo. Une seconde je me demande pourquoi elle a choisi cet endroit-là, avant de me rappeler de quel bâtiment je sors: le Berlaymont, le siège de la Commission européenne. Cette femme, touriste à Bruxelles, se fait photographier devant l'inscription "Commission européenne" et le drapeau ad hoc. J'avais oublié l'importance que ça a.

     

    Et pourtant, je sortais d'une conférence de presse où j'étais assise à côté d'un journaliste français, et d'un autre italien, et d'une Espagnole et d'une Tchèque. J'avais savouré le bonheur de cette tour de Babel, cette chance de pouvoir me tourner légèrement pour demander "ma Lei e Italiano?" et échanger quelques mots dans une langue que j'aime.

     

    Je suis assise dans une salle de presse et j'entends parler anglais, italien, allemand, danois ou suédois, roumain, ça m'émerveille. Vraiment. Quelle chance nous avons d'avoir cette possibilité de s'ouvrir à d'autres cultures, un peu communes et aussi différentes.

     

    Quelle chance nous avons, nous Bruxellois, Belges, d'habiter au centre de cette Europe, d'être le point de rassemblement d'une société aussi cosmopolite. On râle sur les prix des baraques qui augmentent, sur ces manifestations qui bloquent une partie de la ville, sur cette Europe sans coeur, parfois, technique plus souvent qu'à son tour. Mais les gens, nous, eux, c'est extraordinaire.

     

    Merci à cette touriste de m'avoir rappelé involontairement la chance que j'ai.

     

     

     

    et pour la beauté de la langue