• De grâce!

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    Hier, c'était Thanksgiving aux Etats-Unis. Difficile d'ignorer cette fête, vu le nombre grandissant d'expat's dans ma timeline Facebook. Thanksgiving, le jour d'action de grâce. Ce jour où on se pose et on est reconnaissant pour les joies survenues durant l'année. Je ne sais pas vous, mais je trouve ça d'autant plus important et significatif qu'on a souvent l'occasion de se plaindre et de s'inquiéter, ces temps-ci.

     

    Etre joyeux, heureux, reconnaissant, devient presque un acte militant. Il faut du courage pour choisir de chérir le positif, pour s'assumer comme heureux quand on sait que d'autres, des proches ou des moins proches, passent par une période de tristesse, de troubles personnels, de doutes ou d'inquiétude. Il ne faut pas se mentir: on peut choisir d'être heureux et passer par ces périodes. Mais on sait que ça fait partie de la vie, que ça fonctionne par cycles, et ça permet de savoir avec certitude que ces difficultés de maintenant finiront par passer. Autant dès lors s'accrocher à la moindre miette de ravissement.

     

    Ce n'est pas facile, parce qu'on peut très vite passer pour un imbécile heureux, le type qui sniffe dès le matin pour garder un air béat.  Etre heureux, ce n'est effectivement pas nécessairement confortable*.

     

    Je me souviens avoir lu (mais où? Je vais faire des recherches) le conseil de prendre le temps, le soir, de (se) dire merci. Etre reconnaissant de quelque(s) chose(s). Mesurer sa chance, d'une certaine manière. Une autre manière d'aborder un #vendredilesyeuxouverts

     

    Je suis reconnaissante d'avoir de chouettes collègues avec qui je passe de bonnes soirées (encore! encore!)

    Je suis reconnaissante de l'amour et de la confiance entre M. Léludemoncoeur et moi, qui permet d'envisager l'avenir avec sérénité

    Je suis reconnaissante envers Cécile qui, la première, a systématisé ce partage de positif le vendredi. Comme on récolte tous les jours les bons côtés de la vie pour le vendredi, finalement on savoure chaque petit bonheur plus intensément

    Je suis reconnaissante d'avoir des amies magnifiques, et fortes, et intelligentes, et présentes

    Je suis reconnaissante d'apprendre encore tous les jours, beaucoup, et de savoir qu'il me reste beaucoup à progresser

     

    Et vous, de quoi êtes-vous reconnaissants?

     

     

     

     

     

     

    * un jour je reviendrai sur cet auteur et sur ses livres.

  • Le temps du cougnou (n'est pas encore venu)

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    Cela fait plusieurs semaines qu'une question presque existentielle me taraude: quand est-ce qu'on sait que c'est l'heure du cougnou?

     

    Pendant longtemps, ça a été simple: l'heure du cougnou, c'est mon papa qui l'a déterminée, cette heure. Il fallait de nombreuses semaine de suppliques, de cajoleries, de têtes de chat potté et autres moyens de pression filiale pour qu'il accepte enfin de lancer les hostilités les opérations et qu'on puisse, vers le 20 décembre, admirer ces magnifiques boules de pâte dorer dans le four et humer cette délicieuse odeur de pâtisserie en salivant à l'idée du sucre perlé fondu dans la brioche. Rhaaaaa...

     

    Le timing a changé le jour où mon papa m'a transmis sa recette. Enfin, j'étais maître du temps! Enfin j'allais pouvoir décider du moment où mon chez-moi embaumerait! Enfin, je pourrais choisir de me faire une overdose de sucre quand je veux où je veux!

     

    Oui mais... Le cougnou, ça n'a de sens qu'en fin d'année: c'est tellement lié aux fêtes! On a rarement vu un cougnou d'été (quoique, on n'a plus d'saisons avec ce réchauffement climatique), alors je prends mon mal en patience.

     

    Il y a quelques semaines, à peu près au moment où j'ai commencé à attendre avec impatience les décorations lumineuses de Noël, j'ai commencé à me demander quand il deviendrait décent de ressortir mes ingrédients et de faire mon premier cougnou de la saison 2013-2014. Gros dilemme: le cougnou est-il un fruit* de novembre? Faut-il attendre que la Saint-Nicolas soit passée, comme le devraient les décorateurs de Noël?

     

    Tout cela me plonge dans la perplexité.

     

     

    Mais un soir de mi-novembre, faisant fi de toute convention sociale (chuis comme ça, moi, une rebelle!), je me suis lancée. Enfin du cougnou, après une attente insupportable d'au moins dix mois! Mon premier cougnou made in Schaerbeek *larmichette*! J'ai tout bien suivi la recette, jusqu'au moment de faire lever la pâte. J'ai fait, j'ai laissé reposer, lever au chaud et puis... boum, ça n'a pas trop levé. Pas grave, me suis-je dit, on va repétrir un peu, ajouter pleeeeeiiiin de sucre. Et puis j'ai enfourné. En oubliant de badigeonner d'oeuf pour le rendu "doré". Qu'importe le flacon, me suis-je dit en remarquant ma distraction, pourvu qu'on ait l'ivresse et le goût des fêtes.

     

    Mais après cuisson, force m'a été de constater que décidément, le cougnou n'était pas vraiment prêt à être cougnou. Non, avant l'heure, c'est pas l'heure, semblait me dire ce quignon desséché et désolé. Ok, j'ai retenu la leçon, plus de cougnou avant décembre.

     

    Ce malheureux épisode m'aura en tout cas permis une révélation, alors qu'un débat entre partisans du cougnou et défenseurs de la cougnole faisait rage sur Facebook: je pense que la cougnole n'est jamais qu'un cougnou qui n'a pas réussi.

     

     

     

    *poser le postulat que le cougnou est un fruit, c'est l'assurance d'en manger trois par jour sans culpabiliser, youpie!

  • Lumière!

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    J'ignore pourquoi, mais cet automne, la nuit me semble tomber beaucoup plus vite, beaucoup plus tôt. J'ai souvent l'impression que la journée a à peine commencé que le ciel s'assombrit déjà et que la nuit tombe en même temps que la pluie. Bonjour la demi-déprime!

     

    Mais sur ma (nouvelle et magnifique) table de salon, j'ai posé trois photophores que je recharge en bougies à peu près tous les jours. Je regarde les petites flammes danser, le verre prendre vie, la pièce devenir soudainement cosy. Il en faut peu.

     

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    Ces petites lumières vacillantes sont comme des promesses chuchotées à l'oreille. Des promesses d'odeurs de cougnou sortant du four, des promesses de cadeaux à faire et à recevoir, des promesses de retrouvailles familiales avec cette fois nos Australiens en "icing on the cake", des promesses de rires, d'émerveillement, des promesses de sapin de Noël illuminé.

     

    Et quand je sors et que l'air se fait piquant, je sens, je vois ces loupiotes qui bientôt décoreront les rues et les maisons et qui rendent la nuit hivernale si belle.

     

    J'ai hâte!

  • Pensées enfantines

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    Dans quelques jours, nous entrerons dans le dernier mois de l'année (déjà!), celui de nombre de réjouissances, ripailles et retrouvailles. Perso, c'est un mois que j'adore: Saint-Nicolas, puis Noël et Nouvel An, depuis que je suis gosse, j'aime cette magie de la fête.

     

    Evidemment, c'est difficile d'oublier que tous les enfants n'ont pas tous la chance de profiter de cette magie, parce que "leur" Saint-Nicolas a des problèmes financiers ou a tout simplement déserté (genre il ne desservirait pas les foyers d'accueil).

     

    Quand j'étais gamine, ma maman nous invitait, mes soeurs et moi, à choisir quelques jouets un peu moins chéris, un peu laissés à l'abandon, pour aller les déposer chez Mon Jouet pour un ami. Là, ils subissaient une remise en forme, avant d'être offerts à des enfants moins chanceux que nous.

     

    En faisant des recherches l'autre jour, je me suis rendu compte que l'association existe toujours et j'ai eu envie d'en partager les coordonnées avec vous. Parce que Saint-Nicolas commence j'imagine à remplir sa hotte, parce que c'est la journée des droits de l'enfant, parce qu'il ne faut pas de bonnes raisons pour une bonne action.

     

    Et si vous êtes plutôt Liège que Namur, sachez qu'une initiative similaire se met en place aux Galeries Saint-Lambert à Liège. Les enfants qui rendent visite à Saint-Nicolas, tous les mercredis et samedis jusqu'au 4 décembre, sont invités à amener un ancien jouet. Les jouets récoltés seront redistribués à des enfants moins chanceux. En plus, les Galeries s'engagent à verser un euro par jouet apporté à l'opération "Viva for Life".

     

    Mon Jouet pour un ami: rue Henri Lecoq 112 à 5000 Namur

    Autres idées dans d'autres régions ici.

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  • Au bonheur de nos ventres

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    Il n'y a pas toujours besoin d'aller fort loin pour avoir de jolies surprises culinaires. Depuis neuf mois que nous avons investi notre nouveau quartier, nous avons eu l'occasion de tester quelques chouettes restos où nous commençons désormais à avoir nos habitudes.

     

    Ce qui est rigolo, c'est que le côté mixte du quartier se retrouve aussi dans les restos. Ainsi, ce sont des Albanais qui font des pizzas presque comme là-bas (en Italie ou dans la région du Centre), la madame de Shanghai (ou son mari, plutôt) fait de délicieux sushis (qu'ils proposent en mezze, encore de la mixité :D ) et je soupçonne fort ceux de la brasserie belge d'être de l'Est.

     

    Mais ça fonctionne! Je salive rien qu'en vous écrivant que ces pizzas sont croustillantes juste ce qu'il faut...

     

    La pizzeria et la brasserie sont situées en bordure d'un square, d'un joli espace vert entouré de maisons magnifiques (pour la plupart), et le large trottoir se transforme du coup en terrasse dès qu'il fait beau. Quel bonheur de profiter comme cela de la douceur de la soirée et des derniers rayons du soleil!

     

    La brasserie est une vraie bonne surprise. Le Bacchus, c'est son nom, propose des classiques de la cuisine française (onglet à l'échalote, saumon béarnaise, quelques plats de pâtes, des salades) et des suggestions qui évoluent en fonction de la saison. Poissons, gibier, stoemp-saucisse, c'est parfois difficile de faire un choix dans la dizaine de plats qui s'offrent aux gourmands.

     

    J'ai déjà testé plusieurs salades (la salade folle au foie gras et une assez fine salade aux scampis et coriandre), plusieurs poissons (cabillaud en croûte de parmesan, poêlée de rougets, brochettes de scampis au jambon de Parme) et tout est goûteux (aaaaah! ce riz au beurre!!!).

     

    Le cadre n'est pas extraordinaire, bien que ses grandes fenêtres donnent sur la verdure du square, mais le service est sympa et efficace, les assiettes sont copieuses et l'addition est raisonnable.

     

    Le Bacchus, square Huart-Hamoir 35, à 1030 Schaerbeek

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  • En voie de guérison

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    Etre à nouveau prise à la gorge par le quotidien et ses petits cailloux dans les chaussures qui font que la route semble moins belle et moins agréable, se réveiller en sursaut la tête pleine de questions sans réponses, voûter les épaules sous la pluie.

     

    Et puis soudain, lever le nez et voir un ciel bleu resplendissant, prélude aux magnifiques journées d'hiver.

    Retrouver des potes, se rendre compte qu'on a vraiment de la chance de les avoir.

    S'enthousiasmer, espérer, y croire, rêver.

    Etre coincée longtemps à un carrefour engorgé, et en sourire, parce qu'on découvre une émission musicale qui nous fait découvrir du beau et du bon.

    Planer et s'émouvoir de cette musique qui touche le coeur en plein dans le mille.

    Rentrer et avoir juste envie de pà amb tomaquet. En faire. Le déguster avec une gourmandise et un plaisir renouvelés.

     

    Se réjouir de repérer, à nouveau, ces pépites de positif. Ces petits bonheurs à savourer, à cajoler.

     

    Happy vendredi!

     

    Sumie sort son premier album le 2 décembre.

  • Premières impressions de Barcelone

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    Difficile de mettre en mots tout ce que Barcelone a suscité en moi comme émotions contrastées, comme réflexions, comme emballements. Une chose est sûre: j'y retournerai. Avec une amie, avec une (des?) soeur(s), en amoureux. Pour découvrir à chaque fois des facettes différentes de la ville.

     

    Ca peut sembler étrange pour une "première fois" à Barcelone, mais nous avons finalement assez peu fait le "Barcelone touristique". C'est un des premiers points ambivalents de ce séjour: cette foule, cet "affollamento" (en italien, ça veut dire la même chose, mais je trouve à ce mot quelque chose de plus parlant) dans tous les lieux touristiques, cette foule source à la fois d'émerveillement (c'est presque Babel) et d'énervement (je suis pas précisément fan des grands rassemblements de personnes à un endroit donné).

     

    C'est sans doute comme ça dans toutes les grandes villes, mais je ne me rappelle pas avoir été aussi marquée par le monde à Londres ou à Paris.

     

    Il reste qu'on a fait l'impasse, pour cette fois, sur des sites majeurs, comme le parc Guëll, qui me font dire que j'y retournerai.

     

    Par contre, on avait la chance d'être dans un hôtel au confluent des quartiers de l'Eixample et du Gràcia, mélange de plutôt chic et de populaire. Ca nous a permis, au gré des flâneries et des appels de l'estomac, d'atterrir sur la jolie plaça del Sol, où les Barcelonais se retrouvent pour boire des bières assis par terre (il paraît qu'en été, c'est difficile de traverser la place tellement il y a du monde) en profitant de la douceur des soirées.

     

    Mon objectif en choisissant Barcelone en novembre était d'aller encore chercher un peu de soleil et de douceur avant l'hiver. Mission amplement réussie! Quel bonheur de se balader en soirée en petit pull léger! Quel pied de pouvoir se poser en terrasse pour profiter, juste comme ça.

     

    On a pu communiquer avec les catalans en mixant de l'anglais, de l'italien et quelques mots d'espagnol ou de catalan complètement écorchés. Et en faisant mine de comprendre quand un Catalan se lançait dans un grand discours à notre encontre ;-)

     

    Que dire encore, sinon que je suis tombée raide dingue des différentes versions du pa amb tomaquet, que je ne me lasse pas des tapas, ni du cava, ni du vin catalan.

     

    Allez, pour prolonger la magie, je reviendrai vite avec quelques adresses particulièrement appréciées :-)