• Une découverte de plus

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    Demain, j'accomplirai enfin un vieux rêve: arpenter les rues de Barcelone.

     

    On dirait que le monde entier est déjà allé à Barcelone, que tout le monde a déjà frissonné à la vue de la Sagrada Familia, titubé après quelques sangrias, grignoté une foule de tapas, craqué chez zara-parce-que-c'est-moins-cher-là-bas, pris des photos de Gaudi (ses merveilleuses réalisations).

     

    Evidemment, quand le monde entier te dit que tu verras, c'est tellement bien cette ville, tu vas voir tu vas adorer, tu ne peux QUE adorer parce que c'est tellement bien, non mais vraiment!, il y a une sorte d'appréhension: et si je trouvais ça bof? Un peu comme Copenhague la première fois, quoi. Bon, normalement, on ne devrait pas avoir de neige et des rues désertes à Barcelone, mais sait-on jamais...

     

    Mais dans le fond, je me réjouis, de découvrir une nouvelle ville européenne, de me promener dans ces ruelles décrites par Carlos Ruiz Zafon, de humer l'atmosphère festive d'une ville méditerranéenne, de profiter encore de quelques belles journées douces et surtout, de profiter enfin de M. Léludemoncoeur sans le tourbillon de la vie.

     

    Profiter... ça se dit comment, en catalan?

  • La bruxellisation est en marche

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    J'ai un aveu à faire, ça soulagera peut-être ma conscience: je me bruxellise à la vitesse grand V, et on dirait bien que le phénomène est irrémédiable.

     

    Oh! Je ne l'ai pas remarqué tout de suite, notez. Au début, j'étais bien trop contente, et crevée, (mais contente) d'avoir enfin un chez-moi à moi (enfin, à nous), de pouvoir choisir moi-même la couleur de mes murs et de partir à la découverte du quartier.

     

    Le tournant, je crois, c'est quand on a revendu la voiture, en phase avec le Grand Plan Diabolique "Habiter à Bruxelles" qui veut qu'avec une voiture, c'est bien suffisant vu l'offre mirifique de transports en commun bruxellois. Dès lors, j'ai commencé à calculer mes déplacements selon un ratio marche/vélo+transports en commun et je suis peu à peu devenue incollable sur les transports "maison-partout ailleurs", et j'ai même progressé dans l'évaluation des distances (Google Maps et l'app Villo y aident quand même pas mal, hum).

     

    Bref, la voiture est désormais le mode de transport "quand ya rien d'autre" ou "quand la situation l'exige vraiment (genre gros craquage chez ikea)". C'est même au point que je me surprends de plus en plus souvent à grimacer quand on me dit des choses du genre "notre showroom se trouve à Bousval" (mais c'est loiiiiiiin!?) ou autre "le campus se trouve à Louvain-La-Neuve" (c'est l'autre nom pour "bout du monde", nan??)

     

    Qui l'eut cru, que la fille née là-bas, avant de faire ses études ici, d'aller bosser par là et de s'installer encore ailleurs, que cette fille-là soupire à l'idée de faire 35 km en bagnole et aille, d'un pas guilleret, ramener un paquet d'1x1m et 6 kg en tram.

  • Une Place à prendre, un livre à lire

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    Je me surprends encore régulièrement à réfléchir à "Une Place à prendre", le livre que JK Rowling a écrit après Harry Potter.

     

    J'ai bien aimé la série Potter, j'ai fait partie de ceux qui attendaient avec impatience la sortie de la version en anglais pour pouvoir dévorer chaque tome plus tôt. JK Rowling a certainement contribué à enrichir mon vocabulaire anglais, et mon imaginaire aussi. Autant dire que quand "Une Place à prendre" a été annoncé, je l'avais mis tout en haut de ma liste des "must read".

     

    Et puis l'intérêt s'est émoussé, il y a eu d'autres livres, d'autres "vies de folie" à vivre, des critiques mitigées sur le bouquin, et voilà seulement que je prends le temps de le lire. Acheté à la gare en format Poche pour partir à Strasbourg, dévoré sur le chemin du retour et le week-end qui a suivi.

     

    C'est -évidemment- différent de Harry Potter: le style de narration est différent, l'histoire l'est totalement aussi, même si Rowling la campe dans un patelin imaginaire et idéal.

     

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    Le pitch? Barry Fairbrother, conseiller paroissial de Pagford, meurt soudainement, laissant son siège de conseiller vacant. On assiste à toutes les conséquences de ce décès pour la petite communauté locale de Pagford. Et c'est pas franchement joli joli...

     

    Sous le vernis social, on retrouve des alcooliques, des violents, des lâches, des indifférents, et surtout, beaucoup de solitude. JK Rowling a l'intelligence de nous faire entrer dans le désespoir par paliers, mine de rien.

     

    Et quand on arrive au bout des près de 800 pages, on sait qu'on y repensera encore et encore.

     

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  • Se recentrer sur l'intérieur

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    S'arrêter, reprendre sa respiration, la laisser s'apaiser et se défaire de ce qui l'altère. Une semaine, une longue, une petite semaine.

     

    C'est fou comme une obligation d'être bienveillant avec soi-même, fut-ce une semaine, a des effets inattendus.

     

    Je me suis attaquée, lentement mais surement, à tous ces petits agacements ressentis au fil de mes déambulations dans l'appart. J'ai rangé, nettoyé, réarrangé, projeté.

     

    J'ai pris mes décisions à deux mains, j'ai commandé des meubles. Mon joli porte-manteaux Eames, et des chaises de salle à manger, et une table de salon. Notre pièce à vivre va changer de visage. Il y aura plus de places autour de la table pour inviter du monde. C'est bien.

     

    J'ai aussi pris le temps de partir à la recherche d'une table de cuisine, simple et fonctionnelle. J'ai écumé les magasins de seconde main (soyons de bon compte, j'en ai fait deux, et j'ai trouvé la perle).

     

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    Je suis allée flâner chez Zara Home pour trouver un joli verre pour nos brosses à dent (du coup, j'en ai trouvé deux, impossible de dire lequel me plaisait le plus). J'ai fait du repérage chez Habitat, pour des luminaires qui compléteraient le "cosy" du living. 

     

    J'ai fait une virée impromptue chez Ikea un samedi, besoin de rien envie de tout (évidemment). J'ai encore étoffé mon stock de chaises (des chaises pliantes, pour des invités en plus), on pourra être douze, au moins, à table.

     

    J'ai trouvé chez Maison du Monde une petite table d'appoint pour le salon. Est-ce que l'ensemble de mes coups de coeur sera harmonieux? Il faudra encore quelque temps pour se faire une opinion. Je pense qu'il finira par y avoir une logique, un fil rouge qui se dégagera. Je commence à l'entrevoir, patience...

     

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    Les matériaux imparfaits changent peu à peu aussi. On remplace petit à petit ce qui montrait des signes de faiblesse par du matériel de meilleure qualité. On zone chez Brico à la recherche du bon-pour-pas-trop-cher. Je n'ai cependant pas encore franchi le cap pour customiser mon vaisselier, que M. Léludemoncoeur appelle toujours "la chose, là" et que je voudrais, idéalement, peindre et moderniser un peu. La semaine prochaine, peut-être...

     

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    Il reste bien sûr des chantiers, on doit encore aménager tout le bureau, tapisser un mur avec une bibliothèque pour y caser (une partie de) nos livres, prévoir de la place pour accueillir des amis à dormir, continuer à aménager notre chambre et une penderie. Mais ça fait plaisir de voir que ça évolue, même si c'est par à-coup. 

     

     

     

    Cette semaine devait me permettre de me recentrer sur l'essentiel. Je devais m'occuper de moi, et c'est mon intérieur qui en a bénéficié.

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