• Nouvel endroit de perdition

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    Dans la série "Je ne suis pas une imbécile, puisque je change d'avis", voici l'épisode 2.

     

    La première fois que j'ai vu une pub Zalando à la télévision, j'ai levé un sourcil circonspect. La deuxième fois, j'étais franchement énervée. La troisième, j'ai juré de ne jamais même mettre un clic sur ce site. Des nanas devenant hystériques à la vue d'un colis plein de fringues et/ou de chaussures, disons-le, ça me fait mal à mon féminisme.

     

    Pendant des mois, vaillamment, j'ai résisté à la curiosité en voyant les petites pubs zalando émaillant mon feed Facebook (mais quelle délicieuse invention!) et me proposant toutes sortes d'articles alléchants.

     

    Je ne sais plus trop quand j'ai craqué. Un jour, sans doute, où je me suis dit qu'il me fallait absolument des robes d'été, maintenant tout de suite. Premier constat: il y a tout, et même le reste, sur le site. Toutes les couleurs, toutes les formes, toutes les matières, tous les prix, toutes les marques. A en donner le tout-rnis (ahah).

     

    Une fois qu'on a fait le tri au moyen des différents filtres proposés (au hasard: robes d'été en coton, en ce qui me concerne), il ne reste plus qu'à surfer et (surtout) choisir. Moi, ça m'a permis de découvrir de chouettes marques, comme Pier One ou Mint&Berry (une marque allemande qui propose de trèèèèèès jolies choses) et de baver devant pas mal de fringues. D'autant que le site, malin, propose des articles similaires en fonction des vêtements qu'on regarde... une certaine idée de la sérendipité, en fait ;-)

     

    Bref, vous l'aurez compris, j'ai viré ma cuti, et je vais régulièrement jeter un coup d'oeil en fonction de mes envies/besoins du moment.

     

    Par exemple, là, dans ma quête de chaussures qui ne me tuent pas les pieds, j'hésite à craquer sur ces baskets Zign (encore une marque allemande):

     

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    (mais bon, est-ce que c'est pas un peu trop flash?)

     

    Et une petite vignette Facebook me donne très envie de réessayer des chemises, comme celle-ci par exemple:

     

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    Ou, dans mon obsession robes, du "classe" Esprit ou (mon chouchou) Mint&Berry:

     

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    robe mint&berry.jpg

    C'est sexy, hein?

     

    Les +:

    - livraison et retour gratuits (testé, c'est super facile et rapide)

    - bonne description des produits, accompagnée des avis des clientes ayant acheté le même article

    - Zalando.be a reçu un BeCommerce Award du meilleur commerce en ligne il y a quelques mois

     

    Bref, c'est plutôt un bon plan. Faut juste militer pour qu'ils arrêtent ces publicités (qui nous dépeignent comme des) idiotes.

     

     

    (Ce billet est sponsorisé, même si j'aurais fini par vous parler de Zalando sans ça :-) )

  • Hygge

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    J'ai une bonne nouvelle: je ne suis pas une imbécile! Bon, ça ne changera pas le cours de votre journée (sauf si vous êtes M. Léludemoncoeur, mais alors je ne vous vouvoyerais pas) (on s'égare, là), mais pour moi, ça veut dire beaucoup.

     

    Oui, si on en croit l'adage "ya que les imbéciles qui changent pas d'avis", je ne peux pas être étiquetée "imbécile irrécupérable".

     

    J'ai aimé Copenhague, cette fois. Elle avait prévu du soleil, une gay pride, des gens dans les parcs, Tivoli ouvert, des trains qui roulent et des musées facilement accessibles (et/ou gratuit), des cocktails pas chers (si! à Copenhague, oui!), des balades en bateau et tout et tout.

     

    En fait, plus j'y pense, plus je me dis que le week-end de Pâques à Copenhague est un peu l'équivalent de la case prison dans le Monopoly: c'est chiant et on se demande ce qu'on a fait pour mériter ça.

     

    Mais pour le reste, c'est juste extra. Je crois que je commence à comprendre ce qu'est le hygge, cette "agréabilité" que les Danois choient et recréent partout où ils peuvent.

     

    Je referai un billet plus détaillé avec mes coups de coeur un peu plus tard (je me rends compte qu'après les Smørrebrød que je vous ai déjà servis ici, j'ai fortement taillé dans le gras et la longueur de mes bafouilles, ces derniers temps...), mais en attendant, quelques photos!



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    Il ne sera pas dit qu'il n'y a plus de tartine sur ce blog!


     

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  • Douce comme fer

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    "Hiiiiiiii, regarde M. Léludemoncoeur! On voit l'Atomium!!"

     

    La première fois, il a levé un oeil de son bouquin.

     

    La deuxième, il a levé un sourcil perplexe, genre "ok, Al Zheimer, t'as déjà oublié que tu me l'as dit hier soir?"

     

    La troisième fois, il n'a plus bronché.

     

    Et pourtant, de la fenêtre de notre chambre, on voit l'Atomium (et de celle de la cage d'escalier, la Tour japonaise). J'ai beau la voir tous les jours, je ne m'en lasse pas.

     

    Je m'éclate à voir ses sphères briller sous le soleil, je m'émerveille de les voir lumineuses une fois la nuit tombée. Je souris de voir, les soirs de ferveur nationale, les spots du Stade Roi Baudouin éclairer le terrain et la piste.

     

    L'Atomium m'émeut comme une gosse, de jour comme de nuit. Elle est là, immuable, toujours présente à mes rendez-vous secrets avec elle. Et j'ai de la chance: si j'habitais chez les voisins, sans doute ne la verrais-je pas, masquée qu'elle serait par l'immeuble d'en face.

     

    L'Atomium, une des mille raisons pour lesquelles j'aime tellement notre chez-nous.

  • La chanson de la semaine

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    Maintes fois écoutée, parfois deux ou trois fois d'affilée, chantonnée sous la douche, partagée sur Facebook: il y a des signes qui ne trompent pas, Emeli Sande et Labyrinth ont sorti une putain de bonne chanson et, vous l'aurez compris, je ne m'en lasse pas.

     

    Alors cadeau du dimanche matin.

     

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  • Deuxième chance

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    Ceux qui lisent ce blog depuis longtemps (genre au moins un an) savent que:

     

    1. je suis un pigeon voyageur (dont beaucoup juste en rêve/lecture)

    2. je suis assez bon public pour les villes que je découvre

    3. mais que, bizarrement, je n'ai pas aimé Copenhague, alors que tout le monde ADOOOOOOOORE et que c'est trop beau et tout et tout.

     

    Depuis, j'ai vu l'excellente série danoise Borgen, que même si t'es chez toi, t'as encore l'impression d'être au boulot (ça cause de politique et de journalisme, en vraiment très très fort résumé). Ca m'a donné envie, un peu, de retourner voir cette démocratie sociale européenne.

     

    Et puis Massoeur n°2 m'a dit qu'elle y allait fin du mois et que elle, tu vois, la ville elle l'a déjà vue beaucoup et qu'y aller seule, ben bof. J'ai pris quelques semaines pour réfléchir, même si au fond, la décision était prise depuis le début (remember le point 1 ci-dessus) et bingo, je vais passer le week-end à Copenhague.

     

    Alors CPH, j'ai envie de te dire fais-toi belle, sors tes plus beaux atours, ton beau temps, tes gens et convainc-moi! J'arrive!

  • Chez nous, très à mon goût

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    Le bon plan dont je vais vous parler aujourd'hui suscite en moi un dilemme, un choix cornélien: car il s'agit du genre de petit bonheur qu'on a envie de partager, mais aussi de garder secret pour en profiter en tout égoïsme.

     

    Hier, j'ai découvert un adorable "resto éphémère", dans un endroit charmant situé au milieu d'autres trucs vachement moins charmants et typiques.

     

    Un Goût de chez nous fait la part belle aux produits belges et leur applique le régime des tapas pour qu'on puisse goûter "un peu de tout". C'est le genre d'endroit qui a tout pour plaire:

     

    Il est central et en même temps décalé: enfin, central à Evere, ce qui est pile nickel pour les habitants de l'est de la capitale (belge). Le resto a pris ses quartiers dans la ferme du Geuzenberg, une ferme du 19e spécialisée dans la culture du chicon. Le bâtiment se trouve juste derrière l'administration communale d'Evere, au milieu de tours à appartements comme la commune sait (trop) faire. On passe la grille et on est (presque) à la campagne, attablées (j'étais avec mon amie Bab's) dans l'herbe du jardin. Une vraie (parenthèse) quoi.

     

    Il est éphémère et sa cuisine aussi: ouvert début août, le restaurant devrait fermer en janvier 2015, quand la ferme fera l'objet de travaux de rénovation.

    Les suggestions aussi sont éphémères. La carte varie(ra) tous les mois, en fonction des produits de saison et des envies du chef et on sait qu'une carte qui évolue est en général un signe de qualité.

     

    Il permet d'être gourmand en restant (à peu près) raisonnable: Tout sur la courte carte donne envie de goûter. Les associations titillent la curiosité puis les papilles. On a envie de commander les tomates confites aux crevettes grises, les ravioles aux petits gris, le foie gras au spéculoos, le consommé de concombre et chips de jambon, les frites et leur mayonnaise maison, les salades, les chicon, les kirs aux sirops insolites, les bières de brasseries belges moins connues, les fromages en dessert et la glace au caramel salé et spéculoos. N'en jetez plus!

     

    La formule à 22 euros permet de tester les frites et leur délicieuse mayo, deux tapas (pour moi, le foie gras au spéculoos, brioche au raisin et crème brûlée aux griottes et le dos royal de cabillaud sur purée de la ferme et crevettes grises) et un dessert (la glace au caramel salé et éclats de spéculoos) en sortant bien repu et enchanté :-) Il faut juste se jurer de revenir pour tester le reste, mais ça, c'est pas très dur.

     

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    Le cabillaud aux crevettes

     

     

     

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    Le froie gras miam de miam

     

    Il offre des petits morceaux de grâce: quand la lumière naturelle décline et que la nuit prend le relais, le jardin s'allume. Spots, guirlande lumineuse, flambeaux, bougies sur les tables, on commence la digestion en douceur en soupirant d'aise.

     

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    Il permet des dialogues qui rassurent immédiatement:

    "Vous revoilà? Mais je vous ai déjà vu ce midi!"

    "Ben oui, mais c'était tellement bon que j'étais obligé de revenir avec des amis ce soir!"

     

     

    Un Goût de chez nous, c'est ouvert du mardi au vendredi midi et soir, et le samedi soir.

  • Mission sourire

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    Vous les connaissez: c'est la boulangère du coin, la caissière du supermarché d'à côté, un collègue qu'on croise dans le couloir. Ce qu'ils ont en commun? On dirait qu'on vient de leur annoncer un cancer en phase terminale. Ou le décès de leur grand-mère. Tous les jours de l'année.

     

    Une tête de quatre kilomètres, une attitude maussade, voire une vraie sensation que s'ils pouvaient être loin, très loin, genre aux Bahamas mais en tout cas pas là, pas loin de toi, ils signeraient un contrat avec le diable.

     

    La première fois, on sort du bref tête-à-tête avec eux un peu choqué, persuadé que décidément, la vie va bien mal, d'ailleurs le monde c'est moche et ça pue. Si on a une petite tendance à l'auto-dénigrement, on y ajoute une dose de remise en question mais-qu'est-ce-que-j'ai-dit-ou-fait-de-mal. Bref, l'humanité y gagne. Hum.

     

    Ensuite, on a le choix. On peut se préparer mentalement au "choc", afficher sa plus belle tête de bouledogue, sortir ses épaulettes de footballeur américain et aller au clash du cékikitirelepluslagueule. L'autre continuera à tirer la gueule, on se dira "ah! bah j'avais raison, t'as vu ce connard/cette grognasse, même pas fichu(e) d'être un peu agréable!". On claquera la prochaine porte un peu plus violemment -un peu trop- et puis on oubliera. Et on recommencera la fois suivante.

     

    On peut aussi mobiliser la moindre parcelle d'énergie positive, se coller un big smile qui grimpe jusqu'aux yeux et chantonner un "bon-jouuuuur/merciiiiii/et bonne journée à vous aussi! :-)" OK, ça ne marche pas du premier coup, il faut du temps, pour dérider la cancéreuse orpheline. Mais à force de croiser cette espèce étrangement sautillante, souriante et de bonne humeur, le glaçon va finir par fondre. Et sourire en retour, parfois. Voire répondre un "bonne journée aussi" qui aura un vrai goût de victoire.

     

    Testé et approuvé! :-)))))))

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