• Gourmande Slovénie

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    Rien que d'y repenser, j'en ai les papilles qui frétillent... La bouffe en Slovénie... Tout un programme! Petite revue chronologique des endroits testés.

     

    Gostilna Sokol: à notre arrivée en fin d'après-midi à Ljubljana, nous avons décidé de casser la croûte dans ce resto "typique" recommandé par le Lonely Planet. Déco rustique et feutrée, serveurs en habits "semi-traditionnels", musique slovène... et carte relativement chérotte. Soit. Les plats avaient "typiquement l'aspect de l'est", selon mon amie Bab's, c'est-à-dire un côté brunâtre dû à la sauce aux champignons, méga abondante, et pas super super sexy. Le tout rend correctement au goût, mais pas de quoi crier au génie.

     

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    Heureusement, il y a le vin, un Capris Merlot, de la coopérative Vinakoper, qui fait oublier bien des choses et adoucit bien des moeurs avec son côté un peu râpeux. Miam!

     

    Mention bien aussi à la Gibanica, dessert traditionnel slovène qui se compose de pommes, de ricotta et de pâte feuilletée (je crois) dressées façon millefeuille. Ca tient vachement bien au corps.

     

    Addition: une trentaine d'euros par personne. Ajoutons qu'il n'y avait pas de slovènes mis à part les serveurs et vous comprendrez que le Sokol, c'est -surtout- à réserver au manque d'inspiration. Vous crevez la dalle et de mal aux pieds en même temps, arrêtez-vous là. Vous avez encore l'énergie de faire quelques mètres, allez voir ailleurs.

     

    Strelec: le samedi plus que midi, au gré de nos pérégrinations, nous décidons de monter au château de Ljubljana (en funiculaire, pas folles, les guêpes) où se trouve, nous a-t-on dit, un très bon restaurant. Ni une ni deux, nous voilà installées dans le donjon duquel la vue sur Ljubljana est juste à 360 degrés ou presque. La déco est sobre, épurée, élégante, les serveurs portent une sorte de cotte de maille pour rester dans le thème. On pourrait s'attendre à une carte aux prix fous et puis en fait non. Le menu 4 services est à 34 euros, les plats à la carte vont de 12 à 16 ou 17 euros.

     

    Nous jetons notre dévolu sur du poulet et du filet de truite et là...

     

     

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    Une petite photo vaut mieux qu'un long discours...

     

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    On a juste envie d'applaudir tellement c'est bon, c'est fin, c'est plein de saveurs, bref, c'est gourmang, comme ils disent dans Top Chef. On aurait envie que ça ne s'arrête jamais, c'est pour ça qu'on prend un dessert, qui est au moins aussi pirement bon (ben quoi? je deviens lyrique, je sais) que le plat. Mon strudel avec sa glace au caramel est à pleurer de bonheur et mon amie Bab's ne dit plus rien devant son soufflé au chocolat accompagné de glace aux fruits rouges.

     

    Tu le vois le moment de bonheur parfait? D'autant que le vin blanc proposé par le serveur est à tomber par terre. Je tombe officiellement amoureuse du Sivi Tilia au bout de la troisième gorgée. D'ailleurs si quelqu'un connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui en importe... let me know.

     

    Addition: 26 euros par personne. Eh oui! bon, on n'a pas pris la bouteille (juste deux verres chacune), mais avouez que pour une vue de malade, une nourriture de malade et un vin de malade, c'est pas cher payé ;-)

     

    On a encore testé quelques bars à vins et autres cafés pour voir si leur vin était aussi bon. Le verre de blanc (bela, le premier mot qu'on ait compris :D ) est en moyenne à 2,90 euros, pas franchement de quoi se ruiner...

     

    Paninoteca+: Samedi soir, après avoir testé quelques bars, nous avons choisi ce petit endroit sans chichis où ils proposent des paninis, des sandwiches, des salades et des plats chauds. La salade est plus qu'abondante et franchement sympa, les raviolis faits maison sont plus chiches (le contraste entre les deux assiettes faisait un peu peine à voir), mais le service est nickel, la nourriture goûteuse et le vin très honorable aussi ;-)

     

    Addition: environ 10 euros par personne.

     

     

    Dimanche, direction la Côte, ses flots bleus et ses restos de poissons. Sauf qu'on n'a pas mangé de poisson là-bas...

     

    Istrska Klet Slavcek, à Koper: perso, j'ai renoncé à prononcer le nom entier du resto, minuscule endroit à la déco kitschissime et vieillotte. Il y a genre 4 tables, une serveuse et la cuisinière, la carte est proposée en 4 langues et, comme on est sur la Côte, ils sont bilingues slovène-italien. Bon plan! D'ailleurs, le menu fonctionne à l'italienne, avec les contorni pour accompagner ton primo piatto.

     

    On a toutes les deux choisi de prendre le plat de saucisse (deux saucisses, avec de la moutarde) et un plat de pommes-de-terre et un plat de salade pour deux. Plats simples mais savoureux et juste ce qu'il faut pour être d'attaque pour l'après-midi.

     

    Addition: environ 10 euros par personne.

     

    Mentionnons aussi le Café Teater, à Piran, là où nous avons lézardé une partie de l'après-midi pour profiter des premiers vrais rayons printaniers (enfin, quand on arrivait à se protéger du vent). Deux fauteuils hyper confort face à la mer, un verre de bela (ça veut dire blanc, vous suivez toujours?) puis un cocktail tranquillou, un staff super sympa, il semblerait que ce soit LE spot de la jeunesse piranaise (?) et c'est pas étonnant.

     

    Ribca: avant de reprendre le chemin de l'aéroport (snif, déjà), nous nous sommes arrêtées dans un des restos de poisson les plus prisés de Ljubljana. Sa situation est idéale, en face du marché, sous les colonnades dessinées par Joze Plecnik (aaaah! Plecnik!), juste au bord de la Ljubljanica. L'entrée est discrète, il ne faut pas la manquer, mais une fois dans le resto, pas de doute, ici, on sert du poisson.

     

    Le temps d'une salade au saumon fumé avec un double verre de blanc (la serveuse parlait à peu près uniquement le slovène et a mal interprété nos "2" répétés avec insistance, mais soit), on profite de cette petite salle lumineuse où quasi tout le monde est slovène (c'est quand même mieux) avant de recevoir l'addition.

     

    Addition: 9,5 euros par personne, avec le "double verre de vin blanc" à... 2 euros! Youhouuu!

     

    On mentionnera encore les excellllllentes glaces. Bah oui, la Slovénie est proche de l'Italie, les glaces sont à l'avenant (mais on ne les sert pas à la spatule). A Piran, on a même eu la surprise d'un "alsteblieft" ("s'il-te-plaît", en néerlandais) et d'un "dankjewel" ("merci") quand le serveur a appris qu'on venait de Belgique.

     

    Vous l'aurez compris, si vous aimez la bonne bouffe pas trop chère, et le bon vin sympa aussi, la Slovénie est certainement une destination à recommander.

  • Vieille conne

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    Hier, pour la première fois depuis longtemps, je me suis rendue à l'université où j'ai fait mes "premières études". La faute à la bibliothèque de ma nouvelle "alma mater" qui n'a pas toutes les publications dont j'ai besoin et à ce scrogneugneu de travail que je tarde à commencer...

     

    J'ai décidé de tenter ma chance et de laisser ma voiture dans l'avenue où j'habitais à l'époque. C'est résidentiel et calme, et je me doutais qu'en période de vacances, je ne devrais pas tourner des heures pour trouver une place de parking. Bingo!

     

    Ca me donne l'occasion de passer devant le bâtiment universitaire où j'ai koté (le kot étant une chambre d'étudiant, pour les Français ;-) ) pendant quatre ans. On me l'a dit, je peux le vérifier de mes propres yeux: le bâtiment est en travaux (et donc inaccessible à la location). A mon époque (bouh!), la rumeur "l'an prochain, de toutes façons, ils vont raser les Courses (le nom du bâtiment) et reconstruire quelque chose de moderne" revenait comme un monstre du Loch Ness serpentant dans les couloirs vieillis, sur la moquette fatiguée. On finissait par en rire. Ouais ouais, c'est ça.

     

    2013, nous y voilà. On a changé les châssis, on renforce l'isolation, ça s'affaire, c'est pas du luxe. En face, les sublimes appartements qui nous faisaient baver ("un jour, j'aurai un appart comme ça!") et nous motivaient à prendre l'ascenseur social ont super mal vieilli. Les façades crème ont noirci et il n'est plus possible d'aller vérifier au 9e étage qu'en face, le mobilier est toujours de bon goût et d'un luxe discret. Tant pis.

     

    Les abords de l'université aussi ont changé. Adieu le parc arboré où les étudiants lézardaient dès les premiers rayons printaniers, place au bâtiment moderniste qui abrite la Solvay Business School. A côté, le bâtiment qui accueille LE grand auditoire de l'unif, celui où on parquait accueillait les grosses sections genre journalisme, semble ridiculement riquiqui.

     

    C'est là que l'évidence m'a frappée: l'université où Massoeur n°5 termine ses études n'est plus tout à fait celle que j'ai connue. Ses repères ne sont pas tout à fait les miens. Je me suis dit que j'étais sans doute définitivement passée dans la catégorie des "vieux cons".

     

    (et puis j'ai pu tester la désorganisation, le manque de moyens et d'infrastructures informatiques de la bibliothèque et j'ai été rassurée ^^)

  • Le pays facile à vivre

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    Amis stressés, burn-outés, maraboutés, speedés et surmenés, si j'ai un conseil à vous donner: filez en Slovénie! :-)

     

    Je vous l'ai dit vendredi, je suis partie vers l'inconnu, fermement décidée à me laisser porter, sans programme précis si ce n'est les horaires de l'avion. Je ne savais rien de Ljubljana, je suis même retourner vérifier qu'ils avaient bien l'euro comme monnaie. Je savais juste qu'on n'annonçait pas du temps terrible terrible. Tant pis.

     

    Au final, ça a été un vrai break. Ljubljana est une petite ville et ses beautés architecturales se concentrent dans un périmètre relativement restreint, qu'on peut parcourir à l'aise à pied sans devoir se dépêcher pour être sûr de tout voir.

     

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    Le centre ville est en bonne partie piétonnier et même les artères  où les voitures sont admises sont assez calmes. Pas d'embouteillages, pas de klaxons, pas d'énervement. Ici, tout semble se dérouler sereinement. Résultat: on flâne, on garde le nez en l'air, on ne se tracasse de rien. Et on profite des jolies couleurs des immeubles, des ruelles pavées, des bords de la Ljubljanica, la rivière qui traverse la ville. On s'arrête aux échoppes du marché, on goûte le silence. Car oui, en pleine ville, il y a moyen d'apprécier le silence.

     

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    Ce n'est pas propre à Ljubljana: comme la ville est décidément assez petite, nous avons aussi choisi de pousser une pointe jusqu'à la côte slovène. Là, dans les ruelles de Koper ou face à la mer à Piran, on croit rêver. Pas un bruit intempestif, pas un cri, pas un klaxon. C'est le silence et la mer. Les charmes de l'Italie sans la frénésie latine.

     

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    J'avoue, je suis presque triste d'avoir dû sortir de ce cocon en coton pour retomber dans la folie des obligations, des factures, de l'étude et du cerveau qui va à cent mille à l'heure.

     

    Reste un peu de vin slovène pour prolonger la magie...

  • Springbreak

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    T'as vu comment j'utilise des mots trop hype? (ouais, avant ya deux semaines et les premières bandes annonces fluos pour le film Springbreaker, le Belge moyen n'avait jamais entendu parler de cette coutume étrange qui veut que les (grands) ados se saoulent la gueule-and-much-more pendant les vacances de Pâques, aux Stéééétse) (bref)

     

    Dans quelques heures, je m'envole pour la Slovénie, faire mon springbreak à moi avec mon amie Bab's. Un peu comme on avait fait à Copenhague l'an dernier, ou en Suède ya deux ans. Petit à petit, ça devient une tradition, ces citytrips entre filles :-)

     

    Quoi? Non, on ne va pas se saouler la gueule-and-much-more. Ce qu'on va faire? A vrai dire, je n'en sais rien. Vu que j'ai répondu "oui" à la question "est-ce que tu aimes danser?", je subodorre qu'il y aura quelque chose du genre. Je soupçonne aussi des séances de spa, vu que l'hôtel propose l'accès gratuit au sien (hiiiii!). Il y aura sans doute aussi du tourisme (bah oui, sinon, autant aller aux thermes ici à Bruxelles, hein!), des découvertes culinaires et architecturales, mais pour le reste, surprise! La folie des dernières semaines ne m'a pas vraiment laissé l'occasion de faire des recherches ou de planifier quoi que ce soit.

     

    Et finalement, c'est peut-être mieux comme ça. Je pars les mains dans les poches, et un minuscule sac eastpack au dos. Ce week-end, je me laisse porter, et je lâche prise. Un vrai springbreak, en somme.

     

     

  • Ne le dites pas à M. Léludemoncoeur...

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    Mais je ne suis pas loin de lui rendre grâce de n'avoir pas cédé à mon aspiration romantique de la "maison pleine de potentiel (moyennant 3 ans et 50.000 euros de travaux)".

     

    QUOI?! un revirement total par rapport à nos recherches?! Oui, bé depuis, j'ai fait de la peinture. Et poncé des planchers. Et huilé lesdits planchers. Et beaucoup stressé. Est-ce qu'on fait bien? Est-ce que c'est comme ça qu'on doit faire? Est-ce que ça gardera cette forme/couleur/patine-là?

     

    Je vous passe les épisodes "aïe mon dos", "aïe mon genou - le retour" et "kof kof b*rdel de m*rde cette p*tain de poussière de bois". Les dimanches après-midi à se dire "rhaaaa, mais j'ai rien de mieux à faire que de faire des travaux?!". Oui, la grosse remise en question. Et petit à petit, la prise de conscience: et bien p*tain (oui, ça a légèrement tendance à me rendre vulgaire, ces aprèm bricolage), heureusement qu'on ne fait que des mini travaux d'embellissement! Qu'il ne fallait pas "abattre cette cloison afin de faire pénétrer cette mâââââgnifique lumière" ou "refaire cette superbe électricité pour ne pas se faire griller comme des vieilles saucisses" ou encore "placer nous-mêmes cette cuisine Schmörrebrød en kit oùsqu'il manquera d'office au moins une vis".

     

    Oui, notre chez-nous aurait très bien pu se passer de notre intervention (nos rétines, par contre, nous savent gré d'avoir viré ce bleu layette pétant de la chambre).

     

    Et un jour, nous arriverons à raconter en rigolant ce dimanche passé dans un nuage de poussière parce qu'on n'avait pas remarqué ce petit sac, à côté de la ponceuse, dans la voiture, qui contenait en fait... le sac à poussière. (on me signale dans l'oreillette qu'on en rit déjà)

     

    Et un jour, bientôt, nous pourrons surtout dire "c'est moi qui ai fait ça!".

     

    Nous aurons imprimé notre patte - certes un peu boiteuse - dans ce chez-nous à nous.