• Trente ans et des petits galets

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    "Ca représente quoi, pour toi, d'avoir trente ans?"

     

    Cette question m'a cueillie à froid et m'a laissée bouche bée. Enfin, à froid, si on peut qualifier comme ça le bouillonnement d'émotions ressenties pêle-mêle lorsque j'ai aperçu, cachés dans la cuisine, ma famille venue subrepticement me faire ma fête -on n'a pas tous les jours trente ans. Entre les larmes et le rire, entre l'étonnement, la gêne (tout ça pour moi?) et le ravissement, une coupe de champagne à la main, j'essayais de trouver une réponse à cette question. Oui, trente ans, ça représente quoi?

     

    Pour être honnête, pas grand chose. Tout simplement parce que ça reste à construire, ça reste à remplir, à dessiner, à sculpter. Je n'en attends rien d'autre que continuer à bien me porter, à m'améliorer, à savourer, à être entourée de gens bien et que j'aime. Le reste viendra en bonus, je le sais.

     

    J'ai depuis longtemps laissé tomber la vision stéréotypée des trentenaires qui devait être la mienne quand j'étais gamine: ce cap où d'office tu aurais déjà fait "tous tes enfants", où tout serait déjà réglé comme du papier à musique. S'il y a bien une chose que j'ai apprise ces dernières années (semaines?), c'est qu'on ne peut pas tout contrôler et que mieux vaut donc s'en accomoder.

     

    Néanmoins, quand je regarde dans le rétroviseur cette décennie qui s'est achevée, je vois quelques jolis galets: j'ai réussi les études que je voulais, je suis devenue ce que je rêvais d'être, petite fille, j'ai acheté la voiture que j'adorais quand j'étais ado, je suis parvenue à établir une relation équilibrée et heureuse avec M. Léludemoncoeur, j'ai progressé sur le chemin de l'amitié, et, hum, j'ai repris d'autres études qui m'intéressaient :-)

     

    Après avoir déroulé tout ceci, je ne sais toujours pas ce que représente pour moi le fait d'avoir trente ans. J'espère juste que c'est un chemin sur lequel on sème -on s'aime- des petits galets. Pour qu'à 40 ans, sur un blog ou ailleurs, on puisse se retourner et être content de ce qu'on voit.

  • Rien n'a vraiment changé, rien n'est vraiment pareil

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    Aujourd'hui, ça fait presque deux mois -deux mois!!!- que je n'ai plus rien écrit ici. Plus rien publié, à vrai dire, parce qu'il doit y avoir une note en chantier, pas tout à fait aboutie.

     

     

     

    Deux mois, c'est pas grand chose à l'échelle d'une vie, et c'est beaucoup à la fois. Quand je me retourne sur ces huit semaines, je dois caser quatre semaines de blocus-hibernation saupoudrées de quelques "respirations" au travail.

     

     

     

    J'ai passé le cap des trente ans de la même façon qu'à vingt, coincée entre deux examens, collée devant Roland-Garros avec mon cours et mon nouveau bébé New iPad sur les genoux - Merci M. Léludemoncoeur! J'ai beaucoup ri, beaucoup pleuré, beaucoup été enchantée.

     

     

     

    J'ai dû gérer la fatigue de l'année, tombée, m'a-t-il semblé, sur mes épaules à la mi-juin, et puis une hospitalisation de quelques jours pour M. Léludemoncoeur et des petits tracas administratifs pour ajouter encore une petite larmichette de drame à une situation déjà passablement "hollywoodable".

     

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    Même que je me levais tellement tôt que je pouvais photographier tous les levers de soleil...

     

     

    Je vais pas vous la jouer Cosette, hein, mais laissez-moi quelques billets pour affûter ma plume. J'ai appelé le rémouleur, elle ne devrait plus tarder à redevenir piquante.

     

     

     

    Mais là, j'avais juste envie de vous dire que je suis vivante, incroyablement vivante. J'ai des millions de choses à rattraper, j'en ai aussi savouré intensément. C'est difficile à décrire, c'est peut-être pour ça que je n'ai rien publié ici. Les mots ne viennent pas. L'année, elle, est réussie, et plutôt bien.

     

    Alors promis, je reviens. On a trois mois pour renouer.

     

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    La matière ingurgitée pendant la session de juin ;-)