• La grande souffrance de William et Kate

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    (titre racoleur et qui extrapole sur base des imbécillités que j'ai lues, voilà)

     

    Aujourd'hui, ça fait pile un an qu'on s'est scotchées devant nos télés pour dire adieu à un de nos fantasmes d'ado: non, nous ne deviendrions jamais reine d'Angleterre au bras du prince William (bon, depuis l'adolescence, on a déjà pu voir que sa calvitie n'allait pas dans le bon sens). La jolie Kate lui avait dit yes, ç'en était fini des rêves de diamants (pour nous), on pouvait commencer vraiment à jalouser son style et se jeter sur les pantalons corail à chaque virée londonienne.

     

    Aujourd'hui, donc, ça fait un an tout pile qu'ils sont mariés. C'est cool, ils ont pas encore divorcé, ni tapé un scandale du tonnerre de dieu (la génération précédente était plus rock 'n roll, pour ça...). Elle est belle, ils sont amoureux. "Seule ombre au tableau: pas de bébé", nous disent certains journaux, ou leur site internet.

     

    L'an dernier, j'avais grincé des dents contre cette conception du mariage qui voulait qu'une union (sacrée, ça va de soi) serve nécessairement à "porter ses fruits", c'est-à-dire à faire des gosses (ou bien à passer dans un régime fiscal plus avantageux?). Et que les prêtres insistent lourdement là-dessus (sur les gosses, hein, pas sur le régime fiscal avantageux). Et voilà qu'un an plus tard, ce sont les journalistes qui reprennent ça comme une ritournelle! Des FEMMES journalistes!

     

    On relaie même des propos d'un biographe pompeux d'un commentateur royal:

     

    "Kate, à 30 ans, voudra à coup sûr fonder une famille aussitôt que possible. Elle est avec William depuis huit ans et est à l'évidence amoureuse de lui."

     

    Oui, rien que ça! Bon, ça n'est sans doute pas venu à l'esprit du monsieur qu'après s'être battue huit ans pour s'assurer que William ferait bien sa vie avec elle, Kate avait peut-être envie de souffler un peu et de profiter d'une vie de couple enfin "sereine".

     

    Ni qu'en un an, elle a dû gérer une nouvelle vie publique, des "tournées" un peu partout, un mari parti pendant 6 semaines faire de la musculation britannique aux Malouines, découvrir sa nouvelle fonction, participer aux festivités du Jubilé de la Reine. Et que c'est pas fini! Toute l'année 2012, ils seront mis à contribution en allant visiter des pays exotiques qui font toujours partie du Commonwealth. T'aurais vraiment envie de flanquer un bébé dans l'équation, toi?

     

    Oui, mais en n'étant pas enceinte dans la première année, Kate rompt avec une "tradition de 200 ans". Bon, ben ptêtre qu'elle est la première, en 200 ans, à bénéficier de la pilule contraceptive? On a suffisamment glosé sur le fait que Diana était arrivée vierge à son mariage, peut-être qu'on ne lui avait pas expliqué qu'il y avait des moyens de pas tomber enceinte tissouite tissouite.

     

    Bon, à la décharge de ces commentateurs (et des journalistes, soyons gentils), Kate a poussé la porte d'un système basé sur la reproduction. Mais faut pas exagérer! Les membres de la famille ne sont pas frappés d'un mal mystérieux qui les fait systématiquement mourir à 37 ans et qui les obligerait à se marier ultra jeunes pour assurer un minimum de descendance! Au contraire, même: quand on voit que la Queen Mum a résisté plus de cent ans, que la reine Elizabeth est bien partie pour lui ressembler, que le prince Charles, à passé 65 ans, est toujours prince héritier, on se rend bien compte que les jeunes ont encore le temps. Et que s'ils veulent profiter un petit peu de leur vie de couple en jeunes modernes avant de devenir de jeunes parents modernes, ben ils ont largement le temps.

     

    Si on pouvait arrêter de véhiculer des clichés débiles (pas d'enfant dans la première année, catastrophe!), tout le monde s'en porterait mieux. A commencer par les femmes mariées depuis plusieurs années et qui, peut-être, pleurent en cachette dans leur salle de bain parce que "ça marche pas".

  • Le défi pas vraiment réussi de ELLE Belgique

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    Souvenez-vous, il y a deux mois, j'ai eu un coup au coeur, suivi d'un coup de sang transformé en coup de gueule sur le blog. Après quelques jours de bad buzz (c'est comme ça qu'on dit, maintenant, pour "contre-publicité"), la rédactrice en chef de ELLE Belgique avait pris le temps de répondre à mon billet en promettant, pour le numéro de mai, un shooting spécial "petits prix" basé sur des pièces shoppées chez Zeeman et autres Petits Riens.

     

    Mai, c'est maintenant, ou presque. Et le numéro de mai est effectivement en rayon. Chose promise chose due, on annonce la couleur dès la couverture:

     

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    Ah! C'est là!

     

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    Mais dès la première page du shooting, ça annonce la couleur: un top Les Filles à Papa (dont on voit un bout sur la photo ci-dessus) à 177 euros et des chaîne et pendentifs dont on ne met pas le prix (en langage magazine de mode, ça veut dire "c'est tellement cher que si on met le prix ça fera vulgaire"). Bon. Et avec ça, ya pas de "bas", donc j'imagine que la madame se balade en culotte Zeeman (pour rester dans le thème de départ).

     

    Le reste est à l'avenant: les douze looks s'affichent à des prix allant de 23,9 euros (mais on a juste le haut, pas de chaussures ni de pantalon/short/jupe) à... 717,94 euros. Evidemment, dans ce look-là, il y a beaucoup d'accessoires, bracelets en python ou en teck dont on pourrait se délester pour alléger la facture. Mais le look propose aussi un charmant bandeau (oui, un truc qui ne couvre que la poitrine, qui le teste pour aller au boulot?) pour 175 euros et un bracelet sans référence de prix.

     

    Un autre look, à 573,85 euros, omet les chaussures et propose quatre "produits" sans référence de prix.

     

    J'ai calculé le prix total de chaque look "mode petits prix". Seuls deux sont en-dessous de 100 euros, et encore, c'est parce qu'ils ne sont pas complets. Cinq restent sous la limite de 200 euros, mais aucun ne propose un ensemble (une entité globale) qu'on pourrait porter au boulot ou à un barbecue avec des amis. On en revient à ce que je disais dans le billet précédent: pour le reste, on se balade en culotte parce qu'on a explosé le budget "trendy pieces".

     

    L'intention de départ était sans doute louable. Et le magazine a également un "rang" à tenir. Après tout, si on veut de la girl next door (flamande), on n'a qu'à acheter Flair, n'est-ce pas? Je ne suis pas d'accord. Je reste persuadée qu'il y a moyen, tout à fait moyen de proposer une mode chic et pas cheap en allant chiner dans des enseignes pas cher. La tentative avec H&M part dans le bon sens, mais s'arrête avant même d'avoir atteint l'avion vers Zanzibar (l'endroit où a été réalisé le shooting "petits prix").

     

    En fait, me disais-je après un brin de réflexion, ELLE trébuche là où les blogueuses mode réussissent (souvent). Ce sont aussi des girls next door, souvent bien plus proches de nos morphologies que les mannequins maigrissimes qui s'étalent à longueur de mag'. Les blogueuses nous donnent une idée plus réelle de ce que donnerait un vêtement sur nous. Elles trouvent les trucs et astuces pour trouver le vêtement qui-ressemble-trop-à-la-it-pièce-de-machin-brol et partagent leurs bons plans réduction sur les sites internet. On s'entend: je vois mal comment un mensuel pourrait proposer des bons plans comme ça, hein. Ca demande une certaine réactivité pour laquelle internet est sans doute l'outil idéal. Mais l'idée est là.

     

    Alors oui, c'est bien de mettre en avant des créateurs belges, comme Les Filles à Papa. C'est génial, même, de les aider en leur donnant une visibilité. Mais pitié, quand on dit "petits prix", parlons vraiment de "petits prix". C'est pas une maladie honteuse. Ca permet juste de développer son sens de la débrouille et son imagination. Et ça, ça n'a pas de prix.

     

    (pour le reste, of course, ya Mastercard)

  • Citytrip à Copenhague: le chaud et surtout le froid

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    Le temps contrasté, tendance pluie dégueulasse, a sans doute joué dans l'impression mitigée que nous a faite Copenhague. Même si, comme me le rappelait judicieusement mon amie Bab's, la pluie ne nous avait pas épargnées lors de notre combo Stockholm-Göteborg l'an dernier, j'ai l'impression que ça a quand même joué (ça plus la fermeture des magasins/musées, ça nous a un peu cloîtrées à l'auberge à certains moments).

     

    On a eu de la drache (pluie battante, ami(e)s français(es)): Dès le premier jour, soyons prevénues: attention, temps de merde. Ca tombe bien, nous réjouissons-nous: nous avons entendu parler du Louisiana Museum, un peu au nord de la ville. En une heure, on rejoint ce musée d'art moderne ouvert sur la mer. Cerise sur le gateau, on peut y manger un bout et c'est ouvert jusqu'à 22h!

     

    Ni une ni deux, nous voilà à la gare de Copenhague à chercher désespérément le train pour Humlebaek (je ne sais toujours pas comment ça se prononce...). De guerre lasse, je vais au bureau d'information, où la madame me tend sans un mot un petit papier avec trois lignes: "take the train to X. Take the bus to Machin. Take the train".

     

    Au départ -innocentes que nous sommes!- nous pensons que peut-être, il s'agit de trois façons différentes de rejoindre Humlebaek (à vos souhaits!). Mais en fait, non! Il faut donc bien prendre ET un train, ET un bus, ET un autre train. Pour cause de travaux sur la ligne directe. Mais ça, la madame ne me l'a pas expliqué. Et tout le reste est en danois, tire ton plan avec ça! 

     

    Durée du trajet: une heure et demie environ. Gentiment et tranquillement. Arrivées à la gare d'Humlebaek (à vos amours!), nous constatons que la pluie a redoublé d'intensité, et les lunettes de soleil que j'ai délibérément préférées à mon parapluie dans un élan d'optimisme ne me sont bien sûr d'aucun secours.

     

    Une fois devant la porte du musée, vers 17h40 (parties de Copenhague à 16h, pour vous donner une idée), nous croyons à la blague de l'année: en raison du Vendredi Saint, le musée ferme... à 18h! Trempées et catastrophées, nous allons quérir confirmation à l'intérieur. Devant nos mines déconfites -"quoi? la cafétéria aussi ferme à 18h??"-, la fille de l'accueil, prise de pitié, nous propose de "vite faire un tour, for free, avant que le musée ne ferme".

     

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    Coucou la mer! (ceci est une oeuvre d'art)

     

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    Coucou Giacometti!

     

     

    Effectivement, ça vaut le détour. Effectivement, les collections semblent magnifiques. Effectivement, la vue sur la mer est à tomber à la renverse (heureusement qu'il y a des fenêtres huhu), effectivement, la cafèt' est magnifique, cosy et tout et tout, et on y resterait bien au coin du feu ouvert pour profiter de la douceur danoise... mais non!  Boum, il est déjà quasi 18h, temps pour nous de retourner sous la drache vers la gare et puis -en une heure et demie- vers Copenhague...

     

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    Je like! (si si! c'est de l'art!)

     

    Le point positif de ce trip vers Humlebaek (décidément...), c'est qu'on a pu baver devant les maisons ouvrant directement sur la mer.

     

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    C'est joli, quand même... :-)

     

    Le point négatif, c'est euh... à peu près tout le reste? Mais surtout la frustration d'être face à un musée magnifique et de ne pouvoir qu'en voir la surface...

     

    On a eu de la neige: samedi, au ptit déj, on se prépare pour visiter Copenhague à pattes. Le coup d'oeil à l'extérieur pour voir le temps, ça fait aussi partie de la préparation, et là... "Arghl, mais il neige??? M'enfin, on est le 6 avril?!?!"

     

    Eh oui! A Copenhague, il peut neiger le 6 avril, et de la neige que tu te dis pas que c'est l'ambiance de Noël! Non, un truc qui s'accompagne de vent bien fort, ce qui t'empêche très vite de lever un minimum le nez, sous peine d'être aveuglée. Pas méga pratique pour le tourisme, il faut bien le dire...

     

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    Coucou la neige!

     

    Enfin... la neige m'a permis de ramener le seul truc pas cher de mon week-end: un énooooorme bleu sur la fesse gauche, résultat d'une mésentente entre les semelles en caoutchouc de mes Converse neuves et un escalier de pierre (un jour, il faudra que je vous raconte mes histoires d'amour avec les escaliers...).

     

    On a aussi eu du soleil: un peu, mais toujours avec du froid. Heureusement, ça a permis de prendre une jolie photo de la Petite Sirène...

     

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    Coucou la Ptite Sirène!

     

    On a re-eu de la pluie, et là, je crois que ça nous a achevées. On a tenté le Centre du Design danois parce qu'on avait lu qu'il proposait une expo sur les plus belles robes de la reine Margrethe. On a dû revenir, parce que ça ouvrait plus tard, lundi de Pâques oblige. On a vu une drôle d'expo, mais pas de robes de la reine. (note un peu plus tard: en faisant des recherches sur internet, je vois qu'il y a un Centre du design ET un musée du design... aaaaarf!)

     

    J'ajouterais à cela, enfin, une certaine froideur dans les contacts avec les Danois. Rien grand chose au-delà de la politesse de base, il a fallu attendre le dernier jour pour que quelqu'un, dans un café, nous propose spontanément de l'aide pour déchiffrer le menu, uniquement disponible en danois. Impossible pour nous d'apprendre quelques rudiments de la langue (au moins savoir comment se prononcent certains sons... Humlebaek, au hasard? ;-) ), de parler de la vie à Copenhague, de l'égalité hommes-femmes, de la politique, de la présidence danoise de l'Union européenne, du modèle social. Ou d'un seul de ces sujets.

     

    Peut-être que ça vaudrait la peine d'y retourner, de ne pas rester sur cette forme de rebuffade. Mais en attendant d'en avoir envie, on ira voir ailleurs.

  • Citytrip à Copenhague: Et soudain, la Suède

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    On l'avait prévue avant même notre arrivée à Copenhague, cette petite fuite vers la Suède.

     

    "Dis, pas loin de Copenhague, il y a le pont qui relie le Danemark et la Suède et qui a été construit grâce à des fonds européens. Tu veux bien qu'on y aille, je rêve de l'emprunter!"

     

    Mon amie Bab's est une chic fille: elle a des rêves accessibles, genre 105 couronnes danoises pour aller jusqu'à Malmö. Pas comme moi, qui rêvais d'aller tester le Noma, le meilleur resto du monde, à environ 210 euros le repas (20 services, quand même), vins non compris. Heureusement, c'était déjà largement complet quand j'ai eu cette idée folle, donc on s'est contentées du pont Øresund à 105 couronnes la traversée en train.

     

    Bon évidemment, du coup, on n'a pas vraiment vu le pont, vu qu'on était dessus. Ou plutôt dessous, vu que le pont est à "double étage", l'étage supérieur pour les voitures et l'inférieur pour les trains. C'est cependant bien agréable, cette petite balade au-dessus du bras de mer.

     

    "Nästa station: Malmö!" En passant la frontière, nous avons directement retrouvé nos repères, une langue un peu plus compréhensible et une certaine joie d'être de retour. A Malmö, on retrouve (enfin) du soleil, même si le vent froid continue à jouer avec nos cheveux et nous piquer les yeux.

     

    A Malmö, il y a de grandes places avec des bancs, des endroits où se poser un peu, admirer des oeufs de Pâques géants décorés par des associations, profiter du calme de la matinée du dimanche de Pâques. Nous traversons une partie de la ville et trouvons refuge dans un des rares endroits ouverts: le Konsthall de Malmö, le musée d'arts contemporains. C'est ouvert, c'est gratuit, c'est une architecture ultra moderne vu de l'extérieur et un aménagement tout scandinave (murs blancs et plancher brut) à l'intérieur.

     

    Les oeuvres? Très contemporaines: certaines conceptuelles au point d'être farfelues, certaines fascinantes. Vraiment une chouette découverte. Et encore plus quand je découvre que le Konsthall travaille, pour une des expos, avec le centre d'arts Wiel's à Bruxelles ;-)

     

    C'est un peu plus tard, alors que nous remontions une avenue qui me faisait penser à Göteborg, que j'ai lâché dans un soupir:

     

    "Je... je crois que j'ai une légère préférence pour la Suède..."

     

    "Légère? Moi, je préfère cent fois!!"

     

    Voilà comment nous avons fait notre coming-out suédois, très vite confirmé par la bibliothèque de la ville, majestueuse, absolument superbe et impressionnante, puis par le parc, dans le plus pur style découvert à Stockholm. Le genre agréable, familles-friendly, bien agencé, couvert de tapis de fleurs bleues égayant par touches le vert pâle d'ensemble. On y a repéré des colonies de bernaches du Canada, sans doute revenues de migration, et puis un potager de ville, comme nous avions testé à Stockholm aussi. Possibilité de se sustenter sur place, avec les produits "du jardin".

     

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    Ensuite, nous sommes revenues vers la "vieille ville", entrelac de ruelles pavées bordées de maisons colorées, pour aboutir sur la "Lilla Torget", la "Petite Place" entourée de cafés et de restos en tous genres où les gens venaient bruncher en terrasse (!!) en se réchauffant sous des plaids.

     

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    Nous, nous avons opté pour un brunch poisson dans un resto un peu à l'écart de la place mais qui, nous sommes-nous rendu compte un peu plus tard, était chaleureusement recommandé dans le guide de voyage bien connu des routards ;-) Une rigueur toute scandinave (refoulées à 12h40 parce que "ça n'ouvre qu'à 13h, désolé") mais des produits à tomber par terre (coucou les huîtres! coucou le saumon présenté de deux façons!), pour une petite vingtaine d'euros par personne, on dit un grand OUI!!

     

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    Enchantées par cette incursion en Suède, nous avons toutes les deux du mal à imaginer rentrer tout de suite à Copenhague. Il est 14h, on a envie de prolonger la magie. Notre décision est prise: on continue vers le nord et Lund, la ville universitaire à quinze minutes en train de Malmö. Là aussi, une mignonne petite ville, vidée de ses étudiants par ces maudits congés de Pâques, sans doute, mais où il semble faire bon vivre et se promener. En une heure on arpente les ruelles médiévales avant de se rendre à l'évidence: il va bien falloir repartir au Danemark...  Sans doute y aurait-il eu moyen de traîner un peu plus, s'il avait fait quelques degrés de plus pour se poser dans un parc, ou si on n'avait pas été un dimanche de Pâques qui fermait tous les magasins.

     

    Cette petite pointe dans le sud de la Suède nous a permis aussi de découvrir une grande tendance déco de Pâques: les branches d'arbre décorées de plumes multicolores, comme si des armées de poussins teints s'étaient crashés à dessein sur des brindilles. Frais et coloré!

  • Citytrip à Copenhague: le début des aventures

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    Contrairement à ce qu'on pourrait croire au silence de ce blog, je suis revenue du Danemark. NON, je n'ai pas été détournée du droit chemin par un Danois grand, athlétique, austère et en short qui m'aurait proposé de faire plein de petits Vikings aux yeux bleus et aux cheveux blonds. Si je ne me suis pas précipitée sur mon clavier (deux semaines, c'est rien de le dire...) pour vous annoncer tout de go "il FAUT que je vous raconte!" en battant des mains, c'est parce que je suis restée sceptique.

     

    Ca ne m'est pas arrivé souvent de sortir de l'aéroport à Bruxelles en me disant: "Bon, ça, ok, c'est fait, n'en parlons plus". Mais of course, il y a des choses à raconter, à partager, sauf que c'est moins enchanteur qu'ailleurs.

     

    Commençons donc par le début: les transports (vers Copenhague), le logement et l'ambiance générale.

     

    Aller à Copenhague, de Bruxelles, c'est super facile et rapide: une heure et demie d'avion, montre en main et récupération du bagage compris, c'est vraiment pas grand chose. Comme c'est "pas loin", la compagnie aérienne belge Brussels Airlines fait même l'aller-retour 5 fois par jour pendant la saison d'été, ce qui laisse largement de quoi moduler ses plages d'arrivée et de départ. arrivée tôt le matin/départ tard le soir, arrivée un peu moins tôt/départ toujours tard, arrivée tard/départ tôt


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    L'aéroport de Copenhague Kastrup (oui, dès l'arrivée, les noms bizarres apparaissent...) est en outre situé vraiment tout tout près de la ville: en 15 minutes de train on est à la gare centrale de København. Tränkil (euh, pardon, tranquille)! Toutes les fois -bon, yen a pas eu dix mille, mais quand même quelques-unes- où on a pris des métros, trains régionaux ou intercity, on s'est esbaubies* de l'efficacité, la presque-ponctualité, la modernité et la propreté des transports publics. Vraiment, rien à redire à ce niveau-là. Ah si, une chose: pourquoi c'est pas comme ça chez nous?

     

    Le deuxième truc qu'on regarde/booke/teste en arrivant dans une ville, c'est l'endroit où on va dormir. Fidèle à sa réputation de ville la plus chère d'Europe (ou à peu près), Copenhague est un défi pour les budgets réduits. Nous, comme d'hab, on avait choisi une auberge de jeunesse, au feeling, il faut bien le dire. Cette fois, on avait jeté notre dévolu sur la Danhostel Copenhagen Downtown et je dois bien avouer qu'en arrivant dans le lobby, j'ai quasiment applaudi, comme une gosse enchantée.

     

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    Coucou le lobby!

     

    Maintenant que j'ai eu l'occasion de tester quelques auberges de jeunesse (trois en Suède, deux à Londres et maintenant une à Copenhague), je commence à avoir une idée des "plus" d'une auberge vraiment bien. L'auberge vraiment bien, elle te fait pas payer un supplément pour tes draps (voire elle les a déjà installés dans ta chambre), elle prévoit un aménagement spécifique pour le lit du dessus (lumière et tablette pour poser un gsm, des lunettes et un livre, au hasard), elle te dit avec un sourire que le wi-fi est gratuit, elle te propose un ptit déj' à un prix démocratique et elle veille à la propreté de ses sanitaires, si nécessaire plusieurs fois par jours.

     

    En gros, CPH Downtown propose les draps gratuits et déjà placés et le wifi gratuit dans le lobby. Et le distrait qui aurait oublié son iPhone à la maison -ceytrobeyte- se consolera en empruntant un iPad (eh ouais, les Danois doivent avoir des actions chez Apple, c'est pas possible).

     

    Pour le reste, bof bof: toilettes régulièrement bouchées, douches capricieuses (non, l'eau bouillante, ce n'est pas une option non plus, j'ai désormais de la sympathie pour les homards jetés vivants dans une casserole d'eau bouillante), chambres petites qui faisaient que même à quatre, on ne savait pas trop où se mettre. Petit déj' en large supplément, même si perso, je me suis régalée.

     

    Ya une (petite) cuisine pour ceux qui veulent se faire leur boustifaille eux-même, mais pas de restauration "propre" à l'auberge. Tout au plus proposent-ils de commander des pizzas ou des pâtes qu'ils font livrer.

     

    Seule exception: le dîner de Pâques, auquel nous avons pu participer, mais je crois que je vous ferai un billet à part pour cette soirée-là ;-) Résumons donc les plus et les moins:

     

    Plus: la déco de la pièce commune, je suis totalement faaaaaan (et jugez sur pièces ci-dessous); la situation de l'auberge, vraiment pas loin de la gare et de tout ce qu'il y a à voir; l'ambiance au lobby/bar; le wi-fi gratuit

     

    Moins: la facture qui peut vite grimper; la propreté des sanitaires + les problèmes de chaud/froid des douches; les chambres exiguës.

     

    Quant à l'ambiance générale de la ville... on est un peu passées à côté, à supposer qu'il y en ait une. Est-ce la faute au week-end de Pâques qui a poussé les Danois à fuir la capitale? Parfois, nous avons vraiment eu l'impression de nous balader dans une ville morte où des zombies allaient faire leu apparition. On nous aurait dit qu'on avait évacué la ville qu'on n'aurait pas été beaucoup plus surprise.

     

    Est-ce dû au temps légèrement pourri? La neige (oui oui), toutes les gammes de pluie, du crachin à la drache (pluie battante, amies françaises) qui auraient tenu serrés chez eux les Copenhaguois?

     

    Franchement, j'en sais rien. Mais les magasins fermés (encore) plus tôt que d'habitude, de même que les musées, ça n'aide pas. Et même si la vie nocturne est censée prendre le relais (et que ceux qui l'ont testée disent que ça vaut le détour et la gueule de bois), le reste semble vraiment vivoter. Et même le parc d'attractions Tivoli était fermé.

     

    Voilà, vous avez le début de l'expérience. Je reviendrai sans doute, voire certainement, sur certains détails que j'ai sans doute, voire certainement oubliés. La tête encore à Copenhague, sans doute. Huhu.

     

     

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    Détail des luminaires du lobby

     

     

     

    *ici, on a des lettres, si t'avais oublié! ;-)

  • Je suis venue te dire que je m'en vais

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    Nooooooooon, ami lecteur! Ne te précipite pas sur la Bourse Libre d'Organisation de Gueulantes (au hasard, hein) pour vendre tes actions So Fille: je pars, mais je reviens. Dans quatre jours, exactement, après un trip à Copenhague.

     

    Je le vois, ton sourcil froncé, lecteur. Je sais que tu te dis "ouate de phoque? Qu'est-ce qu'elle nous fait là? Silence radio et puis elle reparle pour dire qu'elle est pas là?" C'est vrai, c'est compliqué, c'est fille, So Fille.

     

    J'avais juste envie qu'on se réjouisse un peu ensemble, tu vois, parce que l'envie de bloguer est là, mais ya des petits fils de pêche (ces fils de pûûûûût [censuré]) qui m'en empêchent. Ca s'appelle le focus sur un sujet qui fait que tous tes autres neurones sont partis en vacances, faute de travail. Ca s'appelle le manque d'inspiration, parce que l'inspiration a vite compris qu'elle non plus ne mourrait pas de surmenage. Mais réjouissons-nous ensemble, parce que Copenhague, ça devrait être l'occasion de réalimenter un peu le blog en bons plans restos, visites, dodo et "mettage plein les mirettes".

     

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    Alors que je laisse M. Léludemoncoeur gagner notre pain à la sueur de son front, j'irai donc me balader insouciante avec ma comparse de découverte de la Scandinavie, mon amie Bab's. Cette fois, on s'attaque au pays des contes de fées, d'Andersen, de sa petite sirène, de Carlsberg et de sa pils à 10 euros (mais ce genre de légende, je n'y croirai qu'après l'avoir bue).

     

    Je vais tenter de laisser en Belgique ce petit fond de culpabilité qui me dit sans cesse "mais t'as encore rien foutuuuuuuuu" en pointant son petit doigt accusateur vers la pile de cours à résumer/travailler/TPer et ingurgiter of course (huhuhu, sinon ce serait pas drôle). S'il le faut, pour la semer, je courrai très très vite dans les couloirs de l'aéroport avec mes nouvelles Converse nectarines-que-jamais-plus-je-risquerai-de-me-faire-écraser-dans-le-noir. Et d'ici là, plutôt que de vous préparer des billets pour le week-end, je vais me replonger dans mes cours.

     

    On se lit à mon retour!