• Nous n'avons pas la même crise

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    Chère ELLE Belgique,

     

    La vie est parfois bien malicieuse. Tiens, ces jours-ci, une idée de billet blog me chipote, me turlupine, enfle et reflue aussi vite. Quand je dis quelques jours, c'est depuis mercredi soir, précisément. Ce soir-là, on est restés la fourchette suspendue entre l'assiette et la bouche, M. Léludemoncoeur et moi, alors qu'une jeune femme de 22 ans expliquait comment, calculette du GSM à la main, elle essayait de garder son cap budgétaire pour la bouffe: 120 euros pour son mois, pas un centime de plus. "La glace, on en profite jusqu'au fond du pot", qu'elle a précisé. On s'est regardés, interloqués et un peu honteux, puis la vie a continué.

     

    Mais la petite musique des 120 euros a continué à tourner dans ma tête. Le sujet du reportage, ces travailleurs pauvres, aussi. Bon, je suis pas une bécasse vivant dans son cocon de soie, je sais que la vie est dure, et chère, même quand on bosse à temps plein. Moi, les jours où je suis bien lunée, je me dis que j'ai de la chance de pouvoir habiter chez mes beaux-parents le temps de rassembler des sous. La chance qu'on supporte, et eux aussi. J'en ai déjà parlé ici, de ces mères, de ces amies qui tirent la langue vers le 15 du mois, malgré un salaire tout à fait correct.

     

    Donc cette envie de billet sur les travailleurs pauvres, je l'ai réfrénée. Parce que tu vois, ya qu'à jeter un oeil ici pour voir que c'est censé pétiller, être léger comme des bulles. Le monde est assez chiant, on a suffisamment de problèmes, tous, pour encore venir chouiner sur un blog. Ici, on s'aère, je m'aère, mine de rien.

     

    Alors plutôt que d'écrire un billet sur ceux qui comptent leurs sous, leurs centimes, ceux qui mangent du pain-parce-que-ça-au-moins-ça-cale et vont dormir tôt pour tromper leur ventre vide, je me suis plongée dans toi, ELLE. J'avais entendu ta rédactrice en chef à la radio, et je m'étais dit que je t'achèterais pour les bons plans qu'elle nous promettait. En fait, ce qui m'a vraiment attirée, c'est l'interview exclusive de la conseillère du Premier ministre (oui, on peut être une fille et acheter un magazine de fille mais pas forcément pour la mode) (enfin, pas en premier lieu). Mais je me suis dit que hop! les bons plans anticrise et "les accessoires mini-prix qui vous rendront branchée même avec votre garde-robe de la saison dernière" (c'était peut-être pas les mots exacts, mais bien l'idée) me permettraient de faire d'une pierre trois coups.

     

    Ce matin, pour soigner mon vague à l'âme, je me suis donc penchée sur ces astuces qui nous feront traverser la crise comme un canard fendant audacieusement un plan d'eau. C'est sous-titré "25 idées chic pour glamouriser son quotidien sans se fâcher avec son banquier". Sur la première page, on peut déjà apercevoir une forme de grand écart. On peut rafistoler ses vieilles fringues trouées en leur collant des patchs hype, mais on peut aussi faire un swishing avec les copines qui n'ont plus envie de leur robe Givenchy presque neuve et en tout cas jamais portée. Si! Bon, si mes copines qui portent du Givenchy pouvaient se signaler, histoire que je leur propose, en échange, mon magnifique t-shirt H&M à peine bouloché, ce serait sympa.

     

    Parce qu'il semblerait qu'on ait toute envie de porter du Prada, ou du Gucci, ou des trucs comme ça, à la page suivante, tu nous proposes de customiser une robe de la saison dernière pour la faire ressembler à un truc griffé. Sauf que comme chiffon de base, tu prends une robe COS. Ok, on est censées l'avoir déjà achetée, sans doute dans un temps qui n'était pas aussi dur, aussi crisant. Mais au cas où tu ne le saurais plus, une robe COS, ça va chercher dans les 90 euros, au minimum. Je suis retournée voir sur leur site, afin de me faire une idée. 90 euros pour une robe de la saison passée, pas sûr que j'aurais envie de couper dedans. Mais soit! Partons du postulat qu'on couperait dedans: comme tu proposes 2m de franges à 24,8 euros le mètre, 2m de galons à motifs brodés (7,10 euros le mètre) et un mètre de galon à plumes (16,8 euros), ça nous chiffre la customisation à 80,60 euros, à ajouter aux 90 euros de la robe. 170 euros l'astuce anti-crise, j'en vois qui font déjà une attaque. Ou des yeux rêveurs.

     

    J'ai aussi appris, bonne nouvelle!, qu'il était possible de luncher sain et léger chez Sang-Hoon Degeimbre. Pour cette cuisine savoureuse, compter entre 45 et 65 euros, soulignes-tu. Pas cher! A conditions bien sûr de jeûner le reste du mois en gardant pour toute nourriture le souvenir de ce lunch magique.

     

    Après, un peu gavée par ces astuces anti-crise, je me suis dirigée vers ces accessoires qui feront de mes vieilles frusques un it de saison pour pas cher. J'ai hésité entre la veste Monsieur Bul à 385 euros, le sac Marina Rinaldi au même prix, la coiffe Elvis Pompilio à 400 euros ou le head-band couronne Louis Vuitton à 1.270 euros, avant d'avoir une révélation: je commence à percer le mystère de la culotte comme tendance de la saison. Une fois que tu as acheté tes accessoires, tu as le choix entre te fringuer et te nourrir! Bon sang mais c'est bien sûr!

     

    Evidemment, ton but, c'est aussi de vendre du rêve. J'en veux pour preuve les dix pages de pubs de luxe qu'il faut tourner avant d'arriver au sommaire. La crise, il faut la glamouriser, la lollifier, l'entourer de tulle et de paillettes. Parce qu'une crise toute grise, toute déprimante, c'est pas très mode, c'est pas peps, c'est pas girly. Fallait s'y attendre, quoi, au fait de ne pas voir des femmes qui tirent la tronche (en tout cas pas sur commande parce que ça fait arty sur des photos de mode) ou qui ont des poches sous les yeux parce que non, elles n'ont plus d'argent pour se payer la dernière crème antirides ou le maquillage top ultra.

     

    Alors s'il te plaît, la prochaine fois que tu t'attaques à la crise, la prochaine fois que tu vas nous montrer comment lui dire fuck, mets une astérisque. Ou un sous-titre, genre "comment survivre avec 10.000 euros par mois?"

     

    Histoire que cette fois-là, avec les 3,90 euros que j'aurais sortis pour t'acheter, j'opte à la place pour un pot de glace. Que j'irai partager avec la jeune femme aux 120 euros. Ce jour-là, sans doute, j'aurai vraiment l'impression de faire la nique à la crise.

     

    So Fille

     

    (et si vous voulez revoir ce reportage sur les travailleurs pauvres, c'est ici et c'est jusqu'à mercredi)

     

     

     

  • Il suffit d'un rien, d'une fragrance...

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    C'est bizarre comme l'esprit nous joue parfois de jolis tours. Il y a quelques minutes, j'étais négligemment en train de zoner sur le net vaquer à mes occupations quand soudain, je me suis retrouvée en Sicile. Toujours dans mon lit, certes, mais en Sicile. L'air autour de moi était sicilien, la fraîcheur de l'ombre aussi. 

     

    J'étais plantée devant le miroir de la chambre, surplombant la commode. J'étais en train de choisir le collier qui rehausserait la tenue, cette robe légère que j'ai enfilée pour aller profiter de la douceur du soir en famille ou sur le coin d'une place, à manger un gelato crémeux.

     

    Cette touche de parfum, celle-là même qu'on ajoute dans un nuage qui enveloppe, c'est elle qui maintenant, par la grâce d'une stimulation olfactive, me ramène quelques mois en arrière, au hasard d'un choix de parfum par défaut: le premier tombé sous la main fera l'affaire.

     

    Mais ce tommy Hilfiger, comme le Dune de Dior que j'ai presque obligé M. Léludemoncoeur à reprendre sur le chemin des vacances, ce sont mes empreintes olfactives de ces vacances sous le soleil écrasant de Sicile.

     

    Ils sont aussi un moyen facile et léger de se laisser surprendre par ces pans de souvenirs.

     

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  • Top à 10 ans, Cindy s'en réjouissait presque...

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    Ce matin (vers 15h15), une info a bien failli me réveiller avant l'heure: Cindy Crawford ne veut plus que sa fillette soit top model.

     

    La base de l'info m'avait déjà fait tiquer ya quelques semaines: Cindy Crawford, top model ultra célèbre des années 90, laissait sa fille de dix ans (10 ans!!!) faire des photos de mode et acceptait cette ultra-médiatisation. Parce qu'il ne faut pas se voiler la face: quand on s'appelle Kaia Gerber-Crawford, qu'on a pour maman un des top models qui a le plus fait fantasmer -à l'origine même du terme top model avec ses copines Claudia, Naomi ou Linda et qu'on a été choisir comme égérie par Versace (même si c'est pour sa collection Young), on n'est pas n'importe qui, et on ne passe pas inaperçue. Penser le contraire, c'est être bête à manger du foin.

     

    En lisant l'info selon laquelle la gamine devenait, à 10 ans, égérie d'une marque, je me suis demandé comme Cindy Crawford avait accepté cela. Elle qui doit connaître les coulisses de ce monde-là, ses dangers. Qui, elle-même, a commencé à 15 ans, se privant d'une partie d'enfance ou d'adolescence.

     

    coup de gueule

     

    Mais voilà qu'elle fait marche arrière, parce que sa fille lui aurait dit que "pour être mannequin, il ne fallait pas savoir grand chose" et que donc elle voulait faire ça avant de s'occuper d'enfants, plus tard, comme travail sérieux. Elle se justifie aussi en disant que "de toute façon, il n'y a pas tellement de travail pour une fillette de 10 ans". T'as pas l'impression d'avoir mis un peu la charrue avant les boeufs, Cindy??

     

    T'aurais pas dû d'abord avoir une bonne conversation avec ta fille, baliser l'expérience, relativiser le truc? Essayer de préserver -un peu- son enfance (ou ce qu'il en reste)? La préserver elle?

     

    Enfin, je ne suis ni mannequin, ni maman. Si ça tombe, c'est juste génial de se mettre la pression pour être superbe et maigre. Ou de regarder sa fille essayer de l'être/le rester. C'est sûr, il y a des choses que je ne peux décidément pas comprendre...

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  • Docteur New York et Mister beurk

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    Près de chez moi, il y a un site fascinant, vraiment: le site de pétrochimie de Total, à Feluy. Le genre d'endroit plutôt pas écologique, on est d'accord: on y fabrique dieu sait trop quoi, mais rien de bien biodégradable, si vous voulez mon avis. Les conduites qui y arrivent et en repartent sont bornées comme celles de gaz, on voit le ballet des camions arriver à vide et repartir chargés. On doit sans doute y montrer patte blanche (c'est pas drôle, pour une usine qui travaille des produits pétroliers?), après avoir emprunté un pont qui passe au-dessus du canal.

     

    Il y a ces deux cheminées qui crachent du feu, jour et nuit. Parfois tellement fort que ça illumine le ciel et que ça se voit de loin. On dirait des statues de la liberté en exercice, de celles qui cracheraient une forme de rage avant de s'apaiser brièvement. Des langues de dragon, peut-être.

     

    A vrai dire, ce site est assez triste, la journée, enchevêtrement de tuyaux et de bâtiments comme tombés là, au milieu des champs et d'une commune rurale, par hasard.

     

    Mais c'est la nuit tombée qu'il prend toute sa magie. Les formes s'estompent, on ne distingue plus les tuyaux des bâtiments. Seules restent les lumières. Ca brille de toutes parts, ça forme un ensemble cohérent, presque, et on voit se dessiner une sorte de ville miniature. Comme si on avait New York à ses pieds. En arrivant à la sortie Feluy, sur l'autoroute, on surplombe un peu le site, et c'est cette ville miniature qui s'offre au regard. Avec un peu d'imagination, on entendrait presque le bruit étouffé des klaxons des taxis jaunes. Il manque bien sûr les loupiotes rouges qui indiqueraient qu'ils protestent parce qu'ils sont bloqués dans les embout', mais on y est. Presque.

     

    Ces soirs-là, il n'y a pas besoin de se dire qu'il faudra convaincre M. Léludemoncoeur. Il suffirait de s'arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence et de profiter de son Empire State Building, là, quelque part entre le Hainaut et le BW.

     

  • Si j'avais su ce qui se passerait après...

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    Au détour d'une virée à Lille, j'étais tombée sur un bouquin qui avait tout pour me plaire. Un titre, "Seul le silence", un auteur que je n'avais jamais lu, R.J. Ellory, et des commentaires intriguants, "Un livre magnifique, qui vous hantera longtemps", selon Michael Connelly.

     

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    Ajoutons à cela qu'il était à 3 euros, en seconde main, et que le résumé avait l'air prometteur.

    Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes.

    Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. Mais de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient...

    Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

    Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R.J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu.

     

    Un auteur qu'on compare à William Styron, auteur du terrible "Choix de Sophie" et prix Pulitzer, et Truman Capote, l'auteur de l'excellent et véridique "De sang froid", ça ne pouvait que m'attirer. L'histoire me paraissant également prometteuse, je me suis embarquée pour un moment de lecture.

     

    Il faut le lui reconnaître, la mention "thriller" n'est pas usurpée, dans le sens où il y a des morceaux de corps disséminés un peu partout, il y a des gens soupçonnés très vite, tandis que le véritable tueur continue à frapper, il y a de l'incompréhension, de la méfiance, des trucs pas nets.

     

    Par contre, pour le "vrai" suspense, on repassera. Parce que R.J. Ellory le tue méthodiquement (lui aussi) à la fin de chaque chapitre. On dirait même qu'il y prend plaisir, le bougre.

     

    A coup de "je n'avais jamais été si heureux de ma vie avec mon amoureuse. Mais si j'avais su ce qui allait me tomber dessus, j'en aurais profité doublement" (laissez-moi deviner... quelqu'un va mourir?) ou de "je pensais être au plus mal, mais les événements qui survinrent ensuite me prouvèrent que je me trompais" ou autre "tout le monde pensait que Machin faisait un excellent tueur, mais la suite des événements nous donna tort".

     

    Vous voyez un peu le tue-le-suspense? Le type, il te prévient que tu vas devoir avoir peur et trembler pour Joseph ou ses proches. Pas une fois, non! A CHAQUE CHAPITRE.

     

    Malgré cela, je suis disposée à lui laisser une deuxième chance (même si mon amie Flo pense qu'il faut toujours se fier à sa première impression :-) ) et à ouvrir un autre bouquin de lui si jamais il m'en tombait un sous la main.

     

    Mais si, comme je le crains, il utilise les mêmes cordes (à ce stade-là, c'est plus de la ficelle) dans tous ses bouquins, on ne pourra pas dire que j'avais pas été prevenue. A tous les chapitres.

  • Le problème du spécialiste

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    En général, tout va bien, jusqu'à ce qu'on aille voir un spécialiste, vous avez déjà remarqué?

     

    Tenez, moi, j'ai toujours une petite appréhension au moment de passer la porte de mon esthéticienne ou de mon coiffeur.

     

    La première fois qu'on m'a découvert un truc bizarre, j'avais une douzaine d'années. Subitement, la coiffeuse s'est mise à regarder attentivement mes cheveux, de tout près. Ce n'était pas pour être absolument sure de couper le même nombre de millimètres partour, non! Elle observait mon cheveu.

     

    "Il est bizarre, ce cheveu..." dit-elle d'un ton mi-soupçonneux, mi-étonné.

    "Oh! elle a le cheveu perlé, comme son père", rétorqua ma mère.

    "Eh bien c'est la première fois que j'en vois..."

     

    Me voilà donc affectée d'une particularité étrange et rare: le cheveu perlé. On n'en meurt pas, rassurez-vous, et on ne les perd pas plus que les autres.

     

    Forte de mes fins cheveux perlés, je pensais être quitte des problèmes. Pensez! J'ai une santé de fer, à mon grand désespoir: j'ai rarement séché l'école pour cause de maladie suffisamment grave pour mériter un peu de repos et je m'en sors en général avec un rhume par an, pour dire de faire comme tout le monde (si on savait que j'avais des super-pouvoirs en santé... tssss).

     

    Il a fallu que j'aille innocemment chez l'esthéticienne pour que mon monde s'écroule. J'avais découvert les joies de l'esthétique et du chouchoutage près de mon premier boulot, dans une parfumerie-institut fort sympathique, ma foi. Tellement, en fait, que je nous avais offert, à ma mère et moi, un atelier "maquillage", un samedi matin.

     

    L'esthéticienne, à l'oeil acéré, nous apprend comment nous démaquiller avant de nous remaquiller, nous vantant au passage -fort talentueusement, il faut le reconnaître- tous les merveilleux produits qu'elle utilise. Quand arrive mon tour, elle observe attentivement ma peau (oui, les experts observent toujours attentivement, c'est leur marque de fabrique) et le verdict tombe:

     

    "oh! mais vous avez une légère couperose!"

     

    Impossible de nier: c'est bien à moi qu'elle s'adresse, la jeune femme d'une petite vingtaine d'années, buveuse modérée et sobre comme jamais en ce samedi matin. Immédiatement, me viennent à l'esprit des images de pont, de gros rouge qui tache, de propos confus, de nez rouge et de mitaines trouées. De la couperose?? A vingt-deux ans??

     

    "Mais oui mademoiselle, ces jolies joues rouges, c'est de la couperose!"

     

    Et l'esthéticienne de m'expliquer qu'il faut traiter mes joues avec douceur, histoire d'éviter que ça s'accentue. Surtout ne pas démaquiller trop agressivement ou vigoureusement, bien hydrater machin machin. Je sors de là en ayant pris un coup sur la tête, et au moins vingt ans.

     

    Des années plus tard, ce traumatisme presque oublié, je vais innocemment chez la coiffeuse, qui me coupe les cheveux sans commentaires, jusqu'à ce qu'elle examine mes cheveux de plus près. J'apprête ma tirade j'ai-les-cheveux-perlés-dingue-hein-? mais elle me demande abruptement ce que j'utilise comme shampooing.

     

    "De l'ultra-doux à la camomille-même-que-ça-sent-trop-bon-et-que-ça-n'agresse-pas-mon-cuir-chevelu"

     

    "Peut-être", qu'elle me dit. "Mais ça explique que vos cheveux soient ternes et sans éclat: ils sont bourrés de silicone."

     

    Ben merde! Moi qui m'étais juré de rester naturelle et de jamais toucher à ça, voilà qu'on récolte le silicone sur mes cheveux! Même que je savais pas qu'il y en avait dans le shampooing! Le remède?

     

    "Ben Olivier Dachkin a des produits spéciaux, pré-coloration, pour enlever tous les résidus des cheveux. Et puis sinon, faut acheter des shampooings spéciaux (ben tiens)."

     

    Me voilà pleurant sur mes cheveux ternes, siliconés et perlés, irritant par mes larmes mes joues couperosées, me demandant ce que j'avais fait au bon Dieu pour être une catastrophe esthétique ambulante. Comme il faut bien se ressaisir (et ne pas laisser les choses empirer), je file chez l'esthéticienne pour mon moment de torture-bonheur préféré: l'épilation.

     

    "Vous portez souvent des slims ou des bas-collants?"

     

    "Hum, oui, ça m'arrive... c'est l'hiver et..."

     

    "Ah oui, ça se voit!"

     

    "Ca se voit? A mes jambes nues??"

     

    "Oui, vous avez des poils incarnés, souvent c'est dû à des vêtements trop proches de la peau."

     

    Des poils incarnés? v'là aut' chose, tiens! Des petits poils qui préfèrent repousser sous la peau passqu'il y fait plus chaud et puis que de toute façon, ya pas la place dehors puisqu'il y a un slim/une paire de bas-collants. Misère...

     

    Mes cheveux perlés et siliconés, ma couperose, mes poils incarnés et moi, on l'a remerciée d'un petit sourire bravache avant de retourner se cacher.

     

    Et depuis, chaque fois que je croise un médecin spécialiste, je change de trottoir. On n'est jamais trop prudent...

  • M. Léludemoncoeur fait-il sa valise pour New York? Les résultats du concours

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    Here they come: les résultats du concours!

     

    M. Léludemoncoeur a pris un carnet et un crayon, a lu et annoté consciencieusement les participations reçues. Chacune d'entre elles a apporté sa petite pierre à l'édifice "Toi aussi, convaincs M. Léludemoncoeur que New York, c'est bien!". Chacune nous (oui, nous) a donné au moins une bonne raison de traverser l'océan pour nous forger notre propre New York. Certaines nous ont fait rire, d'autres nous ont plutôt émus, d'autres encore ont piqué notre curiosité.

     

    Enfin, je dis nous parce que moi aussi, je les ai lues, bien sûr. Mais c'est M. Léludemoncoeur qui a élaboré son top 3. Here we go!

     

    La grande gagnante, c'est Emme Comme! Il semblerait en effet que tu sois douée pour trouver les arguments nécessaires à convaincre un amoureux de faire le grand saut (l'Atlantique, je rappelle...) ;-)

     

    Deuxième au classement: Naàlia avec son argumentaire imparable!

     

    Troisièmes ex aequo: Vanessa et Joufflette.

     

    Félicitations à toutes les 4!! :-) (et envoyez-moi par mail l'adresse à laquelle je peux vous envoyer vos cadeaux :-) )

     

    M. Léludemoncoeur me prie de signaler que Boul a su toucher la bonne corde en parlant de reportage, que M. Léludemoncoeur a également aimé les interventions courtes mais pertinentes de Barbara et Céline, et qu'il n'est pas insensible aux arguments d'Anne-Françoise (en tout bien tout honneur! ;-) ).

     

    MERCI pour vos participations!