• Ceci n'est pas un bilan, ni des résolutions

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    Cette année, j'ai décidé de ne pas faire de bilan de l'année écoulée, et, fidèle à mes convictions, de ne pas prendre de bonnes résolutions que je n'arriverais pas à tenir plus de trois mois. J'ai juste envie de jeter quelques coups d'oeil en arrière avant de refermer ce chapitre 2011. (quoi? non non, ça s'appelle pas un bilan!)

     

    J'ai envie de saluer plusieurs personnes, d'abord. Thibaud et Marine, d'une part, Oli et son amoureux d'autre part, qui ont tout plaqué ici pour aller vivre un rêve canadien. Ils ont mûri le projet, ont fait les démarches, puis le grand saut et parlent désormais comme les Canadiens plutôt que comme nous ^^

     

    Les autres que j'ai envie de saluer, c'est Céline et Nico qui l'avaient attendue, attendue, attendue, se sont battus comme des lions, pour accueillir finalement, alors que 2011 touchait à son terme, leur petite fée. J'ai envie de leur souhaiter tout le bonheur du monde.

     

     

    Dans la catégorie gros chamboulement, je décerne la palme aux nouvelles études, sans hésiter. Parce qu'elles ont un impact sur tout, et d'abord sur ma façon de (me) penser. J'ai osé, ça paie, je continuerai.

     

    En 2012, je me dis que je vais continuer à tirer le positif de chaque situation, me concentrer sur ce que j'ai, sans comparer à d'autres situations, me dire que ce que je n'ai pas et pourrais/voudrais avoir viendra bien quand ce sera le moment. C'est, finalement, ma seule résolution, mais que j'érige plutôt en principe de vie: savourer, se réjouir, s'émerveiller, s'admirer aussi parfois.

     

    C'est ce que je vous souhaite de meilleur pour l'année qui s'ouvre!

     

     

    (et puis Calvin et Hobbes ayant souvent raison, je vous livre une des planches, trouvée grâce à Kattebel)

     

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  • Le blocus, oui, mais avec classe!

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    Je n'ai jamais aimé les trainings, les pyjamas et les sweat-shirts informes. A la maison, je me balade en peignoir jusqu'à ce que je m'habille, et en blocus, je ne change pas mes bonnes vieilles habitudes. Pas question de laissé-aller, de cheveux qui graissent, de chaussures avachies ou pyjamas trop usés.

     

    Non.

     

    La classe, quoi. On continue à mettre des jupes, à mettre un collier ou des boucles d'oreilles. Comme ça par exemple.

     

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    Ou une robe avec un joli motif

     

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    Et toujours des pantoufles de star, bien sûr! ;-)

     

     

    La seule concession que je fais au glamour, c'est mon peignoir, que je garde par-dessus mes vêtements. Mais c'est plus dans un souci écolo, pour pallier le simple vitrage qui n'évite pas le froid... plutôt que d'augmenter le chauffage, j'empile les couches.

     

    Allez, j'y retourne, entre petites choses sexy, avec mon cours de droit constitutionnel, on s'entend à merveille! ;-)

     

     

    (oh! et by the way, ça y est, c'est fait, M. Léludemoncoeur a signé et commence son nouveau boulot bientôt!! Chouette façon de terminer l'année et de tranquilliser le blocus!)

     

  • Noël en quelques clichés

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    Bon, comme vous le savez, je suis censée être en blocus (en période de bloque, pour les Français?). Comme vous le savez aussi, le sport national en blocus, c'est la perte de temps par tous les moyens ;-) Le blog, c'est une exceelllllllleeeeeeeeente manière de perdre du temps d'étude agréablement, mais pour ne pas trop culpabiliser (eheh), je vais la faire résumée (arghl, non, pas ce mot-là!!) avec quelques photos.

     

    Ainsi donc, ce week-end, c'était Noël. Si vous n'avez pas remarqué, c'est que soit vous êtes quelqu'un qui n'a ni amis ni famille et qui joue aux cartes tout seul chez lui même les soirs de réveillon (comme dirait mon prof de droit des biens), soit que vous êtes un étudiant en blocus (pitêtre). Pour les autres, j'imagine que vous avez un minimum fêté ça, que vous avez gâté et été gâtés, que vous avez festoyé dignement (sauf après les trois bouteilles de champagne parce que là, vous vous souvenez plus bien...). Chez nous, ça a évidemment commencé le samedi. Pendant que j'étudiais studieusement (oui oui) (avec boules quies et tout et tout...), le frigo commençait à se remplir...

     

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    Et on voit même des cannoli!

     

    en dehors du frigo aussi, les préparatifs allaient bon train

     

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    Et du baccalà!!

     

     

    Après s'être apprêtés:

     

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    On a trinqué

     

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    et mangé

     

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    Le lendemain, on a remis ça, trinqué, et mangé

     

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    Et on a reçu plein de cadeaux. Ceux qui ont liké ma page Facebook en ont déjà vu une partie (quoi??? t'y es pas encore???)

     

    Ya des pantoufles de star

     

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    Du maquillage de star

     

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    Du pliage de serviettes de star

     

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    une écharpe bleu klein de star

     

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    et puis après, après ces cadeaux de star, ben... back to ze blocus. Ce qu'on ne m'avait pas dit, en commençant ces études, c'est que outre les frais de photocopie (équivalents à deux fois la forêt amazonienne...), il me faudrait compter des frais de kiné, osthéo, bref, de médecin du dos... je commence à comprendre pourquoi les juristes se baladent tous avec une valise à roulettes.

     

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    (on parle juste de résumés, ici, hein) (et encore, ya pas toutes les parties de tous les résumés o/ )

     

    (et pourquoi, une fois emmagasiné tout ça, ils ont la grosse tête, ahahahah! ;-) )

  • Le drôle de mois de M. Léludemoncoeur

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    Vous aurez remarqué que, depuis un peu plus d'un an (notre retour a casa), je parle beaucoup moins de M. Léludemoncoeur. Normal, les bisbilles sur la répartition des tâches ménagères sont beaucoup moins fréquentes, voire totalement absentes depuis que Maman Léludemoncoeur précède toute initiative en la matière (eh oui). La catégorie créée juste pour lui, "Ce pauvre M. Léludemoncoeur", a vu ses contributions fondre comme neige au soleil.

     

    Mais aujourd'hui, j'avais envie, très très envie, de lui rendre hommage, même si je sais que ça le fera sans doute grimacer.

     

    Au début du mois, M. Léludemoncoeur a perdu son boulot. Ca n'a l'air de rien, dit comme ça (allez, de presque rien, parce que perdre son boulot, c'est toujours quelque chose), mais voilà: après deux ans de bons et loyaux services, d'investissement de lui-même à 87,5%, les circonstances économiques ont eu raison de son contrat. Un mois avant Noël, dans un secteur en crise.

     

    Quand il m'a forwardé l'annonce de son départ, je n'ai pu répondre que QUOI??? J'étais scotchée, atterrée, triste, déçue. Il faut dire que le boulot occupe une bonne partie de nos vies, de notre vie commune. On en parle, on débriefe, on imagine pour améliorer, pour s'améliorer. On lit des bouquins de journalisme (enfin, surtout lui ;-) ), on réfléchit.

     

    Cette nouvelle a donc été un bouleversement, aussi parce qu'elle repousse encore tout projet à long terme, comme acheter une maison, mais ce n'est pas ça le plus important. 

     

    M. Léludemoncoeur aurait pu s'écrouler, on aurait pu, tête contre tête, pleurer tout notre soûl sur ces putains de circonstances qui..., se laisser gagner par des angoisses ou des peurs. J'aurais été capable de ça, je le sais. Mais lui est resté stoïque, debout, presque confiant. Il a relativisé, il s'est tourné vers l'avenir, vers ses envies futures. Je me suis arrimée à lui, et à deux, on a été plus forts. Pas d'angoisse pour ces prochains mois, pas trop de questions, les choses viendraient.

     

    Elles sont venues. Moins d'un mois après avoir quitté son ancien boulot, M. Léludemoncoeur va signer ailleurs, toujours dans le secteur, et sans doute mieux adapté à son style de travail, et d'écriture.

     

    Alors à l'aube de ce nouveau boulot, de ce nouveau défi, j'avais envie de lui dire à quel point je suis fière de lui, de la façon dont il a géré ce mois de décembre, de l'homme qu'il est.

     

    Joyeux Noël mon Amour.

     

    Merci à tous ceux, aussi, qui l'ont soutenu, se sont inquiétés pour lui, à mes complices dans l'espoir. Votre sollicitude a été précieuse. Je vous souhaite à vous aussi un merveilleux Noël.

     

    (et pour continuer dans Love Actually ;-) )

     

  • J'voudrais bien, mais j'peux point

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    Si j'avais vraiment du temps, je m'accorderais une pause Love Actually. C'est de saison, ça parle de Noel et tout!

     

    J'adore ce film, ces histoires apparemment indépendantes mais qui révèlent tous leurs fils au fur et à mesure. Tous ces excellents acteurs anglais. Ce doux-amer, certaines histoires qui finissent bien, ce sentiment global de bien-être.

     

    Une chaîne pour se dévouer un de ces soirs à le passer pendant une de mes pauses?? (après tout, on repasse bien Le Père Noël est une ordure pour la 25e année d'affilée!)

     

    Allez, pour les convaincre, une vidéo kitschy kitschy.

     

    Joyeux Noël, les gens! :D

     

  • Noël sans mon propre sapin

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    Je crois que c'est à cette période-ci que ça me manque le plus de ne pas avoir de "vrai chez-moi". Attention, c'est pas que je sois à la rue, mais je ne suis pas non plus totalement maître à bord, notamment pour la déco.

     

    Et moi, la déco, j'aime bien, surtout quand on approche de Noël. J'adore aller choisir mon sapin, le ramener à la maison, le laisser se réchauffer en embaumant déjà un peu la pièce, j'aime le décorer en rouge et doré, en sortant pour la première fois de l'année un CD de chants de Noël.

     

    J'aime, le soir venu, voir toutes ces lumières briller, se refléter dans les boules, éclairer quelque peu la pièce, qui en prend un coup de magie. J'aime me balader dans les rues, voir les décorations lumineuses des autres. J'aime rigoler de la surcharge. J'envie certaines décos toutes simples qui donnent envie de sonner chez les gens, de se frotter à leur chaleur, de leur dire merci pour ce moment.

     

    J'aime ce que ça implique d'odeurs de cuisine, de cannelle, des mandarines et de sucre fondu (cougnou power). Je rêve de pouvoir, moi aussi, accrocher ces lumières sur le buisson près de l'entrée, ou à la fenêtre, ou ou ou...

     

    Le sapin, c'est la première chose personnelle que j'ai faite il y a... quatre ans déjà, alors même qu'on n'était pas encore vraiment entrés dans notre appartement. Le sapin décoré nous attendait quand on est arrivés pour de bon. Ce n'était pas encore vraiment "chez nous" et pourtant.

     

    Cette année, pas de sapin. Les boules, ya que moi qui les ai.

     

     

     

    (et sinon, je suis officiellement entrée en blocus hier -et donc aujourd'hui avec cette magnifique invention qu'est la procrastination. Le rythme de publication, déjà parfois anémique, va donc être de plus en plus aléatoire... je m'en excuse platement par avance)

    Lien permanent Catégories : 3615 Ma vie, Futilités 4 commentaires
  • Des bombes, de l'ouate

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    Hier, une bombe a explosé. C'est marrant, l'actu. Enfin, marrant... si on peut dire. Au même moment, un type lançait quatre grenades puis vidait des chargeurs sur la foule, à Liège, faisant 4 morts et plus d'une centaine de blessés, sans compter les personnes en état de choc.

     

    Mais ma bombe, celle qui a explosé sans presque faire de bruit, ce n'est pas celle de Nordine Amrani. C'est l'annonce de neuf licenciements dans ma boîte. Neuf personnes dont les noms sont arrêtés sur une liste mais dont, depuis hier, la direction tient en suspens la révélation. On sait donc que neuf personnes vont tomber, mais pour le moment, on ne peut que se regarder et scruter le moindre détail prouvant qu'on est indemne. C'est une bombe à sous-munitions, donc.

     

    Quand une bombe explose, si on en croit certaines scènes de films ou certains passages de bouquins, l'ouïe et la perception des choses en prennent un coup. Vous vous souvenez de ces films où tout semble soudain entouré d'une bonne épaisseur d'ouate? On voit les gens paniquer, on voit que c'est la merde, mais ça nous atteint moins parce qu'on l'entend moins.

     

    Alors oui, les événéments de Liège, ces terribles moments où quelqu'un s'est mis à attaquer une foule, sans distinction, sans discernement, ça m'a touchée d'assez loin, comme un truc un peu irréel. Vite quand même un sms à Massoeur n°4 pour m'assurer qu'elle n'avait pas eu l'idée incongrue d'aller faire ses courses de Noël à ce moment-là, sur cette place-là, se tenir -un peu- au courant de l'évolution du bilan, grimacer à l'évocation du nom du tueur en imaginant le déferlement de haine qui s'en suivra (et qui s'en est suivi) et puis se replier pour lécher ses blessures.

     

    Se regarder. Se serrer les coudes. Rassurer. Se demander si. Spéculer. Patienter. Grimacer. Supputer.

     

    Voir que d'autres se remettent à travailler comme si rien n'avait été dit. Comme si, passé l'annonce et le "ok, j'ai rien", on se remettait à fonctionner comme d'habitude. Si je fais comme si ça n'existait pas, ça n'existe pas.

     

    Cela fait 22 heures que la bombe a été lâchée. Les gens sont toujours debout. Mais pour combien de temps?

     

     

    (ceci est le seul billet que je m'autorise(rai) sur le sujet)