lundi, 31 octobre 2011
La larme à l'oeil en automne...
Cette fois, ça y est, on est entrés de plain-pied dans l'automne, comme une crotte de chien qu'on n'aurait pas pu éviter parce qu'on était en train de pianoter sur son iPhone. Ca vous colle aux baskets, ça vous plombe un peu le moral, mais finalement, c'était presque inévitable.
Officiellement, c'est vrai, l'automne a commencé depuis plus d'un mois. On ne va pas faire les météorologues amateurs ici, mais on dira qu'on ne l'a pas toujours remarqué, puisqu'on a presque eu droit à la balade en bikini certains jours d'octobre...
Mais là, c'est fait, on a changé d'heure: il fait désormais nuit (très) tôt et on sent bien qu'il ne faudra plus pousser beaucoup pour avoir du gel et de la neige... D'ailleurs l'Autorité (c'est l'Etat, les Régions, toussa) mettent déjà en garde sur le bord des routes "Verglas, l'ennemi invisible..." avec une voiture sur le toit et toute cabossée. Bonne route et puis surtout bonne chance...
Avant le verglas, on dira qu'il y aura sans doute de la pluie, et des feuilles mortes en pagaille, pour constituer le premier danger des automobilistes.
L'automne, pourtant, c'est censé être ma saison, en colorimétrie. Les coloris rouille, jaune passé, brun, kaki, des couleurs douces et chaudes.
Et c'est sans doute le seul avantage que je trouve à cette saison: les couleurs. Quand les arbres deviennent flamboyants, rouge fluo ou jaune pétant, je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est un putain de spectacle. Le genre qui donnerait envie d'aller enlacer les arbres pour les remercier d'adoucir un peu cette période de l'année.
Allez, dans un mois (et demi) c'est les décorations de Noël! :-)
10:35 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : saisons, automne |
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dimanche, 30 octobre 2011
Secret Story et la relativité de la méchanceté
Deux semaines, cela fait deux semaines qu'on survit sans les quotidiennes de Secret Story, sans les complots, les mensonges, les petites trahisons et les grandes réconciliations de la Maison des Secrets... Mais comment arrivons-nous à vivre normalement?? Heureusement, j'ai envie de dire, que Benja Castaldi nous a d'ores et déjà annoncé le casting de Secret Story 6... tiens, et si je m'inscrivais avec le secret "j'ai un blog"? Non?
A peu près concomitamment (non, en fait, je pourrais pas participer à Secret Story, j'ai trop de vocabulaire...) on apprenait que la téléréalité fait des ravages chez les filles. Ca les rendrait plus méchantes et menteuses que les adolescentes "normales". Bizarrement, l'étude ne s'est pas penchée sur les effets de la téléréalité chez les mecs, comme s'ils ne la regardaient pas ou étaient immunisés de ses effets... permettez-moi d'en douter: après tout, ya autant de mecs que de filles qui participent à ce genre d'émissions, non?
Ce qui m'a frappée, moi, dans ces émissions, c'est l'inanité et la vanité des candidats, prêts à tout pour être connus, prêts à tout pour gagner 150.000 euros (notez que pour 150.000 euros, je commencerais moi aussi à être prête à tout, même à jouer au Lotto, c'est vous dire... ;-) ). Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai tiqué en entendant: "Public, vote pour moi!" ou "je voudrais remercier mon public de me soutenir comme ça. Je t'aime, public!" Voilà donc des jeunes gens pour qui "Public (le)" est devenu la norme de référence, celle qui leur dit s'ils sont sympas, bons, drôles et envers qui ils sont redevables, attachés, ultra-attentifs... Le message qu'ils véhiculent, c'est "modèle ta personnalités, changes-en de semaine en semaine jusqu'à ce que "Public (le)" te soutienne".
Le "meilleur" exemple, c'était cette émission éphémère, Carré VIIIP, où des "VIP" (bonjour, j'ai participé à une émission de téléréalité, on a vu ma gueule -et pas que- en une d'Entrevue, je suis un VIP) côtoyaient des "wanna-VIP". Des gens qui étaient là uniquement pour devenir célèbres à tout prix. Travailler pour y arriver? Ben non, pourquoi? ya la télé, quand même, hein! Pourquoi je me casserais le cul à bosser puisqu'avec des caméras pour me filmer 24h/24, je peux devenir une STAR? Et ce raisonnement-là, il n'est pas tenu que par les filles, loin de là. Et pour moi, c'est plus préoccupant que d'être méchantes et menteuses.
Car quand on dit que les filles sont plus méchantes et menteuses et prêtes à tout pour arriver à leurs fins, en fait, n'est-ce pas leur reprocher de se mettre au niveau des garçons et d'essayer elles aussi, enfin, de se gagner leur place au soleil? On dit souvent que la gentillesse ne paie pas, surtout si on veut progresser dans sa carrière, par exemple. Plutôt que de se pousser pour faire de la place à un mec, peut-être se défendraient/défendront-elles bec et ongles. Est-ce cela être méchante? Si on part du principe que la petite fille "normale" doit être gentille, c'est-à-dire sourire, ne pas faire de vagues, prendre sur soi, alors oui, une fille qui s'affirme, qui prend la place qu'elle estime intéressante, cette fille-là, oui, pourrait être considérée comme méchante, "anormale". Mais c'est de la bonne méchanceté. Celle qui pourrait amener les filles à grimper dans la hiérarchie sans atermoiements.
Et si, au fond, Secret Story et les émissions du même genre étaient un formidable outil d'aide à l'égalité hommes-femme?
11:27 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Blog, Ma télé bien-aimée, Réflexion, So fait sa féministe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : secret story, égalité hommes-femmes |
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samedi, 29 octobre 2011
Où les pavés descellés s'en vont-ils?
Il est une portion de route fascinante, dans un coin de Bruxelles engoncé entre la ligne de chemin de fer et le bas du quartier des Marolles. Une portion qui soudain passe du tarmac aux pavés, sans vraiment prévenir. D'un coup la voiture cahote un peu, le bruit s'amplifie, le casse-vitesse prend toute sa dimension.
Au carrefour un peu plus loin, ce sont toujours des pavés, oui, mais il en manque plusieurs. A vrai dire, on a même l'impression que les trous s'agrandissent de mois en mois.
On est pris alors d'une envie frénétique de s'arrêter sur le côté, de descendre de voiture et d'aller s'accroupir sur le bord du trou pour vérifier que sous les pavés, c'est bien la plage. Que la grisaille partie, c'est bien du farniente et de la dolce vita qui nous attendraient. On sentirait l'évasion au milieu du carrefour, on oublierait la fatigue de la journée et le stress du voyage retour. On sentirait la vanille et l'huile solaire.
Mais ces pavés manquants qui ouvrent sur l'ailleurs, où sont-ils partis? C'est la deuxième question qui vient à l'esprit. Servent-ils un à un à constituer une terrasse, quelques maisons plus loin? Ont-ils atterri dans la vitrine d'une agence bancaire, lancés par un client excédé? Ont-ils blessé quelqu'un dans une manifestation où on serait montés sur les barricades?
Chaque soir, en passant là, je ne vois plus les trous. Je vois toutes les possibilités auxquelles ils renvoient. Mais je ne me suis jamais arrêtée pour les vérifier.
11:45 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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vendredi, 21 octobre 2011
Une imposture
Ca fait à peine un mois -déjà un mois!- que je me suis lancée dans la grande aventure des études après le boulot (vous finirez par le savoir, hein? ;-) ). Au fil des semaines, j'ai acquis des habitudes, j'ai commencé à sympathiser avec mes petits camarades, je me suis rendu compte que je maîtrise à peu près.
J'ai su que je faisais exactement ce que je voulais et que j'étais ultra heureuse.
Et puis mercredi, j'ai eu les résultats de ma demande de dispenses. L'année allégée sur laquelle je comptais s'est soudainement transformée en année chargée: je passe directement en 2e, en gardant tout de même les cours juridiques de première.
Hier, j'ai eu douze ans pour la deuxième fois de l'année: j'ai eu le ventre noué en me demandant si j'allais bien m'entendre avec mes "condisciples", si j'arriverai à rattraper ce premier mois de cours. Si j'y arriverai, tout court.
Je vois remonter ma timidité, cette vieille compagne que j'arrive à cacher, souvent, mais qui se rappelle à mon souvenir aux moments délicats. Celle qui me fait douter de ma place.
Hier, entre deux exercices pour calmer mon poignet endolori par une prise de notes effréné, j'ai donc dû m'attacher à repousser de petites pensées insidieuses et toxiques. "Tu as grillé des étapes, est-ce que tu es sûre que tu seras capable? Tu ne maîtrises pas la matière comme les autres... ils ont de l'avance, ils savent comment faire..."
STOP. STOPSTOPSTOPSTOP.
Ces gens ont certes déjà passé -pour la plupart- les examens de première. Des cours d'introduction. Mais eux aussi, sans doute, ils morflent d'avoir la tête plongée dans le droit comme une grande bassine d'eau glacée. Ils ont déjà passé des examens. Mais moi aussi, en fait. Pas encore dans ces études-ci, mais dans les autres, ya quelques années.
Ces études qui m'ont valu, bon gré mal gré, toutes ces dispenses. Ces études qui me valent de ne pas me sentir larguée quand le prof de droit constitutionnel déboule dans la classe en parlant de l'irresponsabilité parlementaire (juste sur le plan juridique, hein ;-) ) ou des quorums nécessaires pour voter une loi spéciale.
OUI, je peux, je VAIS, y arriver. Non, ça va pas forcément être une promenade de santé. OUI, au fond, je suis contente d'entrer directement dans le vif du sujet. Non, ce sera pas la mort si je dois étaler certains cours l'année suivante. Je gagne un an, là, en théorie. Et je gagne tellement plus, en réalité.
Faut juste que je réalise. Voilà.
09:42 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Réflexion, So fait des études | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : droit, crainte |
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mercredi, 19 octobre 2011
Groupie sur le tard
Longtemps je me suis couchée de bonne heure j'ai cru que je n'aurais jamais de groupe/chanteur favori. Non, moi, en bonne gémeau, je resterais éclectique, allant picorer dans la chanson ce qui me plaît, au-delà des genres et des personnalités.
Cette philosophie, je l'applique toujours aujourd'hui. Je fonctionne au coup de coeur ou coup de griffe pour des chansons. Je peux très bien passer d'une vague de bonheur total en chantant à fond une chanson, seule dans ma voiture (comme Back down South, des Kings of Leon, qui me fait littéralement chavirer, avec son thème au violon et ses tonalités country), à un énervement subit qui me fait couper la radio (Indochine et Placebo, je vais perdre des ami(e)s mais je peux vraiment pas).
Mais j'ai fini par me rendre compte au fil du temps et des découvertes musicales que certains coups de coeur reviennent de manière récurrente. Je repère certaines chansons, en me disant qu'elles sont chouettes, qu'elles ressemblent à telle autre (ou pas) et puis j'apprends qu'elles sont d'un groupe dont j'avais déjà apprécié d'autres chansons auparavant. Je peux donc désormais dire qu'il y a (au moins) quatre groupes que j'aime vraiment bocoubocoup.
Le premier, c'est Gorillaz. J'aime la musique, le concept, les clips. Je serais même prête à aller voir un concert. Youhou!
Le deuxième, c'est Muse. Découvert, j'avoue, avec son dernier album The Resistance. Depuis, j'ai rattrapé mon retard et comme pour Gorillaz, j'apprécie tout. Je les aime même d'amour depuis qu'ils ont tourné en ridicule la chaîne italienne qui leur refusait de chanter en live. Cadeau:
Troisième coup de coeur, Green Day et son rock pêchu. Il ne me faut pas plus que Holiday sur le chemin du boulot pour y aller d'un bon pas, volontaire et décidé. Love it!
Last but not least, Radiohead. Il est devenu un grand classique des battle Singstar, où on s'affronte mecs contre filles sur Creep. Ya des très graves, des aigus, ça équilibre un peu le combat (même si à la fin, c'est toujours les filles qui gagnent, hinhin). Allez, un ptit Creep pour le plaisir <3
En fait, je me suis rendu compte que mes positions généralistes sur la musique révélaient surtout une grande inculture en la matière. Faute avouée est à moitié pardonnée, n'est-ce pas? (surtout avec de la good music comme ci-dessus)
10:35 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Musique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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mardi, 18 octobre 2011
A la recherche de l'esthéticienne idéale
Ce week-end, j'ai réussi à trouver un créneau (réussi un créneau, ça, j'y arrive, maintenant, dix ans après avoir réussi mon permis o/) pour aller me faire épiler sourcils et jambes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Vu mon agenda de ministre cumulard, je commençais à craindre d'arriver aux fêtes de fin d'année avec un énorme sourcil qui me boufferait la moitié du front et des bottes naturelles garanties 100% poils de jambes.
Depuis des années, j'ai pris l'habitude de passer chez l'esthéticienne pour cette (petite) "formalité". Croyez-le ou non, mais j'assimile même ça à un moment de détente, si si. Malgré le bruit des languettes de papier qui arrachent la cire.Je crois qu'on finit par s'accoutumer à la petite douleur.
Depuis six ans que j'ai les moyens de m'offrir l'épilation en institut, je suis déjà passée entre les mains plus ou moins expertes de moult esthéticiennes, notamment pour les sourcils. J'ai pu en retirer les traits d'une esthéticienne qui toucherait la perfection du bout de son ongle en gel manucuré.
* L'esthéticienne idéale te demande si tu préfères la cire ou la pince à épiler. Ca n'a l'air de rien, ce petit choix cornélien. Cire, pince à épiler, c'est chou vert et vert pomme, se dit le novice des bandelettes. C'est là que c'est bardaf, l'embardée, tout ça. Moi aussi, je pensais que c'était kifkif. Avant de voir des petits boutons persister PLUSIEURS jours après l'épilation. C'est embêtant à tous les endroits épilables, on est d'accord, mais sur le visage, potentiellement, ça se voit. En général, j'ai pris l'habitude de devancer toute vélleité maya-l'abeillesque, mais ce n'est pas toujours possible. C'est même parfois impossible, genre quand l'esthéticienne te répond: "Ah! Mais vous l'avez fait récemment, l'épilation à la cire? Si ça tombe, ça va, maintenant... allez, on essaie!" avant de vous regarder bizarrement une fois l'affaire faite: "ah oui, effectivement, vous réagissez..."
* L'esthéticienne idéale te demande comment tu veux tes sourcils. Surtout si t'as mis du temps à venir la revoir et que donc c'est plus net net. Ca a l'air évident, dit comme ça, après tout, c'est toi -pas elle- qui vas devoir te trimballer ta tronche tous les jours jusqu'à ce que ça ait repoussé. Mais ça ne va pas de soi. Certaines esthéticiennes ont l'âme artiste, ou rebelle, ou les deux, et font à leur mode. Je dis ça je dis rien mais dans certains coins du Hainaut, leur mode, ça peut être dangereux. Genre un filet de sourcils. T'as trois semaines minimum pour pleurer sur tes poils perdus et ta tête de chouette plumée. La prochaine fois, tu lui amènes un contrat à signer, c'est dit.
* L'esthéticienne idéale n'hésite pas à venir voir de tout près s'il reste quelques poilichons, les récalcitrants discrets du fond, pour que le travail soit bien fait. Tant pis pour l'haleine de chewing-gum chlorophylle qui masque l'odeur de cig' juste derrière.
* L'esthéticienne idéale te propose de vérifier le résultat dans un petit miroir avant de se barrer en courant en te lâchant un petit "je vous attends à la caisse, prenez vot' temps". Euh mais si tu te rends compte à ce moment-là précisément qu'entre ton état quand t'es arrivée et l'état actuel, c'est kif kif bourricot, tu fais quoi? Tu lui cours après en string dans l'institut? Ca fait un peu tache, non? (et puis on arrive en hiver, là, bouh!). L'esthéticienne idéale te donne donc un droit de regard (oui, après tout, c'est TON regard qui sera rhabillé) sur son travail. Et elle accepte la contestation éventuelle sans broncher et, mieux, avec le sourire.
Autant vous dire qu'en six ans, j'ai rarement eu affaire à une esthéticienne qui combine tous ces avantages. En fait, yen a eu une, la première. Ce qui me permet de jouer les vieilles connes depuis l'âge de 23 ans. Parce que là, c'est vraiment vrai: "c'était mieux avant".
(Et si le sujet épilation de sourcils vous intéresse, filez chez Fashion Geekette qui en parle ici aussi.)
10:30 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : beauté, esthéticienne |
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dimanche, 16 octobre 2011
Secret Story c'est fini, et c'est peut-être mieux comme ça
Je suis anéantie. Depuis deux jours, je cherche une explication, j'erre comme une âme en peine, remettant en question mon style de vie -ma VIE toute entière.
Vendredi soir, j'ai appris qu'Aurélie collectionne les boules à neige des endroits où elle est déjà allée. Comme moi. Cette dinde grimaçante qu'on engraisse pour Noël (au rythme actuel, elle devrait même être prête pour Thanksgiving...) a un point commun avec moi (et non, ce n'est pas d'engraisser exponentiellement d'ici Noël), je ne m'en remets toujours pas. Bon, ok, elle est Belge, aussi, ça fait un deuxième point commun, mais il est tellement commun que Jean-Claude Van Damme aussi, il est Belge, you know what I meaaaaaan?
Mais là... Mes pauvres petites boules à neige chéries, ternies par la fille qui ne peut pas parler plus de trois minutes sans passer dans les aigus, la boule posée sur des talons aiguilles... Je ne suis pas sure de survivre au choc.
Quoi? qui a gagné? Marie, du couple Barbie et Ken. Moi, j'suis contente. Dans l'ensemble, c'était ma préférée. Un peu crucruche, certes, mais sans doute une des plus gentilles. Enfin, ce n'est peut-être qu'une apparence, puisqu'Aurélie, classieuse, l'a accusée après l'émission de n'avoir fait que la trahir tout le temps et lui avoir planté couteau sur couteau dans le dos.

Quand je vous disais que la dinde était presque prête...
11:01 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Ma télé bien-aimée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : secret story, boules à neige |
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samedi, 15 octobre 2011
Les sens en éveil
Samedi passé, nous avons profité des Restodays pour découvrir un restaurant étoilé au Guide Michelin (et avec une grande distinction -17/20- au Gault Millau) à prix légèrement adoucis: l'Eveil des sens, à Montigny-le-Tilleul.
Ce n'est pas le premier restaurant étoilé que nous testons. Il y a quelques mois, pour mon anniversaire, M. Léludemoncoeur m'avait emmenée, à ma demande, chez Kamo, un resto japonais à une étoile. Un endroit intimiste où on mange en admirant le chef préparer les choses délicieuses qu'il pose directement devant nous. Problème: un rhume carabiné, avec gros bouchage de nez, m'avait empêchée de saisir toutes les subtilités du menu. Il faudra que j'y retourne...
On peut donc considérer que celui-ci était donc mon premier vrai rendez-vous avec la gastronomie étoilée. Je vous propose de diviser cette critique en plusieurs thématiques, ok? (enfin, en même temps, si c'est pas ok pour vous, tant pis, je le fais quand même, c'est mon blog, je fais ce que je veux, na!) (j'aime ces expression futiles d'autoritarisme <3). Let's go!
Le cadre:
Disons-le tout de suite, les alentours sont un peu tristounets. Le resto est situé sur une grand route, qui flanque une sorte de zoning commercial entouré de verdure. Ajoutez au tableau une bonne drache (also known as pluie diluvienne) et vous aurez une idée du cafard qui vous prend au collet pour plus vous lâcher, sale petit troufion (lui, hein, pas vous!)
Par contre, une fois passé la porte, on est enveloppé dans une sorte de cocon. Lumières tamisées, bougies, espace entre les tables, et puis l'accueil. C'est la patronne qui reçoit, installe, prend les manteaux (bah oui, remember la pluie...) et souhaite la bienvenue d'un sourire. C'est prévenant sans être obséquieux, classe sans être chichi.
La nourriture:
C'est quand même pour ça qu'on va dans un resto étoilé, non? :-) Ici, le menu était imposé because ze Restodays, mais c'était pas de la bouffe au rabais pour autant. Coquilles Saint-Jacques, chevreuil et puis déclinaison de poire, ça goûte quand même bien a priori.
A posteriori, c'est encore meilleur qu'espéré, et dès l'apéritif. Nous avons choisi de commencer par une coupe de champagne, dont l'origine nous a été expliquée par la patronne qui, en plus de recevoir, est aussi un des meilleur sommelier de Belgique. Pour accompagner les bulles, on nous a servi des mises en bouche qui ont bien rempli leur office: nous faire saliver et nous donner envie de plus. Tartare de saumon et dés de pomme, gaspacho de pain grillé à la moutarde, crème brûlée de foie gras à l'espuma de figue et mousse de pomme de terre truffée, n'en jetez plus ou je pourrais déjà me pâmer!
M. Léludemoncoeur n'étant pas grand fan des extases gustatives, j'ai essayé de limiter au minimum décent les "mmmmmmmh! c'est fin!" et autres "sluuuuuuuurp! je crois qu'on a bien fait de venir!" Bon, euh, je dois quand même avouer que je suis un peu passée à côté de la truffe dans la mousse de pomme de terre, mais le reste était vraiment succulent.
En entrée, des Saint-Jacques de Dieppe, avec du chou de Bruxelles. A la base, je ne suis pas fan DU TOUT du chou de Bruxelles, mais ici, les petites feuilles croquantes m'ont vraiment bien plu.
Dans le plat, les papilles ne pouvaient pas rester insensibles: un peu d'acidité, un peu de sucré, des sauces bien liées, une courgette à l'huile d'olive (qui goûtait l'huile d'olive et la courgette de manière encore plus parfaite que logique), du coing vanillé qui réveille la bouche, des olives, des oignons grelots et du chevreuil, bien sûr.
Le dessert a joliment ponctué cette expérience: un mélange de glaces, de biscuits et donc de fondant et de croquant. Avec en mini bonus une "fantaisie du chef pâtissier", une mini madeleine et une sorte de petite "boule pralinée" à tomber, puis des mignardises avec le café. Rhaaaaa. On a fini par caler aux mignardises et même la gourmandise n'a pas pu nous pousser plus loin. Ca change de l'idée qu'on se fait parfois des restos gastronomiques où on suçoterait des os de caille en s'extasiant sur leur goût :-)
L'addition:
142 euros pour nous deux. Oui, c'est clair, c'est pas la petite pizzeria du samedi soir, vite fait. On a eu la chance d'avoir des menus à prix réduit, donc à mon avis, en temps normal, il faut sans doute prévoir plutôt vers les 200 euros. Mais pour fêter un chouette événement à deux (pas une grossesse, hein, parce que les vins sont bons aussi ;-) ), pour se faire un gros plaisir, pour profiter, quoi, ça vaut la peine.
rue de la Station 105
6110 Montigny-le-Tilleul
(et ce soir, toujours dans le cadre des restodays, on teste un resto
10:05 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Ce pauvre M. Léludemoncoeur, Popote | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : gastronomie |
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mercredi, 12 octobre 2011
Un vrai lapin d'Alice
Ces dernières semaines, je cours derrière le temps. Un vrai marathon, avec quelques sprints pas piqués des hannetons (oh! la belle double allitération!). J'ai l'impression d'être perpétuellement en retard, de faire mes démarches à contre-temps, deux coups après tout le monde, de m'inquiéter pour des trucs sur lesquels je n'ai pas prise, mais qui me tomberont sur le coin de la gueule d'un jour à l'autre et affoleront encore les chronomètres.
Bref. J'ai repris des études en horaire décalé.
Bon, je savais que ça me demanderait beaucoup de démarches administratives. Mais pas autant! J'ai l'impression de passer ma vie à me demander quel document j'aurais dû avoir sur moi, feuille de présence aux cours (oui oui, à faire signer par les profs), demande d'étalement de minerval*, mot d'excuse signé de mon chef ou demande de dispenses. Imaginez-moi rougissante aller rechercher ma feuille de présence presque désespérément vierge, hier soir: Pas moyen d'avoir accès à une imprimante les premiers jours du mois, puis oubli, puis... pfiou! "Mademoiselle, c'est la première fois que vous venez?", s'est étonné le prof de droit. *soupir* "Non, j'ai juste oublié d'imprimer la feuille avant..."
Misère.
Je savais que ce serait sportif. Après tout, on ne passe pas impunément de la catégorie "championne olympique de squattage de canapé" à "reine de l'organisation planifiée de l'agenda" en deux coups de cuiller à pot. Ni par la grâce d'un agenda gougueule (même si ça aide). Faut s'HA-BI-TU-ER, c'est ça, le secret.
Comm on s'habitue, paraît-il, à cette fatigue qui vous fait ressembler à un paracommando en plein exercice de reptation (va voir ce que ça veut dire au dico. Merci. Bisous) (c'est joli, hein?) avec à peine plus de vocabulaire que Rambo. "FAAAAIIIIIIIIM. MANGEEEEEEER. DODOOOOOOO." Charmant, n'est-ce pas? Ca vaut la peine de faire des études intellectouelles, hein oui? Sauf que quand on rentre, il faut encore retaper ou réécrire ses notes de cours. Paraît que c'est mieux, qu'après, on aura plus le temps de le faire le week-end. Parce que le week-end, on sera en bibliothèque! Ouiiiii, vous savez, le truc que vous avez cherché à éviter pendant toutes vos études, là! (ou pas, d'ailleurs, ya des gens qui ont passé des blocus entiers entre les murs pas si silencieux des bibliothèques...) Achevez-moi tout de suite, je ne ferai que vous retarder...

Quoi? "Et sinon les cours c'est bien?"? Ah oui, oui. C'est intéressant, c'est stimulant, on en sort plus savant qu'avant.
Mort de fatigue, certes, mais savant.
*les droits d'inscription, qu'on dit chez les Français
15:51 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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mardi, 11 octobre 2011
WTF, ou presque
Une petite note rapide pour combattre la procrastination qui, comme la poussière dans les pubs swiffer, n'est jamais bien loin et menace notre bien-être absolu. J'aimerais avoir du temps pour lécher un billet (et des vitrines) jusqu'à en faire un bijou d'écriture, mais là, quand j'ai du temps, je suis ultra-méga-crevée (on y reviendra) et quand je suis pas crevée, ben... c'est à peu près que je suis en train de dormir. J'en arrive même à dresser PAR ECRIT une to-do list... On n'est pas rendus...
Bwef, j'avais envie de partager avec vous quelques réflexions sur l'actu des derniers jours.
Vous l'avez surement appris (ou alors on vous a décryogénisé euh... ben pas encore, en fait): Dieu est mort jeudi passé. Oui, enfin, pour ceux qui croyaient que Dieu existe et qu'en fait il s'appelait Steve. Souvent, les mêmes croient que Michael Jackson et Elvis boivent des daïquiris sur une île déserte bien cachée. Seriously, les gars, vous croyez vraiment qu'on trouve des daïquiris sur une île déserte? (et je vous parle même pas des verres pour les mettre dedans...)
Donc Dieu Jobs est mort jeudi. OMFG WTF NSFW SRLSY?!?! Très vite, les réactions interloquées, effondrées, RIPées se sont succédé. Et les déclarations les plus grandiloquentes, candidates aux bêtisiers de fin d'année. Ou de fin de siècle, soyons gentils.
Steve Jobs est mort. Le papa de mon iPhone et de mon iPod touch. Enfin, le papa... le papa spirituel, parce que le vrai papa se terre sans doute quelque part dans une usine chinoise crasseuse. On peut pas vraiment dire que ce soit une surprise, puisqu'il traînait depuis des années -et certainement avec énormément de courage- de lourds problèmes de santé. Parfois, des gens confrontés au cancer finissent par perdre la partie. C'est la vie, même si c'est moche. Et c'est vrai que l'argent ne protège pas (encore) de la mort.
Moi, ce qui me chagrine vraiment, c'est deux choses: D'abord, Steve Jobs est mort à un âge proche de celui d'une personne que je ne mentionnerai pas parce qu'elle lit ce blog (m'enfin, ça commence par Ma et ça termine par man). Pouvoir visualiser la mort de cette façon, ça permet de se dire (encore plus) que c'est jeune pour mourir. Deuxième motif de chagrin: l'argent. Il n'aura pas vraiment pu profiter de sa retraite pour se faire des croisières 3x20 dans les Antilles où il aurait claqué le pognon méritoirement gagné en inventant l'iPhone. C'est vraiment ballot. Lui-même le concédait plus ou moins, en reconnaissant que ça ne lui importait pas d'être l'homme le plus riche du cimetière...
Vendredi, cette nouvelle à peine digérée, on apprend que le prix Nobel de la paix va une deuxième fois à Obama. Nan, j'déconne, à trois femmes. Non, là, je déconne plus. Trois femmes et un prix Nobel, pour un peu, on aurait déjà trouvé le titre de la prochaine comédie potache française!
Sérieusement, je suis contente que des femmes voient récompenser leur travail, leur combat pour que les droits de la femme soient respectés. Qu'on les encourage à persévérer, qu'on leur montre qu'on a remarqué ce qu'elles font. Certains critiquent le fait qu'elles doivent se partager le prix, genre "un homme vaut trois femmes". C'est vrai que la dernière fois que trois hommes se sont partagé le prix, c'était en 1994, et c'était Shimon Peres, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, en 1994. Depuis, souvent, un homme a partagé un prix avec une organisation, ou une campagne. Quelques femmes ont également été récompensées.
Dimanche, c'était le premier tour de la primaire socialiste. Ce qu'on en a retenu? Les larmes de Ségolène, bien sûr! Ca a fait le tour du net, des médias et tout et tout. Bon, je ne me pose pas en Mère LaMorale, moi aussi j'ai cliqué sur le lien "Ségolène a les larmes aux yeux". Mais franchement, c'est un peu à vomir, non, d'en faire tout un plat genre "elle qui s'était dite si forte après la campagne de 2007" ou "Les larmes de Ségolène m'ont ému" (sic Arnaud Montebourg...) (dis, Audrey P., t'aurais pas envie de lui demander d'arrêter de réduire la femme à une petite chose émotive et émouvante?).Surtout qu'en gros, ça succède à la description minutieuse des tailleurs portés pendant toute la campagne par Ségo et Martine.
Sinon, ça risque d'être un duel masculino-masculin à la présidentielle. (Bon, ok, si on part du principe que François Hollande gagnera la primaire socialiste) (et si on considère que Sarko et Hollande passent le premier tour de la présidentielle) Et en mai 2012, la France ne pourra même plus se dire qu'elle est "le pays qui a failli avoir une présidente".
(pour de chouettes billets sur la représentativité des femmes dans la politique française, filez chez Olympe)
PS: le WTF du titre fait (aussi) référence au Wednesday Thursday Friday, trilogie de la fin de semaine
17:34 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Réflexion, So fait sa féministe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : steve jobs, nobel, coup de gueule |
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