• Le début du retour

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    Toutes les bonnes choses ont une fin, sauf le saucisson, qui en a deux, comme disait le philosophe. Me voici donc rentrée de Suède, et je crois que mon compte en banque remercie le ciel à genoux.

     

    Parce que la Suède, c'est superbe, c'est magnifique, les gens sont adorables et tout et tout. Mais c'est relativement cher. Bon, on ne parle même pas de l'alcool, quand on vous fait payer 55 SEK (divisez à peu près par huit pour avoir le même en euros) une bière qui ressemble plus à de la pisse de chat qu'à une bonne trappiste de chez nous. L'alcool en Suède, c'est un truc de riches, même si tout le monde se bourre la gueule (seraient-ils donc tous riches? :-o )

     

    Pas de rabais non plus chez H&M, pourtant chez lui au pays des rennes et des chevaux Dala. On pourrait même dire que le même jean's est plus cher chez eux que chez nous. Ami(e)s Suédois(es) welcome in Belgium! Nous ne sommes pas allées voir chez l'autre Suédois, celui qui sent le pin contreplaqué et les bougies chauffe-plats-trop-mignonnes, mais je mettrais mon ongle à couper que là non plus, ça ne vaut pas la peine de prendre un billet low cost pour venir se remeubler pas cher dans le grand Nord...

     

    Maintenant que ce pénible sujet de l'argent est évacué, parlons du reste:

     

    La Suède, c'est beaaaaaaau! Stockholm, c'est bieeeeeeeeen! et les Suédois sont adorables. Ca résume assez bien la situation. Je vous propose de pratiquer le même système que pour Amsterdam: des billets thématiques (logement, bouffe, shopping/visites, coups de coeur et impressions générales) qui vous donneront une idée plus précise (et sans doute l'envie d'aller voir par vous-même) de ce super chouette séjour scandinave, que je résumerai en:

     

    La Suède, c'est bien. Stockholm, c'est magnifique. Et les gens sont super gentils. A demain pour la suite! :-)

     

     

     

    (vous aurez compris que ce billet n'est pas un -morceau de- saucisson: ya même pas une bonne fin!)

     

    (mais j'ai pas beaucoup dormi, alors...)

  • Dimanche, fils de pub (et de musique)

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    (Rhoooooo, c'est magnifique, la technologie! Vous zici, moi là-bas et pourtant nous ne perdons pas le contact, non non! Merci les billets pré-programmés! <3)

     

     

     

    Vous l'aurez remarqué, j'ai parfois la dent dure contre ces pubs qui nous prennent pour des demeurés rentrant dans ces bonnes vieilles catégories sexistes. Ya par contre un truc que j'aime bien, dans la pub, c'est qu'elle me fait découvrir des chansons qui entrent vite dans ma guest-list VIP.

     

    Ainsi de la musique d'une pub Peugeot (la pub est pas belle, avec une famille revenant de la fête foraine), qui m'a souvent trotté en tête avant que je découvre qu'il s'agissait de Grizzli Bear et de sa chanson "Two Weeks".

     

     

     

    Ou celle de Volvo où deux filles s'échangent fringues et mecs et dont la "BO" est assurée par "Oh Boy" de Miss Li:

     

     

    La dernière en date, la musique du Nesfluid de Nestlé, en fait une chanson d'Asteroid Galaxy Tour, "Golden Age":

     

     

    Une autre qui me colle la pêche: "Do you want it all?" des Two Doors Cinema Club, reprise par le Lotto belge:

     

     

     

    Et la toute première que j'avais eu l'idée de rechercher sur internet, "I'm yours" de Jason Mraz, pour euh... je pense une boîte spécialisée dans les ressources humaines:

     

     

     

    Et vous, vous avez déjà eu l'oreille attirée par une musique de pub? Des chansons "de pub" à partager?

     

     

    (Merci au site Musique Pub qui m'a déjà permis quelques fois de remplir mon iPod! <3 )

     

    (j'espère que toutes les vidéos vont s'afficher, sinon ce billet sera une loose totale et je serai à tout jamais étiquetée sale noobz de la technique de l'internet, damn on me...)

    Lien permanent Catégories : 3615 Ma vie, Musique 0 commentaire
  • Resapée AVANT de partir chez le copain suédois, logique...

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    Quatre T-Shirts, une robe, deux jean's, deux gilets, une veste et un imper. Pour cinq jours, je crois que je ne vais manquer de rien, en Suède.

     

    La plupart de ces vêtements que j'emporte avec moi sont neufs. Totalement neufs. J'ai coupé les étiquettes juste avant de partir. Résultats d'une frénésie de shopping.

     

    Tout a commencé par une newsletter de Flair intitulée "robes mania". Distraitement je clique et j'avise quelques perles qui me donnent envie d'en savoir plus. Les robes proviennent de chez Zara, Mango et Esprit, précise Flair, sans indiquer laquelle vient d'où. Ni une ni deux, n'écoutant que ma curiosité, je file sur un site, puis sur l'autre. Miracle, mes préférées sont toutes rassemblées chez Mango! Mais en zonant sur le site, j'en repère d'autres, qui me tentent bien aussi. Mais mais mais... n'est-ce pas des récup' qui se profilent? Je note mentalement une virée shopping dans un "mall" montois. Entre-temps, je devise avec mon amie Ingrid, qui m'offre un exemplaire du bouquin d'Inès de la Fressange, La Parisienne. Disons-le, je suis tellement modeuse/asse/iche que je n'en avais jamais entendu parler, shame on me.

     

    Mais dès que je l'ai eu en main, il est devenu mon nouveau meilleur ami. Plein de conseils style (et Inès dlF n'est pas Cindy de Carré VIIIP, si-vous-voyez-ce-que-je-veux-dire), j'en arrive à me dire qu'il me manque pleeeeeiiiiiiin de basiques. Heureusement, la virée shopping se précise.

     

    Je ne vais pas vous retracer par le menu mes pérégrinations mercantiles, partagées entre Mons, Namur et Charleroi (au final). Voici un aperçu (sur mannequin) de mes trouvailles:

     

    robe noire.jpg

     

     

    robe orange.jpg

     

     

    tShirt marinière.jpg

    (acheté aussi en rouge, tant qu'à faire... :D )

     

    Chez H&M, j'ai acheté une veste en lin et un jean's. Comme disent les fashionistas, le suédois, c'est le maître du rapport qualité/prix.

     

    Oh! j'allais presque oublier les deux paires de chaussures acquises chez New Look! Ces sandales superbes et ces espadrilles compensées

     

    Vous le voyez, pas de quoi courir les fesses à l'air au pays du grand prêt-à-porter pas cher...

     



  • Menacer un volcan, ça marche!

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    Bon, ça y est, Grimsvötn (à vos souhaits!) a capitulé. Il cesse de faire son malin, ce gros cracheur, et retourne dormir. Ce n'est qu'injustice, lui qui m'a tenue éveillée en pleine journée (oui, j'étais en nuits, normalement) et en pleine nuit aussi d'ailleurs.

     

    Les menaces auront fonctionné. Et les sacrifices rituels de poulets, effectués par M. Léludemoncoeur pour s'assurer quatre ou cinq jours de tranquillité, aussi. Depuis midi, j'étais suspendue à mon clavier d'ordinateur et au site internet de Brussels Airlines. Bon, j'espère que l'avion demain n'aura pas autant de retard que l'actualisation promise aujourd'hui, mais on s'en fout. Au moins, on part.

     

    Je vais pouvoir étrenner ma nouvelle garde-robe, entièrement renouvelée en prévision du voyage (mouahahaha), apprendre quatre mots de suédois pour frimer en société, ramener une boule à neige de Stockholm et une de Göteborg, goûter peut-être les boulettes suédoises autre part qu'au Ikea d'Anderlecht ou au mess du boulot (vous savez, les sous vide du Delhaize), dormir sur ce bateau-là:

     

    chapman.jpg

     

    Ramener de quoi écrire des billets blog, of course, et, grande nouveauté, y adjoindre des photos (du moins si elles sont pas trop pourrites).

     

    Mes amis, je vous dis à mardi en live et peut-être avant avec un billet pré-écrit.

     

    Hej da!

  • Lettre de menaces (encore) gentille à l'adresse d'un volcan islandais

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    "Cher" Grimsvötn (à vos souhaits),

     

    Je vais te le dire tout de go: arrête de faire chier. Tout de suite.

     

    Non mais c'est quoi ces manières?? Cracher? Mais je t'en foutrai, moi! Cracher, c'est bon pour les gosses pas encore éduqués, pour les caillera-qui-veulent-faire-genre-mais-c'est-raté et pour les vieux qui se raclent la gorge de manière peu ragoûtante. Mais un volcan? Voyons... Ok, t'es vieux sans aucun doute, mais t'as eu le temps d'être éduqué, non? Et t'as passé l'âge de jouer les caillera...

     

    T'as ptêtre voulu ta part de gloire, comme ton cousin (bah oui, zêtes tous cousins, là-bas, non? La promiscuité sur une île, c'est pas un vain mot) Efja...eflaja... ejofla... bref le volcan islandais, quoi. T'as été vexé que l'Islande et ses volcans se résument à ce cracheur de cendres qui a fait trembler toutes les compagnies aériennes et leurs voyageurs.

     

    Moi, j'avais presque eu maille à partir (enfin, à rester clouée au sol, plutôt) avec eja... aflaja...ejolfa... bref, avec le volcan islandais, l'an dernier. Jusqu'à quelques jours avant mon départ pour le Congo, il nous avait tenus en haleine. Partirait? Partirait pas? Bon prince, il avait consenti à arrêter de souffler, pour nous permettre de partir. Mais c'est finalement une autre catastrophe naturelle -la chute du gouvernement- qui a différé (pour combien d'années?) ma rencontre avec l'Afrique sub-saharienne.

     

    Alors cette année, pour une des deux fois où je prends l'avion sur l'année, pitié m'emmerde pas! Je VEUX partir en Suède, aller bouffer des viennoiseries à la cannelle, apprendre du suédois, partir sur les traces du commissaire Winter à Göteborg, dormir sur un bateau. Bordel! Ca fait tellement longtemps que j'attends ça.

     

    Alors Grimsvötn (à vos souhaits), si tu me barres la route, je te jure, je te pète les dents et les genoux et je t'Eyjafjallajökull, compris?

  • Non, les Français n'ont pas le monopole de la connerie!

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    Depuis une semaine, l'"affaire DSK", comme il convient visiblement de l'appeler, met en lumière les différences de perceptions entre Vieux et Nouveau Continents, entre anglo-saxons et latins. Elle éclaire également d'un jour nouveau et peu reluisant des personnalités médiatiques qui cherchent à tout prix (ils en ont même vendu leur dignité, pour certains) à disculper, excuser, décharger Dominique Strauss-Kahn. A vous donner envie de vomir.

     

    Il faut dire qu'en matière de faits bruts, vérifiés et connus, ils ont bien peu à se mettre sous la dent. On sait que l'homme nie les faits qui lui sont reprochés, on sait que la victime maintient sa version. A part ça, rien ou quasi. On glose sur Rikers Island, sur l'avocat des stars, sur le montant de la caution, sur "l'admirable Anne Sinclair". Et sur ce qui a pu se passer dans cette chambre.

     

    Je ne vous reproduirai pas ici les propos les plus outranciers, entendus très vite après l'arrestation de DSK. On a appris qu'il "n'y avait pas mort d'homme" (ou alors une petite mort, hein!), qu'il s'agissait d'un "troussage de domestique" et qu'il n'y avait pas de mal à être un séducteur. Perso, dans la séduction, j'ai toujours cru qu'il fallait une personne séduite, ce qui implique un minimum de consentement. Mais j'ai dû me tromper. La langue française est si nuancée...

     

    En Belgique, on regardait ça avec une sorte de neutralité. On suivait, bien sûr, et ça a presque fait oublier l'autre sujet qui déchaînait les foules jusqu'au samedi 14: la potentielle libération de Michelle Martin. Zou! Rayée de la carte médiatique, la Martin, dès que SK a été arrêté. On s'est indigné du traitement médiatique qu'il subissait, on a parfois -très peu- parlé de la victime. "Normal", on n'en connaît presque rien et même ceux qui se prétendent de sa famille ne sont parfois que des affabulateurs en mal de pub pour leur resto.

     

    Le débat n'a eu lieu que ce dimanche midi. Avant, ça aurait été un peu disproportionné de consacrer à cette affaire une soirée spéciale. Après tout, l'homme n'est pas Belge. Alors dans les débats dominicaux, on est revenu sur le sujet "dont on sait qu'il vous passionne", dixit un des présentateurs. Mouais.

     

    Mais c'est là qu'on a pu entendre que le paysage médiatique français ne détient pas le monopole de la connerie. Interrogé sur l'affaire, un ancien bâtonnier de Bruxelles a semblé très sûr que DSK n'avait rien fait. La preuve? L'article que la DH a consacré à l'affaire, sur base vraisemblablement de dépêches d'agences... Et l'illustre plaideur de souligner "Une femme qui dit oui a commencé par dire non".

     

    Vivement interpellé par une avocate qui s'indignait de ses propos ("alors une femme qui dit non, elle dit en fait oui peut-être? Et si elle dit oui, c'est une pute?!"), il persiste: "si un jour vous vous faites violer... je ne vous le souhaite pas, mais ça ne m'étonnerait pas que vous le fûssiez -c'est un compliment!-"

     

    PARDON?? Si j'avais été assise, je crois que j'en serais tombée de ma chaise. Voilà un homme qui considère donc qu'être violée peut être une sorte d'honneur, car c'est un hommage rendu à la beauté et à la "sexytude" de la femme... Faudra-t-il bientôt remercier (à genoux?) le violeur de nous avoir fait l'honneur de nous prendre contre notre gré? Faudra-t-il s'interroger sur notre "sex-appeal" si par (mal)chance nous échappons au viol? Un "non peut-être!" équivaut-il à un "oui"? Et un "non" ferme à un "allez oui"?

     

    Je sais qu'un avocat peut parfois être amené à faire le grand écart dans ses propos. J'imagine qu'ici, il n'a pas résisté au plaisir de plaider fictivement sur un plateau de télé. Mais de grâce! La décence, comme le ridicule, n'a jamais tué personne!

     

    Une pétition lancée par des associations féministes en France

  • La panne dont vous êtes le héros

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    1. Vous roulez dans votre coupé sport, la main nonchalamment posée sur le volant. Vous repensez à vos succès récents, ce collègue que vous avez niqué surpassé sur ce dossier tellement difficile qui scelle de manière quasi certaine votre promotion toute proche. Vous avisez quelques impacts d'insectes sur votre pare-brise et maudissez intérieurement ce beau temps qui vous salit vos vitres et dépose une couche de poussière quasi permanente sur votre voiture, que vous désespérez d'avoir nickel-chrome-brillante un jour encore... Pour compenser votre rage, vous appuyez sur le champignon, mais... si vous voulez savoir ce qui vous arrive, passez au 3.

     

    2. Dans votre petite citadine, vous vous sentez la reine de la route. Vous préparez mentalement votre prochain billet blog tout en chantant à tue-tête You and Me de Milow et en réfléchissant à la qualité des relations humaines au boulot. Non, ce n'est pas incompatible car oui, vous êtes une femme. Vous n'hésitez pas, de temps en temps, à faire un doigt d'honneur bien senti à ce connard chauffard qui vous a fait des appels de phares en vous collant au cul pour que vous lui laissiez la voie libre. Vous aimeriez en faire aussi aux camions qui vous klaxonnent et vous font des appels de phare. Comme celui-ci, tiens! A chaque fois, vous tremblez: votre voiture aurait-elle un problème qu'il tente charitablement de vous faire remarquer?? Pour le savoir, passez au 3.

     

    3. Bardaf, c'est presque l'embardée! Ca a commencé avec une perte de puissance et vous voilà sur la bande d'arrêt d'urgence, voiture HS. Vous sortez avec une grimace de dégoût la chasuble jaune fluo que vous priiez pour ne jamais devoir porter (parce que même si ça sauve la vie, c'est moche et ça va avec rien). Et puis vous sortez de votre voiture, vous vous mettez -of course!- en sécurité derrière le rail ad hoc et vous arrêtez de paniquer: après tout, vous êtes assuré(e). Vous téléphonez à Touring Secours. Si vous êtes une femme, passez au 4. Si vous êtes un homme, passez au 5.

     

    4. Au bout d'une dizaine de minutes, une Ferrari jaune et bleu (bah oui, les couleurs de Touring, quoi) s'arrête juste devant votre voiture. En sort ce type qui vous dit ceci:

     

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    Vous lui demandez de répéter, pour voir, mais vous avez bien entendu. Monsieur est là pour s'occuper de vous (en se passant la main dans les cheveux). Comme vous êtes en ordre de cotisation, vous pouvez passer la main sur son torse épilé, lui demander un massage pendant lequel vous lui raconterez vos petites contrariétés du boulot, réclamer le champagne et les fraises et vous faire lécher les doigts sensuellement. Services sexuels en option. Accessoirement, il regardera ce que vous avez sous le capot. Enfin, pas vous, votre voiture. Parce que oui, on ne dirait pas, mais il est là aussi pour la bagnole. Il sort son outil (les dépanneurs, ça a toujours un outil miracle, non?) et commence à chipoter. Vous le regardez, béate d'admiration, et passez en 6.

     

    5. Dans les dix minutes arrive une audi TT Quattro jaune et bleue (bah oui, on est chez Touring). Vous apercevez d'abord une jambe interminable, allongée encore par des chaussures peep-toes (sauf que vous ne connaissez pas vraiment le nom, hein, vous êtes un mec, pas une folle) perchées sur douze centimètres de talon. La gambette n'est stoppée qu'à mi-cuisse par une jupette tout ce qu'il y a de plus léger. On vous épargne le reste (push-up wonderbra, épilation et lissage brésiliens, créoles assez larges pour attraper un homme par le cou). Mais l'ensemble parle, et vous dit ceci:

     

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    Après avoir vainement dégluti pendant 5 minutes, vous retrouvez votre sens de la répartie habituel: "quand vous dites "s'occuper"... c'est "s'occuper"? ahahah" et vous entreprenez la donzelle. Elle, consciencieuse, regarde ce qu'il y a sous le capot (de la voiture, bien sûr), mais une minijupe penchée langoureusement au-dessus du moteur, ça vous fait péter une durite et vous vous exclamez: "je crois que j'ai le levier de vitesse qui fait des siennes!". Pour savoir si vous avez grillé vos chances en même temps que votre durite, passez au 7.

     

    6. Il chipote il chipote et puis se relève, se frotte les mains immaculées à un essuie qui ne l'est pas moins et reclape le capot. "Tout est en ordre: vous allez bien aussi? Vraiment? Vous voulez encore parler?" Alors vous lui racontez le conflit avec votre mère au dernier Noël et vous finissez par pleurer sur son épaule. Pour vous consoler, il vous frappe le sommet de la tête avec insistance. Passez au 8.

     

    7. Elle vous regarde, vous regarde, et entortille ses cheveux autour de son doigt. "Ahahah! Quel humour délicieux vous avez! Je me demande si le reste l'est tout autant..." Vous rentrez tous les deux dans votre voiture pour euh... écouter le doux ronronnement du moteur, oui, c'est ça, hum. En plein milieu de votre écoute, elle se met à tapoter le tableau de bord, mais même pas en rythme, cette conne! Ainsi donc, elle ne serait pas parfaite?! Allez au 8.

     

    8. Le bruit se fait tellement insistant que vous finissez par vous réveiller et tomber nez à nez avec Robert, dépanneur indépendant mandaté par Touring. Vous réprimez un hurlement (Robert a pas eu le temps de se raser ce matin, avec toutes ces pannes) et sortez sous la pluie, pour vous entendre dire par un type dont vous ne voyez plus que la fente des fesses depuis qu'il s'est accroupi pour mieux voir le problème que votre moteur est grillé, caput, a pu. Et qu'il ne peut pas vraiment vous remorquer jusqu'au garage de votre choix parce que c'est trop loin et qu'il a d'autres dépannages, désoleï hein! Si vous devenez violent, passez au 9; si vous essayez de négocier, passez par la case prison; si vous voulez vous abonner à Touring, appelez le 0800/...

     

    9. La violence, c'est le mal! N'empêche, vous explosez sa gueule à Robert qui ne sait même pas pourquoi. Vous attaquez un abribus avec la photo de la madame-de-Touring, puis un avec le monsieur-de-Touring. On vous arrête pour dégradation du mobilier urbain et coups et blessures volontaires mais, ému par votre mésaventure et victime de la même, le juge décide que vous avez agi sous la contrainte irrésistible et vous quittez le tribunal libre.

     

    Moralité: Messieurs de Touring, c'est pas bien de faire croire aux gens que Jude Law ou Angelina Jolie vont s'occuper de leur cas. Pensez à tous vos Robert, c'est eux qui vous remercient (et nous aussi, quand vous aurez cessé de nous prendre pour des cons)