• Sa vie est un roman

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    Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un homme que j'apprécie, d'un Monsieur qui m'est de plus en plus sympathique. Je vous en ai déjà parlé, d'ailleurs, mais depuis, ça a encore évolué.

     

    Aujourd'hui, je vais vous parler d'Alain Rémond. Je l'avais découvert billettiste et chroniqueur grâce à M. Léludemoncoeur. A l'époque, ses "Chroniques cyclothymiques d'un zappeur professionnel" m'avaient fait comprendre que croquer des faits de vie, même minimes, même futiles, n'était pas -seulement- un passe-temps de midinettes sur leur blog de fiiiiiille (à dire avec une note hystérique dans la voix). Non, on pouvait être rédacteur en chef de Télérama et moquer les chemises bicolores de certains intervenants en télé. Ce jour-là, j'ai eu envie, enfin, de recommencer à bloguer.

     

    Le recueil "Le Cintre était sur la banquette arrière" a confirmé mon impression. Alain Rémond a du talent pour tenir son lecteur en haleine face à la disparition de sa banquette arrière et son remplacement. Plusieurs épisodes furieusement drôles. Et comment regarder encore un cintre normalement après avoir convenu avec lui que le cintre est ontologiquement méchant. Vous ne nous croyez pas? Lisez plutôt:

     

    "Le cintre est mon ennemi intime. Passons, si vous le voulez bien, de la théorie à la pratique. C'est le matin. J'ouvre mon placard pour me choisir une chemise, un pantalon. Je tends la main vers les cintres. Une main amicale, m'empressé-je de préciser. Dénuée de toute intention hostile. C'est le signal du branle-bas de combat. Le cintre que je veux prendre s'emmêle avec son voisin de droite. Puis son voisin de gauche. J'essaie de les démêler. Je tire, je secoue. Aussitôt, c'est la mêlée générale. Mon placard n'est plus qu'un champ de bataille. Tous les cintres sont emberlificotés les uns dans les autres, jetant par terre, en un tas informe, chemises et pantalons. C'est pur miracle si j'arrive à sortir mon bras du guet-apens. S'ils pouvaient, ils me mordraient."

     

    Vous voyez? Le style est rythmé, simple mais efficace. Et vous aussi, maintenant, vous êtes convaincus que les cintres nous en veulent, hein? Mais Alain Rémond n'a pas fait que rassembler ses chroniques de Télérama, La Croix ou Marianne. Il a également écrit ce que je pensais être des romans. Intriguée par ce journaliste dont j'admire le style, j'avais envie de voir ce qu'il donnait sur plus de 2.000 signes. Et j'ai été surprise.

     

    "Hier soir, Yves m'a dit qu'il était passé devant la maison, à Trans. Il m'a demandé si je savais qui y habitait, maintenant. Je n'en ai pas la moindre idée. Je ne sais même plus quand est-ce qu'elle a été vendue, la maison. Peu de temps après la mort de ma mère, sans doute. Je n'avais pas voulu m'en occuper. Je m'étais bouché les yeux et les oreilles. Faites ce que vous voulez, vendez-la, ça m'est égal, je ne veux pas le savoir, ça ne m'intéresse pas. Pour ce qu'elle vaut, cette maison. Encastrée entre deux rues. Coincée entre deux maisons. Le terrain? Une petite cour, de l'autre côté de la rue. Une maison qui tenait par les papiers peints, tellement elle était mal foutue."

     

    Alain Rémond n'a pas écrit de romans (enfin si, un), il a écrit sa vie. Sa vie par pans, son enfance dans une famille de dix gosses, dans un village de Bretagne. Les heures dorées à s'inventer des mondes, à jouer avec trois fois rien, à explorer et conquérir de nouveaux territoires. A être heureux avec pas grand chose, à rêver à partir de bouquins. Dans une bicoque qui "tenait par les papiers peints", sans chauffage ni eau courante. Je le soupçonnais breton d'origine -il le mentionne dans ses chroniques- voilà que je le découvre catho pauvre, mais heureux.

     

    Le livre offert par Massoeur n°2 à Noël regroupe les deux premier "épisodes" de la vie d'Alain Rémond. Le deuxième tome a été écrit à la suite des nombreuses réactions qu'a suscitées la publication de "Chaque jour est un adieu". L'auteur y poursuit ce dialogue à une voix. Non, ce n'est pas vraiment un monologue, il prend à partie le lecteur qui s'est assis près de lui en ouvrant son livre.

     

    "Dans certains journaux, où il est mal vu de dire "je", le journaliste use d'une formule chantournée, tarabiscotée. Il dit: "Celui qui signe ces lignes pense que..." Celui qui signe ces lignes, c'est moi. Et celui qui dit "je", c'est moi, et personne d'autre. Je ne sais pas bien qui est ce moi. Je l'explore. Je le questionne. Je lui parle. Je l'écoute. J'écris au plus près de lui. C'est un contrat entre moi et moi. Et c'est un contrat silencieux, exigeant, avec ce lecteur qui est assis là, en face de moi. A qui je parle en confidence, à l'oreille. J'écris pour moi. Et j'écris pour lui, ce lecteur singulier qui est assis là, en face de moi, patient, attentif."

     

    J'ai aimé partager ces moments de vie, cette évolution du jeune Alain vers M. Rémond. Cet homme a eu une vie extraordinaire, atypique. Catholique. De gauche. Séminariste. Candidat à la mairie du 7e arrondissement. Il ne renie pas, il explique, pudiquement et avec sincérité. On a envie de lui écrire, de lui dire "merci d'avoir partagé ça avec moi". Beaucoup l'ont fait, beaucoup l'ont rencontré pour parler de cette vie -sa vie- qui les avait tellement touchés. Ca a donné "Je marche au bras du temps", dont est issu l'extrait ci-dessus.

     

    Vendredi, j'étais à Paris. Je venais de terminer les deux premiers tomes "Chaque jour est un adieu" et "Un jeune homme est passé". Je me suis précipitée chez Gibert Jeune, puisque j'avais l'occasion, et j'ai acheté "Celui qui n'est pas venu" et, également réunis, "Comme une chanson dans la nuit" et "Je marche au bras du temps". Dans le métro, j'ai eu la furieuse envie de me présenter -mais où?- chez son éditeur, chez Marianne ou à La Croix, pour moi aussi lui dire que c'est un grand monsieur. Je ne savais pas encore que beaucoup d'autres l'avaient fait.

     

    Il me reste quelque ouvrages à lire de lui. Je viens, pour les besoins de ce billet, de relire quelques "petites chroniques de la vie quotidienne". Il faut que je vous laisse, d'ailleurs, j'ai envie de continuer ma lecture. La vie croquée comme ça est particulièrement savoureuse.

     

     

     

     

    Sa bibliographie (parce que j'ai la flemme de tout retaper)

  • Lille tranquille

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    Lille... Ca fait déjà trois semaines et je ne vous ai pas encore décrit le coup de coeur ressenti pour cette jolie ville, ses restos, ses magasins, ses gens. En un jour et demi, impossible d'écumer la ville dans ses moindres recoins, évidemment, mais la douceur de ses ruelles, la majesté de ses édifices ne peuvent que donner envie d'y retourner bien vite. Ca fait un peu guide touristique merdique, comme description, mais c'est pourtant exactement ce que j'ai ressenti. Mes excellentes raisons de retourner à Lille:

     

    - Le Furet du Nord: c'est par cela que nous avons commencé notre visite de Lille après avoir remarqué que -oh!- ça se trouvait sur la grand place. Aaaaaaah! les rayonnages débordant de livres, les six étages hyper bien fournis, les cartes postales à message, et la minute décourageante du séjour devant le mur tapissé de livres de poche. Misère! On n'aura jamais assez d'une vie pour tout lire...

     

    S'en sont suivies des négociations avec nous-mêmes, genre "je prends çui-là, donc je remets çui-là à sa place" "pour le prix de çui-là, je peux en prendre deux en poche" "j'ai vraiment envie de lire çui-là, mais si tu me dis que çui-là est encore meilleur, alors ok, je le prends". Et de conseil en émulation, nous voilà sorties avec nos -lourds- paquets. Malin pour commencer la visite de la ville!

     

    - L'Orange Bleue: si on a quitté Le Furet aussi vite, c'est qu'on craignait pour la survie de nos cartes de banque, mais aussi parce que nous avions une dalle du tonnerre. En déambulant dans les rues voisines de la grand place, nous avisons un resto français qui semble assez petit vu de l'extérieur. La carte est alléchante et variée (pâtes, salades, viande, poissons) et accessible niveau prix. Hop! On entre et là, surprise!, la salle du resto se révèle immense (enfin, après la première impression de l'extérieur, hein!) avec de hauts plafonds, des murs en brique apparente, de l'espace! Nous choisissons un "carpaccio de saumon à peine tiédi" et recevons une large assiette tapissée de saumon et accompagnée d'un petit plat de salade superbement assaisonnée. Addition de moins de 30 euros à deux et estomacs bien remplis, parés pour une après-midi de balade.

     

    - L'église Sainte-Marie-Madeleine: au hasard de nos flâneries, nous arrivons devant cette église. Un coup d'oeil et nous entrons, "pour voir". L'église, désacralisée, abrite l'oeuvre "Good Hungry", une oeuvre de l'artiste indien Subodh Gupta. Les arches du choeur rond semblent vomir de la vaisselle en fer blanc. C'est inattendu, c'est impressionnant, c'est beau. C'est un hommage au tsunami. Précisons-le tout de suite: je ne suis pas adepte des "concepts" culturels ou artistiques, aux prises de tête sur l'écho que renvoie cette oeuvre à la beauté de l'église et gnagnagna. Mais là, dans cette église à ce moment précis, je suis contente d'être là. De découvrir, aussi, les chapelles ardentes de cette église si particulière, de suivre du bout du doigt les dessins magnifiquement sculptés dans le bois de la chaire. Un moment suspendu dans le temps, vingt minutes de parenthèse en apesanteur. Un moment gratuit.

     

    - L'église Notre-Dame de la Treille: elle accueille (accueillait?) une exposition de crèches du monde, joliment mises en scène, mais accompagnées de commentaires pas toujours nécessaires. Arrivées par une entrée latérales au hasard de notre promenade dans les ruelles du vieux Lille, nous la découvrons à l'envers, sans doute. A nouveau ces chapelles ardentes, et ce livre d'intentions, rempli de mots d'espoir, de demandes d'aide, de remerciements. C'est à la fin que nous remarquons -de l'intérieur- la façade moderne, composée de vitraux. L'extérieur, on ne le verra que le lendemain. Magnifique mélange d'ancien et de modernité.

     

    - Kokoa: toutes ces pérégrinations, ces déambulations, ces balades, ça donne envie de se caler dans un endroit sympa pour s'offrir un petit remontant. Sur conseil de Jean-Baptiste/Kaspa, Lillois forever, nous testons le Kokoa. Il paraît qu'ils font un chocolat chaud à tomber à la renverse. C'est même plus que ça, en fait. "Votre chocolat chaud, noir, au lait ou blanc?" nous demande la serveuse. Noir pour moi, lait pour mon amie Anne-Françoise, sans arômes supplémentaires, non, merci, mais avec une gaufre et une orange pressée, la formule goûter, quoi. Rhoooooo! Aaaaaaah! L'impression d'avaler une barre de chocolat qui fondrait au fur et à mesure, c'est à se damner.

     

    - La chambre d'hôtes "au coeur du jardin": choisie un peu par hasard "parce que ça avait l'air bien" sur le site des B&B de Lille, la chambre s'est révélée être plus que bien! Dans une rue calme (rue Brûle-Maison) avec possibilité de se garer gratuitement et facilement. La maison est une imposante demeure du 19e siècle avec porte cochère. Rien n'indique qu'elle abrite des chambres d'hôtes quand les volets sont fermés. Quand ils sont relevés, une affiche apposée au bas d'une fenêtre  précise que les deux chambres ont le label Clé&Vacances. Les chambres se trouvent dans le jardin (le nom ne ment pas), séparées de la maison. La chambre Vanille que nous avons occupée est absolument magnifique, rénovée avec goût, pourvue d'une kitchenette, d'une salle de bain sobre mais chic. Suffisant pour deux, certainement, et même pour plusieurs jours. Petits pots de confiture dans le frigo, pain et croissants déposés dans un sac à pain rétro accroché à la porte d'entrée, tout est charmant.

     

    - Hokkaido: Après avoir déjà avalé beaucoup de kilomètres et de calories, nous avons choisi de manger japonais, pour faire découvrir à mon amie Anne-Françoise. Rue de Solférino, nous avons choisi Hokkaido, pas loin du Théâtre Sébastopol. Le menu que nous avons pris était à l'image de la serveuse cachant un jean's sous son kimono: pas très subtil, mais correct. Assez en tout cas pour se donner une première idée des sushis, de la soupe miso et de la salade de chou, avant de switcher, la prochaine fois, sur du vrai japonais fin et varié. Là, le seul menu combinant sashimi-maki-nigiri était uniquement composé de saumon. Soit. On est sorties repues et convaincues -pour Anne-Françoise, moi c'était déjà fait- par cette permière expérience japonaise.

     

    - Les marchés de Wazemmes et de la place du Concert (oui, c'est un grand écart dans tous les sens du terme): on s'est baladées dans les innombrables allées du marché de Wazemmes puis dans celles plus chicos de la place du Concert. Définitivement, le Vieux Lille me séduit. C'est ici, dans la rue de la Monnaie, dans la rue au Péterinck, dans la rue d'Angleterre et toutes leurs soeurs que j'ai envie d'emmener M. Léludemoncoeur, pour lui montrer les charmes du Norrrrrd.

     

    - La Bottega Pizza: une pizzeria -que dis-je? LA pizzeria- de la rue au Péterinck. Con del vero italiano di dentro. Le patron a la tchatche à l'italienne, ses pizzas blanches sont à tomber par terre (d'ailleurs, d'après leur site, ils font plus de pizzas blanches que de pizzas rouges, à la sauce tomate), son menu est une ode à l'Italie à lui tout seul, et si on a envie de prolonger le plaisir, on file acheter du "vero prodotto d'Italia" en face à l'épicerie ou on revient le soir à "In Bocca al Lupo" ("bonne chance", en italien) pour tester les spécialités italiennes hors pizza.

     

    - La boutique de Patrick Hermand: et surtout ses macarons. Comment dire...? Un véritable délice et un choix cornélien (non, on ne peut pas emmener tout le magasin!!). Les pâtisseries avaient également l'air succulentes, mais après tout, on n'était pas là pour ça (mais pour des macarons, si vous n'aviez pas encore compris :-) )

     

    - La gentillesse des gens, partout. Les serveurs dans les restos, les vendeurs, jamais une expérience négative, toujours un sourire, un bon accueil. C'est important :-)

     

    - Les balades thématiques: on a testé, pour terminer, la balade dans le Lille du 19e siècle. On est restées comme folles devant la porte -fermée, on était dimanche- de l'Ecole de journalisme, ça aurait sans doute mérité d'y regarder à deux fois, de pousser, si c'est possible, la porte de la synagogue au vitrail assez impressionnant.

     

    Oui, Lille, il faudra y retourner, et plutôt dix fois qu'une!

     

     

    (Merci à Jean-Baptiste, Baudouin, Valérie, Fred, Stefanie, Stéphanie et Marie pour leurs conseils, leurs bons plans)

  • Attention! Grande première!

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    Aujourd'hui, je vais parler de moi. Non, c'est pas ça, la grande première, arrêtez de lever les yeux au ciel. Non non, ce qui est une grande première, c'est que je le fais dans le cadre... tadaaaaaaaa! d'un tag! Kézako, se demande le lecteur newbie. C'est Marie qui m'a virtuellement touché l'épaule dans une ronde effrénée où on jouerait virtuellement à chat (c'est bien dit, hein? :-) ). Je vous propose donc d'embarquer pour un voyage dans mes souvenirs d'enfance. Attention, ya (presque) du Cosette inside!

     

    * Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question "Et toi, que veux-tu faire quand tu seras grand(e)?"

    J'ai bien dû vouloir faire policière et fermière (mouuuuuh, les vaches!) ainsi que religieuse (on ne dénoncera jamais assez l'influence des profs de religion sur de fragiles petits êtres). Je me souviens même avoir demandé à mes parents à quel âge on pouvait entrer au couvent... oui oui ouiiiiii.

    Mais tout cela a été balayé le jour où on a eu la télévision à la maison et où j'ai définitivement décidé que je finirais par remplacer la madame qui présentait les infos. Depuis je n'ai presque pas dévié. J'ai fait les études pour, mais je me suis rendu compte que la télé, j'aimais bof, que je préférais nettement écrire. Vingt ans après être tombée en arrêt devant Françoise Palange (c'était elle) et ses vestes de tailleur -en fait, je voulais devenir présentatrice du JT pour avoir d'aussi jolis vêtements-, je n'ai qu'une veste de tailleur (oui, mais laquelle! une Comptoir des cotonniers) et je suis journaliste en presse écrite.

     

    * Quels ont été vos BD et dessins animés préférés?

    Mes parents n'ont fait entrer la télé à la maison que contraints et forcés, parce que mon prof de 2e primaire s'inquiétait que je ne sache même pas que des Jeux Olympiques étaient organisés en 1988 et qu'ils se déroulaient à Séoul. J'avais six ans :-) Pour compenser cette concession au tube cathodique, ils ont toujours refusé de s'abonner au câble. Résultat: on louvoyait entre les dessins animés de Nouba Nouba et puis Bla Bla et ceux de Disney, sur cassettes vidéo.

    J'ai bien aimé Clémentine (même si Malmoth me foutait les jetons), de même que Les Animaux du Bois de quat'sous, Albert le Cinquième mousquetaire et Alana ou le Futur imparfait, une série de science-fiction avec des transkinèdes (pfiou, ce dont on se souvient!)

    Donc oui, j'étais plus livres et BD par la force des choses. Je me rappelle les Lucky Luke et les Modeste et Pompon de chez mes grands-parents. J'aimais aussi Boule et Bill, Astérix, Gaston Lagaffe. Puis sont venues toutes les découvertes faites au fil des pages du Journal de Spirou pendant la grande époque du Boss. On se battait chaque semaine avec mes soeurs pour avoir le droit de le lire en premier, en pestant que Massoeur n°5 (appelons-la Chanel ^^) l'emportait alors qu'elle n'était pas encore trop expérimentée en lecture...

     

     

    * Quels ont été vos jeux préférés?

    En jeu de société, on a énormément joué au Nain Jaune, avec des pièces de plastique pour "miser". On jouait aussi des parties endiablées de Puissance 4, au point qu'on a fini par casser le mécanisme. Je me souviens aussi de Memory et d'autres jeux Ravensburger. C'était chouette :-)

    Pour le reste, on jouait dans le jardin, en se créant des maisons imaginaires. On se rendait visite, on se déguisait en allant puiser dans les vieux vêtements mis à notre disposition. On transformait une vieille jupe portefeuille en voile ou en tablier, une robe anglaise genre Laura Ashley achetée par ma mère lors de son séjour londonien en robe de princesse (j'y ai même cousu du fil de clôture Bekaert pour faire une robe de Sissi à cerceaux!)

    Enfin, j'étais une grosse joueuse de Barbies. Avec mon amie Cassandre ou avec mes soeurs, j'ai joué jusque tard. Et je trouve ça dommage que les gamines aujourd'hui n'y jouent plus autant...

     

    * Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi?

    Euh. Je n'ai pas de souvenir saillant. Je sais que mon anniversaire s'accompagne souvent d'un repas de famille toujours chouette, mais impossible de me rappeler un anniversaire particulièrement sauvage ou surprenant. En la matière, sans doute, the best is yet to come... :-)

     

    * Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire et que vous n'avez pas encore fait?

    Apprendre sept langues. Pourquoi sept? Parce que la reine de Suède, Silvia, en parle sept, et je me souviens qu'à l'époque, ça m'avait scotchée. J'en parle trois bien, une à peu près (même si l'exubérance sicilienne latine sur-vante mes mérites...) Si j'avais le temps et l'argent pour le faire, j'apprendrais encore l'arabe, le suédois, l'espagnol et le japonais. Ce qui me permettrait sans fausse modestie de surclasser la reine de Suède.

    Sinon, ben voyager beaucoup beaucoup, mais je commence à rattraper mon retard.

    Depuis que je sais que je veux être journaliste, la question de l'équilibre vie privée-vie professionnelle m'interpelle beaucoup. Pas encore vraiment eu l'occasion d'en tester les applications dans la vie réelle, mais ça finira par venir aussi, j'imagine.

     

    * Quel était votre premier sport préféré?

    J'aimais, et aime toujours d'ailleurs, la danse. Classique, moderne. 

    Zut, "premier sport préféré", ça sous-entend qu'il y en a eu d'autres... bah non! je suis une fade et une musicienne, na! Piano, chant, solfège, histoire de la musique, c'est fatigant tout ça!!

     

    * Quelle a été votre première idole de musique?

    Henri Dès? :-) A la maison, entre Henri Dès et la musique classique, il n'y avait que Abba (Gold), Help des Beatles, et Philippe Lafontaine. Je connais encore Coeur de Loup et Alexis m'attend par coeur :-)

    Sinon, pas d'idole, même encore maintenant. Le seul pour qui je suis capable de faire un malaise vagal, c'est Bénabar.

     

    * Quel a été le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous ayez reçu?

    Mmmmmh. A Noël, sans doute la jolie bague qui orne ma main droite depuis trois ans. Attention! Ce n'est PAS une bague de fiançailles, c'est une bague de Noël. Le cougnou de fiançailles suivra.

    En même temps, peut-être que mon cadeau de Noël 2010 sera encore mieux. Hum. -_-

    Mon plus beau cadeau d'anniversaire, c'était une séance d'analyse couleur/relooking. J'en rêvais depuis des mois, M. Léludemoncoeur me l'a offert. Bon, le rendez-vous n'a pas été aussi personnalisé que ce que j'avais espéré, mais l'un dans l'autre, les conseils continuent à me servir (je ne fais toujours pas dépasser mon string de mon jean's, par exemple).

     

    Voilà, c'était à peu près tout ce que j'avais à dire. Marie, je ne t'avais pas menti, on a quelques points communes.

    A qui vais-je refiler la patate chaude, maintenant?... Unicks, Mlle Toutouille, Lalydo et Joufflette, par exemple?

  • Santé?

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    Mercredi, 13h00. Pause déjeuner avec les confrères d'autres médias entre les plaidoiries au procès. On s'attable dans un des petits restos du shopping mall tout proche. On débriefe la matinée, on rit.

     

    Un peu plus loin, un couple entre deux âges s'installe avec deux enfants. Les leurs? Ceux de leurs enfants? Impossible à déterminer, la femme semble fanée, l'homme moins usé mais pas tant. Le gamin a dix-douze ans à vue de nez, la fillette pas plus de 4. Elle hurle. Bon...

     

    Les conversations s'animent, les plats arrivent, l'attention se déporte. Et puis revient à leur table, qui se trouve juste dans l'axe du passage où on peut observer les chalands.

     

    Et là, mon regard accroche. Sur la table, trois verres de Pils. Je me dis que le (grand) père a été prévoyant, je cherche des yeux les verres des enfants. Il n'y a qu'un verre de Coca. Et puis... han! le gamin porte le verre de bière à sa bouche!! Il BOIT (oui, logique...)!!

     

    Je suis restée les yeux ronds, scotchée à ma chaise. On sert de la bière à un enfant?? On accepte que des (grands) parents fassent boire un gamin de dix ans? WTF??

     

    Ironie de l'histoire ou raccourci: à quelques mètres de là se dresse le cinéma Imagix dont une partie a été détruite dans un incendie dimanche. Incendie allumé par vengeance par un (grand) adolescent de 17 ans, déjà connu.

     

    Alors peut-être que ce gamin buveur de bière ne tournera pas mal, qu'il deviendra docteur en physique, mécanicien ou infirmier. Mais putain, voir un gamin de dix-douze ans boire de la chope, ça me donne comme un petit arrière-goût de vomi.

  • La frénésie d'ailleurs

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    "Quoi? Encore un voyage cette année? Mais qu'est-ce qui te prend?", s'est inquiété hier M. Léludemoncoeur quand je lui ai annoncé que je pourrais prochainement ajouter Stockholm et Göteborg sur mon application "Cities I've visited" sur Facebook (vous voyez, le truc pour vous la péter genre globe-trotter) et enrichir ma collection naissante de boules à neige.

     

    Je crois en fait que rien n'a fondamentalement changé.  J'ai toujours rêvé de voyager beaucoup, j'ai toujours admiré -et un peu envié- mes ami(e)s qui partaient, nonobstant des moyens parfois limités. Je rêvais de faire pareil, je n'osais jamais.

     

    Oh bien sûr! J'ai planifié toutes sortes d'escapades, des trois jours à Barcelone aux trois semaines en Californie. Mais ça restait au stade du projet, du fantasme.

     

    L'an dernier, j'ai revu Paris en amoureux (deux fois), Madrid (en famille) et Amsterdam (entre amies). Cette année, j'ai déjà découvert Lille entre amies aussi.

     

    Comme on est toujours dans la période où on tient ses bonnes résolutions, l'année 2011 a commencé avec une forte envie de partir un jour (de préférence pas trop lointain), avec aller-retour. Mais comme d'habitude, ça n'en est d'abord resté qu'au projet.

     

    Et puis un innocent "tu veux aller à Paris la semaine prochaine pour le boulot? Et ce qui est chouette, c'est que tu peux goupiller un petit week-end en amoureux!" a tout déclenché. Je me mets à faire des bonds d'hystérique dans toute la baraque. "Je pars à Paris!! Je pars à Paris!! On y va à deux?? On y va à deux??" (vous pouvez demander à M. Léludemoncoeur, ça lasse). Devant sa moue dubitative ("mélanger travail et affaires de coeur? bof!"), je ne me décourage pas. "Et Londres, hein? hein??" Moue dubitative²

     

    Dimanche, après deux jours de cogitations intenses, c'est l'illumination: Rome! Bon sang, mais c'est bien sûr! Depuis le temps que M. Léludemoncoeur me dit qu'au moins là, il parle la langue. Et puis Rome, c'est antique, c'est romantique (oui pardon, c'est l'heure de la digestion) Le temps que M. Léludemoncoeur acquiesce, les billets sont réservés, l'hôtel au centre de Rome aussi. Et le site du Routard reçoit une nouvelle visiteuse assidue.

     

    Lundi, banal échange de mail avec mon amie Bab's. "T'as vu les promos de Brussels Airlines? T'as pas envie d'aller à Stockholm?", me demande-t-elle innocemment (c'est toujours innocent, vous l'aurez remarqué). Mon coeur et mon imagination s'emballent. La Suède? J'en rêve depuis des années! Quelques recherches, deux ou trois images pour s'en mettre plein les yeux et c'est parti "oui!! je veux y aller". Mardi soir, l'affaire est entendue, les billets pour Stockholm sont réservés. Et le crochet à Göteborg se dessine. Chic de chic! On va pouvoir partir sur les traces de Mikael Blomqvist à Stockholm et du commissaire Winter à Göteborg!

     

    Qu'est-ce qui a changé, alors? Simplement, sans doute, le fait d'avoir trouvé quelqu'un qui a autant envie de voyager que moi. Et la prise de conscience que c'est maintenant qu'il faut en profiter, tant qu'il n'y a pas d'enfants ni de contraintes financières.

     

    J'espère encore pouvoir ajouter une ou deux destinations à ces premières escapades de l'année, mais promis, je vais d'abord savourer chaque minute de ce week-end à la romaine!

  • L'anonymat c'est foutu

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    Quand on se réinstalle quelque part où on a déjà habité, les habitudes reviennent vite, parfois sans s'en rendre compte. On retrouve ses repères au supermarché du coin, on remémorise facilement le numéro de la pizzeria, on retrouve des têtes connues. Et ces têtes, parfois, se souviennent de vous.

     

    Ca me bloque d'ailleurs toujours un peu. Tenez, il a fallu que je prenne mon courage à deux mains et que je sois acculée -trois jours avant Noël, le Yéti menaçait de me coller un procès aux fesses pour concurrence déloyale- pour téléphoner à l'esthéticienne aux mains de laquelle j'avais confié mes jambes et mes sourcils pendant plus d'un an, à mon premier passage chez les parents Léludemoncoeur.

     

    C'est bête, parce qu'avec son mètre cinquante-cinq et ses 45 kilos toute mouillée, je ne vois pas trop comment elle pourrait me mettre KO (quoique, quelqu'un qui travaille avec de la cire et des bandelettes, il ne faut pas le sous-estimer) en me hurlant "mais POURQUOI tu ne t'es plus jamais pointée ici, HEIN??"

     

    Mais bon, j'ai quand même eu les mains moites au moment de lui téléphoner pour demander un rendez-vous "demi-jambes et sourcils", comme on dit dans le jargon. A son "et c'est à quel nom?" j'ai pris un ton innocent pour répondre d'un air dégagé "So Fille".

     

    "Ah oui! Il me semblait bien que c'était vous!"

     

    WHAT?? Elle se souvient de moi. Eh oui. Au bout de trois ans. Et le jour dit, elle n'avait pas changé. Son institut si, de fond en comble même. Mais en 20 minutes, et pour moins cher, elle finit le boulot, et bien avec ça. Comparé aux trois quarts d'heure pris par une stagiaire de chez Yves R. pour cochonner le travail, on peut dire qu'on était toutes les deux gagnantes: ça reste quand même bien rentable pour elle et moi, je ne suis pas obligée de m'inspecter les guibolles pour me rendre compte -ô rage! ô désespoir!- que l'esthéticienne est passée à côté d'une belle bande de poils juste là, en plus milieu.

     

    J'ai donc eu le même genre de réticences ridicules au moment de pousser la porte de la salle. "Et si ils me reconnaissaient et m'en voulaient d'être partie comme ça, ya trois ans et demi, hein? Et si pour se venger ils me massacraient la tronche à coups de poids de cinquante kilos??" (oui, ma paranoïa va très bien, merci pour elle!). Autant dire que j'avais le ventre noué en entrant dans la buvette/accueil/salle d'attente.

     

    Bien sûr, personne ne m'a vraiment reconnue (faut dire que j'ai sacrément changé de coupe de cheveux depuis) et personne ne m'a lancé de poids à la figure. Mais.

     

    Mais. Je ne suis encore allée que deux fois à la salle, ce qui est insuffisant pour conclure que Patoche n'y vient plus. Patoche, vous connaissez? Mais siiiiiiii, Patoche, du Patoche Club, sur Radio Contact! Allez, écoutez-le un soir (ou allez vite sur le site pour le podcast, les Françaises) et si vous arrivez à tenir plus de 20 minutes sans avoir envie de changer de chaîne, promis, je vous raconterai quelques Patocheries!

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  • Où l'auteure manifeste de légères tendances maso

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    Bilan de cette première première semaine de sport:

     

    Nombre de visites à la salle de sport: 4, deux fois pour des cours collectifs et deux fois seule avec mon moi-même sur un vélo et puis sur des machines de torture diverses destinées à développer ce qui peut l'être.

     

    Nombre de fois où j'ai cru que j'allais mourir: 5, et toutes rassemblées sur l'heure de tae bo subie lundi. Je jetais des regards tellement désespérés à l'horloge que le prof a fini par me capter, et me faire comprendre que c'était lui qu'il fallait regarder, pas ces aiguilles imbéciles qui prennent un malin plaisir à allonger chaque minute. L'heure de tae bo face à l'heure de massage, c'est un peu la transposition du kilo de plomb qui pèserait plus lourd que le kilo de plumes, si vous voyez ce que je veux dire (moi-même, je suis pas tout à fait sure de me comprendre, je vous rassure ^^).

     

    Nombre de jours où mes muscles douloureux ne se sont pas rappelé à moi: zéro. Depuis samedi passé à aujourd'hui, pas un jour où je n'ai grimacé. Après la zumba, j'ai eu le bas du dos protestataire. Après le tae bo, des muscles oubliés (au milieu du dos, imaginez un peu!) se sont rappelé à mon bon souvenir, jusque dans l'acte d'écrire. Après la salle, j'ai redécouvert que j'avais des muscles dans les fesses (eh oui! aussi dingue que ça puisse paraître).

     

    Mais j'aime ça. J'aime sentir mes muscles se réveiller petit à petit. Répondre -en râlant, certes- à mes injonctions "hop hop!". J'aime me dire que si j'ai mal, eh bien c'est que ces muscles, si je continue à les solliciter, finiront bien par servir à quelque chose. Servir à quoi? Bah par exemple à rentrer le petit boudin disgracieux apparu après seulement deux mois de régime pizza.

     

    Nombre de séances de torture sport planifiées cette semaine: 4. Deux cours collectifs, tae bo et zumba et deux séances en salle. Avec même peut-être un petit bonus en forme de cours collectif samedi prochain, si je suis motaïved.

     

    Nombre de livres lus: 2. Enfin, pas en entier, hein. Mais j'en ai amené deux différents. Parce qu'entre mes séances de sport, vous l'aurez remarqué, je ne blogue pas. Non, je lis. Je dévore les livres que j'ai ramenés de Lille. Je vous en parlerai très bientôt, promis. Quoi? Tu lis en faisant du sport?? Oui Mêdêêême, je sculpte l'extérieur ET l'intérieur en même temps. Mens sana in corpore sano, comme disaient les Grecs. Et puis, prosaïquement, une demi-heure de vélo, ça passe plus vite avec un bouquin qu'à regarder au choix 1) les autres suants de la salle ou 2) les stats que la machine perfectionnée-mais-pas-trop-quand-même me délivre. Au bout de trois fois le nombre de tours par minute et de kilomètres parcourus, ça saoule un peu.

     

    Nombre de rhumes cet hiver: 1

     

    Nombre de rhumes depuis que j'ai repris le sport: 1. Et après, on dira encore que le sport, c'est la santé...

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