• La question du réveillon ne se pose même pas

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    On y est enfin, à ce dernier jour de l'année! Demain, c'est l'année prochaine, celle où on prendra un nouveau départ, où on deviendra tellement pluss mieux que cette année, où on deviendra riche, beau, mince, sympa. Enfin, au moins pendant les quatre heures où on se dira que cette année, on tiendra jusqu'au bout nos bonnes résolutions...

     

    Avant ça, faut passer par la corvée par excellence: le réveillon de Nouvel aaaaaan! (dit sur fond de cotillons et de paillettes dorées)

     

    Soyons clairs: cette année, j'ai évacué le truc vite fait dès septembre en me portant volontaire pour bosser toute la nuit au boulot. "QUOI?? Mais c'est GLAAAAUUUQUE!!", se dit le pétard sans cervelle.

     

    Pas plus que les réveillons de ces dix dernières années, j'ai envie de te répondre. Je ne ferai pas l'énumération des ratages subis, certaines s'en sont chargées avec talent (et les miens rejoignent peu ou prou ces descriptions ^^). Je me bornerai à dire que mon meilleur souvenir de réveillon est un retour du boulot à 23h30, suivi de grignotage de bonnes choses (arrosées de champagne) toute seule dans mon fauteuil devant Sex and the City Ze film il y a deux ans, avec M. Léludemoncoeur qui bossait (bon, ça aurait été top s'il avait été là à minuit, mais on va pas chipoter). C'était il y a deux ans.

     

    Mon pire souvenir, c'était l'an dernier: j'avais pris congé, préparé plein de bons trucs pour se faire un revival du réveillon précédent, mais à deux. Yavait Singin' in the rain tout juste arrivé dans son coffret "deluxe" de chez Amazon, on avait tout pour être heureux. Ah oui! M. Léludemoncoeur avait aussi une rage de dent qu'il n'avait pas soignée depuis trois jours. Et on s'est vite rendu compte que l'isolation acoustique entre le nouveau resto en-dessous de chez nous et chez nous, justement, était encore plus foireuse que ce qu'on pensait. Réveillon (en bas) jusqu'à six heures du mat', à l'époque j'avais pas encore découvert le bonheur des Boules Quies. Ca s'est terminé en apothéose avec Gigi L'amoroso, après quoi nous avons pu enfin dormir, après six heures de calvaire.

     

    Vous voyez? La perspective du boulot n'est plus si glauque, tous comptes faits! L'an prochain, peut-être, si on a notre propre maison à nous (allez, soyons optimistes :D), je ferai un réveillon avec les amis qui-ne-sont-pas-trop-Nouvel-an (yen a plus qu'on ne pense). Ou alors, j'irai aider quelque part, dans un réveillon pour personnes seules. On verra. Ce soir, j'emmènerai une petite bouteille de champ' et des pâtes au homard pour trinquer et faire un semblant de bringue avec mon collègue.

     

    Et j'attendrai demain après-midi, quand j'aurai un peu dormi, quand la "folie obligée" sera retombée, pour trinquer en amoureux à cette nouvelle année. Pour qu'elle soit comme le champagne déjà choisi, un bon millésime.

     

     

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  • La plume s'est envolée

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    J'avais juste envie de saluer Isabelle Caro, dont on a appris la mort hier.

     

     

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    Isabelle Caro, c'est cette jeune femme qui, en 2007, s'était dévoilée en grand sur des panneaux publicitaires pour une marque de lingerie. Elle n'en portait pas, elle affichait juste son manque de kilos et son corps ravagé par l'anorexie. Cette compagne qui lui avait tenu la main, le corps, pendant plus de la moitié de sa vie... Elle voulait montrer les dangers de l'anorexie et il a dû en falloir, du courage, pour se dénuder comme cela, en grand.

     

    Evidemment ça a choqué, parfois plus parce qu'il s'agissait d'une publicité que simplement parce que ça montrait ce qu'on cache en général sous des vêtements ou dans un centre médical spécialisé.

     

    Isabelle Caro a pesé jusqu'à 25 kilos pour 1,68m, ça l'a menée au coma. Elle était remontée à 42 kilos, d'après les différents sites d'infos, et son CV sur internet.

     

    Isabelle Caro est morte le 17 novembre, peut-être d'une pneumonie. Elle avait 28 ans. Mon âge.

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  • Une histoire de Marie et de sain(t) d'esprit

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    M. Léludemoncoeur a du coeur, il en fait régulièrement et discrètement la preuve. Là où d'autres (et moi parfois aussi, je dois bien l'avouer) baissent les yeux ou détournent le regard pour ne pas voir la personne qui mendie, il s'arrête, fouille ses poches, se déleste de quelques euros ou d'une cigarette. Et n'oublie pas de la saluer d'un "bonne journée". Il est même capable, plusieurs mois plus tard, de reconnaître dans un reportage télé sur le froid un sans abri à qui il a filé une cig', un jour. Et de se souvenir de son nom. M. Léludemoncoeur est généreux simplement, et c'est aussi pour ça que je l'aime.

     

    L'autre soir, lundi, affamée et pressée par la perspective de passer par la gare de La Louvière Centre en soirée, je l'avais invité à aller manger une pizza (again, oui, je sais :-) ) dans une pizzeria proche de la gare. Alors qu'on voulait entrer, une femme d'un âge indéfinissable mais visiblement pas dans son assiette est sortie lentement. Pour rentrer derrière nous et retourner s'attabler seule. A notre table, M. Léludemoncoeur sort fièrement le Samsung Galaxy S acheté quelques heures auparavant et ça commence à virer à la surexcitation "hiiiii, l'est trop choueeeeette! Et le swyyyyyype, la claaaaaasse!! Et les couleeeeuuuuuuuurs!" (vous voyez le genre)

     

    C'est elle qui nous fait relever la tête. "Excusez-moi, est-ce que vous auriez dix euros pour m'aider à payer mon repas? J'avais rendez-vous avec mon père, mais visiblement, il ne viendra plus... Et je n'ai pas d'argent pour payer." M. Léludemoncoeur, tout de suite, lui dit qu'on prendra sa note à notre compte, ya pas de soucis (c'est ma Visa qui paie ;-) ). Elle revient avec le ticket, deux fois plus élevé qu'annoncé. Gloups. Un regard de concertation et ok, on décide qu'on prendra les boissons à notre charge, ce qui revient à peu près aux dix euros qu'elle nous avait demandés.

     

    Le restaurateur s'en mêle, nous dit qu'on n'est pas obligés du tout de payer, que ça lui arrive parfois de voir des sans abri ou des personnes pauvres à sa porte, pour demander quelque chose à manger, mais qu'il préfère alors que les gens jouent cartes sur table et disent directement qu'ils n'ont pas de quoi payer. D'ailleurs, nous dit-il, l'an dernier, il a organisé un dîner de Noël pour les sans abri de La Louvière et pour des familles pauvres et des personnes seules. Ses amis se sont mobilisés pour lui donner un coup de main, les fournisseurs ont fourni (parfois gratuitement) et tout ce petit monde a passé un super Noël, lui en premier.

     

    Ce soir-là, j'avais choisi une pizza que je n'avais jamais goûtée, pleine de saucisse italienne, de salami piquant, de champignons, de parmesan et de roquette. Elle était délicieuse en elle-même mais avait encore une saveur supplémentaire, celle du plaisir de découvrir par hasard de jolies facettes des gens. Bien après, on a continué à se demander qui était cette femme seule et visiblement désorientée.

     

    On l'a appris ce matin dans les journaux: elle s'était enfuie de la section psychiatrique de l'hôpital tout proche pour tenter de retrouver son père... mort il y a dix-sept ans. Partie en training (on ne rit pas!) et en pantoufles, Marie a été retrouvée recouverte de vêtements chauds, bien vivante, après deux nuits et un jour dehors. Notre petit miracle de Noël à nous? :-)

     

     

    (Demain, pour les Belges chanceux qui habitent en Hainaut, vous pourrez retrouver la version Léludemoncoeurienne dans le journal Le Soir (édition Hainaut) ).

  • Samsung Galaxy S ou iPhone 4? Toi aussi, tranche mon noeud gordien!

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    Mes amis, l'heure est grave!

     

    J'en arrive au bout des réflexions métaphysiques qui m'occupent depuis près d'un mois. Ca m'a plongée dans des abîmes de perplexité, je ne vous dis que ça! Et même Test-Achats n'est pas parvenu à répondre à ces interrogations qui tournent toutes autour d'une question centrale:

     

    Bordel, mais quel smartphone vais-je bien pouvoir choisir??

     

     

    (oui, je sais, on a les -intenses- réflexions métaphysiques qu'on peut...)

     

    Mon super GSM de-la-mort-qui-tue-sa-race d'une marque que personne connaît, ce GSM là, oui, est en train de me lâcher crapuleusement... Il faut donc que je lui trouve un successeur et j'ai décrété dans le for intérieur de mon moi-même que je ne pouvais plus me passer d'un lien permanent avec le monde virtuel (imaginez le bonheur de vous liiiire dans le train <3 ou de twitter que je survis péniblement aux péroraisons d'une greluche et de sa (basse)cour *; ou que je puisse lire un eBook directement sur mon smartphone; ou plus prosaïquement voir en laïve que mon train est annulé...).

     

    Et puis merde! Je suis une blogueuse VIB et une blogueuse VIB sans smartphone connecté en permanence, c'est comme une Blair Waldorf obligée d'appeler d'un téléphone fixe: la loose totale...

     

    Depuis un mois, j'ai donc décidé qu'une partie de mon treizième mois irait dans un GSM flambant neuf, intelligent et horriblement cher. Bon, faut dire que j'ai plus payé un téléphone portable depuis... pfiou! 5 ans? Pas que je me balade avec une brique, hein! Mais quand M. Léludemoncoeur s'emballe pour un nouveau joujou, j'hérite de l'ancien. D'ailleurs, il m'a refait la proposition indécente pas plus tard qu'hier: "t'as pas envie de récupérer mon vieux HTC Touch pro qu'a qu'un an mais qu'a déjà l'écran pété? 'Ttention, hein! je le ferai réparer!"

     

    "bas les pattes avec ton vieux brol!" que j'y ai répondu. J'en veux pas de son HTC. Moi, mon coeur balance entre deux (et c'est là que vous entrez en jeu pour me donner vos avis pertinents zé éclairés):

     

    L'iPhone 4 (ou 3GS)?

     

    Ou le Samsung Galaxy S (que M. Léludemoncoeur s'est offert hier, rhaaaaaa)?

     

    De design, ils sont similaires.

    De prix, le Galaxy S équivaut la (vieille) version de l'iPhone.

    De contenu, de facilité d'utilisation? C'est ça que je veux déterminer... Le choix n'est pas encore fait (et ne le sera sans doute pas tant que je ne saurai pas non plus si je peux intégrer l'abonnement data dans mon abonnement GSM du taf) mais c'est pour bientôt.

     

    Alors les iPhone Lovers et les Android-inconditionnels (voire les Samsung addicts), à vos claviers et dites-moi tout ce que je dois savoir pour acheter le plusssss meilleur téléphone du MONDE ('ttention!).

     

    Meeeuuuurciiiii! <3

     

     

    * histoire vraie, hélas...

  • Fêter Noël, ça se mérite

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    Ouf! Ca y est, on a survécu!!

     

    Survécu aux nuits trop courtes, aux joues râpées par les embrassades, au foie même pas éclaté par la surabondance de super bonne bouffe, aux cadeaux reçus, aux cadeaux offerts, au placement à table, aux blagues, à l'alcool.

     

    Et à la neige!

     

    Je sais pas vous, mais nous, on a pas mal morflé, niveau poudreuse. Rien à se mettre dans le pif, hein, mais tout de même un petit vent du nord bien piquant vendredi soir, des monticules de neige entre la route et les places de parking. Les monticules font s'affoler le système d'aide au parking qui finit par voir des obstacles partout. Une ofois garés, il fallait encore sortir de la voiture, les deux jambes qui s'enfoncent dans de la neige qu'on croyait durcie. I'm dreaming of a white Christmas, vraiment?

     

    Samedi, back to my roots, on rentre dans mon Condroz de presque-origine. Déjà en temps normal ça semble loin et aventureux, alors ajoutez des dizaines de centimètres de neige et ça vous donne 1h30 de trajet dans chaque sens et un subit retour de foi, des... fois qu'on ne parviendrait pas à grimper les côtes enneigées. Oui, un dîner de Noël en famille, ça se mérite et il faut prouver tout son art de la maîtrise glissale pour enfin parvenir à destination (et repartir quelques heures plus tard la peau du ventre bien tendue et les bras remplis de cadeaux).

     

    Et vous, vous avez passé un chouette Noël? :-)

     

    neige.jpg

    (photo piquée à Massoeur n°5, mais prise de ma voiture alors je peux ^^)

    Lien permanent Catégories : 3615 Ma vie, So Famille 8 commentaires
  • All I want for Christmas is you (et un Pliage Longchamps)

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    Nous y voilà enfin!! Enfin, presque. Dans quelques heures, on fera péter les bouchons, on regardera amoureusement les huîtres et nos amoureux(ses), on jettera des coups d'oeil curieux vers le pied du sapin: C'est Noël!!

     

    Avant de plonger délicieusement dans les bras de Morphée pour un cinq à sept réconfortant, j'avais envie de vous souhaiter:

     

    un Noël blanc? ahah, la bonne blââââk!  Je vous souhaite que ce Noël ultra blanc ne vous gâche pas la fête.

     

    Je vous souhaite un Noël chaleureux, intimiste, doux, festif, convivial, familial, un Noël à votre image, qui corresponde parfaitement à ce que vous en attendez.

     

    Je vous souhaite du plaisir d'offrir (et de recevoir, on n'est pas que des saints ;-) )

     

    Je vous souhaite des délices délicieux.

     

    Je vous souhaite un Noël fabuleux!

     

     

  • J'traîne des pieds...

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    Wooooow! Presque une semaine sans écrire une note et c'est même pas parce qu'on m'a interdit de toucher à mon clavier... C'est pas (vraiment) l'inspiration qui manque, ni l'envie. J'ai même parfois le temps, mais ma "procrastination touch" refait des siennes: pourquoi faire maintenant ce qu'on pourrait remettre à plus tard, hein??

     

    Alors je prends un air très occupé, affairé, je cours à Namur pour le boulot, j'essaie de prendre des trains qui arrivent en retard en puant le vomi (véridique, une colonie de gosses dont certains atteints de gastro, c'est bruyant et ça pue) (le jour où je regarderai un baby d'une manière un peu trop enamourée, gueulez "vomi!!", je comprendrai et je me ressaisirai, promis) ou qui n'arrivent jamais (les trains, au cas où les parenthèses vous auraient fait perdre le fil), je lis, je lis je lis, je me balade doucement sur les routes enneigées, je regarde des séries (j'y reviendrai...), je réfléchis à toutes sortes de choses.

     

    Par exemple, aux cadeaux de Noël. Là, c'est plus réfléchir, c'est se torturer grave les méninges. Bordel, pourquoi c'est si compliqué?? J'ai trouvé la plupart de mes cadeaux et je crois qu'ils feront mouche, surtout pour ma "cacahuète". Je suis trop trop impatiente de la voir déballer son cadeau et trop excitée à l'idée de sa réaction... Pour les autres membres de la famille proche aussi, j'ai trouvé de chouettes idées.

     

    Mais n'offrir des cadeaux qu'à certaines personnes au réveillon, au motif qu'on privilégie la famille Léludemoncoeur (papa, maman, soeur, beauf et nièces), en snobant les autres oncles et tantes, c'est moyen. Et inclure les oncles et tantes en snobant les cousins, c'est moyen aussi. Résultat: le nombre de cadeaux à trouver a doublé insidieusement.

     

    Et le champ des questions a doublé aussi:

    - qu'est-ce qu'on offre à quelqu'un qui a déjà tout (et pourrait s'offrir le reste)?

    - qu'est-ce qu'on offre à quelqu'un qui n'a pas une valise extensible (ou n'a pas envie de payer un méga supplément pour ses bagages)?

    - qu'est-ce qu'on offre à quelqu'un qui aime les bonnes choses de la vie mais doit se limiter, conseil d'ami médical?

     

    J'aime trouver le cadeau qui fait mouche, le truc que la personne n'attendait pas forcément mais qu'elle reçoit avec plaisir. J'ai horreur des cadeaux bateaux, ceux qui sentent le manque d'inspiration sous le papier cadeau, ceux qu'on offre faute de mieux, faute de temps pour mûrir la réflexion.

     

    Il paraît que 54% des Belges se sentent obligés d'offrir des cadeaux. Moi, j'espère juste que je n'en serai pas réduite à offrir des cadeaux "bateau". Pitit Papa Noël, là, allez, file-moi des idées...