• Amsterdam, première à mes yeux

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    Sept ans séparent mes deux visites à Amsterdam. La première fois, je suis tombée profondément amoureuse de la ville, au premier regard. J'avais aimé cette ambiance de Saint-Nicolas dans les rues, les vitrines décorées pour cette fête, la balade sur les canaux une fois la nuit tombée, l'architecture, les déplacements à vélo, la douceur de vivre dans cette capitale.

    Sept ans plus tard, j'ai retrouvé avec bonheur la même ville, sa douceur de vivre, la vraie gentillesse de ses habitants, sa beauté sur l'eau et dans ses façades. Je l'aime encore plus.

    Ca tient sans doute aussi au fait que la première fois, j'avais découvert la ville seule. J'étais partie, jeune étudiante un peu sotte, pour traduire la ville en reportages radio, moi qui ne connaissais ni Amsterdam, ni la radio. J'étais partie les mains en poche, sans aucune idée de la façon dont on devait s'y prendre. Pendant cinq jours, j'avais tâtonné dans la ville, découvrant petit à petit leurs secrets, au média et à la ville. Après coup, j'en rougis: j'étais vraiment inexpérimentée. Mais sur le moment même, quelle folie!

    Cette fois, j'étais accompagnée de mon amie Bab's. Bab's et moi, on partage une histoire de colocation et quelques pièces identiques du Comptoir des cotonniers, entre autres. On partageait aussi une même première expérience ce week-end: moi, je partais pour la première fois avec une amie, et elle à Amsterdam.

    Au final, ça donne un week-end de rêve, parfait, où il n'y a rien à déplorer de fâcheux (à part le service de merde de la STIB le samedi matin qui a failli nous faire rater notre Thalys et nous a transformées pendant tout le trajet en vieilles asthmatiques), où on a envie de battre des mains de contentement à peu près toutes les deux minutes (mais emballées dans des moufles, les mains, parce que ça caille).

    En vrac: on a super bien mangé (à détailler dans un prochain billet), on a beaucoup beaucoup marché (à venir aussi dans un autre billet), on s'est émerveillées (beaucooup aussi), on n'a pas visité de musées (eh non!), on s'est contentées des beautés visibles du dehors, on a bien  shoppé (mon shopping de Noël est déjà presque terminé!).

    Et je n'ai pas failli à ma tradition (oui, au bout de deux fois, j'ai déjà des traditions) de profiter de ma présence à Amsterdam pour faire de nouvelles expériences. La première fois, of course, j'avais fumé mon premier joint avec des animateurs radio j'étais entrée dans un coffeeshop.

    Cette fois, j'ai goûté des huîtres et... j'ai beaucoup aimé!

    (to be continued)

  • Pas de Noël sans cacahuète!

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    Ouaaaaaah! se dit le lecteur en pinçant les lèvres. On sait vivre dans la famille So Fille! Une cacahuète à Noël, c'est fiestaaaa! Grosse déconne!! Vivement Pâques pour se partager un oeuf un chocolat! Une cacahuète pour cinq filles (cinq filles?? oui, cinq...), sortez les violons et la petite fille aux allumettes...



    Tsssss! Bande de mauvaises langues... Il serait temps que l'esprit de Noël descende en piqué nous (vous!) toucher de sa grâce... La cacahuète, c'est juste un moyen de sauver notre budget ET notre liste de cadeaux. Un moyen de pas se voir offrir un tube de Smarties "parce que tu vois, j'avais pas beaucoup d'sous et comme on est une grande famille..."

    Comme on est beaucoup d'enfants (cinq, si t'as bien suivi, et que des filles, eh oui!), susceptibles de plus en plus de ramener des Léludemoncoeur, Grand Loup et weet ik nog wat (l'esprit de Noël et des langues a fondu sur moi, là), plus des parents eux-mêmes susceptibles de... et une belle-famille avec des pièces rapportées aussi, faites le calcul. Une bonne quinzaine de personnes fois -allez, soyons pas chiches- minimum 25 euros, tu comprends bien qu'un "bête" petit étudiant se met en concordat judiciaire juste avant sa session d'examens de janvier. Et encore! Personne n'a eu la lumineuse idée de s'attaquer à la fabrication de la génération suivante...

    Pour éviter que Noël se fête dans une ambiance de déroute bancaire, on a décidé dans la famille So Fille de "tirer la cacahuète". Pour les non-scouts et les enfants uniques, tirer la cacahuète n'a rien de trivial ou de bistrotesque. Il s'agit juste de jeter négligemment les noms de chacun dans un chapeau et puis de laisser le hasard faire son oeuvre. Evidemment, tout le monde retient sa respiration jusqu'au dernier, de peur que Massoeur n°5, dernière à piocher un nom, ne dise "ah non!! moi, ça va pas, j'ai pêché mon nom!" et qu'il faille recommencer le processus.

    Autre écueil de plus en plus évident au fil des années: il faut se réunir un mois et demi avant (à la grosse louche) pour piocher, histoire d'avoir le temps, après, de trouver ZE cadeau qui fait mouche. Mais avec nos agendas d'executive women, les obstacles devenaient de plus en plus nombreux: "j'peux pas, je m'envoie en l'air tous les week-ends ce mois-ci" (Massoeur est hôtesse de l'air) "j'peux pas, je passe derrière le bar...", voire "j'peux pas, je rule the world ce week-end" (oui, ça, c'est MOUAHAHAHA).

    Et alors? Et alooors?? Et ALORS???




    M. Léludemoncoeur est arrivé, sans s'presser (dix minutes de retard) et m'a dit "attends, tu vas pas me dire qu'avec tout ce qu'on trouve sur le net, ya pas un site quelque part qui tire les noms au sort??"

    Sitôt cherché, sitôt trouvé: Drawnames a sauvé notre cacahuète l'an dernier. On détermine qui ne peut pas pêcher qui (en évitant les "moi, je ne veux pêcher que Massoeur n°X ou Maman") et puis chacun reçoit un mail avec le nom du bénéficiaire du cadeau et... sa "wish-list", consciencieusement remplie par l'intéressé et discrètement envoyée par le site. Résultat: à moins que les couples se mettent dans la confidence pour faire "achat groupé" de cadeaux, c'est la surprise totale le jour N. "Oh Oh Oooooh! Mais quiiiii a pêché quiiiiiii?"

    Bon, évidemment, ya quelques tricheu(r)(se)s qui s'obstinent à faire un gros cadeau à la personne pêchée et des petits aux autres (hiiiii, qu'elles se dénoncent!) faisant fi du 14e commandement édicté par Jésus après sa naissance "pour moi tu te ruineras, mais les autres on s'en fout!".

    Mais le 25 décembre, on commencera par nos "cacahuètes", e-tirées au sort et e-gâtées par nos cadeaux e-shoppés (en ce qui me concerne, en tout cas, et pour une bonne partie ^^). Et ça, ce n'est pas peanuts!

  • Les Press Day, réunions de blogueuses

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    La semaine dernière, je suis allée à ma première présentation de collections printemps/été 2011 de plusieurs marques de vêtements. Toute personne me connaissant et connaissant un peu la mode pousserait sans doute un hennissement incontrôlable: So Fille en repéreuse de futures tendances? MOUHAHAHAHA.


    Pfffff. C'est sûr que je ne suis pas capable de disserter sur les bords francs typiques à Lanvin qui, associés aux matières euh... cheap de H&M, font de la collection capsule Lanvin/H&M une candidate sérieuse à la "loquisation" (et à 200 euros la robe transformée en loque, ça fait mal au Q coeur). Merci à Letilor qui, elle, a l'oeil styliste pour trois ou quatre.

    Natan, pour rêver un peu
    Mais cette présentation, je n'y allais pas que pour voir des vêtements et boire du cava. Non! Je savais qu'il y aurait aussi de vrais morceaux de blogueuses dedans! Et rencontrer de nouvelles personnes, c'est bien ce qui m'avait fait se taper Anvers après une nuit de boulot la semaine précédente. Même pas peur! Pourtant, c'est toujours un challenge, avant de partir à ce genre de rencontres, parce que je pars du principe que ces filles sont tellement "plus" que moi (la non-modeuse, pas très geek, pas très passionnée, cfr ma présentation). Et c'est vrai que je n'ai pas été déçue. Il y avait:

    De la blogueuse plus enceinte que moi (mais c'est pas franchement difficile)
    De la blogueuse plus geek/Mac que moi
    De la blogueuse plus mieux équipée que moi (je vous raconte pas la caméra de fou!! avec mon pauvre  téléphone qui a tendance à s'éteindre tout seul, maintenant, je vous raconte pas comme je suis à la ramasse...)
    De la blogueuse plus sur la balle (le temps que je déplace mes 3 kilos de motivation jusqu'à Bruxelles, elle repartait déjà)

    Alors bon, c'est vrai qu'après, en me baladant gauchement de tringle en tringle pour admirer de fringues en fringues, je me sentais un peu intimidée. Surtout quand une des attachées de presse est venue me demander "et vous, votre blog, il parle de quoi?" Euh bah euh... hem, euh... comment dire?... De tout et de rien, eheh, ai-je répondu en plongeant le nez dans une des collections présentées. Melvin, c'était, je crois.

    Et ça tombe bien, parce que Melvin, j'avais déjà repéré (à l'Inno, notamment) et j'avais déjà trouvé ça joli. Confirmation dans la collection de l'année prochaine: jolies pièces, belles matières, chouettes couleurs. Photos? Non :-)

    J'ai aussi flashé sur les vêtements d'une marque bien de circonstance: Mais il est où le Soleil?* (j'ajouterais bien "bordel!" parce que merde quoi! des journées de huit heures sans un gramme de soleil et avec le thermomètre qui flirte indécemment avec le zéro, on en a marre!) Je connaissais la marque de nom, mais pas de vue et... eh bien ya quelques pièces qui me tentent bien! Si mon portefeuille crie grâce à la simple vue des vêtements (une centaine d'euros la pièce), je pourrais me consoler avec les bracelets en plume de paon (24 euros), par exemple ;-)


    En vrac:
    *Big up à BeOriginal, marque de chaussures que j'aime d'amoûûûûr, même si parfois elles m'ont fait souffrir.
    Luc Duchêne
    (merci à l'agence Top Secret
    pour les photos)
    *J'ai flashé sur les robes en "couir" de Luc Duchêne. Le monsieur a un pedigree intéressant puisqu'il est à l'origine de Mer du Nord et de Chine. Sa collection Luc Duchêne est magnifique, dans de superbes matières, dont le cuir. Mais je n'ose imaginer l'effet de la petite robe en cuir par un soleil de plomb et 35 degrés... ;-)
    *Les sacs Gérard Darel étaient un appel éhonté au vol tellement ils sont chouettes, mais finalement, j'ai résisté et suis juste repartie avec le goodie bag. Qui contenait une paire de gants Melvin, parfaite pour affronter les frimas de l'hiver!

    Et pour le reste? Ce press day valait le déplacement, rien que pour les blogueuses que j'y ai (re)vues et que je serai amenée à revoir très bientôt. Par exemple le 3 décembre, à la soirée de lancement du club VIB (Very Important Bloggers, rien que ça! :-) ) de Skynet Lili, le côté "filles" de Skynet. J'aurai certainement l'occasion de revenir sur ce club en long, en large et en travers, mais en attendant, je propose à l'un(e) d'entre vous, blogueu(r)(se) belge, de m'accompagner à cette soirée qui réunira (attention, ça rigole pas!) le gratin de la blogosphère belge (sans chicons, le gratin) à l'hôtel Aloft Brussels.

    Comme ça fait à peu près une heure que je me torture la cervelle pour trouver une sorte de concours génial à y adjoindre ("dites-moi quelle est votre marque belge préférée et pourquoi", "pourquoi aimeriez-vous venir à cette soirée?") -en vain- je vous propose juste de vous signaler en commentaires et j'effectuerai un tirage au sort impitoyable impartial. Vous avez jusqu'à demain 23h59 pour "postuler" et je vous dirai quoi vendredi!



    *regardez cette intro de malade!! ce défilé de malade!!! mis en scène par Luc Petit, qui a travaillé avec Franco Dragone

  • Femme de ménage, la misère sans prendre de gants

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    Cela fait quelques semaines que j'ai entamé -et terminé- le Quai de Ouistreham, de Florence Aubenas. Vous pensez bien qu'à moins que ce livre soit chiant comme la mort, je n'aurais jamais mis plus de 4 jours à le lire. Mais j'avais envie d'attendre une nouvelle série de nuits pour vous en parler.

    Parce que c'est le meilleur moment pour confronter ce livre à la réalité. Pour vous rafraîchir la mémoire, voici ce qu'en dit le quatrième de couverture:

    "La crise. On ne parlait que de ça, mais sans savoir réellement qu'en dire, ni comment en prendre la mesure. Tout donnait l'impression d'un monde en train de s'écrouler. Et pourtant, autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place. J'ai décidé de partir dans une ville française où je n'ai aucune attache, pour chercher anonymement du travail. J'ai loué une chambre meublée.
    Je ne suis revenue chez moi que deux fois, en coup de vent: j'avais trop à faire là-bas. J4ai gardé mon identité, mon nom, mes papiers, et je me suis inscrite au chômage avec un baccalauréat pour seul bagage. Je suis devenue blonde. Je n'ai plus quitté mes lunettes. Je n'ai touché aucune allocation.
    Il était convenu que je m'arrêterais le jour où ma recherche aboutirait, c'est-à-dire celui où je décrocherais un CDI. Ce livre raconte ma quête, qui a duré presque six mois, de février à juillet 2009.
    J'ai gardé ma chambre meublée. J'y suis retournée cet hiver écrire ce livre."

    Or, dans ma boîte, c'est la nuit que les "petites mains" viennent remettre de l'ordre, laver la vaisselle et récurer les toilettes. Toujours les mêmes, invisibles à l'oeil diurne mais incontournables pour les papillons de nuit. Celles sur qui on râle parce que les toilettes sont pas nickel, qui endossent le mauvais rôle quand c'est pas parfaitement rangé, quand il manque des couverts (ben oui, elles avaient qu'à en laver plus!). Ca m'a étonnée quand une de mes collègues s'est elle-même étonnée de ce qu'il y avait des femmes de ménage, la nuit. Comme si tout se faisait par miracle.

    Dans le Quai de Ouistreham, on soupçonne ce genre d'ignorance, ce "cela va de soi" de la part des travailleurs des entreprises dans lesquelles de "petites mains" anonymes passent discrètement. On ressent cette terrible indifférence opposée à ces femmes de l'ombre, décriées et indispensables.

    On ressent le désarroi de cette masse précaire qui se presse à Pôle Emploi, le désenchantement et la démotivation des personnes qui les encadrent. Avec ces "petits", on ne prend pas de gants pour leur dire qu'ils sont "le fond de la casserole", qu'ils n'ont quasiment aucune chance de trouver du boulot, puisque c'est la crise. On leur dit qu'il ne faut pas faire la fine bouche, que s'ils trouvent quelques heures par ci par là, c'est déjà une grande chance. Que même s'ils y perdent financièrement, tous comptes faits, c'est déjà du travail.

    Ca m'a foutu une claque, ce livre, je dois bien l'avouer. Parce que je n'ai pas spécialement l'impression d'être une nantie, une privilégiée. Je fais partie d'un milieu moyen, sans difficultés financières, mais sans opulence. Un milieu plutôt intellectuel, mais pas dans le genre du Milieu parisien (auquel appartient sans doute Florence Aubenas à la base). J'aime penser que j'ai une idée assez précise de comment c'est, quand la vie n'est pas facile.

    Eh bien! Le Quai de Ouistreham m'a dessillé les yeux: j'étais encore à 123 kilomètres de la réalité. Je n'ai pas vu de condescendance dans le regard posé par Florence Aubenas sur ces anonymes. Je crois qu'elle a découvert un monde dont elle ne soupçonnait pas la substance, comme nous quand on la lit.

    Le seul bémol que je poserais, c'est que Florence Aubenas quitte parfois son point de vue totalement subjectif et submergé pour reprendre le poste de narrateur omniscient. Elle explique ainsi les pensées d'accompagnatrices de Pôle Emploi ou de travailleurs d'autres entreprises. Si on part du principe qu'elle est restée anonyme jusqu'au bout, comment peut-elle dans le récit connaître les pensées de la personne en face?

    Pour le reste, elle a le grand mérite de mettre un visage au-dessus de ces petites mains et de les faire exister. La prochaine fois que vous serez au boulot à des heures indues, n'oubliez pas de saluer celles qui vous permettent de retrouver votre chaise de bureau pile face à votre PC.

  • Les pas mous du cougnou, acte 2

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    Chose promise, chose due: je me suis attaquée ce week-end à la confection de cougnous -mes pauvres amis Facebook n'ont pas échappé à la tragédie du week-end. "So Fille sent bien que le samedi, c'est cougnou". "So Fille n'a pas résisté à l'appel d'une virée shopping, cougnou repoussé à demain". "So Fille s'y met enfin". Martine peut aller se rhabiller! Celle qui a tenu Facebook en haleine ce week-end, c'est moi!

    Bon, je vais pas faire une grosse tartine sur le sujet, déjà que j'en ai déjà parlé la semaine passée et en plus, tartine + cougnou = vous n'aurez plus faim pour le dîner, bande de gourmands!

    Sachez seulement qu'on a frôlé le drame, parce que mes cougnous, je devais les faire cuire dans un four au gaz. Or, ce four au gaz, je ne l'avais jamais utilisé pour faire cuire autre chose qu'une pizza surgelée (ou un hachis parmentier), c'est vous dire le niveau d'implication émotionnelle.

    Ici, j'ai pétri la pâte de mes petits doigts potelés, je me suis niqué le poignet à mesure que la farine s'incorporait bien aux oeufs, j'ai jeté toute mon âme en même temps que le sucre perlé dans ces petits pâtons. Et puis ça: au lieu de sentir la douce odeur madeleinesque du cougnou, j'ai commencé à sentir le sucre cramé. Un rapide coup d'oeil dans le four m'a confirmé ce que je craignais: tandis que le dessous ressemblait déjà à du pain bien cuit, le dessus commençait à peine à brunir légèrement. Ajoutez à cela qu'on en était à racler le fond de la bonbonne de gaz, genre "arrivera-t-on à cuire ces cougnous à point? Restez avec nous, on le verra après la pub...", bref, je n'exagère pas en disant qu'on a failli avoir des morts...

    Au final, le fond est effectivement cramé, mais si l'on évacue le séant, ces premiers tests "au gaz" sont tout à fait corrects :-)

    En voici donc la recette (pour deux cougnous d'un kilo ou une douzaine de 150 gr):


    Ingrédients :
    - 4 dl de lait
    - 1 kg farine
    - 20 gr levure fraîche
    - 50 gr sucre cristallisé
    - 4 œufs
    - 200 gr beurre
    - 10 gr sel (2 c à c rases)
    - 200 gr raisins secs
    - 250 gr sucre perlé
    - 1 peu jaune d’œuf pour dorer

    Préparer la pâte sans sucre ni raisins :
    - tamiser la farine dans un bassin. Faire une fontaine
    - répartir le sel sur les bords extérieurs de la fontaine
    - ramollir le beurre jusqu’à consistance d’une pommade
    - faire tiédir le lait
    - casser les oeufs. Battre à la fourchette, puis les verser dans la fontaine

    Préparer le levain :
    - émietter la levure
    - ajouter qques cuillerées de lait tiède
    - délayer la levure à la fourchette
    - incorporer un peu de farine pour obtenir une pâte très molle
    - saupoudrer le levain d’un peu de farine
    - faire lever 5 à 10 min à l’abri des courants d’air (ou dans four T° basse)

    Pétrir :
    - mêler l’œuf et le sucre dans la farine à l’aide de la fourchette
    - ajouter le lait petit à petit
    - ajouter le levain en mélangeant soigneusement
    - incorporer le beurre en dernier lieu

    Enfariner une planche à pâtisserie (ou plan de travail)
    Placer la pâte dessus
    Incorporer de la farine
    Donner une forme arrondie à la pâte
    Laisser lever ¾ d’heure

    Incorporer le sucre et les raisins
    Façonner les cougnous (allonger les pâtons en étranglant les 2 extrémités)
    Laisser encore lever une 10aine de minutes sur la tôle beurrée et farinée
    Faire chauffer le four à 220°
    Dorer les pâtons à l’oeuf battu
    Faire cuire à 200° pendant 15 min environ, puis laisser dans le four éteint

  • Honni soit qui Maé y pense

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    Il y a au moins un avantage dans le fait d'habiter la région du Centre: il ne faut pas se taper des dizaines de kilomètres pour aller chez Dod. Je ne sais pas quel cheminement d'idées leur a permis d'arriver à la conclusion "il faut absolument qu'on s'installe dans le zoning de Bray/Péronnes", mais toujours est-il qu'ils y ont implanté un magasin. Dans une sorte de vieux truc qui paie pas de mine, mais voilà, c'est pas vraiment pour la déco qu'on va dans un outlet, si?

    En général, c'est M. Léludemoncoeur qui propose la virée. Depuis qu'il a découvert Dod, il ne s'habille plus que là. Trois à quatre fois par an, une subite inspiration le saisit et une lueur s'allume dans son regard: "on passe chez Dod cet après-midi?" Moi, je n'ai évidemment besoin de rien mais, pour lui, je me plie de bonne grâce à la séance shopping (sans déc'? ;-) ).

    A l'entrée, c'est toujours le même rituel: un dernier bisou, puis un dernier regard et on bifurque. Lui à gauche vers le rayon homme, moi à droite pour aller évaluer la marchandise d'un oeil détaché et serein. Evidemment, je tombe toujours sur au moins une pièce que je verrais bien rejoindre ma maigre garde-robe. J'essaie, je remets, je réessaie, je déniche autre chose. Au moment de nous retrouver au milieu (à la caisse), j'ai quasi autant d'articles sur les bras que mon homme et ses trois virées shopping par an.

    En général, j'aime bien rester une partie d'après-midi dans cette espèce de hangar amélioré et chauffé des années 70. Sauf qu'hier, en entrant, j'ai entendu la bête voix de Christophe Maé. Bon, pas grave, Dod est branché sur Radio Contact qui, dans mon souvenir, a la lumineuse idée de ne pas laisser les chansons se terminer. On sera donc bientôt débarrassés de ce bêleur.

    Sauf que non. La chansons se termine, et après un mini-blanc, la suivante se lance. Horreur!! Un DISQUE de Christophe Maé!! Un CD entier!! Je me suis alors rendu compte que mon seuil de tolérance à la souffrance est extrêmement bas. Je me voyais déjà tomber sur le sol en me tortillant de douleur, genre Harry Potter quand on lui fait un Endoloris, en suppliant de m'épargner et de mettre plutôt, allez, s'il fallait vraiment choisir... du Lara Fabian. Oui, même ça je préfère.

    Christophe Maé chante toujours pareil, c'est un fait. Et il ne chante que des conneries, c'est fou.

    "Je sais qu'on revient pas en arrière
    Et que tu reviendras pas non plus
    Mais si tu changeais d'avis quand même
    J'te jure que tu ne serais pas déçue


    J'ferais des efforts vestimentaires
    Je rentrerais à l'heure prévue
    On passerait les dimanches à la mer
    Comme on faisait au tout début"

    (Dingue dingue dingue <- c'est le titre de la chanson, c'est pas moi qui le dis)


    J'ai eu un sursaut d'espoir en entendant le disque déraper et devenir fou. Mais après un joli silence, c'est reparti jusqu'au bout (merde, je me mets à faire des rimes, faut que j'arrête de chercher les paroles de ses chansons sur le net!!).

    Je vous avoue que j'ai eu un soupir de soulagement quand le fond sonore est repassé sur Radio Contact (eh oui! il en faut peu pour être heureux) et qu'on a pu recommencer nos courses tranquillou. Et c'est vrai qu'après tout le Maé qu'on s'était donné, on a vraiment feelé good!

  • Le paradoxe de la jupe en hiver

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    Parfois, avec mes amies, on a des discussions qui débouchent presque par hasard sur de grandes interrogations métaphysiques. Ainsi de la conversation avec mon amie Anne-Françoise hier:

    Moi: J'ai mis ma nouvelle jupe Comptoir des cotonniers (celle que j'avais commandée sur internet); l'est belle :-)
    Anne-Françoise: :-) suis souvent en jupe ces derniers temps aussi
    Moi: j'aime bien, j'aime encore mieux en hiver, avec les bottes et les bas opaques <3 des robes, des jupes
    Anne-Françoise: clair! en été, j'aime pas!
    Moi: en été j'en mets aussi, mais c'est pas pareil :-)


    La question m'a alors frappée en plein visage (la sal*******pe!): qu'est-ce qui fait que c'est si agréable de se balader en jupe en hiver, alors qu'on risque de se cailler les miches geler les orteils par 0 ou -30* dehors?

    Tentative de réponse n°1: ça efface nos petits kilos d'hibernation

    A mesure que ce mois de novembre super lumineux et ensoleillé (tu parles!) s'égrène, les petites douceurs compensatoires s'installent. Dans les fesses et le bide. Et on peut le dire, il fait moche, cafardeux, noir à 15h (j'en rajoute où on s'organise déjà un car pour aller se jeter dans le canal?), donc on accumule (enfin je, parce que pour vous, je sais pas). Et quand enfin viendra le festif mois de décembre, on se mettra à manger du chocolat et des spéculoos dès le 6 (merci Saint-Nicolas!), du cougnou dès le 8 (merci So Fille :D ) et toutes sortes de mets délicieux et parfois alcoolisés dès, mettons, le 15 (faut bien tester ce qu'on servira aux invités à Noël et Nouvel an).

    La bouée guette. Vous avez déjà tenté de la rentrer dans votre jean's préféré? Aaaaaah! Vous voyez que la jupe et la petite blouse fluide par dessus ont du bon!



    Tentative de réponse n°2: le bas opaque, c'est joli

    Parce que c'est la mode depuis plusieurs années (et que même si ce n'était pas la mode, on en mettrait quand même, on n'est pas des moutons, si?) et qu'en plus ils donnent presque l'illusion que ça protège aussi bien de la petite bise piquante qu'une bonne vieille toile de jean's. Et qu'ils ne se cantonnent plus au strict noir ou à l'un peu plus doux marron, mais s'affichent en rose pâle, jaune moutarde, orange (testé et euh, pas spécialement approuvé...), bleu canard, vert sapin, bref, possibilité de les assortir à tout (ou pas).


    Tentative de réponse n°3: parce que le choix des chaussures est plus vaste

    En été, on a le choix: "mmmmh! avec quoi vais-je porter ma roooooobe? Des sandales ou des sandales?" En hiver, ça se transforme en: "mmmmh! Low boots? Ballerines? Escarpins? Bottes à talons plats? Bottes à talons hauts? Cuissardes?" Le choix est aussi vertigineux que le talon de mes escarpins Guess (portés avec une extrême modération pour cause de forte probabilité de cassage de gueule...). Le fait que j'aie à peu près 25 paires de sandales de toutes sortes et 3 5 paires de bottes est purement fortuit.


    Tentative de réponse n°4: les matières sont plus belles en hiver

    La susnommée jupe commandée chez Comptoir des cotonniers est en soie. Magnifique, toute douce, elle consolerait presque du fait qu'il va falloir sortir dans ce monde violent et tout froid, bouh! Zavez déjà essayé de porter une jupe en soie (doublée polyester) un jour de canicule, vous? J'ajoute: et de prendre le train pour aller au boulot avec cette même jupe en soie? Bah oui, quand vous arrivez péniblement à décoller vos gambettes du siège en skaï, vous devez faire des manoeuvres ni très élégantes ni très discrètes (en gros, décoller votre jupe de vos fesses) en espérant ne pas avoir la trace de sueur de vos jambes flirtant avec le siège. En hiver, point de tout ça! Ca caille, ok! Mais votre jupe en soie, elle ne colle pas! Idem pour la laine toute douce, voire pour le satin. En été, point de salut hors le coton ou le lin.


    Tentative de réponse n°5: le confort des jambes

    Bah oui, il faut bien appeler un chat un chat et une gambette poilue un yéti: en été, si on veut se balader jambes nues, il faut faire la traque à la repousse. Et les poils, ça pousse plus vite en été (je sais, la vie est trozinjuste! Et super mal faite), question de sève ou un machin-brol du style. Résultat: t'as intérêt à montrer tes jambes sitôt sortie de chez l'esthéticienne/de ta séance perso d'épilation parce qu'au bout de quelques jours, c'est déjà plus méga net. Et ça, ça craint (même pour une blonde, snif), à moins de prôner le retour à la nature. En hiver, hop! une paire de bas opaques et l'affaire est jouée! On peut laisser passer son rendez-vous chez l'esthéticienne d'un ou deux jours sans culpabiliser (pas plus, hein, sous peine de devoir ressortir son sexe à pile).


    crédit: Belga
    Evidemment, ya des cas où t'es obligée de mettre des bas de soie sous ta jupe en pleine canicule. Demandez à cette pauvre Mathilde qui, en mission économico-de charme au Mexique, a obstinément porté des bas, même avec ses sandales peep-toes. Ce qui lance une autre grande question métaphysico-modesque que mon amie Anne-Françoise et moi on se pose depuis des mois (et qui mériterait un billet à elle toute seule): existe-t-il des bas "spécial sandales", des qui recouvrent pas les orteils genre "je porte pas de bas mais en fait si"?



    Et vous, vous aimez en porter, des jupes en hiver?