• Une photo de classe un peu sépia (mais vraie)

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    J'étais partie dans l'idée de vous chanter un petit couplet sur le ton du "la rentrée ça pue!" avec son lot de cons braves travailleurs qui bondent les trains ou les routes, de temps maussades, de gosses qui se préparent une scoliose ou un lumbago, tout en terminant par une note positive (on n'est pas un blog à la saveur de croustillons chauds pour rien, ici).

    Et puis tout en réfléchissant (oui, c'est pas parce qu'on ne cause pas politique qu'on laisse ses neurones sur le tableau de bord), je me suis rappelé avoir entendu à la radio, il y a quelques jours, cette chanson qui m'a projetée pas loin de 20 ans en arrière:




    Projetée dans un spectacle de fin d'année à l'école primaire, où on rejouait un peu cette histoire de débarquement de Christophe Colomb en 1492. Je me rappelle (je crois que c'était la même année...) du Bia Bouquet chanté en apothéose d'un sketch en wallon. Ne me demandez pas le rapport entre les deux, avec les années, il s'est perdu.

    Pourquoi je vous parle du spectacle de fin d'année alors qu'elle recommence, l'année scolaire? Tout simplement pour ceci: l'école qui proposait ce spectacle n'était pas tout à fait ordinaire. (le premier qui lâche un truc genre "école spécialisée? hinhin ça m'étonne pas" sort immédiatement)

    On y donnait cours aux six années de l'école primaire en même temps. Une seule institutrice pour tout le monde. A l'ancienne. Une seule classe, chauffée par un seul poêle à mazout. Une dizaine d'enfants seulement. Pour les six années, oui oui. Mon père m'assurait il y a quelques semaines que notre arrivée au village avait sauvé l'école. Vous pensez bien, avec cinq filles (CINQ filles? Oui, cinq), on y a dégagé l'avenir et pérennisé sa population!

    Vous imaginez, donc, douze élèves (les bonnes années, ça passait à quarante) instruits par une institutrice qui avait elle-même usé ses tabliers sur les mêmes bancs que nous, quarante ans avant? Vous imaginez le ballet des "grands" pour aller faire chauffer l'eau des pâtes sur le poêle au mazout dès 11h30, puis surveiller la cuisson des pâtes en espérant que l'une ou l'autre "tresse" de pâtes se forme? Vous imaginez l'heure de midi, tous assis autour d'une table dans le fond de la classe, où petits et grands se délectaient de pâtes au lait et au fromage (mais seuls les grands avaient droit aux "noquettes" de fromage)?

    Vous imaginez les grands attendre sagement que les petits reçoivent leur leçon de français en lisant leur livre d'histoire? Vous imaginez les paniers de baskets qui se transformaient en maisons à la récré, tout comme les grilles du jardin? Vous imaginez ce bâtiment isolé de la route, tranquille, à côté de la "maison de l'institutrice), dans la cour duquel il suffisait d'un vieux van VW pour embarquer tous les élèves et les ramener chez eux?

    Vous imaginez ces moyens mnémotechniques appris d'une institutrice qui les tenait elle-même de son institutrice à elle? Vous imaginez ces grilles de conjugaison remplies comme si c'était un jeu? Vous imaginez ces balades dans la nature, ce vieux tableau noir qu'on se battait pour nettoyer consciencieusement (et dont un côté était ligné pour apprendre à écrire bien)?

    C'était il y a moins de vingt ans, vous l'imaginez, ça? Vous avez sans doute du mal, c'est normal.

    Moi non plus, j'l'aurais pas vécu, j'l'aurais pas cru. :-)

    (comme quoi, toutes les rentrées scolaires ne m'ont pas foutu le cafard)



    (au moment où cette note pré-rédigée sera publiée, je serai moi aussi en train de faire ma rentrée. Enfin, pour deux jours, et c'est pas vraiment que je suis partie en vacances, hein)

  • Le deuil de l'appartement

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    Le compte à rebours est lancé: dans deux mois tout pile, nous aurons rendu les clés de notre appartement. Notre premier nid à deux. J'ai du mal à me dire que dans deux mois, on refermera ce chapitre volumineux de trois ans pages, la moitié de notre histoire avec M. Léludemoncoeur. C'est dans ce chapitre qu'on a pu se rendre compte qu'on aimait vivre ensemble et que ça se passait plutôt bien. On a vécu des changements de situation professionnelle, l'un et l'autre. On se consolide, tous les deux. On a acheté une voiture ensemble (ouuuuuuh!). Et là, à la fin de ce joli chapitre, on pense à acheter une maison. Oui "on pense à", parce qu'on (n')en est (que) là.

    Si vous faites le calcul, deux mois avant la fin du bail + acheter une maison = on ne sera jamais raccords pour  sauter -hop!- d'un home sweet home à l'autre. C'est sport, hein? mais c'est un autre problème, qu'on évoquera une autre fois (ou pas).

    Mais ici, je commence à visualiser le départ, me dire que bientôt ceci ou cela ne seront plus là. Je fais la liste des choses auxquelles je devrai dire au revoir: ma réunion M&M's (à moins), la facilité de transport en train, l'intimité (au moins pour quelques mois), les soupers entre amis (idem). Je commence à penser aux caisses qu'il va falloir faire, j'essaie d'évaluer le volume que ça va prendre.

    Je me prépare à le quitter, cet appart. Je fais mon deuil, petit à petit. Mon deuil de cette vie-ci, ni meilleure, ni moins bonne que celle qu'on connaîtra dans quelques mois. J'essaie d'emmagasiner les souvenirs, les bons.

    Parce que tout n'a pas toujours été rose (et ne le sera pas d'ici à notre départ).

    En fait, j'ai l'impression d'être le proche d'un patient en phase terminale, géré par une infirmière acariâtre (je dois vous préciser qui?). On sait que ça finira par finir, on en sera sans doute un peu soulagés, mais on en sera surtout tristes, de cette séparation définitive.

  • Le jour où j'ai failli mourir coincée entre plein de barlos à la DIV

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    Le jour où il avait râlé comme quoi fallait trop faire la file et qu'il avait autre chose à foutre faire, mert' quoi!, j'ai cru qu'il était de mauvais foi. Ce jour-là, quand il a dit "foert, j'y retournerai un jour où ya moins de monde", j'ai soupçonné M. Léludemoncoeur de renoncement précoce, voire -pire!- de refus léger de s'engager à fond dans notre relation. Je suis comme ça, je subodore, je suppute, j'avance. Beaucoup avec rien.

    Dès lors, quand, prise d'un élan d'enthousiasme de remords face à ma moulitude absolue teintée d'une bonne dose de procrastination, j'ai annoncé que je me rendais en après-midi à la DIV (division immatriculation des véhicules, moins suspense que son homologue d'identification des victimes, je vous le concède), M. Léludemoncoeur a levé un sourcil mi-sceptique ni-apeuré: "t'es sûre? T'es pas encore sortie, hein! c'est un truc à faire en matinée..."

    Homme de peu de foi! me suis écriée en mon for intérieur personnel. J'ai un bouquin, de la patience et du temps à revendre (je conge), si ça doit durer deux heures... eh bien ça durera deux heures! Pas question de m'arrêter dans cet élan mensuel que je ne connaîtrai peut-être plus avant... pff longtemps!

    Me voici donc toute guillerette sur la route ensoleillée. Hiiiii! fait beau! Arrivée sur le parking de cette sexy de DIV, il faut bien que je déchante: Damned! un petit attroupement s'est déjà formé devant la porte grillagée (et fermée à double tour) du bâtiment préfabriqué. Et il faut se méfier des voitures qui dorment. Passque oui, c'est impossible que ce "mini" groupe de gens (mini, on s'entend, hein, vingt personnes) conduise une trentaine de véhicules.

    Confiante et alerte, je me glisse cependant telle une gravure de mode (j'pense qu'il n'y en avait pas beaucoup qui auraient pu reconnaître mon ticheurte et ma veste Comptoir des cotonniers au premier coup d'oeil dans cette foule) parmi les gens en attente. Il est 12h45, la pression augmente, la porte n'ouvrira qu'à 13h mais les gens s'agglutinent (moi avec, hein, ya pas de raison). Un rapide tour des pare-brise me confirme ce que je soupçonnais déjà: il reste des gens bien planqués dans leur bagnole.

    Mais alors quels gens! Mes ami(e)s, vous ne me croirez pas, mais dans la région, le training reste fort à la mode. De même que les baskets, si si! Pour les filles, on peut agrémenter d'un magnifique ticheurte en lycra, de toute beauté et très seyant sur les bourrelets dûs au rosé de l'été. Mmmmmh! (la boucle d'oreille unique pour les hommes semble être tendance aussi, mais à confirmer)

    Peu à peu les langues se délient: "vous êtes quel numéro?" "le 28" "et vous? le 42". Non, ce n'est pas un plan drague qui aurait mal tourné genre "non mais on dit "vous avez quoi comme numéro (de portable, sous-entendu)"". Non non! c'est le numéro de passage! charmant. Moi, j'ai pas encore de numéro, va falloir "bourrer dans le tas" quand on lâchera les fauves à l'intérieur.

    Mais je suis une fille bien élevée. Je joue parfois des coudes, je fais des regards méchants, m'enfin jusqu'ici, je n'ai jamais écrasé une petite vieille ou mordu qui que ce soit (avouez quand même que je suis au top de la "bien elevitude", non? oui, je suis d'accord avec vous!). Donc, surprise!, quand je prends mon ticket, j'apprends que je suis devenue le numéro... 91. Et au tableau on sert? Bah oui, le 27.

    Soixante-quatre numéros de différence, ça vous laisse le temps d'observer la faune, hein. Surtout que les bonnes femmes de la DIV n'avaient pas l'air d'avoir bossé pour remettre leurs dossiers en ordre, pendant la pause déjeuner. 13h, ok, elles ouvrent et laissent la foule se précipiter pour avoir le moins mauvais numéro, mais après, elles commencent seulement à classer les papiers en retard... et la nervosité commence à grimper. Oui, passque à 16h30, c'est fini. Gedaan. Revenez demain. Et 64 numéro en trois heures et demie, ça fait pas beaucoup de temps à consacrer à chacun.

    Je voyais déjà le drame poindre le bout de son nez: se dire "bon, tant pis, je reviendrai..." en SACHANT ce qui vous attend (les barlos, les bonnes femmes pas très aimables ni rapides) tout ça pour remettre une plaque, même pas immatriculer un véhicule.

    Et puis mon sauveur est arrivé. Un type avec une plaque à remettre aussi qui a bravé toutes les paires d'yeux braquées sur lui, les vents de colère voire de haine qu'exhalaient les pauvres pigeons coincés dans ce préfab', pour aller demander à la bonne femme-tellement-occupée-qu'elle-garde-les-yeux-obstinément-baissés où se trouvait la boîte aux plaques, celle où on dépose vite fait sa plaque à rayer. "Vous pouvez me la donner", qu'elle y a dit. Il ne se l'est pas fait dire deux fois. Et moi non plus.



    Voilà comment j'ai survécu à une pièce surchauffée et pleine de barlos, pour pouvoir venir vous en parler! Cool non? :-)

  • Pourquoi je parle de mes fesses plutôt que de politique belge

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    A l'heure où j'écrivais mes jérémiades réflexions sur mes courbes, d'autres en enregistraient, des courbes, mais en audience: les télés qui passaient en direct la conférence de presse d'Elio Di Rupo expliquant les raisons de cette mine de papier mâché.

    (en gros, pour ceux qui auraient pas suivi, ou ceux qui seraient pas Belges, ou ceux qui sont Belges mais ont décroché depuis longtemps: Elio Di Rupo est un ex futur wannabe premier ministre. Il passe son temps à essayer de mettre sept partis (trois francophones, quatre flamands) d'accord pour redessiner la Belgique. Dans ceux qui sont d'accord, ya les gentils (les partis francophones), les idéalistes (les écologistes et socialistes flamands) et puis ya les pas d'accord, les très très méchants, qui mangent plein de frites et sont, en gros -bah oui, quand on mange plein de frites-, emmenés par Bart De Wever. Ca dure depuis longtemps le 13 juin, soit depuis 78 jours et une fafiote, merci la RTBF de tenir le décompte).

    Si vous n'avez pas décroché en lisant le paragraphe ci-dessus, vous tenez une partie de la réponse à mon titre. 78 jours depuis les élections. Septante-huit. Soixante-dix-huit. AKA à peu près autant de billets blog (allez, soyons optimistes) à parler de politique? Enfin, à jouer les Soeurs Anne (ne vois-tu rien venir? Je ne vois que la N-VA qui parloie et Spa-Francorchamps qui paddocke) parce que pour le reste...

    Non, franchement, je laisse ça aux journaux télévisés (qui en viennent même à voir dans un arc-en-ciel au-dessus du palais royal l'un ou l'autre présage*) et aux blogueurs fines mouches qui décortiquent l'ambiance politique avec beaucoup de talent. Et qui le font bien mieux que je ne pourrais l'espérer pour moi-même.

    N'allez pas croire cependant que je m'en tamponne, de la politique, hein! Au contraire, j'adore ça. Ca m'intéresse, mais uniquement dans le cadre de mon boulot. Je reste informée dans la mesure de mes possibilités, j'essaie de comprendre les enjeux, je lis beaucoup. Mais ça s'arrête là: je ne me reconnais aucune légitimité pour gloser là-dessus. J'ai mes opinions et je les garde à peu près pour moi. Déformation professionnelle, sans doute... J'essaie de garder une frontière plus ou moins étanche entre le boulot et ici.

    Je m'autorise juste à réagir à des sujets de société qui m'interpellent, mais les sujets de société, ça peut toujours virer politique, n'est-ce pas? ;-)

    Et puis, une fois qu'on a fini de scruter Laeken/le ciel/les ministères/les réactions/les blogs politiques/les sites internet des journaux/les augures/..., faut bien se dérider un peu.

    Alors permettez-moi de vous offrir ces intermèdes futiles assumés, légèrement réfléchis, des tranches de vie, des tranches de fesses. Des coups de co(ul)eur. Et si un jour on a un gouvernement, promis, j'en parlerai pas.



    *et pourquoi pas égorger un poulet et lui lire les entrailles, hein?

  • On progresse sur la voie de la sagesse...

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    Cette fin de semaine (celle qui se terminait hier), j'ai tenté un look absolument classique, mais que je n'avais pourtant jamais osé: un pantalon noir taille plutôt haute, chemise blanche dont j'ai rentré les pans dans le pantalon, ballerines noires (mes nouvelles) et fine ceinture rouge pour casser le côté strict bicolore. Pas de photo pour illustrer, non :-)

    Vous voyez que ça n'a rien de particulièrement audacieux, ce n'est pas un look à la Charlotte de Secret Story. 

    Oui, c'est elle, Charlotte...

    Rien que du classique, du simple, un peu bon chic bon genre. Et pourtant, c'est une sacrée victoire sur moi-même! J'ai dû dépasser mes réticences à souligner quelque peu mes hanches, voire mon ventre relativement plat (taille haute oblige), mais j'y suis arrivée et j'ai été plutôt satisfaite du résultat.

    A quoi est dû ce revirement? A une série de révélations qui m'ont fondu dessus cet été.

    1. M. Léludemoncoeur m'a rapporté de la bibliothèque un livre sur le relooking. 'Tention, hein, il le fait pas pour me transformer du vilain petit canard au joli cygne! J'ai déjà vécu un relooking maquillage/vêtements il y a quelques années, mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. J'ai ainsi relu que j'ai une silhouette en huit ou en sablier, je sais pas trop (sans doute plutôt en huit, plus "pulpeuse" que le sablier). En gros, j'ai des formes féminines relativement bien proportionnées et je me rapproche de la silhouette idéale. Rien que ça? Rien que ça!

    Alors c'est vrai que je désespère parfois parce que je trouve que j'ai un gros cul, de trop gros seins (on n'est jamais contentes, hein? ;-) ), du ventre trop mou etc. Mais cette lecture m'a permis de me rappeler que je n'ai pas trop à me plaindre: après tout, la plupart des vêtements sont faits pour des silhouettes comme la mienne. Suffit donc d'un peu muscler tout ça et ça devrait bien donner directement. Faut que je m'enfonce "faut souffrir pour être belle" profondément dans le... cerveau (ahah! j't'ai eu, vieux vicieux!).

    2. Deuxième étape de la prise de conscience: Madrid. Tout a commencé par une mini-crise au moment de sortir manger: Petit short+top = bourrelets soulignés et donc pas question de sortir comme ça. Conseil de guerre avec Massoeur n°2, puis changement de fringues, ça travaille à mort dans ma tête. Je vous laisse deviner les plaintes calimérotesques qui m'ont pourri le cerveau pendant le trajet jusqu'au centre de Madrid et jusqu'à l'installation en terrasse avec un bon verre de tinto de verano pour regarder passer les touristes. Il n'a cependant pas fallu longtemps pour que l'illumination me tombe dessus: "Mais en fait, à part quelques bombes, il n'y a personne sans défaut et visiblement, la plupart se fichent de mettre un short sur des cuisses pas filiformes! Et si c'était moi qui étais bête de me mettre des limites comme ça?" (vous voyez, on progressait déjà)

    3. Comme je préviens d'emblée dans le "à propos de l'auteure", je ne suis pas une modeuse. J'aime la mode, les belles fringues, mais je n'ose pas innover, y aller franchement, choisir des pièces différentes de ce que je porte d'habitude. Résultat? Une garde-robe garnie de quelques jean's, de tuniques un peu amples (mais avec ceintures), de petits t-shirts, de jupes trapèzes. Quelques pièces plus modes, mais point trop n'en faut. Alors vous imaginez bien que quand j'ai ajouté une ceinture soulignant la taille à ma robe boule, j'y ai vu une première petite victoire. En parcourant les blogs, en glanant les (bonnes) idées, j'ai constaté que les blogueuses s'assument, petits complexes inclus. Si elles le peuvent, pourquoi pas moi? Le blog comme thérapie personnelle, je n'y avais jamais pensé :-)

    4. Petite conversation avec mon amie Flo ya une dizaine de jours, autour d'un verre en terrasse (vous remarquez aussi que j'ai la philosophie très terrassienne?) où, comme à Madrid avec Massoeur, on observait les passants (marrant de se poser entre Louise et la Porte de Namur, pour voir le brassage des styles ;-) ). On arrive au constat commun qu'on est sans doute dans nos "belles années" et que plutôt que de se mettre des barrières inutiles, on ferait bien d'en profiter avant d'avoir les seins qui tombent (et de regretter nos 28-29 ans).

    Donc voilà, je ne dis pas que je vais parader en mini-jupe de cuir et décolleté échancré (eh non!), mais tenter plus, me bloquer moins, rester active pour essayer de me muscler et puis ne pas en faire un drame si on devine un bout de ventre trop arrondi sous un T-Shirt.


    Vous voyez, ça rigole pas. C'est même plutôt du lourd, j'dirais.

  • Des bribes d'évasion

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    "Et toi, tu pars? hinhin" "naaaaaaaaaaaaaan!"


    Combien de fois ai-je vécu ce dialogue cet été? Pfiouuu, franchement, j'ai arrêté de compter. Arrêté de regarder les gens bronzés, détendus (pendant 4 minutes), l'esprit et la mémoire PC remplis de magnifiques souvenirs de pichets de rosé, de soleil, de plage et de farniente (et de kilos en trop, hinhin).

    J'ai lu les messages d'au revoir sur les blogs, les "aaaaaaah! faut trop que je vous raconte les trop géniales vacances que j'ai trop passées!" du retour. Et moi?

    Moi rien. Rien de plus de trois jours d'affilée. Pas d'air différent. A moins que celui de la nuit...

    Bon allez, je vais pas me plaindre. Je suis légèrement partie aussi. Tout mis bout à bout, j'ai bien dû partir dix jours et demi. Six à Paris (en deux fois), deux petits à Madrid et deux et demi à la mer (ben oui, la mer, ta pluie impitoyaaaable). C'est déjà pas mal. Mais je suis incorrigible, voire zindécrottable, et j'ai une grosse tendance à me précipiter sur les offres de citytrips pour préparer ma prochaine évasion, fût-elle mentale.

    Et là... tadaaaaaaa...

    Ca y est! Amsterdam est réservé pour le dernier week-end de novembre! Novembre? frissonne le lecteur peu goûteur du froid. Mais oui! On sera à une semaine de Saint-Nicolas, fête sérieusement plus respectée là-bas qu'en Belgique, avec un peu de chance il fera sec et la balade en bateau sur les canaux se transformera en féérie totale (avec les ponts illuminés et l'intérieur des belles maisons bourgeoises visible depuis le bateau).

    Amsterdam, je n'y suis plus allée depuis sept ans, mais j'en garde un souvenir enchanté et enchanteur. Tout n'avait pas été de tout repos (si j'ai les nerfs, je vous raconterai encore avant de partir), mais au final, ça a été un vrai coup de foudre!

    Cette fois, ce n'est pas avec M. Léludemoncoeur que je flânerai (à bicyclette!!) mais avec mon amie Bab's. Et pour ça aussi, j'ai hâte! :-)

  • C'est la même chaaaaaaaanson

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    Ce matin, je n'ai pas trouvé mon bol. Par contre -ouf!- il y avait bien ma cuillère et ma tasse.

    Enfin, quand je dis "ma tasse", "mon bol"... ceux du boulot, hein. Mais je ne peux pas m'en empêcher, je me crée de petites routines. Prendre toujours le même bol s'il est disponible pour manger mes céréales ou mon yaourt au fruit, toujours le même genre de cuillère, essayer de choper la tasse rose. Allez savoir pourquoi.. Sans doute une façon de garder mes repères, de ne pas me mettre en danger (sauf qu'en vous racontant ça, je me mets en danger par rapport à mes collègues ;-) j'attends la première remarque!)

    Je prends toujours mon chocolat chaud à la machine en bas (il a meilleur goût)
    Je prends toujours une assiette de la même série
    Je suis toujours exactement le même itinéraire pour relier le métro au boulot (et l'inverse)
    J'attends toujours le train au même endroit, sur le quai (j'ai bien observé, la porte s'arrête devant moi dans 95% des cas!)
    Je me place toujours dans le sens contraire de la marche
    Je me lève toujours juste après que le train a quitté Bruxelles Midi pour Bruxelles centrale. Je vais me caler devant la porte de sortie et j'admire le dôme du palais de justice et le cube de verre posé sur un immeuble bruxellois, pas loin
    J'admire toujours deux fois par jours les Moulins de Ruisbroek et la superbe maison de mon amie Tiphaine (maison qui me faisait déjà de l'oeil quand Tiphaine n'était pas encore mon amie...)
    J'évite toujours les petites plaques métallisées dans le couloir puant de la gare centrale
    J'ordonne toujours mes cartes en coeur/pique/carreau/trèfle quand je joue au solitaire et je couple toujours le coeur avec le pique et le carreau avec le trèfle
    Je fais toujours en sorte de terminer de descendre ou de monter un escalier en posant le pied droit


    Rassurez-moi: vous aussi, vous êtes toc-és?