• RIP ma carte de banque

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    Aujourd'hui n'est pas une journée ordinaire! Quoi? non, on s'en fout un peu que ce soit l'annif de J.K. Rowlings et de Louis de Funès (d'ailleurs, lui ne le fête plus beaucoup ces dernières années...)

    Non, aujourd'hui, 31 juillet, c'est la fin d'un cycle, la fin des soldes, le moment où la carte de banque, exsangue, met un genou en terre en vous suppliant d(e l)'épargner. Oui, il est temps qu'on soit le 1er août, que toute cette fièvre acheteuse se guérisse par la fin des faveurs pourcentesques.

    J'avais pourtant dit que je n'avais besoin de rien. Ou en tout cas, de pas grand chose. Trois fois rien, quoi. Si je trouvais un jean's, une belle veste de tailleur (voire le pantalon ou la jupe qui va avec), des ballerines, un twin-set, j'étais contente. Je n'avais même pas tellement tellement envie de faire les soldes, eh oui.

    Heureusement, j'ai envie de dire... Parce que si j'avais élaboré un plan de bataille sophistiqué genre "Jour 1: avenue Louise, de 10h30 à 12h: Comptoir des Cotonniers; 12h à 13h30: Zadig et Voltaire; (et continuez à remplir l'horaire avec Karen Millen, Mer du Nord et autres)", bonjour le carnage... J'ai déjà tenté ça en janvier ("tududuuuuuu oooooh mais que voiiiis-je? Karen Millen et Comptoir des Cotonniers situés à un jet de pierre l'un de l'autre? Bah, un coup d'oeil ne peut pas faire de mal..."). Il a fallu des mois à ma carte de banque pour esquisser ne fût-ce qu'un sourire.

    Des mois, et on arrive déjà à juillet. Oooouuuuuuh que ça va vite! Aux starting-blocks, je me suis plutôt dirigée vers les librairies, je n'ai plus besoin de vous l'expliquer. Mais il se fait que parfois, oui, euh, j'ai fait un détour par certains magasins de fringues. Ca arrive, oui, effectivement, hem euh eheh.

    Bon, la première tournée shopping -aux Grands Prés de Mons- s'est soldée (c'est le cas de le dire) par une addition de 100 euros environ:

    - un jupon de princesse bohémienne (oui, ya moyen) ou de Sissi dans sa période princesse bavaroise (mais faut lui adjoindre un boléro près du corps).
    - mon premier T-Shirt marinière, mais attention! pas le bête T-Shirt à lignes bleues, non! Vertes, les lignes. L'est très très joli
    - une robe en lin toute légère, charitablement qualifiée de "chemise de nuit" par une amie que je ne nommerai pas (hein Flo! :D ) (tout ça chez Mango)
    - un petit marcel blanc tout simple, même pas soldé (mais à 5 euros quand même)
    - et un gilet à pans asymétriques tout fluide, tout joli (les deux chez New Look)

    Après cette première rafle, j'ai décidé que c'était fini, pour de bon. Après tout, j'avais trouvé ce que je ne cherchais même pas, je n'allais pas prendre le risque en plus de chercher. Et de trouver.

    Je peux vous dire qu'à Paris, j'ai été héroïque, au moins cinq minutes. J'ai reposé une jolie robe/tunique marinière aux Galeries Lafayette, de même que, un peu plus tard, un T-Shirt marinière chez H&M (mais attention! pas une bête marinière! des lignes rouges!). Et toute guillerette, toute fière, même -osons le mot-, de cette force mentale rarement vue... j'ai pilé devant chez Comptoir des Cotonniers. Bon, précisons que c'est M. Léludemoncoeur, vil tentateur, qui m'a signalé innocemment "oh! regarde! Comptoir des Cotonniers!" et, avant qu'il ait pu dire "ouf!", m'a vue m'engouffrer dans le magasin. "Je vais juste jeter un oeil", que j'y ai dit. Je suis ressortie avec cet oeil enamouré et la petite veste "chabadabada" que je ne vous ferai pas l'insulte de vous rappeler puisque vous lisez mes billets religieusement :-)

    Acte trois de ces soldes: l'oubli de mon GSM au boulot. Ca peut sembler anodin, mais quand vous terminez trois nuits, que vous vous exclamez "liiiiiiiiiiiiiibre! je suis liiiiiiiiiibre (jusqu'à dimanche compris)!" et que vous retombez brutalement sur terre "mert'! mon GSM! Va falloir que je me retape EXPRES le boulot pour aller le chercher", il faut des compensations. C'est obligé. J'ai donc planifié un petit crochet par le Comptoir des Cotonniers bruxellois, incitée que j'étais par mon amie Bab's, qui m'avait lâché incidemment "il reste quand même pas mal de trucs..."

    Sauf que pour arriver au magasin, j'ai fait un crochet par la nouvelle galerie Anspach et que je me suis arrêtée, par curiosité (et c'est un vilain défaut, me chuchote ma carte de banque) chez Hilfiger Denim. Qui faisait 50% sur sa collection d'été. OhoooOoooOh! Je suis (évidemment?) ressortie avec une mââââââââgnifique petite veste kaki féminine et décontractée à -50%.

    Enfin est arrivé le Comptoir des Cotonniers. Ce magasin est un véritable pousse-au-crime, c'est le moins qu'on puisse dire... Vendeuse sympa et disponible (sans être lourde), matières et couleurs à tomber, vêtements originaux, beaux basiques. Le seul problème, comme je l'ai déjà mentionné, c'est la tendance à ne proposer que des machins qui se lavent à la main... MAIS quand on aime, hein... J'ai quand même finalement trouvé un petit dessus qui se lave en machine, un autre qui se lave à la main et le troisième à sec (pour pas s'emmerder avec les plis). Et ce dernier, c'est... le pantalon qui va avec ma petite veste d'amour! Elle est pas belle la vie? (elle est belle, hein, mais elle coûte, surtout pendant les soldes)

    Cet aprèm, si tout va bien, on va faire les soldes pour M. Léludemoncoeur chez Dod. Des vêtements de marque déjà dégriffés en temps normal et encore plus soldés, c'est la classe. Le problème, c'est qu'il y a des rayons femmes. On ne peut donc jurer de rien...


    C'est tout? se demande le lecteur effrayé. Oui, c'est tout. Enfin... il se pourrait aussi qu'on ait acheté une voiture aux soldes d'hiver, reçue aux soldes d'été, mais ça, c'est une autre histoire...




    La robe en lin (bleu clair) aka la chemise de nuit


    la veste Hilfiger


    Le pull chauve-souris à-laver-à-la-main

    L'ensemble veste-pantalon carotte + le marcel blanc :-)

    Mention spéciale au super sac Hilfiger :-)


  • Voyage magique au pays des rêves

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    Laissez-moi juste une minute pour atterrir en douceur, sortir de ce rêve littéraire dans lequel Gabriel Garcia Marquez m'a plongée...





    Gabriel Garcia Marquez... j'ai entendu parler de lui pour la première fois il y a dix ans (oui, comme Mo Hayder :D) (mais c'est moins excusable dans le cas de Garcia Marquez) au cours de néerlandais (eh oui!) alors que je refaisais ma rhéto à Leuven. Je me souviens avoir été marquée, à ce moment-là, par deux éléments: le titre de son roman "Honderd jaar eenzaamheid" (ben oui, j'vous ai dit que je l'ai découvert au cours de néerlandais!! suivez, un peu!) et le fait qu'il ait obtenu le Prix Nobel de Littérature en 1982, l'année de ma naissance (eh oui, on ne rajeunit pas). Mais il a fallu quelques années pour que j'achète -et lise dans la foulée- un premier livre signé GGM.

    "L'Amour au temps du choléra". J'ai été emballée par cette histoire d'amour fou, cette histoire folle d'un amour qui s'étend sur une vie. Tellement emballée, d'ailleurs, que j'en ai offert un exemplaire dès que j'ai pu pour la partager. GGM s'est vraisemblablement inspiré de l'histoire d'amour de ses parents, mais en la magnifiant, en l'étirant, en la transformant en amour épique et magique.

    L'an dernier, quand un ami m'a prêté "Cent ans de solitude" (Fab', faut d'ailleurs que je te le rende :-) ), je n'ai pas hésité une seconde à... le dévorer pendant mes vacances. A nouveau, j'ai goûté cette saga familiale épique et magique, ces histoires d'amour extravagantes, ces histoires de mort, de femmes, d'hommes, qui font rêver à l'Amérique du Sud. GGM fait ressentir la touffeur du climat tout en lui adjoignant des petits détails insolites. C'est presque impossible à expliquer plus avant. C'est pour cette raison que j'ai tout de suite filé le bouquin à M. Léludemoncoeur, en lui intimant l'ordre de le lire sur-le-champ. Et il a lu. Et il a aimé.

    C'est pour cette raison que quand j'ai commencé cette série de l'été sur mes auteurs aimés, j'ai su très vite que GGM aurait son épisode. J'ai quand même acquis deux autres bouquins, histoire de ne pas réduire la bibliographie de cet immense auteur aux deux livres sus-cités.

    J'ai donc retrouvé le monde fantastique de GGM dans" Chronique d'une mort annoncée" (on sait dès les premières pages qui va mourir, qui le tue et le -court- récit s'attache à expliquer pourquoi) et "De l'amour et autres démon"s, celui que j'ai terminé juste avant d'entamer ce billet. J'ai beaucoup aimé celui-ci, l'histoire d'une jeune fille de 12 ans, fille de marquis, mordue par un chien couleur de cendre, portant une demi-lune au front. Soupçonnée de rage ou de possession diabolique, elle est enfermée au couvent et finira par vivre une passion dévorante et destructrice avec son exorciste. On y retrouve tous les éléments surnaturels et magiques qui font la recette des livres de GGM.

    "De l'Amour et autres démons" m'a fait penser, de loin, au "Moine" de Grégory Lewis, un roman gothique du XVIIIe siècle (croix vé trois barres, comme dirait l'autre ^^) où un moine perd la raison pour une jeune fille (c'est beaucoup plus trash que GGM, mais ya de lointaines ressemblances).


    Je ne vais pas épiloguer longtemps, aller trop dans les détails ni me répéter encore. J'avais juste envie, cette fois, de partager Gabriel Garcia Marquez avec vous, mes lecteurs :-)

  • Ma vie secrète, la nuit

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    Aaaaaah! Ca fait déjà trois jours que je me tais?? C'est que, mes jolis, j'ai un peu vécu à l'envers: dormi le jour et vécu la nuit. Eh toi, là-bas! Tu fais quoi? Tu vas à la... Chambre des Secrets? Tu vas quoi? Me buzzer et révéler que je suis un vampire, ahaaah...


    Tu n'y es pas du tout mon ami. Je BOSSE, moi, la nuit. Trois nuits par semaine et environ deux fois par mois. Ca change, dis, de travailler la nuit!! (attention, lecteur, si tu cherches de la grande révélation et de la vérité vraie, tu es tombé sur le bon billet!) Rien de très sîîîîcwet là-dedans, si tu comprends bien. La nuit, c'est un autre rythme, pas forcément plus cool, mais jalonné de lecture de journaux en pdf, de Twitter progressivement réduit au silence (même les insomniaques finissent par se rendormir) et, si tout va bien, de rares contacts courtois avec le collègue flamand qui fait le même boulot de l'autre côté de la frontière linguistique (lire: à la table à côté).

    On échange donc quelques mots en flamand, de moins en moins à mesure que la nuit avance et que la fatigue tombe sur les paupières. On salue les femmes de ménage, toujours les mêmes.

    Et on (enfin je, ça m'étonnerait que mon collègue flamand fasse pareil) regarde la télé. Allez, je vais même l'avouer (mais ce n'est pas mon secret, non non), je regarde essentiellement TF1 (d'un oeil, hein). Ca me permet en trois jours (pardon, trois nuits) de rattraper une partie de mon retard en matière de culture audiovisuelle. Oui, bon culture et TF1 dans le même paragraphe, ça peut paraître antagoniste, certes, mais avouez qu'il est quand même difficile d'évoluer dans une société sans que Secret Story ou l'Amour est Aveugle surgissent innocemment dans les conversations(quoi chez vous, personne n'en parle? Menteurs! :D )

    Dans la nuit de dimanche à lundi, j'ai donc fait connaissance avec Secret Story 4. Que dire?... Ya pas grand chose à dire, hein, à part "OH MY FUCKING GOD!! (j'te jure, j'la calcule pas cette émission!)". La première pensée qui m'est venue, c'est "Et il est payé pour être aussi mauvais à la télé, ce Castaldi?" On me souffle dans l'oreillette que le sieur a accepté, grand prince, de réduire ses émoluments de 10% pour faire des économies. Est-ce qu'on ne pourrait pas se l'épargner tout court? Ca ferait du bien à nos cerveaux, je crois. On pourrait l'envoyer... je sais pas, moi... dans un monastère où la règle de silence serait absolue, non? Mmmmh, je crois qu'il y a un truc à creuser de ce côté-là...

    Et puis j'ai entendul a voix féminine qui "chuchote" les potins de la maison... Non, mais ça y est ou quoi de créer une pseudo-connivence avec le spectateur en prenant cette voix de pétasse shootée? Vous croyez qu'on est dupes? (la plupart des spectateurs, sans doute, oui, bon ok...)

    Mais le coup de grâce est venu avec les candidats. Avant, je croyais que dans les téléréalités de TF1, on admettait du bout des lèvres un candidat belge de temps en temps pour faire exotique (et attirer du public d'outre-Quiévrain). Mais là, trois candidats papotent dans une cuisine qui couperait l'appétit à n'importe quelle personne légèrement sensible à l'esthétique: "Ouftiiiii! Mais t'as vu çui-là qu'il est biesse?" "Nenni hein, il est paaaas biesse, il n'a nin toute sa tiesse!". J'ai vérifié que je ne m'étais pas endormie par erreur sur la télécommande, que j'aurais par mégarde changé de chaîne, mais non, c'était bien les couleurs vomitives criardes et les mêmes candidats mangeant comme des vaches.

    Confirmation un peu plus tard en face cam: tous les candidats qui défilent... ont l'accent de Liège! Et bonjour les petites pétasses blondes décolorées ou rousses flamboyantes, dont le secret, je vous le donne en mille, est: "mes ex sont dans la maison". Bingo! Willy Demeyer a réussi à se débarrasser de trois bovins à la fois*. J'me demande combien il a dû payer pour ça... Peut-être les 10% que Castaldi avait laissé tomber?

    Enfin, Secret Story 4, ça ne vole pas très haut (je vous l'avais dit que ce serait un post avec de vraies vérités dedans!), ça volerait même plutôt autour de la ceinture si-vous-voyez-ce-que-je-veux-dire... Je vous mentirais si je vous disais que j'ai zappé pour éviter à mon  cerveau de pourrir. Après tout, j'ai gobé aussi Tous Ensemble (une merveille d'émission de solidarité), des épisodes et des épisodes de toutes sortes de série, des Reportages, des Confessions intimes, du Sept à Huit, et même, cette nuit, un reportage animalier sur les grizzlis (eh oui!).

    Mais si vous voulez du vrai Secret Story classe, du auquel vous pouvez participer (enfin, pour découvrir les secrets), allez voir sur www.twecretstory.be. Je sais qu'@Olisushi est candidate, mais je n'ai pas encore cherché à en savoir plus...

    C'est tout, pour le moment!



    (image: www.kreature.be )



     *quatre, en fait, parce que la "Don Juan en jupons" Amélie a sans doute l'accent le plus à couper au couteau de boucher

  • Ladurée tient la longueur

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    (Je vais vous parler de macarons juste pour placer le jeu de mots pourri du titre que j'ai trouvé ce matin)

    Or donc en rentrant de Paris l'autre jour, nous n'avons pas ramené que des kilos de bouquins. Nous avons aussi importé huit macarons. Oui, huit. Un "un peu de tout" de chez Ladurée, juste pour goûter. Ben oui, vous allez pas me vendre ça comme un chat dans un sac (c'est la journée de la diction/l'addiction par ici ^^), fallait que je goûte, quitte à être O-BLI-GEE de retourner fissa à Paris pour assouvir cette nouvelle assuétude.

    Disons-le tout net: le premier (fruits rouges) ne m'a pas laissé un souvenir impérissable en bouche (mert'! quoi, c'est Ladurée!). Mais j'ai vécu une progression sensorielle rarement ressentie, du cassis-violette à la pomme verte (rhaaa) en passant par citron-citronnelle et caramel salé. Ca donnerait presque envie d'aller à Paris en fin d'année pour voir s'ils ont des goûts spéciaux (genre champagne ou foie gras). J'avoue aussi que je suis tombée amoureuse de la boîte et du joli petit sac estampillé L. (vais pas répéter la marque tout le temps, on finira par croire que je fais de la pub!). J'étais moins fan, sur place, des touristes japonais qui n'avaient même pas l'air de comprendre dans quel magasin ils étaient, ni de l'impatience à la limite de l'impolitesse de certaines serveuses. Bizzness is bizzness, les gars.

    Par ailleurs, et parce que j'ai l'esprit d'à propos, tant qu'on en est à parler de trucs délicieux, colorés, totalement girly et mortels pour les fesses, j'ai enfin étrenné mon livre de recettes de cupcakes. C'est assez facile à faire (du moins les "de base"), ça sent bon, c'est joli et ça a l'air tout léger (maaaaiiiiiis... beurre + sucre + farine = pas de miracle hélas!). J'ai juste fait mon glaçage à la 6-4-2 genre "quoi? 250 grammes de sucre glace pour un seul blanc d'oeuf?? Ils ont dû se tromper dans la quantité, certainement! je vais le faire à ma mode!" M. Léludemoncoeur lèvera sans doute les yeux au ciel, lui l'intégriste de la minuterie. C'est vrai. La prochaine fois, promis, je suis bovinement la recette! (en attendant, les photos de la première tentative)


    La pâte est absolument euh... à dévorer avec les doigts :D


    Vingt minutes après (passées dans un four chaud à 180°)


    Les mêmes, sortis de leur moule en silicone


    Nappage donc un peu foireux parce que trop liquide, mais malgré ça, on entend clairement leur petit cri "mange-moi! mange-moi!" Voilà de quoi égayer un peu la longue nuit de travail qui m'attend, youpie!

  • La femme politique, cette petite chose élégante et sexy

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    Ce matin, comme beaucoup de matins, j'ai jeté un oeil -sitôt ouvert, l'oeil- sur mes sites de prédilection: ma boîte mail, Facebook, Le Soir et Twitter. C'est une sorte de rituel, de tic: j'attrape mon iPod d'une main mal assurée, dernières brumes du sommeil obligent, et je me réveille en voyant tout ce que les gens ont déjà caqueté alors que je dormais encore.

    Cette fois, il n'a pas fallu longtemps pour que mon sang fasse un tour puis se mette à bouillir à gros bouillons à cause d'un article (oui, ce truc a été écrit par un journaliste politique [!!!] dans un journal) sobrement intitulé "Qu'elles sont élégantes, nos élues!". Et le journaliste de s'extasier "de toutes les parlementaires du pays, les Wallonnes sont les plus élégantes". Autres morceaux choisis:

    "On se souvient qu'à la veille de l'installation de la Chambre et du Sénat, voici quelques jours, des élues flamandes avaient lancé un appel pour que les parlementaires soient jolies et élégantes lors de la prestation de serment. C'est la moindre des choses, après tout..."


    "Sans prévenir personne, nous avons débarqué au parlement wallon pour vérifier si nos élues relevaient le défi de l'élégance. Résultat? Il suffit de quelques rayons de soleil pour transformer les couloirs de l'hospice Saint-Gilles en un défilé de mode. Qu'elles soient blondes, brunes ou rousses, plus ou moins jeunes, grandes ou menues, nos parlementaires ne font aucune faute de goût."


    Et le journaliste, pour appuyer ses "impressions", de quêter confirmation auprès de (je cite) deux "experts", dont l'un a envoyé rien de moins qu'un sms à une de ses collègues du parlement wallon pour lui dire qu'elle avait un beau cul. Eh ouais! Et pour prolonger le(s) "(d)ébat(s)", le site internet du journal propose de regarder les photos de ces jolies élues et de voter pour la plus élégante... Pour Emily, tapez 1, pour Véronica tapez 2.




    Mais où on va, là?? OK, ce quotidien a déjà à plusieurs reprises consacré des articles aux députées les plus jolies et parfois aussi à leurs collègues masculins les plus sexy. La politique n'en sort sans doute pas grandie et ceux qui s'y prêtent non plus. Mais souvent, dans ces hit-parades, les "candidat(e)s" ne sont pas consulté(e)s à l'avance, au moment d'établir ces listes de "Miss ou Mister Politique wallonne".


    Et ça sert à quoi, à part relever le côté "belle plante" de quelques femmes? Le fait que jamais le journal ou son journaliste ne se soit dit "allez, voyons celle qui est la plus combattive/efficace/présente/téméraire" mais revienne régulièrement avec des classements de la "classe", de la "beauté" des élues en dit long. En gros, pour son public, le journaliste pense qu'il faut trouver les plus "présentables", que c'est ça, uniquement, qui intéresse son lecteur de base. Youpie.


    Ca ne fait que renforcer insidieusement l'idée que peu importe que l'élue soit une idiote pourvu qu'elle soit délicieuse. Pas besoin qu'elle pense, qu'elle porte des idées, elle est tellement élégante! Et si en plus c'est un "expert" en sms graveleux qui le dit, hop! c'est emballé, pesé et on en parle plus. Celle-là, elle est bonne.


    Ce même jour, le même journal rapporte que "Bart et Elio en ont maaaaaarre des bavardes". Bah oui, celles qui ne savent pas tenir leur langue, c'est toujours des femmes, hein! Incapables de se taire, les Caro (Gennez), Jojo (Milquet) ou Isa (Durant)!


    Ah là là, ces femmes, finalement, c'est une faiblesse, hein. On se demande bien ce qu'elles font dans un monde d'hommes, ces petites choses si fragiles, si élégantes, si tellement peu habituées à se battre. On aurait peur de les voir se prendre un oeil au beurre noir sur leur joli minois.


    Et pourtant, cela fait 79 ans que la première femme est entrée au Sénat par cooptation. 71 ans que la première femme a été élue à la Chambre. 62 ans que les femmes ont le droit de vote. 45 ans qu'une femme, pour la première fois, est entrée au gouvernement (oui, ok, pour s'occuper de la Famille et du Logement).


    Après environ 80 ans de présence féminine dans la sphère politique, on en est toujours à s'esbaudir devant le minois féminin, à leur décerner des prix sexistes, à ne pas parler que de leurs compétences. Ca pourrait faire rire, ça n'en est que pathétique et affligeant. Parce que tant qu'on parlera des femmes publiques de cette façon, par le prisme du kikoulol, des colifichets, des bébés et des concours de Miss, yaura pas de raison que le DRH en fasse autrement avec de futures employées, ou Monsieur Michu avec Madame.






    Mise à jour vers 13h: Je viens de lire quelques commentaires des "experts" sur les élues wallonnes et ça donne vraiment envie de vomir! Exemples? "Elle devrait éviter les tenues moulantes" (d'une élue un peu boulotte); "une silhouette parfaite, des tenues toujours originales mais pas trop voyantes, sa blondeur naturelle suffit à nous éblouir"; "Le style Vieille France dans toute sa splendeur"; "Naturellement racée, elle n'a pas besoin d'en faire des tonnes"; "une belle surprise, très jolie, très classe, elle rayonne déjà dans le parlement"



    Très très classe, on disait...


    Deuxième mise à jour/précision: quand on voit les photos des élues, on peut quand même se demander si elles étaient pas un peu au courant de ce qui se tramait. Ou alors, ça a été amené "finement", genre "on fait une enquête pour voir comment les élues s'habillent un jour de prestation de serment", mais dans tous les cas, c'est très limite aussi de la part de ces femmes de se prêter au jeu.

  • Paris en quelques clichés

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    Salut les gens, je suis déjà revenue!

    Vous n'aviez pas vraiment remarqué que j'étais partie? Vous lisez ce blog oui ou quoi?? Ouiiiiii, je saaiiiiiiiis, j'avais préparé du billet avec des vrais morceaux de vacances dedans pour que vous remarquiez pas trop que je prenais mes maigres quartiers d'été, zêtes contents, hein? (mais zêtes pas nombreux à les avoir lus, bande d'ingrats! Ca, quand on vous les apporte pas sur un plateau sur Facebook ou Twitter... mais je m'égare...). Je disais donc que j'étais déjà revenue de cet endroit magnifique called Paris, oùsqu'on est toujours bien pour pas parler (trop) de boulot, pour bouffer, pour marcher, pour admirer. Et cette fois, comme la précédente, a été nickel en tout point.

    Comme prévu, on n'avait emporté pour tout appareil photo que nos GSM (pardon: mon GSM et le HTC Touch Pro (c) de M. Léludemoncoeur) et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'a pas dégainé. Parce que, comme le dit si joliment M. Léludemoncoeur (c'est pour ça que je l'aime, entre autres), "les clichés, je les prends dans ma tête comme ça je peux me les repasser quand je veux; ils deviennent parfois un peu flous, mais ils ne sont jamais ratés" (c'est joli, hein? hein oui?). Alors voilà, ces instant(ané)s parisiens, je vous les offre en mots.

    Le mini-stress du séjour

    Paniquez pas, ya pas ici de "p*tain de m*rde! je savais bien que j'avais oublié quelque chose! Ma pilule!!!" ahah, non. Chez nous, la dose de stress, c'est toujours avant le départ. Cette fois: il est 22h30 la veille du départ, arriverons-nous à imprimer correctement nos billets de Thalys et notre réservation d'hôtel avant que le train démarre sans nous??" (La réponse est "oui", finalement, mais pendant cinq minutes, on s'est regardés en chiens de faïence, genre "mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour avoir une copine qui m'offre une imprimante de merde?" vs "Mais c'est pas possible, il va nous faire rater notre train!!"). Un jour je vous raconterai comment on a failli mourir de stress avant nos premières vacances ensemble.

    Les touristes du séjour

    Genre M. Léludemoncoeur et moi, la fleur au fusil, partis musarder le long de l'avenue de la République (11e arrondissement) le temps que notre chambre au Crowne Plaza soit prête. On marche on marche, et on finit par arriver au cimetière du Père Lachaise. Comme il est plus ombragé que les alentours (et qu'il fait genre huit mille degrés sous un soleil de plomb) on se dit qu'aller saluer Jim (Morrisson), Honoré (de Balzac), Alain (Bashung) et autre Sarah (Bernhardt), c'est trop la classe. Sauf qu'on est rentrés par une porte sur le côté, qu'on n'avait pas de plan, et qu'on a donc fini par tomber -par hasard- sur le monument de Géricault (le peintre) et sur celle d'Alain Bashung (uniquement parce qu'on a entendu quelqu'un dire "eh, t'as vu? c'est la tombe d'Alain Bashung!). On a un peu souri devant la tombe de la famille Marant (comme quoi, la mort, c'est pas si triste), et devant celle de la famille Dubail (vous croyez qu'ils ont une concession à perpétuité?). On a terminé la visite par le plan du cimetière, et donc en se rendant compte de tout ce qu'on avait manqué. Bon ben faudra sans doute qu'on y retourne... *soupir*

    Le palace du séjour

    Autant le dire tout de suite: le Crowne Plaza, c'est bien! Enfin, c'est sérieusement mieux que le "petit hôtel de charme si typique et dépaysant" de la dernière fois qui ressemblait tellement à notre chambre en Belgique que le seul dépaysement venait du fait qu'elle était plus petite (vous avez suivi?). Ici, au Crowne Plaza, bon on pouvait pas faire de la danse de salon, mais à part ça, lit confortable, salle-de-bain nickel, insonorisation bien insonorisée, la classe. Faut juste se farcir la vision de hordes d'Américains en short, baskets et chaussettes de tennis. L'avantage, c'est qu'on se sent svelte et classe, même en jean's et avec 5 kilos à perdre :-)

    Le "oooooh! comme on se retrouve!" du séjour

    Gibert Jeune... Je vous avais dit qu'on aurait plus de chances de nous y croiser que dans n'importe quel musée... Eh bien! je ne vous ai pas menti!! On (mais surtout M. Léludemoncoeur) a écumé les rayons de la librairie, sortant à chaque fois avec les bras pleins de bouquins. Mais ce qui est bien, là-bas, c'est que le neuf se mélange à l'occasion. J'y reviendrai... :-)

    Le manque du séjour

    Chez Gibert Jeune, je suis tombée sur le bouquin "une raison par jour d'aimer votre chat". Et j'ai pensé à Pilouchet. Techniquement, ok, c'est pas le nôtre. On sait même pas à qui il est. Mais il fallait nous voir, là, les deux occupés à s'inquiéter de l'état du chat. "Et tu crois qu'il nous reconnaîtra encore quand on rentrera?" "et tu crois qu'il nous en voudra de l'avoir abandonné trois jours?" "Et t'as vu, il voulait pas sortir quand on est partis, ça m'a fait mal au coeur..." Levons le suspense tout de suite: à notre retour, Môôôssieur a fait sa diva trente minutes et puis il est venu bouffer et faire des stocks de caresses.

    La révélation du séjour

    Perso, je pourrais très bien passer ma vie à aller prendre un croissant et un cappuccino en terrasse d'un café chaque matin. Mon régime, lui, par contre...

    La répétition du séjour

    Oui, parce qu'en fait, ya pas eu que Gibert Jeune... Ya eu Eyrolles, aussi. Et le rayon librairie des Galeries Lafayette. Et le Virgin Megastore. Et les bouquinistes. J'y reviendrai.

    Les happy hours du séjour

    Les cocktails à 4,5 euros, c'est bieeeeen. Quand en plus, ils sont bien préparés, servis en terrasse et avec le sourire en plus, que demande le peuple? (à part "encore!!!" bien sûr ;-) )

    L'autre révélation du séjour

    Je me ferais bien Parisienne en vacances (pardon, en RTT), moi. Et rester à bouquiner au soleil sur une chaise basse au Jardin du Luxembourg. Ce qui amène le sujet suivant:

    Le aïe du séjour

    Mais en tant que Parisienne-en-vacances-lézardant-au-jardin-du-Luxembourg, je n'omettrais évidemment pas de mettre de la crème solaire... Parce que écrevisse, comme souvenir de Paris, c'est pas génial génial (dans la rubrique "j'ai testé pour vous").

    Le resto du séjour

    Un resto coréen... Vive la gastronomie typiquement française, les quinquets titis et toute la clique. Oui, peut-être. Mais on est allés manger deux fois à ce resto coréen à un jet de pierre de l'hôtel, et franchement... ça m'a ramenée dix ans en arrière, dans les rues de Séoul. Ces saveurs... mmmmmmmh! C'est dit, la prochaine fois on y retourne! :D

    Le chabadabada du séjour

    Je suis entrée dans la pièce, j'ai laissé négligemment mon regard et ma main errer et puis je l'ai vue... Mon coeur s'est mis à battre, j'ai jeté un autre regard à M. Léludemoncoeur pour quêter son approbation, mais déjà je n'entendais plus rien: j'avais trouvé ZE veste de tailleur, cette petite merveille qui vous rend classe, et mode, et féminine et belle, et et et... Merci Comptoir des Cotonniers! (qui d'autre?)

    Les macarons du séjour

    Gimme a C(itron-citronnelle), Gimme a V(iolette-cassis), Gimme a C(hocolat), Gimme a R(ose) et vous aurez euh... une rangée de macarons Ladurée, rangés dans une jolie boîte, elle-même rangée dans un joli sac. Il n'en fallait pas plus pour que j'atteigne le nirvana fillesque.

    Le chiffre du séjour

    Onze. On a ramené ONZE kilos de bouquins. Vingt-sept livres, d'après les calculs de M. Léludemoncoeur. Des briques, des poches, des chroniques, des pas moches. Du roman pour vibrer (la collection Douglas Kennedy s'étoffe...), des ouvrages pour réfléchir, des BD pour s'émerveiller, du bouquin pour travailler, pour devenir plus intelligent. Du lourd quoi (onze kilos, c'est pas rien, quand même!).

    Il reste plein d'autres trucs à raconter, parfois irracontables. Paris, j'aime, de plus en plus, même. Mais pour y retourner, on attendra d'avoir tout lu, sans doute!!

  • Où on cause d'animaux et de bouquins

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    Ca va causer croco, tortues et écureuils, par ici. Non non, pas pantoufles de vair ou sac en reptile! Ca y est? vous avez déjà deviné? Bah oui, aujourd'hui dans la série de l'été, on parle Katherine Pancol et sa trilogie: "Les Yeux jaunes du crocodile", "La Valse lente des tortues" et le dernier, tout nouveau tout chaud (oui, ok, nouveau de quelques mois, donc un peu tiède): "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi".

    Moi, au départ, les couvertures colorées et les titres animaliers de cette trilogie ne m'avaient pas franchement attirées. Je trouve aussi que les 4e de couverture ne donnent pas envie de se plonger dans l'histoire. Au hasard, et surtout parce que je l'ai à côté de moi et que j'ai la flemme de me relever pour aller en chercher un autre, je vous livre celui du troisième tome.

    "Souvent la vie s'amuse. Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d'un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud. Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l'imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d'un homme tremblant. Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue... Et la vie nest plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi..."

    Disons-le franchement: là, comme ça, ça fait tarte, gnangnan, presque donneur de leçon. Et les deux autres sont à l'avenant. Mais l'an dernier, je les avais pris dans mes bagages pour Calascibetta (vous voyez, ya du lien logique sur ce blog ^^), parmi quasi une vingtaine d'autres. Et comme je suis bibliophage, ils ont fini par passer à la casserole. Il m'a fallu quelques chapitres du premier tome pour accrocher à l'histoire, pour faire connaissance avec Joséphine la peu sûre d'elle et m'attacher à elle, à ses galères et son courage mine de rien.

    J'ai dévoré les deux premiers tomes, en savourant l'écriture, imagée, simple et riche à la fois. J'ai goûté cette histoire de femme devenant écrivain par hasard. Et pour la première fois, je me suis dit: "si elle, elle peut, pourquoi pas moi?" (je ne dis pas que depuis, j'ai pondu quatre romans, hein, mais bon, l'idée est nichée quelque part) (le premier qui sort une grossièreté est disqualifié ;-) )

    Le troisième tome? Il m'a fallu du temps pour replonger dans l'histoire, pour retrouver les personnages, les réapprivoiser. Il y a des longueurs, certes. Il y a des moments où on aurait envie de les secouer, certes. Il y a des invraisemblances tellement invraisemblables qu'il faut suspendre son esprit analytique pour se laisser embarquer dedans, certes. Mais c'est pas très différent de la vraivie (sauf pour certaines invraisemblances très invraisemblables).

    Et finalement, c'est ça qui marche. Se dire: "si elle/il y arrive (à obtenir tout ce qu'elle veut/à écrire un roman/à partir vivre à New York/devenir riche à millions), moi aussi je peux". Ca ne fait pas de mal. Ca fait même du bien. Ca s'appelle rêver...