• Enumération à la Prévert

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    Je reste là, hésitante sur le sujet dont je voudrais vous parler aujourd'hui. Parce qu'il y en a plusieurs. J'aurais envie, aujourd'hui que c'est son anniversaire, de vous dire toute l'admiration que j'ai pour Rafael Nadal (oups, je viens de perdre 6 lecteurs...), sa force physique, son mental, ses rituels, sa gentillesse.

    J'aurais envie de vous parler aussi du livre que je viens de refermer, qui m'a remplie de ses personnages, de son style, de sa douceur et de ses mots. Mais je vais laisser décanter et vous en parler la semaine prochaine, ça serait plus intelligent.

    Je vous parlerai donc de l'escapade à la mer, qui commence demain et jusqu'à dimanche. Une pause, une respiration dans ces semaines qui ne ressemblent à rien, qu'on commence seulement à prononcer qu'elles sont déjà finies, dans ce rythme fou qui a tendance à nous broyer et à nous laisser pantelants sur le bord de la route.

    Ah! Qu'est-ce que j'aspire à m'assoir sur la plage, à prendre le rythme des vagues, à calquer ma respiration sur le ressac, à aller choisir mon kilo de crevettes grises que j'éplucherais consciencieusement, avec bonheur! Je rêve de me laisser enivrer par l'iode, de pédaler comme une folle sur un vélo de location, de sentir mon coeur, nos coeurs battre, de nous cacher derrière les dunes de Wenduine. De profiter du soleil, du calme, du fait qu'on a laissé loin derrière nous connexion internet, soucis de boulot et pages de journal.

    Je veux du calme, du recueillement, un cocon de douceur, je veux une complicité retrouvée, de la tendresse, de la sérénité. Le boulot a tendance à faire de nous des robots, ces derniers temps, de ceux qui vivent l'un à côté de l'autre. J'ai besoin de cette pause, de cette respiration dans la partition. Et pour ajouter à la félicité, à la fête, on a déjà prévu le prochain week-end "cocon", à Paris le mois prochain.

    Ces bulles, j'en ai besoin. Besoin pour accepter que le boulot prenne une bonne partie de la place, qu'il rogne les soirées et une partie des week-ends.

    Je me rends compte que ce petit billet n'est qu'une énumération d'envies, d'espoirs, mais c'est vraiment ça.

    Une bouffée d'espoir.