• Nagui would you marry me?

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    Question: peut-on être amoureuse de Nagui sans passer pour une ménagère de plus de 50 ans?

    La mondialisation a parfois du bon. Tenez, depuis que la RTBF va chercher ses patrons dans les anciens de France 2, ils ramènent dans leurs cartons des émissions françaises pour la ménagère de moins de 50 ans. Bon, je ne suis pas très ménagère, mais je peux assurer que je ne frôle pas encore les 50 ans, ce qui fait de moi une cible presque idéale pour ces programmes.

    Dans les cartons du nouveau boss de la télé publique, il y avait Nagui, ses champions qui restent champions (ou pas) et le public qui veut prendre sa place (au champion, pas à Nagui, vous me suivez?). Nagui c'est MA révélation de la fin d'après-midi (ben oui, amis français, on sait la veille à 18h45 si le champion reste champion, faut bien une compensation au fait qu'on est sur la RTBF plutôt que sur France 2). Et je pense sérieusement à créer un groupe "Pour ceux qui pensent que Nagui mérite ses 2.000 euros par jour" sur Facebook. Ben quoi? Me regardez pas comme ça, lecteurs! Ca n'a rien de stupide!!

    Petitun, des groupes débiles, sur Facebook, yen a des tonnes. Et mes contacts italiens -ne leur dites pas, surtout!- sont particulièrement forts pour détecter des perles. En vrac: "Pour ceux qui connaissent au moins une fille qui se croit belle mais qui en réalité...", "Pour ceux qui sont déçus de certains comportements", "Peu m'importe ce que vous pensez, je vis ma vie comme je l'entends", "pour ceux qui, au moins une fois dans leur vie, se sont peint les ongles au Tipp-Ex" (véridique!!! et ça compte 7.554 membres, en plus).

    Dans un autre style, ya les fans de "S'étaller (sic) dans son lit après une dure journée", de "faire l'amour avant de s'endormir", de "chanter dans sa voiture avec la musique à fond", de "si toi aussi le matin en regardant ton réveil tu te dis "encore cinq minutes" " ou de "faire l'amour dans toutes les pièces de la maison". Eh si! Avec tout ça, on regarde ses amis d'un autre oeil. Alors imaginez bien comme je me tamponne que quelqu'un qui aime faire l'amour dans toutes les pièces de sa maison en chantant à tue-tête avant de s'étaller cinq minutes dans son lit me regarde bizarrement parce que je défends le droit de Nagui de toucher en un jour ce que je mets à peu près un mois à gagner.

    Petideux, Nagui il est très fort. Depuis le temps que je le regarde (et je le regarde au moins une fois par semaine depuis quelques mois), je ne suis pas encore arrivée à déterminer s'il fait écrire ses blagues par quelqu'un à l'avance (rigolez pas, ça existe!) ou s'il les invente, hop! comme ça!, suivant l'inspiration du moment. Et ça, c'est super fort!

    Non mais c'est vrai! Prenons un point de comparaison. Prenons un animateur belge lambda qui fait de l'audience avec un jeu débile. Au hasard... Jean-Michel Zecca. Je ne sais pas si vous avez déjà regardé Septante-et-un jusqu'au bout, mais faut une sacrée dose de courage. Le même sourire en coin toujours plaqué sur le visage, Jean-Mi fait des blâââââk. Qu'on sent arriver à trois kilomètres et qu'il laisse flotter quelques secondes comme un pet malodorant. Ca met tout le monde mal à l'aise pour lui -sauf lui parce qu'il était con-sentant (après, j'arrête).

    A côté, Nagui, c'est de la fraîcheur, des blagues parfois nazes, mais qui font rire, parce qu'il y passe pas des heures. Il a l'air tellement... naturellement sympathique que je lui donnerais bien une augmentation de 5 euros par mois (ben oui, faut pas pousser, je gagne pas 2.000 euros par jour, MOI!) rien que pour le remercier de me faire rigoler bêtement.

    Petitrois but not least, Nagui m'inquiète, parfois. Non, j'vous jure! Je crois en fait qu'il ne gagne pas assez. Parce que d'un jour à l'autre, il garde le même costume mais donne l'illusion du changement en changeant de T-Shirt! C'est terrible, hein! Et je suis sûûûûûre qu'il va les chercher chez H&M, histoire de réduire les coûts... Pas de folies, non plus! Pensez bien, avec 2.000 euros par jour, on ne peut pas faire ce qu'on veut...

    Moi, ça me fait mal au coeur, ces gens qui sont obligés de brider leur garde-robe faute de sous. Bon, heureusement, Nagui a eu le génie d'investir dans un costard sombre, pas dans un survêt eighties en toile de parachute mauve. C'est fort heureux.

    En fait, je devrais plutôt organiser un Naguithon, pour récolter suffisamment de fonds pour lui offrir un autre costume (ou des chemises de chez Celio*). Oui, j'vais faire ça.


    Vous étonnez pas de recevoir une invitation sur Facebook.

  • Allô la Terre, ici la Lune!

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    Question: Comment on fait pour survivre dans ce monde quand on n'a pas de GSM?


    Ahahah, je vous arrête tout de suite: J'AI un GSM. Un QTek, même, oui Mêdême/Môôôôssieur. Bon, okay, je ne l'utilise que pour téléphoner, envoyer des sms et jouer à Bubble Breaker, mais ça, personne n'est censé le savoir.

    Mais si je suis l'heureuse détentrice d'un GSM de compèt', je n'ai malheureusement pas de tête (ouaaaah! la rime!). Et il m'arrive donc régulièrement d'oublier la bête (ben oui, continuons, ya pas de raison) au moment de partir au boulot. Oui, je vous le concède, c'est terrible. Et ça donne lieu à des situations totalement angoissantes et à peine soutenables. Eloignez les enfants, il vaut mieux qu'ils ne lisent pas ce qui suit.

    Or donc l'autre jour, je me suis levée à une heure indécente (4h20) pour aller bosser à une heure pas plus décente (6h). M. Léludemoncoeur ayant découvert - pour mon plus grand malheur (ouh! c'est vraiment festival de rimes aujourd'hui!) - que les trains roulent déjà vers cette heure-là, il m'a délicatement déposée à la gare vers 5h, où le train devait passer me chercher quelques minutes plus tard.

    Je compense habituellement cette injustice du sort en me faisant conduire, de la gare Centrale, au boulot par un taxi. Que je commande évidemment dans le train, avec mon GSM. Je vous passe les longues minutes de fouilles archéologiques au fond de mon sac de Mary Poppins, la main qui tâte le fond du sac en ne rencontrant que de vieux papiers, le regard qui se teinte d'angoisse, puis la douloureuse prise de conscience qu'adieu taxi, chauffage et GPS, j'allais en être réduite aux pires extrémités...

    J'allais devoir prendre le métro!!


    Oh! Attention, le métro, je le prends quand je fais des horaires normaux (c'est ma tendance éco-bobo). Mais à 5h30 du matin, c'est comme le train, ça me semble un peu glauque. Et puis après le métro, faut encore se taper -à pied!!- une rue en montée jusqu'au boulot. Enfin, je vous épargne ma vie, on n'est pas dans Confessions intimes, ici.

    Donc, le métro de bonne heure. En fait, ya quasi personne et c'est même plutôt agréable. On respire mieux qu'à 7h30, quand on a le choix entre l'haleine "café du matin", les cheveux gras ou pleins de pellicule et les gosses au cartable qui vous rentre dans les côtes.

    Dans les rues de Bruxelles, à 5h40, c'est le calme plat. Pas une bagnole, pas un passant, pas une gamine hystérique, le bonheur. Arrivée au boulot sans encombre. J'ai survécu à la première partie de ma journée sans GSM.

    Restez, lecteurs! Car la seconde partie est vachement plus intéressante.


    Une fois ma journée terminée, je fais le chemin en sens inverse. Ya des gamines hystériques, des bagnoles, des passants, puis des haleines "plus du matin", des cheveux de toutes sortes et des cartables.

    Arrivée sans trop d'encombres à la gare, j'apprends que mon train habituel a 31 minutes de retard, comme ça! Et M. Léludemoncoeur qui n'est pas au courant! Je plonge la main dans mon... Meeeerde! Pas plus de GSM que le matin, évidemment. Je commence donc à chercher du regard un téléphone public.

    Oui, vous voyez? Ce machin bleu à cartes ou à pièces, avec un cornet bien lourd? Pas le genre à passer inaperçu dans son coin, hein? Eh bien! Je vous conseille d'aller faire un tour à la gare Centrale, vous ne serez pas déçus.

    Car heureusement que mon train n'arrivait pas tout de suite! J'ai erré comme une âme en peine, sondant le moindre mur, regardant tous les panneaux indicateurs à la recherche du cornet prometteur d'abondance. Niet, schnoll, nada, que dalle!

    Il m'a fallu 10 minutes, des slaloms entre des volontaires de Greenpeace et un passage par les affres de l'angoisse avant de trouver deux malheureux téléphones publics, cachés entre deux murs. Tous seuls dans leur coin, punis.

    C'est là que je me suis dit qu'il faudrait élever un autel à ceux qui sont loin de chez eux et qui ont dans leurs yeux (Lââm, sors de ce corps!) cette petite flamme de la certitude qu'ils n'ont pas BESOIN de GSM. Je dis qu'il faudrait aussi leur dédier une sainte du calendrier.

    Et pourquoi pas Sainte Eléphone, tiens, par exemple?

  • Ecrire, c'est revivre un peu

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    En écrivant le premier billet de ce nouveau blog, j'ai une chanson de Florent Pagny en tête et mal au ventre. Les deux ne sont pas forcément liés (quoique...), mais une chose est sûre: j'ai vachement envie d'être ici plutôt qu'ailleurs.

    La chanson de Florent Pagny, c'est "Chanter". Partez pas, les gars! Je vais pas vous faire un Myspace déguisé, promis. Je n'ai aucune prétention musicale, sauf sous ma douche. Non. Aujourd'hui, j'écris. Et c'est pour ça que j'ai les doigts qui tremblent et le ventre qui se noue.

    C'est que vous assistez ici à ma re-naissance, à ma résurrection. J'écris. Laissez-moi encore quelques phrases, quelques paragraphes pour me sentir mieux, terminer de sortir de ma chrysalide, me rendre compte que cette fois, ça y est, je suis repartie.

    Parce qu'un jour, je suis morte. Je ne sais plus quand c'était, c'est venu progressivement. J'ai arrêté de tenir mon blog parce que je pensais n'avoir plus rien à dire. J'ai presque arrêté décrire des articles qui soient directement issus de ma tête et de mon coeur. Je ne fais plus que traduire et reprendre ce que d'autres collègues, dans d'autres médias, écrivent, eux. Je me suis éteinte. On a fini par penser que je n'avais plus rien à dire.

    Oh! La bête a bien eu quelques sursauts d'orgueil et d'indignation. Aujourd'hui, elle ne fait plus que pleurer sur son triste sort. Mais je n'ai que 27 ans et je me trouve un peu jeune pour mourir. Alors j'ai décidé de recommencer à écrire. Ecrire "pour oublier mes peines", "pour pouvoir dire je t'aime" et "pour ne pas cesser de vivre", comme dit le fiscaliste dans sa chanson.

    Ce sera ma façon d'entrer en résistance et dès aujourd'hui, promis, je fais mien le discours d'une grande guerrière allemande:

    "Je déclare la guerre à l'inspiration en panne sèche et à l'écriture cassée!"

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