samedi, 25 mai 2013

Il me connaît trop bien...

- Snifff   *écrase une larmichette ou deux*

 

- Ooooooh toi, tu étais en train de regarder Grey's Anatomy!

 

 

 

(Mais... comment il sait?! O_o)

 

 

(La saison 9 est vraiment trop trop trop bien, et ils en annoncent une dixième! Avisée comme je suis, je me suis dépêchée de voir tous les épisodes avant d'entrer en blocus, pour éliminer une tentation)

 

10:00 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Loisirs, Ma télé bien-aimée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook |

mardi, 21 mai 2013

Un air de Déjanire

C'est comme une petite gêne, une couture mal faite, ça gratte un peu la peau, et puis de plus en plus à mesure qu'on prend le temps d'y penser.

 

Je ne sais pas vous, mais depuis quelques jours/semaines, je me surprends à me tordre le cou pour regarder les étiquettes de mes vêtements. Je les retourne dans tous les sens, je traque le fameux "Made in" qui nous donnait le sentiment vertigineux de savoir l'anglais quand on venait seulement d'apprendre à lire le français. "Made in China, Maman, t'as vu, je parle anglais!"

 

J'ai encore vérifié ce matin: sur mes jean's, il est marqué "Made in Bangladesh". On aurait pu aussi indiquer "Made in awful circumstances", mais ça aurait pris trop de place sur le mini bout de tissu. J'ai un peu honte, j'avoue.

 

J'ai honte parce que je suis parfois enchantée d'acheter à très bas coût des T-Shirts, des pantalons, des pulls, dont je sais que la qualité n'est pas forcément terrible mais-pour-ce-prix-là-c'est-pas-grave. J'ai honte parce que parfois, je repose en soupirant une tunique un peu plus cher en me disant "pfff, je vais pas mettre ce prix-là pour ça..."

 

J'ai honte parce que jamais je ne me dis que ces vêtements-là, je fais le choix de ne pas les acheter parce que les petites mains qui les produisent à la chaîne le font dans des conditions dantesques, au mépris de tous droits fondamentaux, parqués comme des bêtes, sachant qu'ils risquent de mourir à tout instant, dans un incendie ou l'effondrement de leur immeuble. Ils savent et ils n'ont pas le choix. Et ils triment pour des salaires de misère, quand nous dépensons en un battement de cils trois mois de leur salaire pour un T-Shirt pas cher.

 

Le 24 avril, un immeuble résidentiel s'est effondré près de Dacca, au Bangladesh. Il n'avait pas été conçu pour abriter des usines textiles et de lourdes machines. C'est pour cela que plus de 1.100 personnes sont mortes, et qu'on ne les a pas encore toutes identifiées. Qu'il a fallu des semaines pour excaver les corps, dans la puanteur de la putréfaction.

 

Il y a quelques jours, sur France 2, on voyait la vie reprendre dans les autres usines textiles. Les jumelles de celles qui ont disparu dans l'effondrement du bâtiment. Des gens parqués comme du bétail, des voies de secours sans issue. Dans l'indifférence quasi générale.

 

Les grandes marques de vêtements pas chers ont annoncé qu'elles avaient signé un accord avec des syndicats pour veiller à l'amélioration des conditions de travail des Bangalais. Mais qui vérifie? Qui s'intéresse? N'est-ce pas aux consommateurs de dire "pas en notre nom!"? N'est-ce pas à eux de se scandaliser que la part d'un salaire dans le prix d'un vêtement soit si ridiculement basse et la part "profit" si scandaleusement élevée?

 

Ces vêtements à l'odeur de putréfaction me rappellent cette tunique offerte par Déjanire à son mari Hercule, celui qui avait survécu aux 12 travaux. A peine enfilée, cette tunique l'empoisonne et le brûle, jusqu'à le tuer. Le centaure Nessos tenait là sa revanche sur l'homme qui l'avait tué d'une flèche empoisonnée.

Edit: Pour info, le chiffre d'affaires du groupe Inditex (Zara) et Hennes & Mauritz (H&M) à retrouver ici.

10:22 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | |  Facebook |

samedi, 18 mai 2013

Rester assis sans bouger

J'irais bien lancer une lessive...

 

Oh non! t'as vu la vaisselle d'hier soir? Je peux pas laisser ça comme ça...

 

Tant qu'à faire, je ferais pas un peu de café et de jus d'orange?

 

Mmmmmh, mais je peux pas rester comme ça, faut que j'aille prendre ma douche et m'habiller. Tant qu'à faire, je regarderai si je ne peux pas pendre le linge.

 

Quelle heure il est? Ouaouh! Déjà 10h30? Mais je suis debout depuis 6h00 j'ai pas encore commencé à étudier... et il va bientôt falloir penser à aller faire des courses pour manger, là...

 

 

 

Voilà à peu près le genre de dialogue interne que je mène avec mon moi-même dès que j'entreprends d'étudier ou de -plus modestement- bosser sur mes cours. Comme si j'étais montée sur ressort, il suffit que le bouton "on study" s'allume pour qu'automatiquement mes jambes fourmillent, mon esprit gambade et mes yeux voient les milliaaaaards de trucs à faire dans la maison.

 

C'est une maladie bien connue des gens qui doivent rester assis et se focaliser sur une seule tâche pendant un long moment: la bougeotte, doublée d'une sérieuse envie de se laisser détourner l'attention.

 

A cela, un seul remède, si on en croit Elizabeth George: la collaku. La collaku, c'est le procédé mental qui permet de visser son derrière à sa chaise et de ne rien faire d'autre que ce qu'on a à faire d'urgent. Dans mon cas: étudier à fond.

 

C'est un blocus d'un genre un peu spécial qui s'ouvre devant moi, le premier où Maman Léludemoncoeur n'est pas là pour gérer presque absolument tout et où je suis chez moi (enfin, dans plus de 9 mètres carré, si je me rappelle la mythique époque de mes premières études). Il a fallu que je convoque un conseil de guerre, composé de M. Léludemoncoeur et de moi pour l'investir des pouvoirs de fée au logis jusqu'à la fin de mes examens.

 

L'affaire est ultra sérieuse, il va falloir que je compense durant les prochaines semaines ce que je n'ai pas pu travailler durant le quadrimestre. J'aurai besoin d'une sacrée dose de collaku pour rester assise et bosser d'arrache-pied.

 

Tout ça pour dire que je vais sans doute (re)mettre la pédale douce par ici. On ne verra certes pas trop la différence par rapport à d'autres périodes de mutisme moins annoncées, mais je vais essayer de préparer ça mieux. Gardez les doigts croisés, histoire qu'on puisse faire péter le champ' dans un gros mois, ok?

12:20 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, So fait des études | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  Facebook |

vendredi, 17 mai 2013

Une soirée presque parfaite

Chose promise, chose due: voici un mini compte-rendu de la soirée pipolo-bloguesque du printemps: les Weekend Blogs Awards! (aaaaaaah!)

 

Bon, tuons tout suspense: j'ai pas gagné (ooooooooh!), mais le blog faisait partie des trois finalistes, ce qui est déjà franchement cool, et c'est ma copine Marie qui a remporté le magnifique award en bois (c'est durable, Madame!). Mais pour le reste, la soirée a tenu les promesses que je m'étais faites :-)

 

Mon but, finalement, c'était de retrouver de chouettes gens que j'ai plaisir à voir, de papoter, de réseauter, de saluer d'autres blogueuses dont je suis régulièrement le blog, d'en découvrir d'autres. Mission largement accomplie! Dorothée, Gwendoline, Nadia, Mélissa, Madame/Monsieur, Valérie, Blanche, on dirait (oh!) la liste des chouettes blogs que je vous avais conseillés! ;-)

 

La soirée se déroulait dans le temple du chic louboutinesque Smets et on pouvait bien sûr découvrir les derniers cocktails/glaces/chips à la mode, tout en bavardant et en s'en payant une bonne tranche. On pouvait admirer les looks des blogueuses mode même-qu'on-n'oserait-jamais-porter-la-même-chose, boire (un peu), rire (beaucoup) et admirer des Louboutin et des Manolo Blahnik.

 

J'vous raconte pas comme le coeur s'accélère quand on voit qu'on est dans les trois derniers, c'était juste super. Et c'était pareil pour les copines de blog, dans les autres catégories. Chaque fois des petites montées d'adrénaline et puis la fête aux lauréates et aux autres.

 

La soirée aurait été parfaite si la remise des prix pour les blogs francophones s'était déroulée... en français plutôt qu'en anglais, et s'il y avait eu des goodie bags pour tout le monde.

 

Partie relativement tôt pour aller travailler (bonjour le monde des nuits*!), j'en ai eu un et mon dilemme à présent, c'est de savoir si je choisis les vertes ou les bleues pour aller affronter le crachin bien installé. ;-)

 

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*ça explique le style un peu décousu du billet, sorry.

15:44 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Blog, Futilités, Twitter et tutti quanti | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  Facebook |

mardi, 14 mai 2013

L'arnaque de la propriété

Quand tu deviens propriétaire, c'est souvent après avoir entendu de nombreux "c'est quand même dommage de donner de l'argent à quelqu'un d'autre" et autres "au moins, quand t'es propriétaire, tu paies pour toi".

 

Du coup, tu as retenu la deuxième partie de la phrase (le "pour toi") tout en occultant bien que tu allais surtout payer. Le brave gens du coin (celui qui est assis devant sa porte sur un tabouret) te dira "on n'a rien sans rien, que voulez-vous!" et autres "ah ça! plus rien n'est gratuit de nos jours!" et ce sera le bon sens même.

 

Mais évidemment, comme tu paies cher et vilain pour toi (et aussi beaucoup pour la banque, hum), tu te dis que cette fois, c'en est fini d'ikea, merde quoi, tu mérites mieux et ton chez-toi aussi. Alors tu te mets à chercher de l'inspiration.

 

Tu découvres avec surprise que tu as extrêmement bon goût puisque tu adoooooores (sans le savoir) des designers américains genre Ray et Charles Eames (rhaaaa, leurs chaises DSW et leur porte-manteaux Hang it All...), voire aussi Arne Jacobsen (c'est Danois, c'est bien). Tu deviens incollable sur les styles, tu reconnais la patte d'un designer au premier coup d'oeil et tu feins d'ignorer le prix des pièces originales.

 

Et puis tu as toujours un magazine de déco sous la main pour te ramener gentiment à la réalité (soit en affichant un prix à 4 chiffres soit, pire!, en indiquant "prix sur demande", ce qui veut dire très très très très très cher-n'y-pense-même-pas). Ils te font des propositions que tu ne peux pas refuser, genre deux chaises pour le prix incroyable de 850 euros au lieu de 1.200 et tu commences à te demander si elles sont vraiment solides, ces chaises, parce qu'à ce prix-là, tu n'en prendras que deux, de chaises, et tu assoiras tes invités sur tes genoux pour le repas festif "pâtes au beurre à volonté".

 

Ouais, t'avais oublié que dans "tu paies pour toi", il y avait surtout "tu paies". Mais c'est pas grave, t'as 25 ans pour arriver à t'offrir un porte-manteaux. Si ça, c'est pas un beau projet de vie! :-)

10:30 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Home, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  Facebook |

vendredi, 10 mai 2013

Mes rituels du bonheur

Je suis une obsédée du bonheur microscopique. Je chéris mes rendez-vous clandestins avec des moments banals et magnifiques. J'ai des TOC du bonheur (et pas du bonheur en toc, du moins j'espère...). Je suis capable de m'émerveiller devant le dôme doré du Palais de Justice de Bruxelles, même si c'est la 16.254ème fois que je le vois. Je salue intérieurement la beauté du "bon marché du Foyer Schaerbeekois", façade sublime rappelant le temps passé, ou ces immeubles Art nouveau parsemés dans Bruxelles. La lumière du soleil sur les murs blancs et le bois blond de mon escalier me remplissent de joie, chaque jour qui passe.

 

Je crois intensément dans le fait que le bonheur s'enracine dans cette capacité à s'émerveiller du banal, de l'anodin. Je crois intensément que le flotteur du bonheur s'élève quand on arrive à profiter de chaque moment pour ce qu'il est, à savourer le beau, à remarquer l'insolite et ses alentours. Je crois que se créer des rendez-vous amoureux avec son environnement permet de mieux résister aux mauvaises nouvelles, aux stress, aux incertitudes. Tout ne peut pas aller si mal puisque cette superbe maison est encore plus superbe quand le soleil joue avec. Tout n'est pas si sombre quand cette cage d'escalier est éclairée sous ce jour.

 

Je me suis déjà souvent demandé si ce côté Bisounours genre "la vie est géniale, d'ailleurs ça sent le lilas dans la rue" n'était pas un peu exagéré, décalé. Je comprends en fait que c'est vital, que ça participe de mon équilibre. S'émerveiller, célébrer le quotidien, se rappeler qu'à côté des tracas, il y a tellement de belles choses, et de personnes géniales. En être pleinement consciente.

 

Si l'overdose de "sucre" et la célébration du quotidien ne vous effraient pas, j'aimerais bientôt inaugurer une rubrique "petits bonheurs du quotidien", pour partager certains enchantements.

 

Julie Andrews le chantait beaucoup mieux que moi ^^

10:30 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | |  Facebook |

mercredi, 08 mai 2013

Le pouvoir magique d'une chanson

Dans mon iPod, on trouve un fouillis de chansons, mix d'albums que j'aime ou que j'avais envie de découvrir et de chansons seules qui ont à un moment accroché mon oreille et ne l'ont plus lâchée. Des chansons qui suscitent des émotions, me rappellent des situations, font resurgir le passé. Ainsi, certaines chansons "nineties" de Madonna me renvoient irrésistiblement dans ma chambre d'adolescente, volets clos pour tenter de protéger de la chaleur d'un été jaune. Paparazzi de Lady Gaga me remet dans une Fiat 500, sur une petite route écrasée de chaleur en Sicile.

 

Mais il y a certaines chansons qui ont une place particulière dans mon coeur et mes oreilles. Ce sont celles que je cherche frénétiquement, zappant parfois d'autres morceaux tout aussi sympas, mais moins "affectifs". Il en va ainsi de Uprising, de Muse, de The Cave, de Mumford and Sons, d'Anyone Else but You, de la BO de Juno, ou de Come as you Are, de Nirvana, la dernière pépite à avoir rejoint la playlist.

 

Il y a aussi, et surtout, en ce moment, The Story, de Brandi Carlile. Découverte via l'épisode musical de Grey's Anatomy (chantée par la sublime Sara Ramirez - Callie), cette chanson est mon baume pour le coeur. Musique forte, déclaration d'amour, arrivée à bon port après les tempêtes, elle me donne du courage, me permet de relativiser, de me dire que ce qui me semble pire maintenant ne sera qu'une ligne de l'histoire demain.

 

Elle est forte et me rend forte.

 

08:59 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | |  Facebook |

samedi, 13 avril 2013

Gourmande Slovénie

Rien que d'y repenser, j'en ai les papilles qui frétillent... La bouffe en Slovénie... Tout un programme! Petite revue chronologique des endroits testés.

 

Gostilna Sokol: à notre arrivée en fin d'après-midi à Ljubljana, nous avons décidé de casser la croûte dans ce resto "typique" recommandé par le Lonely Planet. Déco rustique et feutrée, serveurs en habits "semi-traditionnels", musique slovène... et carte relativement chérotte. Soit. Les plats avaient "typiquement l'aspect de l'est", selon mon amie Bab's, c'est-à-dire un côté brunâtre dû à la sauce aux champignons, méga abondante, et pas super super sexy. Le tout rend correctement au goût, mais pas de quoi crier au génie.

 

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Heureusement, il y a le vin, un Capris Merlot, de la coopérative Vinakoper, qui fait oublier bien des choses et adoucit bien des moeurs avec son côté un peu râpeux. Miam!

 

Mention bien aussi à la Gibanica, dessert traditionnel slovène qui se compose de pommes, de ricotta et de pâte feuilletée (je crois) dressées façon millefeuille. Ca tient vachement bien au corps.

 

Addition: une trentaine d'euros par personne. Ajoutons qu'il n'y avait pas de slovènes mis à part les serveurs et vous comprendrez que le Sokol, c'est -surtout- à réserver au manque d'inspiration. Vous crevez la dalle et de mal aux pieds en même temps, arrêtez-vous là. Vous avez encore l'énergie de faire quelques mètres, allez voir ailleurs.

 

Strelec: le samedi plus que midi, au gré de nos pérégrinations, nous décidons de monter au château de Ljubljana (en funiculaire, pas folles, les guêpes) où se trouve, nous a-t-on dit, un très bon restaurant. Ni une ni deux, nous voilà installées dans le donjon duquel la vue sur Ljubljana est juste à 360 degrés ou presque. La déco est sobre, épurée, élégante, les serveurs portent une sorte de cotte de maille pour rester dans le thème. On pourrait s'attendre à une carte aux prix fous et puis en fait non. Le menu 4 services est à 34 euros, les plats à la carte vont de 12 à 16 ou 17 euros.

 

Nous jetons notre dévolu sur du poulet et du filet de truite et là...

 

 

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Une petite photo vaut mieux qu'un long discours...

 

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On a juste envie d'applaudir tellement c'est bon, c'est fin, c'est plein de saveurs, bref, c'est gourmang, comme ils disent dans Top Chef. On aurait envie que ça ne s'arrête jamais, c'est pour ça qu'on prend un dessert, qui est au moins aussi pirement bon (ben quoi? je deviens lyrique, je sais) que le plat. Mon strudel avec sa glace au caramel est à pleurer de bonheur et mon amie Bab's ne dit plus rien devant son soufflé au chocolat accompagné de glace aux fruits rouges.

 

Tu le vois le moment de bonheur parfait? D'autant que le vin blanc proposé par le serveur est à tomber par terre. Je tombe officiellement amoureuse du Sivi Tilia au bout de la troisième gorgée. D'ailleurs si quelqu'un connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui en importe... let me know.

 

Addition: 26 euros par personne. Eh oui! bon, on n'a pas pris la bouteille (juste deux verres chacune), mais avouez que pour une vue de malade, une nourriture de malade et un vin de malade, c'est pas cher payé ;-)

 

On a encore testé quelques bars à vins et autres cafés pour voir si leur vin était aussi bon. Le verre de blanc (bela, le premier mot qu'on ait compris :D ) est en moyenne à 2,90 euros, pas franchement de quoi se ruiner...

 

Paninoteca+: Samedi soir, après avoir testé quelques bars, nous avons choisi ce petit endroit sans chichis où ils proposent des paninis, des sandwiches, des salades et des plats chauds. La salade est plus qu'abondante et franchement sympa, les raviolis faits maison sont plus chiches (le contraste entre les deux assiettes faisait un peu peine à voir), mais le service est nickel, la nourriture goûteuse et le vin très honorable aussi ;-)

 

Addition: environ 10 euros par personne.

 

 

Dimanche, direction la Côte, ses flots bleus et ses restos de poissons. Sauf qu'on n'a pas mangé de poisson là-bas...

 

Istrska Klet Slavcek, à Koper: perso, j'ai renoncé à prononcer le nom entier du resto, minuscule endroit à la déco kitschissime et vieillotte. Il y a genre 4 tables, une serveuse et la cuisinière, la carte est proposée en 4 langues et, comme on est sur la Côte, ils sont bilingues slovène-italien. Bon plan! D'ailleurs, le menu fonctionne à l'italienne, avec les contorni pour accompagner ton primo piatto.

 

On a toutes les deux choisi de prendre le plat de saucisse (deux saucisses, avec de la moutarde) et un plat de pommes-de-terre et un plat de salade pour deux. Plats simples mais savoureux et juste ce qu'il faut pour être d'attaque pour l'après-midi.

 

Addition: environ 10 euros par personne.

 

Mentionnons aussi le Café Teater, à Piran, là où nous avons lézardé une partie de l'après-midi pour profiter des premiers vrais rayons printaniers (enfin, quand on arrivait à se protéger du vent). Deux fauteuils hyper confort face à la mer, un verre de bela (ça veut dire blanc, vous suivez toujours?) puis un cocktail tranquillou, un staff super sympa, il semblerait que ce soit LE spot de la jeunesse piranaise (?) et c'est pas étonnant.

 

Ribca: avant de reprendre le chemin de l'aéroport (snif, déjà), nous nous sommes arrêtées dans un des restos de poisson les plus prisés de Ljubljana. Sa situation est idéale, en face du marché, sous les colonnades dessinées par Joze Plecnik (aaaah! Plecnik!), juste au bord de la Ljubljanica. L'entrée est discrète, il ne faut pas la manquer, mais une fois dans le resto, pas de doute, ici, on sert du poisson.

 

Le temps d'une salade au saumon fumé avec un double verre de blanc (la serveuse parlait à peu près uniquement le slovène et a mal interprété nos "2" répétés avec insistance, mais soit), on profite de cette petite salle lumineuse où quasi tout le monde est slovène (c'est quand même mieux) avant de recevoir l'addition.

 

Addition: 9,5 euros par personne, avec le "double verre de vin blanc" à... 2 euros! Youhouuu!

 

On mentionnera encore les excellllllentes glaces. Bah oui, la Slovénie est proche de l'Italie, les glaces sont à l'avenant (mais on ne les sert pas à la spatule). A Piran, on a même eu la surprise d'un "alsteblieft" ("s'il-te-plaît", en néerlandais) et d'un "dankjewel" ("merci") quand le serveur a appris qu'on venait de Belgique.

 

Vous l'aurez compris, si vous aimez la bonne bouffe pas trop chère, et le bon vin sympa aussi, la Slovénie est certainement une destination à recommander.

10:23 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Le nez en l'air, Loisirs, Popote, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook |

vendredi, 12 avril 2013

Vieille conne

Hier, pour la première fois depuis longtemps, je me suis rendue à l'université où j'ai fait mes "premières études". La faute à la bibliothèque de ma nouvelle "alma mater" qui n'a pas toutes les publications dont j'ai besoin et à ce scrogneugneu de travail que je tarde à commencer...

 

J'ai décidé de tenter ma chance et de laisser ma voiture dans l'avenue où j'habitais à l'époque. C'est résidentiel et calme, et je me doutais qu'en période de vacances, je ne devrais pas tourner des heures pour trouver une place de parking. Bingo!

 

Ca me donne l'occasion de passer devant le bâtiment universitaire où j'ai koté (le kot étant une chambre d'étudiant, pour les Français ;-) ) pendant quatre ans. On me l'a dit, je peux le vérifier de mes propres yeux: le bâtiment est en travaux (et donc inaccessible à la location). A mon époque (bouh!), la rumeur "l'an prochain, de toutes façons, ils vont raser les Courses (le nom du bâtiment) et reconstruire quelque chose de moderne" revenait comme un monstre du Loch Ness serpentant dans les couloirs vieillis, sur la moquette fatiguée. On finissait par en rire. Ouais ouais, c'est ça.

 

2013, nous y voilà. On a changé les châssis, on renforce l'isolation, ça s'affaire, c'est pas du luxe. En face, les sublimes appartements qui nous faisaient baver ("un jour, j'aurai un appart comme ça!") et nous motivaient à prendre l'ascenseur social ont super mal vieilli. Les façades crème ont noirci et il n'est plus possible d'aller vérifier au 9e étage qu'en face, le mobilier est toujours de bon goût et d'un luxe discret. Tant pis.

 

Les abords de l'université aussi ont changé. Adieu le parc arboré où les étudiants lézardaient dès les premiers rayons printaniers, place au bâtiment moderniste qui abrite la Solvay Business School. A côté, le bâtiment qui accueille LE grand auditoire de l'unif, celui où on parquait accueillait les grosses sections genre journalisme, semble ridiculement riquiqui.

 

C'est là que l'évidence m'a frappée: l'université où Massoeur n°5 termine ses études n'est plus tout à fait celle que j'ai connue. Ses repères ne sont pas tout à fait les miens. Je me suis dit que j'étais sans doute définitivement passée dans la catégorie des "vieux cons".

 

(et puis j'ai pu tester la désorganisation, le manque de moyens et d'infrastructures informatiques de la bibliothèque et j'ai été rassurée ^^)

09:47 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Futilités, Réflexion, So fait des études | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook |

mardi, 09 avril 2013

Le pays facile à vivre

Amis stressés, burn-outés, maraboutés, speedés et surmenés, si j'ai un conseil à vous donner: filez en Slovénie! :-)

 

Je vous l'ai dit vendredi, je suis partie vers l'inconnu, fermement décidée à me laisser porter, sans programme précis si ce n'est les horaires de l'avion. Je ne savais rien de Ljubljana, je suis même retourner vérifier qu'ils avaient bien l'euro comme monnaie. Je savais juste qu'on n'annonçait pas du temps terrible terrible. Tant pis.

 

Au final, ça a été un vrai break. Ljubljana est une petite ville et ses beautés architecturales se concentrent dans un périmètre relativement restreint, qu'on peut parcourir à l'aise à pied sans devoir se dépêcher pour être sûr de tout voir.

 

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Le centre ville est en bonne partie piétonnier et même les artères  où les voitures sont admises sont assez calmes. Pas d'embouteillages, pas de klaxons, pas d'énervement. Ici, tout semble se dérouler sereinement. Résultat: on flâne, on garde le nez en l'air, on ne se tracasse de rien. Et on profite des jolies couleurs des immeubles, des ruelles pavées, des bords de la Ljubljanica, la rivière qui traverse la ville. On s'arrête aux échoppes du marché, on goûte le silence. Car oui, en pleine ville, il y a moyen d'apprécier le silence.

 

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Ce n'est pas propre à Ljubljana: comme la ville est décidément assez petite, nous avons aussi choisi de pousser une pointe jusqu'à la côte slovène. Là, dans les ruelles de Koper ou face à la mer à Piran, on croit rêver. Pas un bruit intempestif, pas un cri, pas un klaxon. C'est le silence et la mer. Les charmes de l'Italie sans la frénésie latine.

 

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J'avoue, je suis presque triste d'avoir dû sortir de ce cocon en coton pour retomber dans la folie des obligations, des factures, de l'étude et du cerveau qui va à cent mille à l'heure.

 

Reste un peu de vin slovène pour prolonger la magie...

11:03 Écrit par Sophie dans 3615 Ma vie, Le nez en l'air, Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | |  Facebook |